‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 70 sur 128 · Veiue ombilicale · texte numérisé non relu

Veiue ombilicale

APPAREIL DE LA DÉPURATION URINAIRÉ. /;6i

intra-utérine. Il occupe alors la cavité abdominale et s'avance sur la paroi inférieure de celte cavité jusqu'à l'ouverture ombilicale, flanqué par les deux artères de même nom. Son extrémité postérieure est seule engagée dans le bassin ; son extrémité antérieure forme un véritable col continu avec l'ouraque, comme le col proprement dit, avec le canal de l'urèthre. A l'époque de la naissance, ce col antérieur se sépare de l'ouraque et se transforme en un cul-de-snc libre; la vessie se retire alors peu à peu au fond de la cavité pelvienne, entraînant avec elle les artères ombilicales; et elle finit bientôt par acquérir la position qu'elle conserve définitivement chez l'adulte (fig. Itik).

Fonctions. — Le 7-ôle de la vessie est d'une incontestable utilité. En permettant l'accumulation de l'urine et l'expulsion intermittente de ce fluide excrémentitiel, elle épargne aux animaux la position désagréable dans laquelle ils se fussent trouvés si le liquide sécrété par les reins eût coulé au deliors d'une manière continue, au fur et à mesure de sa production.

Différences. — La vessie se dislingue, surtout chez les autres animaux, par la grande étendue de l'enveloppe séreuse; cette enveloppe se prolonge, en effet, en arrière, jusque sur le col, et recouvre ainsi l'organe tout entier.

Elle manque dans les oiseaux, chez qui les uretères s'ouvrent dans le cloaque.

4° Du CANAL DE L'unÉTHRE.

Nous ferons la description de ce conduit dans l'étude des organes génitaux; car, chez le mâle, c'est un organe commun à l'appareil urinaire et à l'appareil générateur ; chez la femelle même, il est en connexion très intime avec ce dernier.

5° Des capsules surrénales (flg. 124. 141).

Les capsules surrénales (1), encore appelées reins succenturiés, sont deux petits corps allongés d'avant en arrière et aplatis de dessus en dessous, qu'on trouve, chez les animaux solipèdes, appliqués sur la face inférieure des reins, en avant de la scissure et tout près du bord interne.

Leur structure rappelle, jusqu'à un certain point, celle des reins eux-mêmes. Le parenchyme, qui forme la base de cette structure, se décompose elTeclivement en deux couches : l'une externe ou corticale, l'autre interne ou médullaire. La première offre une couleur brun foncé, et se trouve constituée par des fibres perpendiculaires à la surface extérieure de l'organe, lesquelles ne sont autre chose, dit-on, que des capillaires artériels. La seconde couche, plus jaunâtre, non fibreuse, comprend dans son organisation un lacis de vaisseaux veineux très abondants; elle offre à son centre une petite cavité déprimée, qu'on regarde généralement comme le produit d'un artifice de dissection ; il nous a paru cependant que cette cavité

(1) Le nom de cop.fU^e surrénale convient parfaiteinenl en aualomie humaine, parce que t'orgnne auquel il s'applique figure, au moins dans le fœtus, une espèce de casque qui coiUe la partie supérieure du reiu. Mais cette dénomination cesse d'avoir un sens aussi bien approprié en anatomie rétérinairc.

représente, au moins quelquefois, un détail normal de l'organisation des capsules surrénales.

Celle organisation est complétée : 1° par une enveloppe celluleuse extérieure; 2° par les vaisseaux artériels très nombreux qui émanent du ironc de la grande mésentérique, et surtout des artères rénales; 3" par les veines satellites de ces vaisseaux artériels ; h° par des nerfs ganglionnaires extrêmement multipliés provenant du plexus solaire.

Les capsules surrénales se distinguent chez le fœtus par un volume relativement plus considérable que dans l'adulte , sans que cette différence, tout extérieure, influe en rien sur leur structure.

Leurs usages sont encore inconnus. Nul doute cependant que le sang lancé dans le tissu des capsules surrénales n'éprouve certaines modifications analogues à celles qui s'exercent au sein des véritables glandes. C'est, du reste, ce qu'on saura mieux (|uand on connaîtra la nature de ces organes, que l'on classe aujourd'hui dans la catégorie des ganglions vasculaires ou des glandes dépourvues de canal excréteur.

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