DD TUBE AÉRIEN QUI FAIT SUITE AUX CAVITÉS NASALES
tude de rameaux, d'où le nom d'arbres bronchiques donné à ces deux troncs.
Disposition. — Les bronches, à quelques centimètres de leur naissance, pénètrent dans les lobes du poumon , puis marchent en arrière et en dehors vers la partie supérieure de la base de l'organe, en émettant sur leur trajet de gros rameaux collatéraux qui finissent par épuiser le tronc principal. Ces rameaux naissent alternativement en haut, en dedans, en bas, en dehors, et se portent ainsi dans toutes les directions.
L'un d'eux, le premier, forme un angle obtus avec le tronc principal, et se dirige en avant, pour se ramifier dans le lobule antérieur du poumon; les autres se détachent à angle plus ou moins aigu.
Tous se subdivisent en branches successivement décroissantes, qui arrivent bientôt à un diamètre capillaire, et qui s'ouvrent alors dans les vésicules pulmonaires' (voy. Sthucture du poumon).
Forme. — Les tuyaux bronchiques ne sont point déprimés con)me la trachée ; la coupe de leur canal intérieur se monire,au contraire, régulièrement cylindri(nie.
Volume. — La bronche gauche est toujours plus peiite que la droite, le poumon gauche étant moins considérable que le droit.
(') Fig. iri6. — Trachte, bronches, poumons \^vue Miiièrienre ,. — A. i..,\\ie |.liaryng eniie, nuvene piinr iiMii.Uer I iuf nJihu um œ-diili. gieii B, il l'enirre Ju L.ryuxC. — D. OEs^ph ge. — E. SuC g ■iiclx; de l'estontiiic. - F. S..r ilinii du même. — G. Duo- .UM.um. — n. Tr...hée. — 1. R-.riMfiui.iions liioiKliM|iies dioiles. — K. Pouninn souche. — L Auile Ihoiucique. — M. Ofigiiie commune des uru,ies broiuhiqiies, resupli.i^ieiines et piemiùies iuLercoslales dorliques.
FiG. 136 (*).
/i28 APPAREIL RESPIRATOIRE.
Toutes deux sont de beaucoup inférieures dans leur volume à l'enseuible de leurs branches respectives.
Rapports. — Chaque bronche pénètre dans le lobe pulmonaire en même temps que les vaisseaux sanguins, qui forment avec elle ce qu'on est convenu d'appeler la racine duponmon. Les divisions de ce tronc arborescent sont accompagnées par l'artère, la veine, et les nerfs bronchiques, qui alTecient le même mode de ramescence.
Près de leur origine, les bronches répondent aux ganglions bronchiques. L'œsophage passe au-dessus de celle du côté gauche.
Structure. — La structure des tubes bronchiques rappelle tout à fait celle de la trachée; les parois de ces canaux aériens sont donc formées par une charpente cartilagineuse, une couche charnue, une membrane muqueuse, des vaisseaux et des nerfs.
Charpente cartilagineuse des bronches. — Cette charpente n'existe que pour les tuyaux d'un certain calibre. Les petites bronchules en sont dépourvues et offrent des parois entièrement membraneuses. Comme dans la trachée, cette charpente comprend pour chaque tube une série d'anneaux transversaux réunis bord à bord. Mais ces anneaux ne sont plus formés d'une seule lame incurvée en arc; chacun d'eux résultede la réunion de plusieurs pièces losangiques, qui se chevauchent par leurs extrémités, et s'unissent les unes aux autres de même qu'avec les segments cartilagineux des anneaux voisins, au moyen de lamelles celluleuses, et à l'aide des membranes étalées sur leur surface interne.
Membrane charnue. — Etendue en une couche continue fort mince sur toute la surface interne des anneaux cartilagineux, elle disparaît dans les petites bronches.
Membrane muqueuse. — Cette membrane, qui se dislingue de celle de la trachée par sa grande sensibilité, constitue à elle seule les parois des divisions bronchiques terminales.
Vaisseaux et nerfs.' — Les divisions vasculaires et nerveuses qui s'épuisent dans le tissu des bronches viennent des vaisseaux et des nerfs satellites de ces tuyaux ; c'est-à-dire les artères, les veines et les nerfs bronchiques.
§ IIT. — Du thorax (fi^. 137).
r Le ^Aoroa?, encore appelé cavité thoracique ou pectorale, loge non-seulement le poumon, mais encore le cœur et les gros vaisseaux qui partent de cet organe ou qui s'y rendent, avec une partie de l'œsophage et de la trachée, ainsi que des nerfs aussi remarquables par leur nombre (lue par leur importance physiologique.
On sait que le thorax a pour base la cage osseuse formée par les côtes, le sternum et le corps des vertèbres dorsales. Suspendue sous la poriion moyenne du rachis, cette cage est transformée en cavité close par les muscles intercostaux, qui ferment les espaces à jour situés entre les côtes, et par le diaphragme, cette vaste cloison oblique en avant et eu bas, qui sép;u-e le thorax de l'abdomen.
Considérée dans son ensemble, la cavité thoracique représente un cône creux, couché horizontalement, déprimé d'un côié à l'autre, surtout en avant vers son sommet, et dont la base, foimée par le diapln-agine, se trouve coupée très obliquement, en raison même de la direction qu'affecte ce muscle. Cette dernière dispo-
DU THORAX. /i29
sition rend le diamètre antéro-postérieur de la cavité beaucoup plus grand en haut qu'en bas: la dilTéronce eslplus du double.
La surface intérieure de cette cavité conique peut se diviser en six régions : un plan supérieur, un plan inférieur, deux plans latéraux^ une base, wn plan postérieur, et un sommet.
Le plan supérieur présente sur la ligne médiane une forte saillie qui résulte de la réunion des corps vertébraux, et latéralement deux gouttières profondes dites vertébro-costales. Ces gouttières, plus larges en arrière qu'en avant, sont formées par l'exlrémilé supérieure des arcs costaux ; elles logent le bord supérieur des lobes pulmonaires. Quanta la saillie médiane, elle se trouve comprise entre ces deux lobes. Couverte en avant | ar l'extrémité postérieure du muscle long du cou, cette saillie répond, dans le reste de son étendue, à l'aorte postérieure, au canal ihoracique, à la veine azygos ; on y remarque, par côté, les cordons sous-dorsaux du grand sympathique.
Lepkm inférieur, beaucoup plus court que le précédent, se trouve comme lui plus étroit en avant qu'en arrière. Ce plan a pour base la face supérieure du sternum, les cartilages sternaux, et le muscle triangulaire. Il donne attache, en arrière, au sac fibreux qui contient le cœur.
Les plans latéraux, plus étendus que les deux premiers, sont concaves sur leurs
FiG. 137 (*},
deux diamètres. Constitués par la face interne des côtes et des muscles intercostaux profonds, ils se trouvent en rapport avec la face externe du poumon.
La buse ou jioroi postérieure, formée par la face convexe du diap ragme, est circonscrite, sur son contour extérieur, par le cercle des cartilages asternaux et par la
(*) Fig. 157. — Cavité pectorale et médiastin, avec le trajet de la trachée et de l'œsophage. — A. Médiastin antérieur. — B. IM^vliuslui p.)siei iecir. — C. Le creur cl le péricarde dans la parue moyenne Uu médiastia. — D, Diaphragme, — E. Trachée. — F, OEsophage,
dernière côte. On y voit les trois ouvertures qui traversent la cloison diaphrag-
matique.
Le sommet ou Ventrée du thorax représente une ouverture ovalaire, allongée verticale nent, comprise entre les deux premières côtes et le muscle long du cou, ouverture obstruée en partie par un énorme paquet de ga!)gli;)ns lymphatiques, et qui livre pa.ssnge à la trachée, à l'œsophage, aux artères axillaires et carotides, à la veine cave aiiiérieure, aux nerfs pneumogastriques, grand sympathique, laryngés inférieurs et diaphragmaliques.
Telle est la cavité ihoracique. Comme l'abdomen, elle est pourvue d'un revêtement séreux qu'il nous reste à examiner.
DiiS PLÈViiES. — Le revêtement séreux du thorax comprend deux membranes distinctes désignées sous le nom de plèvres. Ces membranes constituent deux sacs adossés l'u:) contre l'autre dans le plan médian, et forment ainsi une cloison dite médias(ine,(\u\ divise la cavité thoracique en deux compartiments latéraux. Chaque plèvre tapisse donc une des parois externes ou costales du thorax et la moitié correspondante de la paroi diaphragiiialiqiie ; elle se replie ensuite dans le plan vertical et aniéro-postérieur de la cavité, pour concourir à la formation de la cloison médiastine, d'où elle se porte sur le poumon; disposition qui montre quatre portions dans la plèvre, savoir : une costale, une diaphragmahque, une médiastine, représentant dans leur ensemble le feuillet pariétal de la membrane, et une pulmonaire ou viscérale.
La plèvre costale est appliquée sur la face interne des côtes et des muscles intercostaux internes. Doublée sur sa face adhérente, au niveau de cl aque espace intercostal, par une lame de tissu jaune élastique, cette membrane répond, par sa face libre, au plan externe du poumon, avec lequel elle ne contracte normalement aucune adhérence. Elle se continue, en arrière, avec le feuillet diaphragmalique; en avant, en haut et en bas, avec la plèvre médiastine.
La plèvre diaphragmât ique adhère d'une manière peu serrée à la portion charnue du muscle; mais l'union est plus intime sur la portion aponévrolique. Ce feuillet se met en rapport de conliguïié, par sa face libre, avec la base du poumon ; il se confo.id avec le médiastin pur la partie interne de sa périphérie.
La plèvre médiastine s'adosse, par sa face adhérente, contre celle du côté opposé, et produit ainsi la cloison médiane qui sépare en deux la cavité thoracique. Plusieurs organes sont compris entre ks deux lames de cette cloison ; mais il faut citer le cœur eu première ligne. Lu anatomie vétérinaire, on appelle médiastin antérieur la partie de la cloison qui est en avant de cet organe ; le nom de médiastin postérieur est réservé à la partie située en arrière : termes qui n'ont pas la même signilicalion qu'en anatomie humaine, mais dont nous ne changerons cependant point la valeur de peur d'être mal compris. — Le médiastin antérieur, plus épais que le postérieur, mais beaucoup moins étendu, contient supérieurement la trachée, l'œsophage, l'aorte antérieure et ses divisions, la veine cave antérieure, le canal thoracique, les nerfs cardiaques, pneumogastriques, récurrents et diaphragmaliques ; il comprend aussi le thymus chez le fœtus et le très jeune sujet. — Le médiastin postérieur est incomparablement plus étroit en bas qu'en haut à cause de la position oblique du diaphragme. Sa partie inférieure, toujours déviée à