‹ Traité d'anatomie chirurgicale, ou, De l'anatomie dans ses rapports avec la pathologie externe et la médecine opératoireChapitre 4 sur 38 · SECTION P · texte numérisé non relu

SECTION P

Du lissu cellulaire cl de ses dérivés.

Le tissu cellulaire , tissu g lutin eux , intermédiaire , réticulé , aréolaire , etc., ainsi désigné suivant la manière dont on l’a envisagé, est formé par des fibrilles, des filaments et des lamelles au milieu desquels sont des espaces en communication les uns avec les autres. Il entoure partout les organes , qu’il unit et sépare à la fois , et pénètre dans leurs divisions pour en revêtir les parties constituantes. Muller, et avec lui la plupart des anatomistes allemands, l’ont appelé pour celle raison conjonctif ou unissant, dénomination qui a l’avantage de ne rien préjuger sur sa nature intime. Une fibre élémentaire en constitue la base, c’est la libre cellulaire, doni les micrographes évaluent la largeur de cinq à quinze dix-millièmes de millimètre, et qui est transparente quand on l’examine isolément. Sa forme paraît cylindrique; sa direction onduleuse. Les fibres cellulaires sont accolées entre elles par une substance amorphe, et forment des filaments; ceux-ci se réunissent en faisceaux, et ces faisceaux en lamelles. L’intrication de ces faisceaux, de ces filaments

ei de ces lamelles donne naissance à l’aspecl spongieux, du tissu cellulaire, bien improprement dénommé ainsi, puisqu’il ne renferme pas de cellules.

Les rapports qu’affectent entre eux les faisceaux et les lamelles présentent des variétés. Tantôt ils sont lâchement unis, s’entre-croisent sous des angles divers; tantôt ils se tassent en cordons, en ligaments très-forts, ou s’étalent en membranes. De là plusieurs, formes du tissu cellulaire : 1° le tissu cellulaire proprement dit , 2° les bourses muqueuses, 3° les séreuses , U° les synoviales, 5° les aponévroses, 6° les gaines fibreuses des tendons et les tendons eux-mêmes.

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