‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 85 sur 116 · ARTICLE VI · texte numérisé non relu

ARTICLE VI

DK LÀ MAlir.

La main est comprise entre les limites inférieures du poignet et les racines des doigts; sa forme est irrégulièrement cari'ée, et, comme tout le reste du membre, elle se trouve divisée par les lignes acromio-digitale et sous-scapulo-digitale, en région antérieure ou palmaire, et région postérieure ou dorsale.

SECTION PREMIÈRE

KXGIOir PALMAIRE.

Plus étendue que la région dorsale , elle se prolonge de quelques lignes, en arrière sur le poignet, et sur Tarticulatioii des doigts en avant ; elle présente à Textérieur : i^ en dehors, une saillie musculaire , dont la pointe se termine au pouce : p*est leminence thénar; a^ en dedans, une autre saillie moins large, mais plus longue, qui s étend en arrière jusqu'à Tos pisiforme : c'est leminence hypothénar; 3^ en avant, quand les quatre derniers doigts sont rapprochés, tirois reliefs fqrmés par la peau, et qui correspondent à Tintervalle des racines digitales; 4^ dans la même position, trois rainures qui séparent ces dernières saillies; 5^ au milieu, une excavation qui finit en dehors et en arrière de l'indicateur d'une part, et qui se continue de l'autre avec la rainure médiane du poignet: c'est le creux, ou, à pro- |)rement parler, la paume de la main ; 6^ dans ce cfbux, se f^marqueitt plusieurs lignes assez constantes; Tune prepd

DES MBMBRBS THORACIQUBS. 4^9

son origine à rextrémité antérieure et externe de la gouttière palmaire, et se biiurque presque immédiatement, de ma* nière que la première de ses branches se contourne en demi-cercle pour circonscrire Téminence thénar, tandis que la seconde se porte d*abord en travers , et se recourbe ensuite en demi-lune, pour aller se perdre sur la. partie pos terieure de Téminence hypo thénar; une autre ligne semble naître de l'endroit où se termine la première , c'est-à-dire du poignet, et descend verticalement sur le milieu de la précédente ; enfin , une dernière s'étend de l'intervalle qui sépare l'indicateur du médius, à la base du petit doigt, en coupant réminence hypothénar en deuxportions inégales. Sa convexité regarde en arrière et en dehors, de sorte que, réunie avec la ligne de l'indicateur, elle représente assez exactement un X à branches très-allongées. Chacun de ces trois sillons paraît dépendre de mouvemens particuliers : ainsi , le premier est dû au mouvement d'opposition du pouce , et la ligne qui le forme peut se nommer ligne du pouce; le second tient à la flexion des autres doigts, conjointement avec la flexion du pouce lorsqu'on veut embrasser un corps cylindrique, par ' exemple, et on peut Rappeler ligne de V indicateur ;\e troisième enfin semble dépendre de l'extension momentanée de l'indicateur, pendant que les autres doigts sont fléchis sur un corps quelconque : c'est la ligne du petit doigta En réunissant la por* tion' transversale de ces. deux dernières, on a un siUoaqui croise le devant de la main ^ environ trois lignes en arrière de l'articulation ;métacarpo-phalangienne, et qu'on pourrait nommer le sillon métacarpien. Ces diverses rainures doivent être surtout notées lorsque quelques maladies exigent qu'on fasse des incisions dans la paume de la main. Elles sont traversées ou croisées par un assez grand nombre d'autres lignes secon-

44o DU JiSlfBASS THORACSQUBS.

dadres qui n ont rien de fix6, et qui rentrent dans le domaine de la cbiromancie.

PAETISS COHSTITUANTES.

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