SECTION IX
De l’appareil de la vision.
L’appareil de la vision est peut-être le plus compliqué de lous les appareils des sensations : nous verrons que, sous ce rapport, celui de l’ouïe peut seul lui être assimilé. Il comprend une partie fondamentale très-complexe, le globe de l’œil, auquel sont annexés des muscles nombreux, les muscles de l'œil, dont la contraction dirige la pupille dans toutes les directions pour explorer l’espace , et concourt à donner à cet organe une expression où se dessinent les émotions de l’âme; des voiles mobiles, les paupières, qui mettent la rétine à l’abri de l’impression douloureuse d’une lumière trop vive, lesquels sont surmontés par les sourcils ; et enfin un appareil de sécrétion complet, les voies lacrymales , destinées à sécréter et à étaler sur le globe de l’œil un liquide, les larmes , qui facilitent les glissements et empêchent parleur évaporation la dessiccation de la partie de l’œil qui est en contact avec l’atmosphère. Une membrane muqueuse , la conjonctive, unit les deux paupières au globe de l’œil en se réfléchissant de celles-là sur celui-ci et associe, jusqu’à un certain point, leurs mouvements et quelques-unes des lésions qui les atteignent. Nous commencerons par l’élude des sourcils et des paupières.
MO