‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 82 sur 128 · AORTE POSTÉRIEURE · texte numérisé non relu

AORTE POSTÉRIEURE

postérieure, qu'elle croise obliquement, gagne la scissure postérieure du foie, et s'y engage avec la veine porte pour se partager en plusieurs rameaux, dont les divisions ultimes portent le sang nutritif aux lobules du foie.

Avant d'atteindre cet organe, l'artère hépatique fournit des branches paner é atiques, l'artère pylorique et la yastro-épiploïque droite.

Artères pancréatiques. — Irrégulières et fort nombreuses, ces branches se détachent de l'artère hépatique à son passage sur la face supérieure du pancréas, et se plongent dans le tissu de cette glande, dont le sang artériel vient principalement de cette source.

Arti're pylorique. — Ce vaisseau prend naissance à la hauteur du renflement placé vers l'origine du duodénum, avant que Tarière hépatique ne s'engage dans la scissure postérieure du foie, et le plus souvent, comme dans la figure 149, par un tronc commun avec l'artère gastro-épiploïque droite. Il se dirige ensuite vers la petite coubure de l'estomac, et donne autour du pylore des rameaux anastomosés avec les artères gastrique postérieure et gastro-épiploïque droite (fig. l/i9, 12).

Artère gastro-épiploïque droite (fig. 169,13). — Cette artère croise en arrière et en bas le renflement duodénal, pour se placer dans l'épaisseur du grand épiploon, en longeant la grande courbure de l'estomac, et s'anastomose par inosculation avec la gastro-épiploïque gauche. Elle fournit dans son trajet des rameaux épiploïques et gastriques tout à fait analogues Ji ceux qui émergent de ce dernier vaisseau. Mais elle donne de plus, avant de croiser le duodénum, une branche particulière désignée, dans les traités d'analomie vétérinaire, sous le nom aCartère duodénale : c'est une division assez considérable, qui suit la petite courbure du duodénum dans l'épaisseur du mésentère, et qui va s'aboucher avec la première artère du faisceau gauche de la grande mésentérique, après avoir fourni quelques artérioles au pancréas et de nombreux ramuscules au duodénum (fig. 149, 14).

Faisons remarquer, en terminant la description de l'artère gastro-épiploïque droite, que l'estomac, grâce à l'anastomose qui unit ce vaisseau avec l'artère du côté gauche, se trouve comme suspendu dans un cercle artériel vertical, formé par la splénique et la gastro-épiploïque gauche d'une part, l'hépatique et la gastroépiploïque droite d'autre part ; cercle de la concavité duquel s'élancent sur l'estomac un grand nombre de divisions, qui communiquent avec les ramuscules des artères propres à ce viscère.

ii" Artère grande mésentérique (fig. ISO).

L'artère grande mésentérique, qui porte le sang à la masse intestinale presque tout entière, est aussi remarquable par son volume que par sa distribution compliquée. Celte complication, en rapport avec celle de l'intestin lui-même, ne laisse pas que d'introduire quelques difficultés dans l'étude de ce vaisseau, difficultés que nous éviterons cependant en aJopiant le mode de desciiption, aussi simple que méthodique, employé dans ses leçons par iM. Lecoq.

La grande mésentérique naît à angle droit de l'aorte abdominale, au niveau des artères émulgentes, à 5 on G centimètres en arrière du tronc cœliaque, dont

b92 DES ARTÈRES.

elle se trouve séparée par le pancréas ; puis elle se dirige immédiatement en bas, enlacée par les rameaux nerveux anasiomotiques du plexus solaire, et se partage après un trajet de 3 à /i ccniimètres (1) en t)'ois faisceaux de branches distingués en gauche, droit et antérieur : le faisceau gauche est destiné à la masse de l'intestin grêle ; le cb^oit se distribue à la portion terminale de cet intestin, au cœcum, et à la première partie de l'anse formée par le côlon replié; Vantérieur se porte sur la deuxième partie de celte anse et sur l'origine du côlon flottant. L'ordre dans lequel ces trois faisceaux viennent d'être indiqués sera également celui de leur description ; il a, comme on le voit, l'avantage de rappeler la succession régulière des diverses parties de l'intestin, et partant le cours des aliments dans cette portion importante du canal digestif.

A. — Artères du faisceau gauche (fig. 150, 2). — Ces artères, au nombre de quinze à vingt, sont désignées sous le nom d'artères de l'intestin grêle, en raison de leur destination. Toutes s'échappent à la fois de la grande mésentérique, soit isolément, soit plusieurs en commun, et se placent entre les deux lames du mésentère pour se porter sur l'intesiin. Avant d'atteindre la petite courbure de ce viscère, chacune d'elles se partage en deux branches, qui vont à la rencontre des branches correspondantes des artères voisines, pour s'anastomoser avec elles par inosculation et à plein canal : disposition d'où résulte une suite d'arcades artérielles à convexité inférieure, arcades non interrompues qui régnent sur toute la longueur de l'intestin, à proximité et en regard de sa courbure concave. De la convexité de ces arcades émanent une multitude de rameaux qui arrivent sur l'intestin parla courbure précitée, et dont les divisions se portent sur l'une et l'autre face du viscère, pour se rejoindre et s'anastomoser du côté de la grande courbure. Ces divisions, placées sous le péritoine ou dans l'épaisseur de la membrane charnue, envoient la plus grande partie de leurs ramuscules au tissu de la tunique muqueuse, qui se distingue ainsi par une grande vascularilé, vascularité commune, du reste, à tous les organes creux de la cavité abdominale.

Telle est la disposition générale des artères de l'inlestin grêle. Il reste à indiquer quelques-uns de leurs caractères spéciaux. Voici ce qu'on remarque à cet égard : 1° Les artères de l'intestin grêle sont d'autant plus longues qu'elles sont plus postérieures, c'est-à-dire qu'elles suivent le développement du mésentère dans lequel elles se trouvent soutenues ; 2" les artères antérieures forment généralement deux séries d'arcades superposées avant d'envoyer leurs divisions sur l'intestin ; 3° la première gagne le duodénum et s'anastomose avec l'artère duodénale, rameau émis par le tronc cœliaque; h° la dernière communique avec l'artère iléo-cœcale, l'une des branches du faisceau droit.

B. — Artères du faisceau droit. — Le faisceau droit de la grande mésentérique constitue d'abord un tronc unique, long de quelques centimètres, qui se divise bientôt en quatre branches, savoir : Yartère iléo-cœcale, les deux artères cœcules, et la colique droite ou directe.

(1) Ce tronc do la grande iiK'senU'riqiic est ordinairement, chez les vieux chevaux abattus dans le.s aniphilhéAlres d'anatomie, le sié{ic d'un anévrysme plus ou moins volumineux, qui est reporté quelquefois sur le tube artériel placé à l origine des branches du faisceau droit, et qu'il n'est pas rare de rencontrer sur l'une et l'autre section de l'artère grande inésentérique.

AORTE PUSTERIEUKE.

(•; Fig 150. — Distribution de fat lère grande ?nesenlcri,/,ie. -~ I. Aorle al)Jomiiiale.2,-,2. Artères du fais, eau gauche, destine, s à linlestin grêle. 5. Artùre ilco-cœ.ale. 4. Artère cœiale supérieure jAi-lere cœcale inférieure. 6. Artère de l'arc du cœcum. 7. titère colique droite. 8. Artère colique gaucbe. J. première artcre du côlon flottant.

li9U DES ARTÈRES.

Artère iiéo-cœcaie (fig. 150, 3). — Ce vaisseau naît souvent de la cœcale interne. Il t-e place entre les deux lames du mésentère, suit d'une manière rétrograde, et à une petite distance, la portion iléo cœcale de l'intestin grêle, et s'anastomose à plein canal avec la dernière artère du faisceau gauche, après avoir émis une série de rameaux qui vont se distribuer aux membranes intestinales.

Artères cœcaies. — Distinguées en interne ou supérieure, et en externe ou inférieure, ces deux artères se portent l'une et l'autre par en bas et un peu à droite, vers la concavité de la crosse du cœcum, en embrassant entre elles l'extrémité terminale de l'intestin grêle, pour s'accoler ensuite à la partie moyenne du sac cœcal, dont elles suivent la direction.

V artère cœcale supérieure ou interne se loge dans l'une des scissures formées par les bandes longitudinales du cœcum, dans la plus antérieure, et s'étend sous la tunique séreuse jusqu'auprès de la pointe du viscère, où elle se termine en s'anastomosant avec la cœcale externe. Les rameaux fournis par cette artère sur son trajet s'échappent dans une direction perpendiculaire au vaisseau, et distribuent leurs ramuscules aux parois du cœcum (fig. 150, k).

\J artère cœcale inférieure ou externe passe entre le cœcum et l'origine du côlon, pour descendre ensuite le long du premier réservoir en se plaçant dans l'une des scissures extérieures, scissure située en arrière et en dehors. Arrivée près de la pointe de l'organe, cette artère la contourne en arrière, pour aller s'anastomoser avec le vaisseau précédemment décrit (fig. 150, 5), Elle émet sur son trajet une série de rameaux transversaux semblables à ceux de cette dernière artère. Mais elle fournit de plus une branche remarquable qu'on pourrait appeler Vartère de l'arc du cœcum : celte branche se détache en effet du vaisseau principal près de l'origine du côlon et remonte sur la crosse cœcale. dont elle suit la concavité en dehors, pour se porter ensuite en avant et en bas sur la portion initiale du côlon replié, où elle se perd après avoir parcouru un certain trajet; les nombreux rameaux collatéraux qui s'échappent de cette artère sont destinés aux parois de cette dernière portion intestinale et de l'arc du cœcum (fig. 150, 6).

Artère colique droite ou directe (fig. 150, 7). — Celte artère est la plus grosse des branches du faisceau droit de la grande mésentérique. Destinée à la portion droite de l'anse formée par le côlon replié, elle s'accole imaiédialeinent à ce viscère, en se plaçant sous la membrane péritonéale, et le suit depuis son origine jus [u'à la courbure pelvienne, où l'artère s'anastomose en arcade et à plein canal avec la colique gauche ou rétrograde.

G. — Artères du faisceau antékieur. — On en compte deux seulement, Vartère colique gauche ou rétrograde, et la première artère du côlon flottant, réunies à leur origine sur un tronc extrêmement court.

Artère colique gauche ou rétrograde (fig. 150, 8). — l'aile SC porte sur la portion gauche de l'anse colique, qu'elle parcourt, au-dessous du péritoine, depuis l'extrémité terminale du viscère jusqu'à la courbure pelvienne, où elle ronconlre l'artère droite, en suivant ainsi un traj(„'t inverse à celui des aliments, d'où son nom d'artère colique rétrograde.

Considérées dans leur ensemble, les deux artères coliques représentent une anse exactement semblable à celle du côlon replié lui-même. Elles marchent

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donc parallèlement l'une à l'autre, et finissent, après s'être légèrement écartées, par se réunir en formant une courbe parabolique. Celte anse artérielle occupe une position profonde sur l'anse intestinale, c'est-à-dire qu'on la trouve sur la face inférieure des première et quatrième portions du gros côlon, dans la concavité du pli d'où résultent les courbures sus-sternale et diapliragniati(jue, et sur le plan supérieur des deuxième et troisième parties du viscère.

Une quantité considérable de rameaux collatéraux s'échappent perpendiculairement de cette anse artérielle, et se portent dans les membranes de l'intestin; il y en aquelques-uns qui établissent une communication transversale entre les deux vaisseaux.

Première artère dn côlon flottant ( fig, 150, 9 et 151, l\). — Celle branche, dont le calibre est souvent considérable, s'infléchit à gauche, en bas et en arrière, pour se placer dans l'épaisseur du mésentère colique, très près delà petite courbure du côlon flottant. Elle rencontre bientôt une branche de l'artère petite mésentérique, et s'anaslomose avec cette branche à plein canal et par inosculation.

D. — BraUCHES INNOMllNKES DE LA GRANDE MÈSENTÉr.IQUE. — Ce SOnt deS

artérioles destinées aux ganglions lymphatiques, aux capsules surrénales, au mésentère, au pancréas, artérioles dont nous nous contenterons de signaler l'existence. Parmi celles qui vont au pancréas, il en est une cependant qui présente un volume assez considérable.

E. — Des anastomoses de la grande mésentérique. — La multiplicité et le calibre de ces anastomoses assure de la manière la plus heureuse la circulation du sang dans la masse intestinale, masse exposée justement par sa grande mobilité, à des déplacements capables d'amener des compressions plus ou moins étendues. Non-seulement ces anastomoses relient entre elles les diverses branches destinées à une même portion viscérale, soit à l'intestin grêle, soit au cœcum, soit au côlon replié ; mais elles établissent encore , entre la grande mésentérique et les troncs artériels voisins, des voies de communication qui entretiendraient, au besoin, la circulation dans le cas d'obstruction complèle des deux artères intestinales; le sang du tronc cœliaque passerait, en effet, de l'artère duodénale dans les branches du faisceau gauche de la grande mésentérique, puis, par l'artère iléo-cœcale, dans les branches du faisceau droit, et de là dans l'artère colique gauche, qui le transmettrait enfin à la première artère du côlon flottant ainsi qu'aux arcades de la petite mésentérique. La communication qui existe entre le tronc broncho-œsophagien et le tronc cœliaque, par les artères œsophagiennes et gastrique, permettrait même de comprendre une circulation collatérale capable de suppléer l'aorte postérieure, en supposant ce vaisseau lié en arrière du point d'émergence du ironc qui distribue le sang aux bronches et à l'œsophage.

4° Artère petite mésentérique (fig. 131).

Cette artère, qui porte le fluide sanguin au côlon flottant et au rectum, naît de la face inférieure de l'aorte abdominale, à angle droit, 12 ou 15 centimètres en arrière de la grande mésentérique. Elle descend entre les deux lames du mésentère colique, et s'infléchit bientôt en arrière, en décrivant une courbe à conca-

696 DES ARTERES.

vite supérieure, pour se placer au-dessus du rectum, dans les parois duquel se plongent ses divisions terminales, quaiul l'artère est arrivée près de l'anus.

La petite mésentérique laisse échapper sur son trajet treize à quatorze branches assez régulièrement espacées, qui ont d'autant plus de longueur et de volume qu'elles sont plus antérieures. Ces branches prennent leur origine sur la convexité de l'artère, c'est-à-dire par en bas, soit isolément, soit plusieurs ensemble (cette dernière disposition se rencontre fréquemment pour les quatre ou cinq premières). Elles descendent ensuite dans l'épaisseur du mésentère, et arrivent près de la cour-

FiG. 151 (*).

bure supérieure de l'intestin, où elles se comportent de la manière suivante. Les sept ou huit premières se bifurquent, et forment des arcades exactement semblables à celles des artères de l'intestin grêle, mais qui en diiïèrent cependant en ce

(') Fie. lîil- — Dislribtilion de la petite artère me'sentérique C le côlon flottant est étale' ni'ec son mésentère, et l'intestin grêle refoule h droite sous le côlon rL-plié). — 1. Tronc de l'wrlére petite mésentérique. -. Artère grunile mésentérique. 3. Sun fi.isceiiu yntéiieur. 4. Première aricre du côlon lli>ttiint, faisiiul piirlie de ce luisceau. 5. A. coliqne rétios;ru(le. 6. Fui>ceau droit de la guindé niésentenque. 7. Les branches du faisceau gauche. 8. A. rénale. 9. Extiémile terminale de l'aorte. 10. A. iliaque externe. H. A. circonflexe iliaque. 12, A. iliaque interne.

AORTE POSIÉlULUai-. /,97

(jii'elles soiil tout à fait rapprochées de la pciiic courbure du ajloii ; les dernières, destinées ;i la partie terminaU' de ce viscère et au rectum, se ramifient dans les membranes iniestinales sans former préai;ibleîuent d'arcades.

Le rameau antérieur de la première branche s'anastomose à plein canal avec l'artère fournie au côlon lloltanl par la grande mésenlérique, et de cette anastomose résulte la première arcade colique.

5» Artères rénales ou émilcentes (fig. 149, 17, et 153, 2.)

Au nombre de deux, une pour chaque rein, ces artères se détachent latéralement et à ar.gle droit de l'aorte abdominale, au niveau, à peu près, de la grande mésentèriquc, pour se porter en dehors, vers le bord interne du rein, où on les voit se diviser eu plusiems branches, qui pénètrent dans l'organe, soit par l'échancrure du bord interne, soit par la face inférieure. Arrivées dans l'épaisseur du rein, ces branches se subdivisent et forment comme un lacis de gros vaisseaux placé sur la limite des subsîances corticale et médidiairc, lacis d'où s'échappent une multitude de ramuscules qui se jettent presque exclusivement dans la couche cendrée.

L'artère rénale droite, plus longue que la gauche, passe, pour atteindre l'organe auquel elle est destinée, entre le petit psoas et la veine cave postérieure. Toutes deux sont en rapport avec l'extrémité postérieure des cai'sules surrénales.

Remarquables par leur volume relativement énorme quand on le compare à celui des glandes qui les reçoivent, ces artères ne donnent, avant de se plonger dans le tissu propre de ces glandes, que des ramuscules sans importance, dont les principaux vont aux capsules surrénales (fig. lo-î). D'autres arlérioles, parties de la grande mésenlérique ou de l'aorte elle-même, pénètrent encore dans ces petits corps.

6» Artères spermatiques.

Ces artères diffèrent dans le mâle et dans la femelle : chez le mâle, on les nomme encore r/randcs testiculalres; chez la femelle, elles siint exclusivement désignées sous le nom lïartères utéro-uvarienncs.

Artère grande testicuiaîre (fig. 153, 3). — Elle prend naissance auprès de la petite mésenlérique, soit en avant, soit en arrière, soit à côté, larement au même niveau que l'artère du côté opposé; puis elle se dirige en arrière et e/i bas, soutenue avec sa veine satellite dans un repli particulier du péritoine, et arrive ainsi à l'entrée de la gahie vaginale, dans laquelle on la voit s'engager avec les autres parties constituantes du cordon spcrmatique, pour descendre sur le testicule, en formant de remarquables nexuosilés réunies en un pa([uet allongé. Arrivée en dedans de la tête de l'épididyme, celte artère s'insinue sous la tunique albuginée, s'incruste pour ainsi dire dans son épaisseur, et contourne successivement le bord supérieur, l'extrémité postérieure, le bord inférieur et l'extrémité antérieure (lu testicule. Elle décrit dans ce trajet des sinuosités, ei laisse échapper à angle droit im grand nombre de rameai'.x également ilexueux, qui rampent sur les faces de l'urganc, en envoyant des ramuscules nouibrcux dans son épaisseur.

/l98 DES AUT£I\E^.

L'opididyine reçoit également le sang par celle arlère grande lesiicuiaire.

Artère utero- oiarlenuc. ^ — L'origine de ce vaisseau est conforme à celle de la grande losticnlaire. Il se place entre les deux lames du ligament large, et se partage bientôt en deux branches, l'une ovarienne, l'autre utérine : la branche ovarienne décrit de nombreuses flexuosités comme l'artère correspondante du mâle, et se comporte sur l'ovaire de la même manière que cette dernière artère sur le testicule ; la branche utérine ^ç. rend sur la corne de la matrice, où ses divisions s'anastomosent avec l'artère utérine proprement dite.

T AnTÈREs PETiïESTESiicuLAiRES (inâlc), ARTÈRES UTÉRINES (femelle).

Artère petite festicuiaire. — Pair comme la grande lesiicuiaire , ce vaisseau, d'iH) volume très exigu, prend naissance, soit sur l'aorte entre les artères iliaques interne et externe, soit sur celle-ci très près de son point de départ. Ce dernier cas étant le plus commun, on décrit ordinairement la petite lesiicuiaire comme une branche collatérale du tronc crural. Nous l'avons regardée comme une des artères émanées directement de l'aorte postérieure, pour rapprocher sa description de celle de l'artère grande lesiicuiaire et de l'uléro-ovarienne.

Quel que soit, du reste, son mode d'origine, la petite tosticulairc gagne l'entrée de la gaîne vaginale, et s'y engage avec les vaisseaux spcrmatiques pour se distribuer aux diverses parties constituantes du cordon. Avant de pénétrer dans l'épaisseur de ce cordon , elle abandonne plusieurs ramuscules destinés au péritoine, aux ganglions iliaques, à l'uretère, au canal déférent.

Artère utérine. — Même point d'origine que la petite lesiicuiaire, son analogue, dont elle diffère cependant par son volume beaucoup plus considérable. Elle se place entre les deux lames du ligament sous-lombaire, et se divise en deux branches en arrivant sur la petite courbure de la corne utérine : l'une antérieure, anastomosée par ses divisions avec l'artère utéro-ovaricnne ; l'autre postérieure, qui se porte sur le corps de la matrice, où elle communique avec l'artère vaginale.

§ III. — Tte l'aorte postérieure et de ses branches collatérales chez les animaux domestiques autres que les solipèdes.

l» Aorte postérieure des ruminants.

L'artère accomplit son trajet en suivant la même marche que chez les animaux solipèdes, et se termine également par quatre branches, vers l'entrée de la cavité pelvienne.

Branches parmItales. — Les nr^ires intercostales ne diffèrent que par le nombre de celles du cheval, car on n'en rencontre que douze en tout, dont huit ou neuf seulement fournies par l'aorte postérieure.

Quant aux branches lombaires et diapltragniatiqncs, leur disposition est absolument identique avec celle des artères analo^niesdos Solipèdes.

FiG. 132 (*

AORTE POSTÉRIEURE. i^Qf

^hisV artère sacrée 7noyenne se présente avec un volume plus considérable, surtout chez le Glouton et la Chèvre. Nous nous en occuperons plus loin (voyez artère iliaque interne des ruminants).

Branches VISCÉRALES. — Tronc broncfio- œsophagien. — Rien de particulier.

Tronc cœliaque (fig. 152, 1). — Celte artère descend snr le rumen, un peu en ;irrière de l'insertion de l'œsophage, se dirige à droite et se divise près du feuillet en deux branches terminales, qui sont les artères supérieure et inférieure du feuillet et de la caillette.

Les branches collatérales qui s'échappent de ce tronc sont :

1" Plusieurs artères diaphragmatiques.

T V artère splénique, destinée presque exclusivement à la rate (fig. 152, 8),

o'^ V artère supérieure du rumen, naissant toujours d'un tronc fort court qui lui est commun avec !a précédente, et se portant en arrière sur la face supérieure du run)en , pourdescendre ensuite entre les deux vessies coni- (jues et s'anastomoser avec Tarière de la face inférieure du viscère (fig. 152, 2).

k" V artère inférieure du rumen, qui s'insinue entre les deux culs-de-sac antérieurs, rampe ensuite sur la face inférieure de l'organe, en se portant vers l'échancrure qui sépare les deux vessies coniques, à la rencontre du vaisseau supérieur (fig. 152, 3).

5° V artère du i^éseau , ayant ordinairement une origine commune avec l'artère inférieure du rumen, et se portant en avant sur la gauche de l'œsophage, pour se diviser près de l'insertion de ce conduit, en deux branches : l'une supérieure, se dirigeant à droite sur la petite courbure du viscère (fig. 152, 5); l'autre inférieure, occupant la scissure qui sépare la grande courbure du réseau du sac droit de la panse, et donnant à ce dernier organe un grand nombre de rameaux (fig. 117, h).

6 ' Vartère hépatique, qui non-seulement se distribue au foie, mais fournit encore une branche pour la vésicule biliaire, et une artère duodénale divisée en deux rameaux: l'un postérieur, formant avec la première artère de l'intestin grêle une anastomose en arcade ; l'autre antérieur, communiquant avec l'artère supé-

(*) lig. lii?. — Artères des estomacs des ritmiiinnls. — 1. Tronc ccdiaqiie. 2. Artère siippricure il:. lumen, ô. Artère iiiffri.ure du rin:ien. 4. Artère icit'eneure du réseau "i Artère superieuie du lesiaii. ti. Artère supérieure du f uiUet et de lii caiHete. 7. Altère inféàfure «lu feuillet el de U lailleile. 8 Artèrr splinique. — A. OEsopha°e. — B. Sac gauche du rumen. — B', Vesiie conique gauche. — C. Sac 'Iroit du rumen. — C , Ves'îie conique droite. — D. Résenu. — K. FcuiUel. — F. Caillette, — O. Duodénum. -» il. Rate.

-)0() DES AUTÈUES,

liciiiedii fcuiilrt Cl lie la caillellc. Celle artère hépatique présente toujours son |)()iiit d'origine entre le tronc commun à l'artère splénique et au rameau supérieur (lu rumen, et celui qui donne naissance au rameau supérieur du même \iscère et à Tarière du réseau.

Ouanl aux branches terminales du tronc cœliaque, voici comment elles se comportent :

1" \'(irtbre si/jjn-iturc du feuillet et de la caillette passe successivement sur la grande courbure du premier de ces réservoirs et sur la courbure concave du seconil, puis dépasse le pylore pour se joindre par inoscuialion avec la branche duodénale de l'artère iiépatique (fig. 152, 6).

2" Vcaière inférieure du feuillet et de la caillette franchit au contraire la petite courbure du feuillet d'abord, ensuite la grande courbure de la caillette, et se perd dans l'épiploon, auquel on la voit, du reste, fournir sur sou irajet un grand nombre de rameaux (hg. 152, 7).

Chez les petits luminants, la distribution des artères du tronc cœliaque présente quelques modilications. Nous citerons la principale, qui porte sur le mode d'origine des deux rameaux destinés au réseau : ces rameaux forment deux vaisseaux particuliers qui naissent isolément du tronc cœliaque, l'artère inférieure au même point que l'artère supérieure du rumen, la supérieure, vers la bifurcation terminale du tronc.

Ar/èrc grande mésentérique. — Son origine est tout à fait rapprocliée de celle du tronc cœliaque. Après i\\\ trajet descendant de 15 à 20 ccntimèlres, celte artère se p;irlage, en deux branches, l'une antérieure, l'autre postérieure. La première, destinée à l'intestin grêle, rampe au-dessus de cet intestin, entre les deux feuillets du mésentère, et se porte en arrière eu décrivant une courbe qui laisse échapper de sa convexité, c'est-à-dire par en bas, un grand nombre de rameaux, analogues dans leur mode de terminaison aux artères de l'intestin grêle du cheval. Quant à la branche postérieure, celle du gros intestin, on la voit se diviser elle-même en deux rameaux principaux : un qui .se rend au côlon et dont les divisions croisent du côté droit, d'avant en arrière et de haut en bas, les circonvolutions décrites par ce viscère ; un autre, qui gagne la courbure concave du cœcum, et s'anastomose par arcade avec l'extrémité terminale de la branche-mère des artères destinées à l'inteslin grêle.

Artère petite niésenlériquc — Très courte et très peu volumineuse.

Artères rénales, spernialifjues, petites testicalaires. — i\e dillèrent point, dans leurs dispositions essentielles, des vaisseaux analogues des animaux solipèdes.

li" Aourt; rosTiiRiEUiiii du pouc.

K l'exception des \aisscau\ mésenléritines, dont la disiribuiion rappelle, en principe, celle (pii vient d'être indicpiée pour les animaux ruminants, à l'exception encore de l'artère sacrée moyenne, sur le compte de laquelle nous reviendrons en décrivant les artères iliaciues internes, (ouïes les branches émises par l'aorle postérieure se comportent 1t [leu (Mes ( omnie dans le cheval.

Anrti'.FS ir.iAQi i-.s iMir.NLs. 5U1

Z" AORTF rû^TKUlRUnE chez LP^ CAnN'AS5IF.R>.

On trouve également, dans la disposition des branches émanées di l'aorte postérieure clicz les animaux carnassiers, les principaux caractères présentés pai- les mêmes vaisseaux dans les Solipèdes. iMais il existe pour (juelriues-uncs d'entre elles, c'est-à-dire pour les artères cœliaquc et méseutériques, ([uelques différences (pii rapprochent ces artères de celles de l'homme. Ouant à ce qui regarde la grandi' viésentérigue en particulier, un coup d'œil jeté sur la figure '122 montrera cette artère se dirigeant en arrière, dans l'épaisseur du mésentère, émettant à gauche et en bas les artères de l'intestin grêle 2, à droite une (n-ti-re daodénale 'ù, et une branc/ie cœco-colique ti.Oi\ verra de plus, dans l'étude du tronc [)elvieu, que l'artéi-e sacrée moyenne offre quelques particularités importantes.

.\RT. III. — ArTÈ[\ES If.lAQUES internes OU TRONCS PELVIENS fflg. 155,2).

Les deux artères iliaques internes représentent les branches moyennes ou internes de la quadrifurcalion formée par l'aorte postérieure à son extrémité terminale.

Étendues depuis le corps de la dernière vertèbre lombaire jusqu'auprès de l'insertion terminale du petit psoas, dans une direction oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'avant en arrière, ces artères répondent : en avant, aux troncs veineux pelvi-cruraux, qui les séparent des iliaques externes; en dedans, au péritoine; eu haut et en dehors, à l'articulation sacro-iliaque et à l'iiium.

Sur son trajet, l'artère iliaque interne donne les branches suivantes : Vajli're oin/jilinde, la honteuse interne, ]'iliaco-nU(srulaire, la fcssière et la sons-sucrée. Elle se divise, à son extrémité terminale, en deux branches qui se mettent à cheval sur le bord supérieur du tendon du muscle petit psoas, en se plaçant l'une eu dedans l'iiutre en dehors de ce tendon : la |)rcmière est Varli're obturatrice, la seconde, Varti're iliaco-fénwrale. Nous étudierons toutes ces branches dans l'ordre de leur indication.

Préparation de l'arlcre iliaque interne. — Placer le sujet en première position; abattre luii des inemljros postérieurs; laisser le rectum et la vessie dans le liassin ; fonder h'jiéreiiient lelte dernière par insufllalion. Disséquer du côté du membre abattu les origines et les rameaux viscéraux des branches fournies par le tronc Suivre du coté opposé les rameaux envoyés par ces branches dans les masses musculaires. Alin de pouvoir préparer convenablement les artères coccygiennes, il faudra, après avoir enlevé le grand ligament isihiatitpie et disséqué l'artère honteuse interne avec le tronc sous-sacré, soulever le rectum et la vessie au moyen d'érignes à chaînette.

1" Artèrf. OMnii.iCALE (Gg. 153, ■>, et 155, 3).

Celte artère forme, pendant la vie intra-ulèrine, un vaisseau considérable tpii porte le sang du petit sujet au placenta, et qui sera décrit avec détail dans l'anatomie du fœtus.

Chez l'adulte, ce vaisseau est presque entièrement oblitéré ; il ne constitue plus

qu'une sorte de cordon fibreux, étendu de l'artère iliaque interne au fond de la vessie, et placé au bord libre du repli séreux latéral qui se détache du cul-de-sac

FiG. 133 (*).

(') Fig. lîiô. — yiie générale et sii/jerieure rie l'appui eil seniln-iiriimire du mâle a\>ec les mnisseniix arte'riels. — A. Kein gjuclic. B. Kein droit, a, h. Uielùres. C, C. Capsulps surrénales. D. Vessie uriir.iirc. K, E. Tesliculos. e. Ti'le de l'e'pidifljme e' . Queue de l'ejàdidynie. F. Caniil défèrent. G. Renllemint ptlvieu Ju canul di'feienl H. Vésieul<> séniinule gauche ([., droite ;i et.' (MÎevee avec !•• rani.ld.'ic'reni du même cût(', pour moulier riiiseriiDii de l'ureiùre dans lu vessie). 1. Pro-I ■li'. J. ijljndes de Cowpir. K. Portion membraneuse ou inlra-pplvienrie du carrai de l'uiethre. !.. l'ortion bullicirse du même. M. Corps caverneux, du peni";. h, «. .Ses racrrre.»;. IV. Tète du pénis. î. Aorte aj)duniin.ile. 'l.'l A. rtrrule.s diuruant la priuiipule artère capsulaire. 5. A giairdo te^liculaire on spiu nialique 4. Oiigirre commune des artères hunlerisrj interne et nmliilicaie. o. A. omlrilicale. C. iirauclie vcsicale de celle altère, 7, A, hoiiluuse interne. S. Sa branche vésico-proslalifuie.

ARTÈRES ILIAQULS INTERNES. 503

aniérii'iir de cet organe, (le cordon donne sur son trajet une ou plusieurs branc/ifn vésicalcs, au delà desquelles la lumière du vaisseau a tout à fait disparu; branches vésicales qui peuvent venir de Tarière honteuse interne ; et dans ce dernier cas, lare à la vérité, l'oblitération de l'artère ombilicale est complète.

2" Arïkre uoNTEUSii i.ntuum: ou bulbklse (fig. liiS, 7 ; loi, 16; l'jo, 4).

Ce vaisseau diffère dans sa distribution chez le mâle et chez la femelle.

Artère honteuse interne eliea: le uiàle. — Elle procède de l'iliaque interne, près de l'origine de celle artère, par un tronc commun au vaisseau que nous décrivons et à l'artère ombilicale ; puis elle se dirige en arrière, en suivant le bord supérieur du muscle pirifurme, placée soit en dehors, soit dans l'épaisseur du grand ligament ischialique. Arrivée au niveau du col de la vessie, elle rentre dans la cavité pelvienne, s'accole à la prostate, aux glandes de Covv'pei-, et s'infléchit enfin par en bas, en contournant l'arcade ischiale, pour se jeter dans le bulbe de l'urèlhre.

Sur son parcours, l'artère honteuse interne fournit :

l'' Des ramuscules insignifiants aux muscles qui sont en rapport avec le ligament ischialique.

•2" Vmfère vésico-prostatiqiœ (fig. 153, 8; 154, 17), branche constante dans sa distribution, maiî variable dans son origine: cette branche, destinée à la prostate, à la vésicule séminale, au renflement pelvien du canal déférent, h ce canal luimême et à la vessie, naît ordinairement près de la prostate, et se porte d'arrière en avant, en décrivant des flexuosités, siu' le côté de la vésicule séminale et du canal déférent.

3° De minces rameaux pour la portion intra-pelvienne du canal de l'urèthre, les glandes de Cowper, l'anus et le muscle ischio-caverneux.

Quant à l'extrémité terminale du vaisseau, elle s'insinue sous le muscle accélérateur, et se partage immédiatement en une multitude de ramuscules qui se plongent au milieu du tissu ércctile dubulbeuréthraI,où ils se comportent comme dans tous les tissus de cette nature.

Variétés. — Il n'est pas rare de voir la honteuse interne fournir, avant d'atteindre la glande de Cowper, V artère caverneuse, qui contourne alors l'arcade ischiale avec le nerf pénien. Quelquefois la bulbeuse donne seulement la dorsale posfén'evre de la verge, rameau de la caverneuse.

Distriliutîon de l'artère honteuse interne chez la femelle (fig. 155, Ix). — Cette artère se termine sur le côté du vagin par des branches rectales, vulvaires, vaginales et bulbeuses : ces dernières destinées au bulbe du vagin. Coumie chez le mâle, elle ne donne, sur son trajet, qu'un seul rameau important ; et ce rameau , analogue en tous points à l'artère vésico-prostaiique, constitue ["artère raf/iiiole (fig 155, 5), dont les divisions terminales se portent non-seulement sur la partie moyeîine du vagin, niais encore sur le corps de l'utérus, où elles s'anastomosent largement avec les rameaux de l'artère utérine, et môme sur la vessie et le rcctmii.

l.'aitère honteuse iiilerne de la fcniflle est, comme celle du mâle, sujette à de nombreuses vaiiéiés. Elle peut donner la caverneuse, ou seulement la dorsale du clitoris, Nous avons vu rarlèrc vaginale provenir de l'ombilicale.

3° ArTKRE SOIS-SACRÉE OU SACRÉE LATÉRALE (fig. 154, 12; 155, G).

Né en dedans de l'artère iliaque interne, au niveau de l'articulation lombosacrée, ou un peu en arrière, placé au-dessus du péritoine, au-dessous des trous sacrés et des grosses branches nerveuses qui en sortent, ce vaisseau se dirige d'avant en arrière, et arrive près de l'extrémité postérieure du sacrum, où il se termine par deux branches, Varfère ischiatique et Vartère coccygienne latérale, branches auxquelles il faut ajouter Va7'the coccygienne médiane, émise ordinairement par le vaisseau sous-sacré du côté droit.

BiîANCHES GOLLATÉiULES. — L'artère sacrée latérale fournit dans son trajet plusieurs ramuscules insignifiants destinés aux parties avoisinantes, et quatre rameaux spinaux qui entrent dans le canal rachidien par les trous sous-sacrés pour en sortir par les trous sus-sacrés, après avoir abandonne quelques divisions à l'exirémité postérieure de la moelle et aux nerfs de la queue de cheval ; ces rameaux se ramifient dans les muscles appliqués sur le côté de l'épine sacrée.

BuAKCHES TEnaiiNALES. — 1" Artère ischiatique. — Elle traverse le ligament du même nom pour se placer sous l'extrémiLé supérieure de la portion antérieure du long vaste, se dirige en arrière et en bas, et se divise en plusieurs branches (](il descendent dans l'épaiss'jur des muscles ischio-tibiaux, jusqu'au-dessous de l.i lubérosité i^chiale; hraiiches anastomosées par leur extrémité terminale avec les rameaux ascendants de l'artère fémoro-poplilée, ainsi qu'avec les divisions de l'obturatrice et de la fémorale profonde.

2" Artère coccygienne latérale. — Ce vaisscau représente , non pas par son volume, car il est beaucoup plus petit que l'artère ischiatique, mais par si direction, la continuation de l'artère sacrée latérale. On le voit marcher d'avant en arrière, et parcourir toute la longueur du coccyx, entre les vertèbres rudimentaires de celle région et les muscles ahaisseurs de la queue, en diminuant graduellement de volume, et en émettant sur .son trajet nm' série de ramuscules collatéraux qui s'épuisent dans les muscles et les téguments de la queue.

On a décrit une artère coccygienne latérale supérieure, branche de la précédente, qui ramperait entre le muscle releveur de la queue et la face supérieure des vertèbres coccygiennes; celte artère n'existe jamais : le muscle sacro-coccygien supérieur reçoit le sang artériel par des rameaux analogues aux branches spinales des artères intercostales, lombaires et sous-sacrée, rameaux qui s'éch;ippent de l'artère coccygienne latérale au niveau de chaque corps vertébral.

3° Artère coccygienne médiane, — L'origiue de ce vaisseau cst Sujette à de nombreuses variétés. Ordinairement il se détache de l'artère sous-sacrée droite, en commun avec la coccygieime latérale du même côté, D'autres fois, il s'échappe de celle dernière à 12 ou 15 centimètres de son origine. Sur une pièce que nous avons sous les yeux au moment où nous écrivons ces ligues, il

AKlKlUiS II.IAQILS INTtaNES, 505

prend naissance vois le milieu à peu près du trajei tic l'aricTe sous-sacrée. On peut la voir cnnn procéder, soit de Tarière sacrée latérale gauche, soil de la coccygienne latérale corrcspnndanle.

Quel que soit, du reste, son point d'émergence, l'artère coccygienne médiane se place sous la face inférieure des vei'tèbres caudales, entre les deux muscles abaisscurs de la queue, traverse le ligament suspenseur du rectum, et se prolonge jusqu'i! l'extrémité terminale du coccyx, en distribuant des ramuscules à droite et à gauche, et même j)ar en bas.

4° Artère iuaco-muscclaire ou iléo-lombaire (fig. lai, 14, et Ijo, 8^.

Immédiatement après avoir franchi la face inférieure de l'angle latéral du sacrum, et souvent même avant, le tronc pelvien laisse échapper de son côté externe, et à angle droit, l'artère iliaco-musculaire, qui se porte immédiatement en dehors, passe derrière l'articulation sacro-iliaque, puis entre le psoas iliaque et la surface osseuse que ce muscle couvre de ses insertions supérieures, en fournissant des divisions destinées à l'articulation précitée, ainsi qu'aux muscles de la région sous-lombaire. Arrivée près de l'angle de la hanche, cette artère se termine par plusieurs rameaux, qui s'infléchissent de bas en haut sur le bord externe de l'ilium, pour se plonger dans le fessier principal, ou qui se jettent dans le muscle du fascia lata.

5o Artère fessière (flg. 154, 13, et 155, 7).

Celte artère, la plus volumineuse des branches émanées du tronc pelvien, naît à l'opposé de la précédente, à 2 ou 3 centimètres en arrière de la sous-sacrée. Elle se réfléchit immédiatement sur le bord interne de l'ilium, et sort du bassin parla grande échancrure sciatique avec les nerfs fessiers antérieurs, en se partageant eu plusieurs branches qui vont se ramifier dans l'épaisseur des muscles grand et petit iiio-trochantériens.

6° Artère obturatrice (fig. 134, 19, et 155, 10).

Ce vaisseau, dont l'origine a déjà été indiquée, se dirige en arrière et en bas, accompagné d'un nerf et d'une veine satellites, passe entre le péritoine et l'iliun) en suivant le bord inférieur du muscle piriforme, et s'insinue ensuite sous le muscle obturateur interne pour sortir du bassin en traversant l'ouverture ovalaire, après avoir fourni une artériole vésicale constante. Placé alors entre l'obturateur externe et la face inférieure de l'ischion, il se partage en plusieurs branches, qui descendent pour la plupart dans les muscles cruraux internes etischio-tibiaux, en s'anastomosant avec les divisions ultimes de l'artère ischiatique et de la fémorale profonde.

Mais, parmi ces branches, il eu est deux ou trois qui se portent sur les racines du pénis pour se plonger dans le tissu éreclile du corps caverneux. L'une d'elles, beaucoup |)lus importante que les autres par son volume, est désignée sous le nom d'artère caverneuse.

^^^ DES ARTKRKS.

Artère eaTcrueuMe (fig. l^)l\, 20\ — Ce vaisscaii ranipo sur la face inférieure de l'ischion, en arrière et en dedans, atteint la racine du corps caverneux, et s'y plonge par plusieurs rameaux, après avoir fourni quelques divisions musculaires et V artère dorsale postérieure delà ver (je.

Celle-ci se place sur le bord dorsal du pénis, passe entre les doux ligaments qui

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