La Peau
Ses caractères ne sont pas les mêmes dans toute retendue de la région. Au devant de Tëpaule, elle est épaisse et moins extensible que devant Vaisselle, où elle est, eu général, fine et très-souple. Le tissu fibreux qui entre dans sa composition est plus serré dans le premier sens que dans le second, et les follicules sébacés y sont plu» nombreux et plus gros. En bas j dans le creux de l*aisseUe, elle est bien plus fine encore, très-extensible, plus colorée en brun qu ailleurs, couverte de poils qui u acquièrent jamais une grande longueur, qui sont plus abondans chez Thomme que chez la femme , et ne se développent qu a la puberté. Cette peau lenferme ici des follicules en grand nombre et d'un volume assez prononcé, follicules qui sécrètent la matière onctueuse qu*on trouve habituellement dans Taisselle. Cette matière est en plus ou moins grande quantité, comme on sait, suivait les sujets^ quelquefois elle répand une odeur très-forte, et cela se remarque principalement chez les personnes blondes tiranl §ur le rouge. D'autres fois, elle est 9,$sez acre pour attaquer le linge, et pour déterminer rexcoriatioi^ de la peau quelle doit siniplement lubréfier.
2<>. La Couche sous-cutanée.
Celte couche se compose de plusieurs objets : on y trouve d'abord de la graisse et du tissu cellulaire , ensuite des vaisseaux et des nerfs.
Les vésicules adipeuses sont très^arges, et peuvent acquérir un développement considérable ; elles sont plus abondances en avant qu en bas de la région , et peuvent former une. couche extrêmement épaisse* En se remplissant ^ elles écartepl
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les lamelles du tissu cellulaire, qui se rapprochent, au contraire, quand les cellules se vident : d*où il suit que, chez les individus gras, le tissu cellulaire paraît rare, tandis, qu'il représente une lame distincte et assez forte chez ceux qui sont maigreâ. La face cutanée de cette lame est inégale et filamenteuse : c*est elle qui supporte les cellules grais* seuses; l'autre face est lamelleuse, lisse, et n'adhère pas ti'ès-fortement à l'aponévrose; les vaisseaux, les veines surtout, serpentent dans les feuillets de cette face profonde: d'où il résulte qu'ils sont peu apparens chez les individus gras. Il est des personnes chez lesquelles les veinules souscutanées donnent Ueu à des vergetures assez prononcées sur la peau. C'est aussi dans cette couche que rampe la veine céphalique. Dans le creux de l'aisselle, le tissu cellulaire se confond avec l'aponévrose, et renferme plusieurs ganglions lympha^ tiques dans ses aréoles.
3°. L'Aponëyrose.
On peut la faire venir du bras. En effet , le fascia bra • chialis , au-dessous du grand pectoral et du grand dorsal , se comporte de la manière suivante : pour le grand pectoral, ime lame passe par-devant, et remonte ainsi, sous forme de simple feuillet celluleux, sur sa face intérieure et sur celle du muscle deltoïde, pour se fixer à la clavicule. Cette lame pénètre aussi dans le triangle coraco^claçiculaire , et gagne ainsi la capsule fibreuse de Tarticulation; elle adhère fortement aux fibres charnues , et comme elle est mince , il n'est pas toujoiu*s facile de l'en séparer. £n dehors, il est toujours aisé de ne pas la confondre avec la couche sous-cutanée. Il importe de distinguer les abcès qui se forment en dehors de cette lame, des foyers qui se rassemblent au-dessous : les premiers tendent continuellement à se porter au dehors, et fie sont pas plus dangereux qu'aux membres; les seconds,
<k8a BBS BOnfB&SS TBORÀGIQUBS.
au contraire, ont une grande tendance à pénétrer dans la cayité axillaire , s'ils n y sont pas déjà; et, dans ce cas, on sait quelle série nombreuse d'aocidens ils peuvent faire naître.
Une autre lame aponévrotique glisse derrière le muscle grand pectoral , tapisse sa face postérieure , est plus épaisse et plus forte en dehors qu'en dedans, mais ne tarde pas à se convertir en tissu cellulaire.
La même disposition a lieu pour le grand dorsal; seulement le feuillet postérieur est plus fort, comme nous le verrons dans la région postérieure de l'épaule. La couche qui passe au devant de ce muscle est aussi d'abord assez forte; mais elle s'amincit en remontant, en sorte qu'il n'en reste bientôt plus qu'une lam^le qui va gagner la face postérieure des pectoraux, après avoir tapissé les faces libres du sous-scapulaire, et du grand dentelé; qui s'interpose enfin entre tous les muscles, et dont les feuillets se rassemblent en haut de la cavité de l'aisselle, d^ manière à former une aponévrose plus serrée au devant des vaisseaux, du plexus brachial et du muscle sous-clavier« Le tissu cellulaire proprement dit paraît résulter du dédoublement de l'aponévrose, lorsqu'elle passe d'un bord de l'aisselle à l'autre. Il est formé d'un assemblage de lames et de filamens qui se coatinuent sans interruption jusqu'à la capsule scapulohumérale ,. avec laquelle il contracte l'union la plus intime. Ce tissu cellulaire se prolonge , en outre , par-derri^e la clavicule, dans la région sus*claviculaire ; il fait aussi communiquer TaisseUe avec la région postérieure du cou, par l'espace qui existe entre le trapèze, l'angulaire et les muscles du second plan de cette région. C'est là ce qui explique pourquoi la région axillaire est, pour ainsi dire, le rendezvous commun de toutes les suppurations qui ont lieu dans les espaces qui viennent d être indiqués.
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