‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 55 sur 128 · I. — Se la cavité abdominale · texte numérisé non relu

I. — Se la cavité abdominale

L'intérieur du tronc est partagé par le diaphragme, clu'Z les animaux mammifères, en deux grandes cavités qui logent la majeure partie des organes si vaguement appelés viscères. L'antérieure, la plus petite, est la cavité pectorale ou thoracique ; la postérieure prend le nomd'fl^flfome?^ ou àc cavité abdominale. Celle-ci, la seule dont nous ayons à nous occuper maintenant, est un vaste réservoir de forme ovoïde, allongé dans le sens anléro-postérieur, ayant pour paroi supérieure les muscles de la région sous-lombaire, fermé en bas et sur les côtés parles muscles de la région abdominale inférieure, borné en avant par le diaphragme, et prolongé en arrière entre les os et les ligaments membraneux du bassin.

On connaît déjà tous les éléments qui forment les parois de cette cavité ; nous n'y reviendrons pas. Nous nous bornerons à l'envisager à l'intérieur pour déterminer les diverses régions qu'il est possible d'y reconnaître, détermination importante qui facilite singulièrement l'étude topographique des viscères du ventre. Va\ effet, dire qu'un organe est situé dans la cavité abdominale, c'est donner sur la place qu'il occupe un renseignement peu précis, à cause de la grande étendue de cette cavité; il importe donc de diviser l'abdomen en un certain nombre de régions périphériques, répondant aux différents points de sa paroi, afin de pouvoir mieux préciser la situation des organes qui sont logés dans son intérieur, sans compliquer le langage anatomique. On a reconnu six régions principales à la cavité abdominale :

A. La région supérieure ou sous-lombaire répond à la paroi supérieure de l'abdomen, c'est-à-dire aux muscles psoas et au corps des vertèbres lombaires; elle s'étend depuis l'ouverture pratiquée entre les deux piliers du diaphragme jusqu'à l'entrée du bassin.

B. La région inférieure, limitée sur le côte par les hypochondres et les flancs, commence, en avant, au niveau de l'appendice xiphoide, et se prolonge en arrière jusqu'au pubis. Elle comprend donc toute cette partie de l'abdomen qui répond à la ligne blanche et aux deux muscles droits. Sa grande étendue a nécessité sa subdivision en cinq régions secondaires : — La région sus-sternale, nommée Vépigastre chez l'homme, placée au-dessus de l'appendice xiphoïde du sternum ; — la région ombilicale, située en arrière de la précédente , ainsi appelée parce qu'elle avoisine la partie de paroi au rentre de laquelle se trouve percé l'ombilic; — la région pré-pubienne, sus-pubienne dans l'homme, occupant l'espace qui précède le bord antérieur du pubis; — les deux régions inguinales, diverticules (le la cavité abdominale enfoncés dans les trajets inguinaux, où ils forment les réservoirs spéciaux que nous décrirons plus lard sous le nom de gaines vaginales.

G. \.Q^ régions latérales ont pour limites: en avant, les attaches costales du diaphragme; en arrière, l'entrée de la cavité pelvienne; en haut, le bord supélieur du petit oblique; en bas, l'intervalle compris entre le bord inférieur de ce inêine muscle et le bord externe du grand droit. — On nomme hypochondre la sous-région qui correspond au cercle cartilagineux des fausses côtes. — I-e flanc est celle qu'on trouve en regard de la portion charnue du muscle petit oblique.

354 DE LArPAREll, DIGESTIF CHEZ LES MAMMIFÈRES.

l). La rpgion antérieure ou dio///ti'agmatique comprend la cavité formée par l:i face postérieure du diaphragme. Elle se divise, comme ce muscle lui-même, en deux régions, l'une centrale, l'autre périphérique.

E. La région postérieure ou pelvienne est un diverticulum spécial de l'abdomen, décrit sous le nom de cavité du bassin. Cette cavité est bornée, en haut, par le sacrum ; en bas, par la face supérieure des pubis et des ischions, et par le muscle obturateur interne; sur les côtés, par la portion rétrécie des iléons et les ligaments sacro-sciali(jues. L'entrée de ce diverticulum, située au-dessus du pubis, est de forme ovalaire. L'anière-fond, plus étroit, est traversé par le rectum et les organes génito-ui inaires, qui vont s'ouvrir h l'extérieur.

Du PÉRITOINE. — La cavité'abdominale est tapissée à l'intérieur par une membrane séreuse, le péritoine, dont nous donnerons Fk;. tiO(*). en quelques mots une idée générale, sans nous

arrêter h des détails de description qui seraient inutiles ou déplacés.

Comme toutes les séreuses splanchniques, le péritoine se compose d'un feuillet pariétal et d'un feuillet viscéral, formant dans leur ensemble un sac complet, dont la disposition est telle, que les organes contenus dans l'abdomen sont situés en dehors de ce sac. La figure théorique ci-contre, représentant une coupe transversale de la cavité ;ibdominaIe , fera comprendre d'un seul coup (l'œil celte disposition. Soient A la coupe de l'iuicstin grêle libre et flotîant à l'intérieur de la cavité , J5 celle de l'artère aorle, au niveau de la grande mésenlériqne : la membrane péritoiiéale CC revêt les parois de l'abdomen, et dans les points DD se replie autour de la grande méseniérique, de manière à former deux lames FF, qui s'adossent par leur face adhérente, arrivent sur l'intestin, et s'écartent alors pour se développer autour de lui. On voit donc, sur cette figure, le feuillet pariétal CG du péritoine, GG le feuillet viscéral, FF les deux lames qui établissent la continuité de ces deux feuillets; on reconnaît le sac complet formé par cet ensemble de feuillets et de lames; on se figure même aisément ce sac simplifié et agrandi par l'écariement et le développement des lames FF ; et l'on devine de prime saut comment l'intestin grêle peut être à la fois, dans l'intérieur de la cavité abdominale et en dehors du sac formé par la membrane séreuse qui tapisse cette cavité. La disposition que nous venons de faire connaître est comumne à tous les organes qui flottent librement dans l'abdomen. Les replis séreux qui les suspendent, eu unissant leur feuillet péritonéal à celui qui recouvre les parois de la cavité, seront étudiés sous le nom de ligaments, mésentères, épiploons. Quelques organes, les reins, par exemple, n'ont point de feuillet viscéral propre ; alors ils sont compris entre la paroi abdominale et la face externe du péritoine pariétal, et ils manquent des replis dont nous parlons.

(") Fig. MO, — Coupe the'orii/iie 'If In ciifile nhdnniinnh, tlçstine'e îi tn.nitrt'r lu disposition du périloinc.

DE l'estomac. 005

Le péritoine a une face adhérente et une face libre. La première s'unit d'une manière assez iàclie aux parois abdominales, excepté sur le centre phrénique; mais elle est intimement accolée aux viscères abdominaux. La face libre est parfaitement lisse, et lubrifiée par l'humeur séreuse qu'elle laisse exhaler.

Le péritoine offre la structure de toutes les séreuses. C'est une membrane cellulaire recouverte d'un mince épithélium pavimcnteux; riche en lymphatiques dans son feuillet viscéral ; pourvue de vaisseaux sanguins et de quelques nerfs. Ceux-ci sont loin d'être aussi abondants que le pensent plusieurs auteurs; ceux que le docteur Bourgery a fait figurer dans son Atlas ne représentent qu'un roman iconographique. M. Lavocat (1), qui adopte les beaux réseaux de Bourgery, dit que « l'abondance de ces nerfs, chez le cheval, explique la grande susceptibilité du péritoine, tandis que, chez le bœuf, cette membrane, moins pourvue de rameaux nerveux, est bien moins irritable. » Nous avons pu nous convaincre que les nerfs du péritoine sont tout aussi difficiles à mettre en évidence chez le cheval que chez le bœuf. Du reste, il n'est pas d'une saine physiologie d'invoquer cette prétendue différence anatomique pour expliquer la différence de susceptibilité ou ù' irritabilité [susceptibilité ei irritabilité inflammatoires, croyons-nous) dans le péritoine de ces deux animaux. Le degré de susceptibilité inflammatoire d'un tissu ne peut se mesurer par la quantité de nerfs que reçoit ce tissu. Bien plus, l'inflammation, quoique profondément modifiée par la sensibilité, est, dans son principe, tout à fait indépendante de l'action nerveuse; des tissus dans lesquels cette action a été absolument éteinte sont aussi susceptibles qu'auparavant à l'influence des causes inflammatoires. Une plus longue discussion sur un pareil sujet serait ici un hors-d'œuvre; nous espérons pouvoir y revenir ailleurs.

DiFFÉutiNCiîS. — On remarquera que dans le Chat et le Chien la cavité abdoniinale est très étroite, et qu'elle est, au contraire, très vaste dans les animaux ruminants, c'est-à-dire le Bœuf, le jHouton et la Chèvre ; sa capacité est, du reste, en rapport avec le volume des viscères qu'elle contient.

§ II. — De l'estomac.

L'estomac est un sac membraneux dans lequel coiîimencent les phénomènes essentiels de la digestion. L'importance qu'on attache, avec juste raison, à son étude nous engage à le considérer successivement dans les Solipèdes, le Lapin, le Porc, le chien, le Chat et les Ruminants, pour l'examiner ensuite chez tous ces animaux d'une manière comparative et générale, examen qui trouvera sa place après la description du tube intestinal.

I ' Dn l'estomac chez les .«olipèdes (G^î. 111. 112, li.3. 114. 124).

Préparation. — Pour étudier l'organe dans ses rapports, il suffira d'ouvrir l'abdomen et d'enlever la masse intestinale, en procédant de la manière suivante : l'animal sera placé en première position, el très légèrement incliné sur le côté gauche; ou pratiquera une incision cruciale sur la paroi abdominale inférieure, ou mieux ou enlèvera tout à lait cette paroi au moyen dune incision circulaire, eu ayant soin de ne point blesser quelques parties d'inle.>iiu; la masse entière des viscères .sera ensuite tirée iiors de la cavité abdominale, et

(l) Traité complet de Vanatomie des animaux domestiques (Splanch.nologie'.

35(3 DE l'appaueil digestif chez les mammifèues.

amcnt'C sur la lablp qui supporte le sujet; ou ne devra point laisser celte niasse s'échapper jusqu'à terre, sous peiue de s'e\i)Oser ;i dos tiraillements et à des déchirures, soit dans l'intestin lui-même, soit dans les parties qu'on désire conserver intactes dans l'abdomen ; ensuite on incisera le côlon flottant à son point d'union avec le rectum, et le duodénum à son passage derrière l'artère grande mésentérique; la base du cœcum sera alors détachée de la paroi sous-lombaire, par la rupture du tissu cellulaire qui maintient cet organe appliqué sur le rein droit et le pancréas; et l'on rompra de même l'alliance celluleuse qui existe entre cette dernière glande et l'extrémité terminale de la quatrième portion du côlon replié; il ne restera plus, à ce niomont, qu'à couper l'attache des liens mésentériques à la région souslombaire, avec les vaisseaux contenus entre les lames de ces ligaments; la masse intestinale est alors définitivement expulsée de la cavité de l'abdomen, et l'on a mis à découvert et à même de subir une préparation convenable, non-seulement l'estomac, mais encore la rate, le foie, le pancréas, les reins, les uretères, etc.

11 ne nous reste plus qu'à faire connaître le procédé qu'on doit mettre en usage pour retourner l'estomac, soit pour étudier la surface intérieure de ce viscère, soit pour disséquer le plan charnu profond. Nous recommanderons d'abord d'exciser l'estomac, en laissant au moins 1 décimètre de l'œsophage et 2 décimètres du duodénum. On procédera ensuite au lavage de l'intérieur de l'organe, lavage qui peut être exécuté de plusieurs manières. Voici la plus simple : on introduit une certaine quantité d'eau dans l'estomac, en fixant le duodénum au robinet d'une fontaine; puis, avec la main droite, on malaxe l'estomac, pendant que la main gauche serre le duodénum pour empêcher la sortie du liquide. Les substances alimentaires contenues dans le viscère se mêlent alors au liquide, et peuvent être expulsées par le duodénum à l'aide d'une v'^ession exercée sur l'estomac; répétée quatre à cinq fois, cette opération nettoie parfaitement la surface intérieure de l'organe. Pour|rendre externe cette surface intérieure ; il suffit d'introduire par le duodénum une anse de fil de fer qu'on fait sortir ensuite par l'œsophage ; un fil ciré, très résistant, est passé dans l'anse, et puis soliment fixé autour de l'œsophage; en tirant sur le fil de fer, on amène celui-ci vers le pylore, qu'on parvient, au moyen de tractions ménagées, à dilater assez pour permettre le passage du cardia et l'inversion complète de l'estomac. L'insufflation rend à cet organe sa forme et sa disposition normales, avec cette différence que la membrane muqueuse est extérieure, et la séreuse intérieure.

Situation. — V estomac, encore appelé ventricule, est situé dans la région diaphragniatique de l'abdomen, oit il atlecle une direction transversale au plan médian du corps.

Dimensions. — Sa capacité moyenne, sur un cheval de taille ordinaire, est de IZt à 15 litres. On comprend qu'elle varie dans de grandes proportions suivant le volume des animaux. Elle est relativement plus considérable chez l'àne.

Forme. — Allongé d'un côté à l'autre, incurvé sur lui-même, souvent étranglé dans sa partie moyenne, et légèrement déprimé d'avant en arrière, ce réservoir offre à étudier, dans sa conforiuaiion extérieure : 1° deux faces, l'une antéineure, VdiUivfi postérieure, arrondies et lisses; 2° une grande courbure ou courbure convexe formant le bord inférieur de l'organe, et donnant attache, dans toute son étendue, au grand épiploon, repli membraneux que nous décrirons comme une dépendance delà membrane séreuse; 3° une petite courbure ou courbure concave, présentant l'inserlion du canal œsophagien, et s'unissant, h droite de ce canal, avec le foie, au moyen du frein que nous ferons connaître sous le nom de ligament hépato-gaslrique; h" une extrémité gauche, renflée en forme de grosse tubérosité conique, et constiiuanl le cul-de-sac gauche de l'estomac; 5" une extrémité droite, plus étroite, recoiubée en haut, et continue avec le duodénum, dont la sépare un rétrécissement très prononcé : on la nomme le cul-de-sac droit de l'estomac.

/{apporfs. — Etudié dans k's conin'xions ;ivcc les organes environnants, l'es-

i)K i.'kstomac. 357

loniac se montre en rapport : par sa face antérieiue, avec le diaphragme et le foie; par sa face postérieure, avec la courbure diaphragmatique du côlon. Son bord inférieur, longé à gauche par la rate, qui lui est suspendue au moyen du grand épiploon, se trouve séparé de la paroi abdominale inférieure par les grosses cour-

bures antérieures du côlon. L'exlréiuilé gauche. sus|)L'iidue à la région sous-lombaire à l'aide d'un très court ligament séieux, dépendance du grand épiploon, répond à la base de la rate, à l'extrémité gauche du pancréas, et moins directement au bord antérieur du rein gauche. L'extrémité droite, plus basse que la gauche, touche le lobe droit du foie et les courbures intestinales sus-indiquées.

Intérieur. — Quand on ouvre un estomac pour en étudier Tintérieur, on est frappé tout d'abord par la différence d'aspect que présente la membrane interne de ce réservoir, suivant qu'on examine celte membrane à gauche ou à droite. Du côté gauche, elle a tous les caractères de la muqueuse œsophagienne, c'eslà-dire qu'elle est blanchâtre, sèche, résistante même, et recouverte d'une épaisse couche d'épiderme. A droite, elle devient épaisse, ridée, sj^ngicuse, très vasculaire, très foliiculeuse, prend une teinte rouge brunâtre, rendue marbrée par des taches beaucoup plus foncées, perd de sa consistance, et se dépouille de l'épiderme si marqué ([u'elle offre du côté gauche, pour se revêtir d'une très légère pellicule éj)iihéliale. Ce n'est point par une transition insensible (jue la muqueuse stoiiia-

(*} Fig. III. — Estomac du clitval. — A. Exli cii\:lii

lie rœsui'liuge. n. .Vmic.iu iiyloiiqiie.

FiG. I12(*î.

358 DE l'appareil digestif chez les mammifères.

cale se partage ainsi en deux portions; le cliangeniont de propriétés qui établit celle dislinclion s'opère brusquement, et la séparation des cku\ muqueuses est

indiquée par une crête saillante plus ou moins sinueuse et très nettement dessinée. (]ette crête divise donc l'estomac en deux compartiments, division déjà indiquée à l'extérieur par la dépression circulaire qui existe chez la plupart des sujets. Le compartiment ou sac gauche est considéré comme une sorte d'évasemcnt de l'œsophage. Le sac droit constitue le véritable estomac des Solipèdes ; c'est à lui seul qu'est dévolue la fonction sécréloire qui élabore le suc gastrique, agent essentiel de la digestion stomacale.

L'intérieur de l'estomac offre à étudier deux ouvertures, le cardia et le pylore. Le cardia, ou Vouverture œsophagienne , est percé sur la petite courbure dans le sac gauche de l'estomac. Sa disposition a donné lieu h de nombreuses discussions , car c'est généralement dans cette disposition qu'on a clierché la cause de l'extrême difficulté du vomissement chez les Solipèdes. Tantôt on a décrit une valvule semi-lunaire ou une valvule spiroïde, s'opposant au trajet rétrograde des aliments; tantôt on a fait connaître une insertion oblique du canal œsophagien, rappelant celle des uretères dans la vessie, et mettant obstacle, par un mécanisme analogue, au retour des aliments dans l'œsophage : erreur des deux côtés. Quand on observe attcr.tivementla manière dont l'œsophage se comporte à sa terminaison, on le voit s'infléchir en bas, aprè:i avoir traversé le pilier droit du diaphragme, et s'insérer sur la petite courbure de l'estomac à peu près perpendiculairement. £n s'abouchant avec ce viscère, l'œsophage ne s'évase point en infundibulum, comme il fait chez les autres animaux; au contraire, son calibre est à ce point plus étroit que partout ailleurs. Aussi son orifice stomacal ou le cardia, complètement obstrué par les plis de la membrane muqueuse, n'occnpe-t-il qu'une quantité infiniment petite de la surface interne de l'estomac.

Le rapport qui existe entre cette disposition anatomique et la difficulté du vomissement est facile à saisir. Nous empruntons à un bon mémoire de M. Colin l'exposé de la théorie imaginée sur ce sujet par M. Lecoq, il y a plus de vingt ans, et depuis constamment professée dans ses cours : « Dans celte disposition singulière réside toute la cause de l'impossibilité ou de l'extrême difficulté du vomissement chez les Solipèdes; on se rend très bien compte de sa manière d'agir en appli(iuant à l'estomac la théorie de la presse hydraulique. En effet, prenons le viscère dilaté à la fois par des aliments, des liquides, des gaz, et soumis à la seule compression des muscles abdominaux (si sa tunique musculeuse est paralysée par le fait d'une distension extrême). A ce moment le cardia est fermé, les parois de l'estomac sont autour de lui parfaitement planes; la pression étant, d'après la loi,

(*) Fig. H2.

duodeDul,

Fus inlérieure de l'eslomnc du chefal. — A. Sac giuiclie. B, Siic droit. C. Renflement

Page 1