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Le Squelette

L'humérus présente dans cette région la partie postérieure des rainures et des saillies osseuses indiquées dans la région précédente. Au-dessus de sa poulie articulaire, on remarque une cavité profonde, dans laquelle la membrane synoviale se prolonge , et qtd reçoit Tolécrane dans l'exten- ^on de Tavant-bras. Il paraît que c'est au plus ou au moins de profondeur de cette excavation que quelques sujets doi« vent la faculté de porter l'extension de l'avant-bras assez loin en arrière pour qu'il dépasse l'axe du membre. Son fond est

DES MEMBRES TOORACIQUES. 38j|

sa&ez soiiTeiit fàrès^-mince; il correspond à la cavité coro-» notdieime, et ^elquefeis il est complètement percé. Quoi qu'il en soit, 'û finit remarquer que, lors de la flexion, ce creux n est recouvert qae par des parties molles, le triceps et la membrane fibreuse, qui le cache naturellement : d où il suit que, dans cette position, un instrument piquant pour<< rait le traverser d- arrive en avant, et blesser des organes importans, l'artère brachiale, le nerf médian, par exemple. Le reste de Thumérus est lisse, et légèrement convexe^ il est se-* paré du triceps par un tissu cellulaire très»SQuple, et qui s'en* flamme facilement à la suite des maladies aiguës de Far* ticulation. Si Fos se firacturâit ici en travers, le fragment -inférieur se renverserait en arrière, à cause du muscle bra« chial antérieur, qui entraînerait le bout supérieur en avant. Les fractures obliques se prolongent facilement dans Far* ticulation, et peuvent être de deux espèces: ou bien la so* lution se fera de dehors en dedans, et alors le condyle et la tubérosité qui le surmonte constitueront le fragment inférieur ou externe^ ou bien elle aura lieu de dedans en dehors ^^ de manière à comprendre la poulie de Fos du bras et Fépitrochlée dans le fragment interne. Dans le premier cas , les muscles postérieurs de Favant-bras tendront à entraîner le condyle en bas et en arrière^ dans le second, la trochlée sera tirée en ba^ et en avant par ceux de la partie antérieure.

Le cubitus est couvert en dedans par le muscle cubital antérieur, et pai' Fépicondylo-cubital en dehors; son bord postérieur est à nu sou6 la peau , et tient àFhumérus parle liga* iRi'Ut latéral interne, qui se bifurque en venant deFépitrochlée pour se ii xer sur l'olécrane et l'apophyse coronoïde.- L'apophyse olecrane est une des parties les plus essentielles du coude; en se jK>rtant en arrière, dans la flexion du membxfi qui devient alors un levier du premier genre , elle allonge le bras de la

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puissance, en écartant le triceps du point mobile; mais , dans cette position, Faction d'un instrument tranchant porté derrière le coude pourrait être extrêmement dangereuse, attendu qu'il serait facile de pénétrer dans l'article. Dans lextension, cette éminence ne permettrait pas ce genre de blessure , ' et s'opposerait aussi à ce qu'un corps vulnérant pût traverser l'humérus par la carité olécranienne; en outre, elle mettrait encore un obstacle invincible à la luxation de l'avant-bras en avant, tandis que, dans le premier cas, il ne parait pas impossible qu'une cause externe produise ce déplacement ; enfin y c'est l'olécrane qui gêne le plus dans la désarticulation de l'avantbras. En e£fet, dans cette opération, un large lambeau étant taillé aux dépens des parties molles antérieures , l'articulation étant ouverte en avant par la section des ligamens interne, externe et antérieur, le prolongement olécranien du cubitus reste, et met obstacle à la séparation du membre. Alors on est forcé de scier cette apophyse, que le triceps ne manquera pas de retirer assez loin; ou bien on peut l'enlever en glissant le couteau entre elle et Fos du bras, afin de détacher le muscle extenseur : mais, dans ce cas, le musde'se rétractant beaucoup , la peau se trouvera seule en arrière pour former le lambeau postérieur. Nous aimerions encore mieux le premier procédé que le dernier, si jamais l'opération dont il s'agit devait être nécessairement pratiquée; ce qui ne nous semble rien moins que démontré.

Le radius ne présente rien de bien remarquable dans cette région : en dehors , il est assez superficiel pour qu'il soit facile d'en reconnaître les fractures , et le petit supinateur l'enveloppe presque en totalité. Sa luxation en arrière est plus facile que dans tout autre sens : d'une part, parce que l'articulation est moins bien soutenue à la partie postérieure; de l'autre , parce que 1q mouvement de pronation est plus natu<

rel q[ue celui de supination ^ et parce que, quand ce mouvement est forcé, le radius tend à basculer sur le cubitus, et à se porter derrière Thumërus. G*est pour cette raison que ce déplacement n est pas rare chez les buandières et autres personnes qui s'occupent à tordre fortement le linge.

L'ordre de superposition nous paraît trop simple dans la région postérieure du coude, pour qu'il soit nécessaire de l'indiquer.

Il est facile de comprendre maintenant les obstacles qui s'opposent à la résection des os du coude; cependant, comme cette opération, pratiquée d'abord par M. Parck^ de Liiyerpool,. ensuite par MM. Mpreau père et fils, de Barsur-Omain , et par M., le professeur. Roux^ a plusieurs fois réussi ;. comme , par cette opération, on conserve l'avantbras et les fonctions de la main, les difficultés de son exécution ne suffisent pas pour la faire proscrire ; à la rigueur même, on enlèverait sans peine l'extrémité inférieure de l'humérus en suivant le procédé indiqué par MM. MoreaUy et qui consiste à inciser sur les deux côtés.de l'os et à réunir les deux incisions latérales par une troisième dirigée en tra« vers au-dessus de. l'olecrane; seulement, il conviendrait alors de ménager le nerf cubital, c'^est^à-dire de lé dégager de sa gaine, et de le porter au devant de l'épitrochléc) comme l'a conseillé M. Dupuytreriy avant de glissçr, entre les chairs et la partie antérieure de l'articulation, un. instrument propre à séparer ces parties et à permettre de scier l'extrémité osseuse. 11 est évident que, de cette manière, l'artère et les nerfs étant intacts, les accidens qui doivent s'ensuivre, seront analogues à ceux qui accompagnent ordinairement les grandes plaies^ mais si la maladie exigeait qu'on fît en même tems la résection du cubitus et du radius, la disposition ajiatomique des organes porte à croire qu'en enlevant ces os

3^0 DBS USUBRI» mOAACIQCSS.

\ an-dessous de Tinsertion des muscles bracbial antérieur >et

biceps, Topëration px^senterait beaucoup moiiis de chances

de succès, et rendrait pour toujours la flexion de Tarant-bias

\ impossible.

/ ARUCLE IV.

L'aTsmt-bras proprement dit sera compris entre les régions du coude et une ligne circulaire qu'on placerait un demi-pouce au-dessus de Tartioulation radio-carpienne. Sa fchne est ceHe d un cône renversé , tronqué et aplati sur deux faces, surtout en bas. Cette forme varie suivant Tâge, Tembonpoint et la position du membre ; chez les ^i£sins, le cône est phis régulier, ainsi que chez les sujets gras^ diez les personnes maigres, au contraire, Favant-bras est très-aplati, et présente presqu'autant de largeur inférieur^aneiiC qu'à la partie supérieure; dans la flexion et la pronaticm, sa face antérieure est plus convexe que dans l'extension et la supination*

Dans cette dernière position , Tavant-bras présente à considérer une face psdmaire, une face dorsale, un bord radial et un bord cubital.

SECTION P&EMIËRE.

mieioii ▲HtiRisuax ou paliii>i&x.

' Dans la pronation du membi^, la partie inférieure de cette région regarde en arrière; en haut, elle est tournée en dedans; à l'extérieur, on remarque, supérieurement, la continuation des deux saillies musculaires du pli du bras, et la rainure médiane qui les sépare^ au milieu, ces deux reliefs sont presque confondus, et la rainure est à peine distincte; en se rapprochant du poignet, on voit ou on peut reconnaître par le toucher, de dedans en dehors, la saillie que forme le cubital antérieur, une rainure dans laquelle l'artère cubitale peut être sentie , une seconde saillie

DES KEMERES THORiaQTTSS. Sgl

formée par les muscles fléchisseurs des doigts ,| une troi* sième ^ ue représentieut les tendons des palmaires grêle et ra* dial antérieur, et qui est beaucoup augmentée par la flexion du poignet sur Favant-bras, les doigts étant dans Texten» sion; une rainure plus large et plus marquée que la première, rainure qui peut être considérée comme la terminaison de celle de la partie supérieure, et dans laquelle on distingue Tartère radiale à travers les tégumens ; enfin ,* une quatrième saillie, constituée par le radius, se remarque tout-àfait ien dehors. Des veines assez nombreuses soulèvent ausû la peau, et forment un plexus plus pu moins compliqué sur toute la longueur de eette région.

PAKTIZS COirSTITUAVVBS.

lo. La Peau.

EHe participe à tous les caractères de celle du pli du bras : ainsi, elle est moUe, blanche, extensible, n est quelquefois recouverte de poils qu*en dedans et en dehors, et ne renferme qu*un petit nombre de follicules sébacés sur la

ligue médiane.

a». La Couche «ont-cotanëe*

On peut en dire autant que de la peau; elle ne renferme chez Thomme adulte qu un petit nombre de vésicules grais* aeuses , et le tissu lamelleux qui la compose forme ime couche -pLus ou moins épaisse et toujours très-mobile, qui permet de relever aisément la peau, sans la disséquer, quand on pratique Famputationde cette partie du membre, etcDanslenfismcéet chez la femmC) les cellules adipeuses s'y développent qudquefois en abondance ; son épaisseur est alors plus considé- .rable, et cette couche cellulo-graisseuse est ce qui donne à Tavant-bras, chez ces dernières, les formes arrondies qui distinguent surtout les personnes du sexe. Comme c'est elle qui renferme les veines, ces vaisseaux sont toujours plus évi-

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dens chez l'homme que chez la femme : c'est cette couche aussi qui est le siège des principaux désordres dans Térysipèle phlegmoneux; et comme elle nadhère fortement ni à Taponérrose , ni à la peau , il importe d'évacuer promptement les liquides altérés qui peuvent s'accumuler dans ses lames, si l'on veut éviter le décollement de l'enveloppe cutanée,

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