La Peau
Elle est plus épaisse et beaucoup moins extensible qu'au pli du bras; sa surface est inégale, rugueuse, plissée même en arcs de cercle chez quelques sujets, au-dessus de l'olécrane; elle renferme des follicules sébacés en grand nombre et des poils assez abondans , chez certains hommes. Il £iut . toutefois en' excepter la saillie médiane, sur laquelle la peau est toujours glabre.
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ao. La Couche sous-cutanée.
Cette tame est composée d'un tissu cellulaire lamelleux, trèslâche derrière le triceps, beaucoup plus serré sur les saillies osseuses. Au-dessous de larticulation , cette couche renferme ordinairement la fin des veines radiale et cubitale postérieures; des branches nerveuses du musculo-cutané, du cutané interne et même du radial , viennent aussi s'y. ramifier. Les vésicules adipeuses y sont d'autant plus, nombreuses , qu'on s'éloigne davantage des saillies articulaires; en sorte que le tissu graisseux peut former une couche d'une certaine épaisseur en bas de la région, et en constituer une autre, plus épaisse encore, dans la partie supérieure , tandis que derrière le coude proprement dit, quel que soit l'embonpoint des sujets, il est rare que la graisse s'y accumule. Sur l'olécrane, les lamelles du tbsu cellulah*e se condensent de telle sorte, qu'elles donnent souvent naissance à une véritable bourse muqueuse, dont la capacité est susceptible de varier beaucoup, mais qm renferme toujours peu de fluide dans l'état normal. Dans certaines maladies, au contraire, cette bourse se rempHt quelquefois de liquide, et forme une tumeur plus ou moins considérable sous la peau. Elle est également sujette à une espèce de maladie qu'on a plus particulièrement remarquée dans les synoviales du poignet ; nous voulons parler de la production de petits grains cartilagineux qui peuvent s'y rassembler au nombre de plusieurs centaines, et remplir ainsi le sac qu'elle forme. Il convient de faire remarquer que ces tumeurs, extrêmement dangereuses au poignet, peuvent être facilement guéries au coude ; du moins nous avons vu ,
«n 1824, à THôpital de la Faculté, un malade qui en portait une sur chaque apophyse olécrane , et qui en fut promptement débarrassé. M. le professeur Bougon les incisa large-
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ment; toutes les petites productions furent évacuées, le kyste s*enflamma, la suppuration s'établit sans accident, et la cicatrisadon était complète an bout d'un mois. Gomme ce tissu est très-mobile , les avisions de la peau peuvent être facilement réunies par première intention. Dans les plaies avec perte de substance même , les lèvres de la solution se rapprochent aisément par le froncement que tend à déterminer Faction unissante des tissus; et là cicatrice est rarement très-étendue. Cette laxité fait encore que , dans l'érysipèle phlegmoneux ou autres inflammations, la couche sous-cutanée se désorganise avec une grande promptitude , et produit ainsi rapidement le décollement de la peau.
3o. L'Aponévrose.
Derrière le tendon du triceps, en approchant de l'olécrane, l'aponévrose s'amincit considérablement; elle se transforme pour ainsi dire en tissu cellulaire , de sorte que sur la saillie médiane on ne la rencontre plus. En dedans, elle va gagner l'intersection épitrochlo-humérale; mais avant d y arriver, elle se dédouble pour engaîner le nerf cubital. Diansce sens, elle devient aussi plus mince en descendant, puis elle s'épaissit vis-à-vis de l'olécrane, d'où il se détache une sorte de cordon qui va sur Tépltrochlée; plus bas, cette lame fibreuse naît du bord postérieur du cubitus pour se porter en dedans sur le muscle cubital postérieur. En dehors, elle vient aussi du tendon du triceps à l'intersection épicondylo-humérale, en se dédoublant, de manière qu'une de ses lames se porte au bord de l'os, et qu'entre les deux se trouve une branche assez volumineuse fournie par le nerf radial. Entre l'olécrane et l'épicondyle, les fibres qui viennent du triceps s'entre-croisent avec celles qui partent du cubitus pour se porter en dehors de l'avant-bras. Au reste , l'aponévrose
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est ici beaucoup moins importante sous le rapport de la chirurgie pratique, que dans la région antérieure.