DU GRAND SYMPATHIQUE
PréparaïKjn da yrand iijnqjalkique {on doit cxtculer sur la nwinc piere celle des neifx pneumogastrique et spinal). — Après avoir placé le sujet en première position, on tnlèvi-ra la
72'l DES ISERFS.
masse des intestins, puis ou procédera à la dissection de toute la portiou abdomino-pelvienne du système, et à celle des branches terminales du pneumogastrique, après avoir avoir abattu l'un dos membres postérieurs, et avoir fait sauter la plus grande partie du coxal en sciant la symphyse du bassin avec le col de l'ilium. Le membre antérieur du même côté sera ensuite détaché, Tépauie étaut sciée préalablement en travers de sa partie moyenne, et la poitrine sera ouverte par Tablation de toute la paroi costale, ablation pratiquée au moyen de deux traits de scie, l'un opérant la section des cartilages sternaux, l'autre celle des côtes près de leur extrémité supérieure. On peut alors préparer toute la portiou thoracique de l'appareil nerveux ganglionnaire et des nerfs pneumogastriques. Il ne reste plus à elTecluer que la dissection du sympathique et du uerf vague dans la région cervico-céphalique, avec celle du nerf spinal, opération qui n'offre aucune difficulté, et qui sera précédée de l'extirpation de la branche du maxillaire inférieur.
Le grand sijmpathirjue, encore appelé frisplanchnique, à cause de sa position et de sa destination, est l'appareil nerveux des organes de la vie végétative.
Comme l'ont déjà appris les considérations générales sur les nerfs et sur l'ensemble du système nerveux, cet appareil a pour base deux longs cordons étendus de la tête à la queue, sous la colonne vertébrale, à droite et à gauche de la ligne médiane.
Chaque cordon présenie sur son trajet de nombreux ganglions, et doit à leur présence l'aspect d'une véritable chaîne.
A cette chaîne arrivent des rameaux afférents, qui la constituent par leur réunion ; rameaux fournis par les nerfs du bulbe rachidienet par les branches spinales inférieures, moins celles de la région coccygienne. Ceux qui s'en échappent pour se jeter dans les viscères prennent le nom A^rameaux efférents ou émergents.
Cette idée générale de la disposition du grand sympathique montre assez que sa double chaîne ganglionnaire ne représente point deux nerfs particuliers, naissant dans un point déterminé et finissant dans un autre. Ces deux cordons n'ont, h proprement parler, ni origine, ni terminaison. On pourrait les comparer, sous ce rapport, à l'artère spinale médiane qui présenie à peu près le même mode de constitution, avec ses afférents fournis par les rameaux spinaux des trous de conjugaison, et ses efférents destinés à la substance de la moelle.
Pour décrire la chaîne sympathique, nous la diviserons en cinq sections : une céphalique, une cervicale, une dorsale, une lombaire, une sacrée.
1° Portion ciiPUAuyuE de la chaîne sympathique.
Elle se compose des ganglions spléno-pcdati n, uphthalmique, vtique, qui communiquent tous trois avec le ganglion cervical supérieur. Leur description a été rattachée à celle de la cinquième paire encéphalique.
2" Portion cervicale de la chaîne svjiP.vrHiQUE.
La section cervicale de la chaîne ganglionnaire est formée de deux gros ganglions placés l'un en haut, l'autre en bas du Cou, et reliés l'un à l'autre par un cordon intermédiaire.
.1. Ganglion cervical supérieur ou (.lttural (fig. 191,1). — Ce ganglion représente un corps fusiforme très allongé, accolé à l'artère carotide interne, compris avec elle dans un repli particulier de la membrane de la poche gutturale.
DU GRAND SYMPATHIQl'E. 725
el situé ainsi en avant de l'apopliyse iransverse de l'allns, à proximité des nerfs glosso-pharyngien, pneumogastrique, spinal, hypoglosse, et de la branche inférieure de la première paire cervicale : nerfs mis en communication avec le ganglion par de minces filets, et formant de cette manière autour de lui un véritable plexus qui a été appelé plexus r/ultural par les analomistes vétérinaires.
Rameaux aflcrents. — Ce sont les filets de communication appartenant aux nerfs qui vicnnenl d'être énumérés. Ils sont trop peu importants pour mériter une mention particulière.
Rameaux «>mergeu<M. — (le sont : 1° dcs branches accompagnant l'artère carotide interne jusque dans le crâne ; 2° un gros faisceau qui gagne l'origine des trois divisions terminales de la carotide primitive ; 3° de petits lilcts pour la membrane de la poche gutturale et la paroi du pharynx. ) ' Voici les principaux caractères anatomiques de ces trois ordres de rameaux :
a. Les b)wiches satellites de l'artère carotide interne naissent à l'extrémité supérieure du ganglion. Elles peuvent varier de nombre. On en trouve généralement deux de volume inégal, une postérieure, et une antérieure qui est la plus petite. On les voit enlacer la carotide interne en s'anastomosant entre elles, et pénétrer avec ce vaisseau dans le sinus caverneux, où elles forment, par leurs divisions, un petit appareil plexiforme désigné sous le nom de plexus caverneux, plexus dont les diverses branches se mettent en rapport avec plusieurs des nerfs encéphaliques. Parmi ces branches on remarquera : 1» quelques filets réunis aux filets analogues du côté opposé, sur l'anastomose transverse qui joint les deux carotides internes dans le sinus caverneux ; 2" un rameau accolé au grand nerf pétreux, et concourant ainsi à la formation du nerf vidien, qui s'insère au ganglion sphénopalatin ; 3° un ramuscule se rendant au ganglion ophthalmique, en compagnie des fibres de la branche ophthalmique de la cinquième paire ; i°plusieurs filets se rendant au ganglion de Gasscr; 5° des rameaux qui se mêlent aux fibres des trois nerfs moteurs de l'œil.
b. Le faisceau carotidien inférieur, ou le faisceau destiné à l'extrémité terminale delà carotide primitive, s'échappe de la partie inférieure du ganglion guttural. Souvent il ne forme à son origine qu'un seul gros cordon. Mais ordinairement il est composé, dès son point de départ, de plusieurs rameaux reliés les uns aux autres par des filets de communication. Arrivés à leur destination, ces rameaux rencontrent des ramuscules émanésdu glosso-pharyngien et du pneumogastrique, et s'anastomosent avec eux, pour former, autour de l'origine des trois branches terminales de la carotide primitive, le plexus dit carotidien, dont les ramifications suivent presque exclusivement la carotide externe et vont se perdre en majeure partie dans les glandes et les granulations salivaires. La division qui suit, chez l'homme, l'artère sphéno-épineuse :;e rend au ganglion otique ; il en est de même sans doute dans les animaux.
c. Les filets (jutturaux et phar)jn//iens, nés du bord antérieur ou ganglion et du faisceau carotidien inférieur, sont généralement fort déliés. Ceux qui gagnent la paroi supérieure du pharynx concourent, avec le glosso-pharyngien et le pneuuiogaslrique, à former h plexus pharyngien.
B. Cordon iNTERMÉDiAiRi- aux ni:ux ganglions ckrvicaux'. — Ce cordon
DliS NEUFS.
FiG. 191 (*).