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DE l'appareil digestif CHEZ LES OISEAUX.
Construit sur le même plan que celui des mammifères, l'appareil digestif des Oiseaux présente néanmoins dans sa disposition plusieurs particularités importantes, que nous allons esquisser d'une manière très rapide, en passant en revue, de la bouclie h l'anus, les différentes sections de cet appareil.
Bouche. — Le caractère essentiellement dislinctif delà bouche chez les Oiseaux, c'est l'absence de dents et de lèvres, ces organes étant remplacés par une production cornée qui garnit l'une et l'autre mâchoire, et forme la partie saillante désignée sous le nom de bec. Dans les Gallinacés, ce bec est court, pointu, épais et fort, la valve supérieure recourbée sur l'inférieure. Chez les Palmipèdes, il est plus long, moins fort, déprimé de dessous en dessus, élargi à son extrémité libre, et garni en dedans de la bouche, sur les bords de chaque valve, d'une série de lames transverscs minces et tranchantes, propres à couper l'herbe.
L'appendice n)uscuicux logé dans la cavité buccale, c'est-à-dire la langue, est suspendu à un appareil hyoïdien remarquablement mobile. Revêtu d'un épithélium corné, et pourvu à sa base de plusieurs papilles dirigées en arrière, cet organe affecte toujours la forme de la mâchoire inférieure ; aussi, dans le genre Coq, il offre la figure d'un fer de flèche dont la pointe serait antérieure; chez les Pigeons, cette forme sagittée se prononce davantage ; elle s'efface, au contraire, à cause de la forme élargie du bec, chez les Oîcs et les Canards, qui ont, du reste, la langue plus molle et plus flexible que les Gallinacés.
Quant aux glandes salivaires annexées à la bouche, elles sont peu développées, la présence des fluides qu'elles sécrètent étant jnoins nécessaire que chez les mammifères; car les Oiseaux avalent presque toujours leurs aliments sans les mâcher; et l'insalivation, qui a pour but, dans les mammifères, de faciliter l'action triturante des dents, en imprégnant de liquide les substances introduites dans la bouche, devient ainsi chez les Oiseaux une fonction presque inutile.
Curlt (1) indique une glande panAide située sous l'arcade zygomatique, et dont le conduit excréteur aboutit en arrière de la coinmissure des mâchoires. Meckel nomme cet organe glande angulaire de la bouche, et dit qu'il est difficile de le regarder plutôt comme le représentant des parotides que celui des glandes des joues et des lèvres. Duvernoy (2) l'assimile catégori(|uement à ces dernières.
Les sublinguales se touchent sur la ligne médiane dans presque toute leur étendue, et forment comme une masse im|)aire conique , dont la pointe occupe l'angle rentrant des branches du maxillaire.
D'après Duvernoy (2), les sous-maxillaires seraient représentées par deux très petites glandes situées derrière les précédentes. 1/oxislencc de ces organes est loin,
(1) Ânaiomie der hausvogel.
(2) Cuvier, Anaiomie comparée, 2' édition.
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du reste, de constituer un fait général , car, p:irnii nos oiseaux de basse-cour, le
Dindoa est le seul chez lequel Duvcrnoy signale ces glandes sous-maxillaires.
Arrière-bouche (fig. 127, 2). — Ce compartiment ne forme point une cavité
Fig. m. — yiie genénile lie l app'ireil digestif de lu poule. — (On a eulcve les muscles abdomiuaux avec le sternum, le cœur, la trnchee, la plus grande partie du cou, et la tèle, moins la mâchoire infelieure. IJelle-ci a été' renversée de côté pour montrer la langue et rarrière-l)onclieavec l'entrée du larynx. Le lolie gauche du foie, le ventricule sncceiiturié, le gésier et la masse intestinale ont été déviés à droite, afin de faire voir la succession des différentes parties du can.il alimentaire et do mettre à découvert l'ovaire et l'oviducte).
— 1. Langue. -. Arrière-bouche, ô. Première partie de l'resophage. 4. Jabot. 5. Deuxième partie de l'œsophage, ti. Ventricule succenlurié. 7. Gésier.
8. Origine duduodénum. 0. Première branche de l'anse duodénale, 10. Deuxième branche de la même. 1 1. Origine de la poriion tloltante de l'intestin grêle. 12. lutestingiêle déployé.
ii'. Poriion terminale de cet intestin, flanquée de côté par les deux cfccums ^regardée cumme l'analogue du côlon des Mammifères}. 15,1?). Extrémité libre des cpecums. ii. Point d'insertion de ces deux culsde-sac sur le lulie intestinal.