‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 70 sur 116 · Les Muscles · texte numérisé non relu

Les Muscles

Au-dessus des saiHies, le triceps existe seul ; ses fibres cessent dans la rainure interne; son faisceau externe, au contraire, se prolonge jusque derrière l'articulation huméro- radiale, où il se continue avec Tanconé; son tendon est inséré sur rdécrane, de manière que^ dans la flexion de Tavant-bras, il tire cette éminence à angle droit, tandis que, dans Textension, il tend à Teiitraîner parallèlement à sa longueur: d*où il suit que la flexion du membre en arrière ne serait pas possible, quand même Tolécrane narcboutçrait point contre l'huinérus. Il faut remarquer néanmoins que le tendon s'insère , non pas sur la face supérieure de Tapophyse , mais bien en arrière. C'est à l'écartement de ce tendon , dans la flexion de l'avant-bras , qu'est due cette espèce de corde qui semble attacher alors Volécrane à l'humérus. Quelques fibres du triceps se séparent quelquefois pour se fixer sur la couche fibreuse qui recouvre la cavité olécranienne.

Au-dessous, on trouve : en dedans, le cubital antérieur, dont les deux attaches à l'olécrane et à l'épitrochlée sont réunies par une arcade fibreuse, au devant de laquelle s'engage le nerf cubital; en dehors, le muscle court supinateur, l'origine de l'extenseur commun, de l'extenseur du petit doigt, du cubital postérieur, et l'épicondylo - cubital (anconé). Ces muscles sont disposés de manière que la tête du radius est presque à nu sous la peau^ entre eux et la masse musculaire externe du pli du bras : d'où il suit que la luxation de cet' os doit se faire plus facilement en arrière qu'en avant. Ils sont d'ailleurs très-adhérens aux surfaces osseuses ; circonstance qui rend leur action peu marquée dans les fractures.

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5«. L«s Artères.

Ces vaisseaux forment deux arcades renfermées dans les deux gouttières principales : Texteme est due aux anastomoses de la récurrente radiale postérieure venant de Tinterosseuse, avec la terminaison de la collatérale externe du bras. ElUe est profondément située entre les muscles , derrière Tepicondyle et le court supinateur; son volume pourrait être assez consid^able pour qu'une blessure portée sur son trajet déterminât une hémorragie abondante, et pour qu'on fût obligé d'en faire la ligature, si on désarticulait l'avant-bras. Dans les fractures de Téplcondyle, et dans les luxations, elle peut se déchirer aussi , et donner lieu à de larges ecchymoses.

L'externe résulte des anastomoses de la collatérale interne avec la récurrente cubitale postérieure ; ses branches se ramifient dans la rainure interne, derrière l'épitrochlée , et s'anastomosent à leur tour avec celles de la précédente, de même qu'avec l'arcade épitrochléenne antérieure. Dans les anévrysmes , ou quand l'aitère brachiale est oblitérée d'une manière quelconque, ces arcades anastomotiques deviennent quelquefois très-grosses. C'est alors qu'une division des parties molles dans la région du coude pourrait être accompagnée d'hémorragie inquiétante, et que si l'on était forcé d'amputer le membre très-près de Varticulation, il deviendrait nécessaire d'appliquer un grand nombre de ligatures.

60, Les Veines.

Les veines profondes accompagnent les artères, et se distribuent de la même manière. Les superficielles varient beaucoup pour le nombre, et plus encore pour la disposition. On en rencontre ordinairement deux : la radiale postérieure, qui remonte et s incUne légèrement en dehors, pour passer

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au devant de Tépicondyle, et s*unir à la radiale antérieure , en formant le tronc de la céphalicjue , dont ces deux veines ne sont que des branches d'origine; la cubitale postérieure , qui est en général plus volumineuse et plus constante, remonte sur le muscle cubital antérieur, jusquà Tépitrochlée : alors elle passe quelquefois par-derrière, le plus souvent par-devant cette saillie, pour s'unir à la basilique, qu'elle concourt à former. Ces deux veines, entourées de filets nerveux en petit nombre, pourraient servir à la saignée; mais on y a rarement recours ^ parce que les veines antérieures sont toujours plus distinctes et plus faciles à atteindre.

7«. Les Lymphatiques.

On ne trouve pas ici de ganglions. Les vaisseaux sont en petit nombre; les superficiels se contournent sur les bords interne et externe, et se rendent au pli du bras; ceux des parties profondes suivent les arcades artérielles, ou traversent Vespace interosseux, et viennent aussi se confondre dans les gangUons de la région antérieure.

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