‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 89 sur 116 · Les Nerfs · texte numérisé non relu

Les Nerfs

Quelques rameaux superficiels fournis par le radial se rencontrent sur Téminence thénar, et les filets de la petite branche palmaire cutanée du médian se distribuent dans la couche celluleuse de la paume de la main. L'hypothénar reçoit les deux branches de terminaison du cubital. Ces detçL cordons se séparent au niveau du pisiforme, en dehors duquel leur branche commune est située çonmie Fartère qu'elle accompagne. Le premier se porte aux deux derniers doigts, appuyé sur les muscles de Féminence interne, et recouvert par le coussinet graisseux et le muscle palmaire cutané. Dans son trajet, il laisse au moins une branche, quelquefois deux ou trois, sur la partie interne de l'hypothénar. Le second s'enfonce à travers Fextrémité postérieure des muscles opposant et court fléchisseur du petit doigt, en dedans du crochet de Fos unciforme, pour se placer en arcade au detant des muscles interosseux, comme la crosse fpalmatre profonde. Il semblerait que cette branche

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léle des métacarpiens, avec les rameaux de la dorsale du métacarpe; cette crosse fournit en outre en avant, en arrière et par sa concavité, d'autres brandies qui s'anastomosent avec les artères superficielles, dorsales, etc., mais (pii sont en général d'un petit calibre.

n résulte de l'arrangement de ces deux arcades, que toutes les artères 'de la main communiquent largement entre elles, et que la cubitale et la radiale forment une anse très-allongée y doid>le inférieur ement, où est sa base, simple à l'avant-bras^où elle se prolonge jusqu'au tronc de la brachiale. Aussi, quand l'une des branches de cette anse est ouvorte , ne peut-on arrêter sûrement l'hémorragie qu'en appliquant un fil sur cliacun des bouts de l'artère ; et, quand elles sont le ^ége d'un anévrysme spontané, ést-il prudent de lier au-dessus et aa* dessous de la tumeur.

Nous avons vu dans les mains du professer Béclard une pièce sur laquelle toutes les artères de Favant-bras et de la main étaientfortement dilatées, en même temsque leurs paroi» étaient épaissies. Les arcades palmaires représentaient uii plexus extrêmement compliqué, puisque toutes les branches avaient le volume d'une plume à éarûre; elles étaient tortueuses, ondulées; enfin, leur disposition éjuût ^»£tement semblable à celle de ces larges pelotons variqueia que présente souvent la veine sapbène : ou peut dire qfie ces artères étaient hypertrophiées. Il n'est pas besoin de faire remarquer que, chez le sujet sur lequel cette pièce avait été trouvée, b moindre blessure dans la paume de la main eût été suine d'une hémorragie dangereuse.

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