Lea Veines
Sur l'éminence thénar, les vànes superfieidiles conservent encore un certain^ volume; moins grosses s«ir fémineBCf
BBS MEMBRES THOHACIQUBS* 447
hypothénar 9 plus petites encore dans le crenx palmaire, elles
siÛTent la distribution de la crosse sap^ficîelle, et vont se
rendre dans les -veines antérieures du poignet»
Les profondes accompagnent tous les rameaux de Tarcade
artérielle correspondante, et passent dans les veines radiale
et cubitale profondes. Ces vaisseaux n ont aucun rapport avec
les opérations.
7». Les Lymphatiques.
Les superficiels fprment trois ou quatre troncs, quon rencontre plus constamment au devant des muscles du pouce, et qui se portent sur la face antérieure du poignet. Les lymphatiques profonds sont accolés aux artères, communiquent avec les superficiels, et se portent également à Tavaiit-bras.
8». Les Nerfs.
Quelques rameaux superficiels fournis par le radial se rencontrent sur l'éminence thénar, et les filets de la petite branche palmaire cutanée du médian se distribuent dans la couche celluleuse de la paume de la main. L'hypothénar reçoit les deux branches de terminaison du cubital. Ces deux cordons se séparent au niveau du pisifarme, en dehors duquel leur branche commune est située comme Fartera qu'elle accompagne. Le premier se porte aux deux derniers doigts, appuyé sur les muscles de Téminence interne, et recouvert par le coussinet graisseux et le muscle palmaire cutané. Dans son trajet, il laisse au moins une branche, quelquefois deux ou trois, sur la partie interne de Fhypotfaénar. Le second s'enfonce à travers Fextrémité postérieure des muscles opposant et cotut fléchisseur du petit doigt, en dedans du crochet de Tos unciforme, pour se placer en arcade au devant des muscles interosseux, comme la erossefpalmaire profonde. Il semblerait que cette branche
appartient aux mnscles, tandis quek précédente se rend plus particulièrenient i la peau. Quoi qu'il en soit, il est fecilede voir ijue la saillie cubitale de la. main est beaucoup plos abondanunent fournie de nerfs que Texteme, et que les maladies doivent y produire des douleurs beaucoup plus vives. Enfin^ c'est dans cette région que le médian se termine, en donnant naissance à quatre ou cinq branches volumineuses^ qui vont en divei^eant se bifurquer à la racine des quatre premiers doigts. Toutes ces branches sont placées sous l'aponévrose, et marchent entre cette lame et les tendons du muscle sublime; avant d'arriver aux doigts, elles ne donnent qu'un petit filet pour chaque muscle lombrical.
9p. Le Squelette.
U représente une espèce de grillage, concave en travers et d'avant en arrière, formé par la face antérieure des cinq os du métacarpe, qui laissent entre eux des intervalles plus laides qu'en arrière. La concavité transversale du carpe est due à ce que les extrémités postérieures des os sont taillées en autant de petits coins, dont le tranchant serait tourné en ayant, et de plus, à ce que la rangée carpienne qui leur correspond est ellemême concave. Sa courbure antéro-postérieure dépend de ses os propres , et tient à ce que le renflement de leur extrémité ne porte qu'en avant et sur les côtés; ce qui fait, d'autre part, que les espaces interosseux sont plus larges au milieu qu en avant et en arrière surtout. Dans ce dernier sens, les os du carpe sont, comme il a déjà été dit, très-solidement fixés; mais leur tête ou leur extrémité antérieure n'est maintenue qu'au moyen du ligament métacarpien traosverse , au devant duquel passent les tendons, les nerfs et les artères de Tarcade superficielle , tandis que les muscles interosseux se portent en arrière. Nous reviendrons sur les particularités relatives
2>BS MSMBftES THOIbLCIQUES. 44^
à ces OS dansf la région dorsale, en parlant des amputations de quelques-uns d'entre eux.
Voici l'ordre de superposition des divers organes examinés dans la région palmaire : i^ la peau ; 2^ la couche superfi* cieUe, renfermant Farcade palmaire cubitale, une partie du
nerf cubital et le muscle palmaire cutané; 3° laponévrose; 4^ les branches du nerf médian; 5^ les muscles des saillies interne et externe, les Jtendons des fléchisseurs, les lombri-
eaux; 6^ l'arcade palmaire radiale, la branche profonde du
nerf- cubital, les muscles interosseux palmaires; 'f enfin,
les os.
SECTION II
RBOIOir DORSALK.'
Moins compliquée que la précédente, elle offre à l'extérieur, quand les doigts sont étendus et écartés : i® cinq cordons qui convergent vers le poignet, et sont dus à la tension des tendons extenseurs ; 2® trois gouttières qui se dessinent entre ces tendons, et viennent se terminer, en s'élargissant d'une majiîère remarquable, à l'origine des doigts; 3*^ en dehors, quand le pouce est dans l'adduction, une saillie qui dépend du premier muscle interosseux dorsal, et derrière laquelle se remarque l'excavation de l'indicateur, dont il a été question à la face dorsale du poignet; 4** daps la partie antérieure de cette fossette, derrière la saillie musculaire, quand le pouce est dans l'abduction et l'opposition, on sent facilement Vextrémité postérieure des deux premiers os métacarpiens, séparés par une échancrure large de plusieurs lignes, au fond de laquelle se trouve l'artère radiale à l'instant où elle pénètre dans la région palmaire pour former la crosse artérielle profonde; 5^ en avant , quand la main est fermée, les saillies produites par les têtes métacafpiennes, et dont la plu* prononcée supporte le médius. !• 29
450 OSS MBMBRSS THOBACIQUES.
PARTIES CONSTITUANTES
|o. La Peau.
Elle difiere peu de celle des régions correspondanles du poignet et de Tavant-bras ; son épaisseur est plus grande vers les côtés qu'au milieu du dos de la main ; près du bord cubital, des poils abondans la recouvrent, et des follicules sébacés s y rencontrent en plus grand nombre; en se rapprochant des doigts, elle devient glabre, et présente des rides nombreuses^ mais peu profondes , qui sont diversement entre-croisées.
a». La Coucbe sous-cutanéc.
Cette lame est très-mince et très-souple ; on n y distingue
pas ou que peu de cellules graisseuses ; ses caractères sont les
mêmes qu'au poignet; elle renferme les veines, les nerfs
superficiels, etc.
3<». L'Aponévrose.
Le feuillet fibreux du dos de la main est mince, et plutôt celluleux que véritablement aponévrotique ; ses fibres sont transversales, et semblent naître du ligament annulaire; en se portant aux doigts , il contracte souvent des adhérences avec les tendons, devient plus épais, plus fort, plus distinct, et se perd en avant dans le tissu cellulaire. Une seconde lame de semblable nature couvre la face postérieure des os et des muscles interosseux. Cette lame profonde se confond avec la superficielle près de larticulatioii métacarpo-pUalangienne,' en arrière, avec les ligamçns du carpe, et sur les côtés encore avec Taponévrose propre : de sorte qu entre ces deux feuillets, sç trouvent les tendons et les nerfs principaux, et que, dans les inflammations et les suppurations , la lame profonde s*op^ pose au passage de la maladie ou de ses produits dans la paume de la main, tandis que celle qui est superficielle les empêche
BES MBMURfiS TKORAGIQITES. i^\
pendant qaelqoe tems de faire une sailHe visible et circonscrite sous la peau.
4®. Les Tendons et les Muscles.
Les premiers sont au nombre de sept : un pour le pouce, deux pour Tindicateur, deux pour le petit doigt, et les deux autres pour l'annulaire et le médius. Ces divers tendons n'ont pas la même forme ; celui du pouce est étroit et arrondi \ ceux de l'indicateur, celui de l'extenseur propre du petit doigt, sont assez souvent formés de deux bandelettes, qui s'épanouissent sur l'articulation métacarpo-phalangienne, et se confondent avec le tendon que chacun d'eux reçoit de l'extenseur commun ; ceux de l'indicateur, placés l'un derrière l'autre, sont ordinairement épanouis en ruban. Tous ces tendons s'envoient réciproquement des bandelettes par leurs bords , et représentent de cette manière avec les tendons du petit doigt une membrane en forme de patte d'oie sur le dos de la main. Cette disposition explique d'une manière assez satisfaisante la faculté de pouvoir remuer avec plus ou moins d'aisance tel ou tel doigt. Ainsi, l'indicateur, le pouce, le petit doigt, s'étendent, se meuvent très-bien, quoique les autres restent dans la même position , parce que chacun d'eux reçoit plusieurs tendons, dont un au moins ne dépend pas de l'extenseur commun ; les mouvemens du médius et de l'annulaire sont, pour ainsi dire, liés, au contraire, à' ceux du petit doigt et de l'indicateur; et l'extension du quatrième doigt est impossible pendant la flexion du troisième, parce qu'il existe entre leurs tendons des connexions trop intimes.
La toile synoviale qui les tapisse sur leur face antérieure, ne leur forme pas de bourse pariiculière. Plus mince et moins distincte que celle des tendons fléchisseurs , elle est cependant plus souvent que cette dernière le siège des nodus^ ou
"•v>J|^K^SV
45â BBS JfHMBBBS THORACIQTISS.
ganglions synoYÎaux; nodus que nous avons yns plusieurs fois deyenir très-gros , s*enflanuner, s'ouvrir, et donner naissance à des plaies ou à des ulcères fistuleux. Ces tumeurs peuvent se borner à un seul doigt ou s'étendre à tons, au poignet, et recouvrir ainsi tout le dos de la main : portées à ce degré, si elles s'enflamment, il est rare qu'elles guérissent sans accidens graves; assez souvent même on est force d'amputer le membre. Cependant nous connaissons un étudiant en médecine qui portait une maladie semblable depuis longtems; la plupart des bosselures qu'elle formait se sont ab-» cédées; plusieurs ont été ouvertes avec le bistouri sur le poignet, la racine du pouce, le métacarpe, etc. Des sangsues ont été appliquées en grand nombre, à plusieurs reprises; toute la partie ne formait plus qu'une masse spongieuse, depuis le quart inférieur de Tavant-bras jusqu'au milieu des doigts. Plusieurs chirurgiens du premier mérite avaient pensé i l'amputation; le jeune homme y était à peu près décidé, lorsque nous lui recommandâmes les résolutifs et l'emploi dun bandage compressif très -exactement appliqué; Tamélioration s'est promptement manifestée, et maintenant la guérison est presque complète : il ne reste plus qu'un petit point fistuleux, doù il suinte chaque jour une gouttelette de hquide synovial sur la face postérieure du poignet.
Les seconds ou les muscles sont les quatre interosseux dorsaux, parmi lesquels on distingue surtout le premier, d'une paît, à cause de son volume , et de l'autre , parce que Fartère radiale le traverse en arrière. Les autres remplissent plus ou moins exactement les espaces interosseux, et leur extrémité postérieure se laisse aussi traverser par une artère : c'est la perforante postérieure, qui va communiquer avec l'arcade palmaire profonde.
5o. Les Artères.
La radiale seule mériterait ici quelque attention, si elle entrait davantage .dans cette région ; mais comme elle ne fait qu'y arriver pour s'engager aussitôt dans la face palmaire, en traversant la partie la plus reculée du premier espace interosseux, nous ne pensons pas devoir nous y arrêter plus long-tems. Nous ferons remarquer seulement que ses rapports sont relatifs à l'articulation du trapèze avec le premier métacarpien ; de manière que , dans l'extirpation de ce dernier, elle est presque toujours divisée, et qu'à la rigueur cependant il serait possible de l'éviter, en prenant la précaution de ne pas écarter le tranchant du bistouri de l'os qu'on veiit enlever. Les autres artères du dos de la main sont fournies par la métacarpienne transverse, qui donne elle-même les interosseuses dorsales et les perforantes antérieures et postérieures. La branche postérieure de la cubitale vient s'anastomoser avec la métacarpienne, et tontes deux sont immédiatement appliquées sur le feuillet profond de l'aponévrose. Il est rare qu'aucune de ces branches soit assez volumineuse pour exiger quelque précaution pendant les opérations chirurgicales.