‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 83 sur 128 · iG. \r,it · texte numérisé non relu

iG. \r,it

attachent cet organe à la symphyse pelvienne, en se dirigeant en avant, et va s'anastomoser avec le rameau postérieur de la dorsale antérieure (fig. 15'j, 21).

7" ÂKTÈltE !I.IAr,0-FÉM()R\LE (fig. 154, IS, Ct loo, 9).

Signalé(! comme une des branches terminales du tronc pelvien, l'artère iliacofémorale n'existe avec un certain volume que dans les Solipèdes. Ce n'est chez les

{') V'ig. Vii. — Artères des organes génilo-urinnires du mille (vue latérale). — I. Aorle abdominale. 2. A. iliuque exl«rne. 5. Origine commune de la prépubicniie et de la grande musculaire postérieure de la clIis^e. 4 A. i>tépul)ienn(!. Si. A. abdominale poslorieure. G. A. houleuse externe. 7. A. sous-ciitanée abdominale. «. A. dorsale antérieme de la verse. !), 9. Rameaux antcrii-ur et posicrienr de celle artère. Ht. A. iliaque interne. 11. Deniicre arlùre lombaire. 12 A. sous-sacrée. 13. A lessière, 14. A. iliaro-niiis • ulaire. 1o. A. ombilicale. 1(i. A. bonliuse interne. 17. Sa branche vésicû-proslalii|ne. 18. A. iliaco-fi'nioral ■. 19. A. obluratrjce. iO. A. raveriifuse. 21. A. dor-ale poslêiieiin- de la verge tbranche de la raverncusei. 2-2. A. granle testiciil.iii e. -.">. A. nié.'.enli'riini.- po^téi ienre. — C. Terminaison du côlon Uottant. — /?. Rerluni. S. Sphincter de l'anus — . /. Ligament .snspenseur de la veige. — T. Ligament suspensour du rcclum. — ;'. Vessie. — h. Uretùie. — 7'. Testicule. — j:. Epididyme. — D. Canal dclorcnt. — i<. Vésicule séminale. — P. Prostate. — p. Glande de Covvper. — r. Racine du pénis. — s, Liganienl du corin caverneux,

AKTÉRES ILIAQUES INTEKNIiS. C)01

natios animaux, comme dans l'hoininc, qu'un rameau musculaire iiisiguifiant ei iiinominé de l'artère obturatrice.

Klle passe eu dehors du tendon du petit psoas, entre l'iliaque et le col de l'ilium, qu'elle contourne obliquement, au-dessus de l'origine du droit antérieur de la cuisse, pour descendre ensuite sur le côté externe de ce muscle et se plonger dans la masse des muscles rotuliens, en pénétrant entre le droit antérieur et le vaste externe, après avoir donné quelques rameaux aux psoas, aux fessiers et au muscle du fascia lata.

8" Artères iliaques internes nés rl'minants.

L'extrémité terminale de l'aorte, en se biiurquant, après avoir fourni les artères iliaques externes, pour donner naissance aux troncs pelviens, laisse échapper, dans l'angle compris entre ces deux troncs, une très grosse branche mcrêe vuiyeniK' d'où émanent les artères de la queue. Mais ce n'est point la seule particularité importante que nous ayons à faire connaître dans la disposition des artères du bassin.

En effet, l'artère iliaque interne émet, à son origine, \\\\ très court et très fort rameau, qui se divise pour former Yartère omfniicalo et une énorme artère utérine, celle-ci suppléant en grande partie l'artère utéro-ovarienne, qui est rudimentaire; puis elle se dirige en arrière, sur la face interne du grand ligament iscl)iati(|ue, en croisant la direction du plexus lombo-sacré, fournit sur son trajet des brandies qui rappellent V il iaco-muscidah'e, la fessii^re et Yiscinatique, et se continue, vers le milieu de la longueur du bassin, par Vartère lionteuse interne, laquelle se termine elle-même en formant l'artère dorsale du clitoris, après avoir donné des rameaux au rectum et aux organes génito-urinaires logés dans la cavité |)elvienne.

On voit d'après cette description (qui regarde les animaux femelles seulement et qu'on appliquera aisément aux milles) que nous ne signalons ni artère iliacofémorale, ni artère obturatrice : c'est qu'en effet, ces deux vaisseaux manquent absolument chez le mouton, et le dernier, quoique existant chez les grands ruminants, ne s'y retrouve qu'à l'état rudimentaire, l'un et l'autre étant suppléés par la fémorale profonde, dont les dimensions sont considérables. Vartère sacrée latérale ou sous-sacrée n'est pas non plus indiquée, car elle manque également, sa branche ischiatique venant directement du tronc pelvien, et ses divisions coccygiennes étant fournies par l'artère sacrée moyenne.

9° Artères iliaoues internes dl' porc.

Deux branches impaires, à origines superposées, naissent de l'exlrémité terminale de l'aorte entre les deux artères iliaques internes : l'une se divise presque de suite en deux rameaux latéraux, qui se portent, l'un à droite, l'autre à gauche, sous le psoas iliaque, en repré.sentanl ainsi les artères iliaco-musculaires du cheval ; l'autre, ou l'artère sacrée moyenne, placée sur la ligne médiane, rampe d'avant en arrière contre la face inférieure de l'os sacrum, et va former ks artères roc-

SOS ))KS AKTÈUKS.

cuyiemieft, aprè. avoir énus, à /i ceiitimùlrcs environ do son ori|.;in(', doux rnnioanv latéraux, traces des artèrcii sitcrres Inlrridc^i. lesquelles fouriiissenl les artérioles spinales de la ré<;ion sacrée.

Quant an tronc iliaque interne, il donne Vartire niiibiUculc, pi'ès de son origine, se dirige en arrière, vers la grande écliancrure sciatiquc, iburnit alors les rameaux fessiers, et se prolonge au delà de cette écliancrure, à la surface externe du grand ligament sacroscialique, en formant ['artère honteuse interne.

(jelle-ci émet, avant de sortir du bassin, une hn^uQ ortcre hémorrhoidule q\x'\ rampe d'avant en arrière sur le côté du rectum, [loiir s'aller distribuer à l'extrémité postérieure de cet intestin et aux organes génito-urinaires avoisinants. En dehors de la cavité pelvienne, elle abandonne quelques rameaux fessiers, dont les plus postérieurs, très considérables, représentent les divisions de Vartère ischiatique des Solipèdes. Puis elle rentre dans le bassin, et se termine à la base du pénis en fournissant les artères caverneuse et dorsale de la venje.

10° Artères iliaqves iNTP.nNES des carnassiers.

Le tronc pelvien du chien donne d'abord Vartère ombilicale, remarquable par son étroit calibre et les (lexuosités qu'elle décrit pour arrivei- sur la vessie.

Tuis l'artère iliaque interne décrit un trajet de 3 ou h centimèires, en arrière et en dedans du tronc veineux pelvi-crural, et se partage en deux branches vers l'entrée du bassin.

L'une de ces branches se place sur le côté des viscères contenus dans la cavité pelvienne : c'est Vartère honteuse interne. Elle se porte en arrière, contourne l'arcade ischiale, et se termine par les artères caverneuse et dorsale de la verge, après avoir fourni des rameaux vésicaux, hémorrhoïdaux et uréthraux, ainsi que Vurti^re utérine {([nus la femelle). Celle-ci, très volumineuse, se place dans l'épaisseur du ligament large, au-dessus de la petite courbure de la corne utérine, et se dirige en avant, sur l'ovaire, où elle rencontre l'artère utéro-ovarienne, après avoir émis de nombreuses branches collatérales, remarquables par la richesse du réseau vasculaire qu'elles forment dans les parois de la matrice.

Quant à la seconde branche de l'artère iliaque interne, branche qui rappelle Vartère sous-sacrée des Solipèdes et son rameau ischiatique, on la voit sortir de la cavité pelvienne avec le nerf grand sciatique, et accompagner ce nerf jusque derrière la cuisse, où elle s'épuise, après avoir donné, chemin faisant, des branches spinales et des artérioles fcssières. Ce n'est point celte branche qui fournit les artères coccygiennes; celles-ci viennent, comme dans le Porc et les Ruminants, de Vartère sacrée 7uoyenne.

AllT. IV. — AllTÈUES ILIAQUES EXTEKNES OT TRONCS CRURAUX (flg. 155, \\).

Branches externes de la quadrifurcalion terminale de l'aorte postérieure, les troncs cruraux descendent sur les côtés de l'entrée de la cavité pelvienne, en décrivant une courbe à concavité antéro-inférieure, et en affectant une direction oblique de haut en bas, d'avant en arrière et de dedans en dehors. Appliqués en

ARTÈRES ILIAQUKS 1 XTERMiS. 509

,l,..!ans (lu pclil psons cl de l'iliaque par le p.'riloi.ie, qui les recouvre, ils sont longés en arrière cl du côlé interne par la veine iliaque, qui les isole du irunc

FiG. 155(*).

(')Fig. \o6.—Dislrihutioii d<;S urlèiesilidr/ues iiilenic cl cxleriie(chez Injcinelle). — I. AorleuLdominuIc 2. A. iliaque inteini-. 3. Oiigint' fomiiiuno de la liouteufc iiilciiie et île l'omliiliciile (celle diMuicn' coupée) /«. \. houleuse interne. 5. A. vaginale. 0. A. sacrée laleiale. 7. Origine de la fessièrp, l'ailère naissani ici dt la sacrée latérale, disposition <\n\ s'o))servc le plus souvent dans l'âne. 8. Origine de I iliaco-musciilaire î). Origine de IMIaco-fVniorale. 10. .V. Ohtiiratrice. U. A. iliar(ue cxteinc. 12. A. circonllexe iliaque (coupre). 13. A. lémorale. (4. Origine romniiine de la grande musculaire pnstéiieuie de la cuisse et de la pre'puliiennc. 13. Origine de la grande musculaire antérieure. IG. Origine de la .sapliène (l'artère enupec). |8. A. iioplilée. l'J. A. lemoru-^oplilte. 20. Ancre satellite du nerf grand femoropoplité. 2'. .V. tihiale poslérieure. 22. .Sou rameau de c.inimunication avec la iaplicnc. 2j, .\. plaulaiic externe. 2i. Arlcrc ialellitc du ncrl plantaire iulci uc. 2o. A. digit 'le.

.Mo DES ARIERES.

pelvien. Quand ils arriveiilau niveau du bord antérieur du pubis, dans l'inlerslice qui sépare du pectine le long adducteur de la jambe, chacun d'eux se prolonge sur la cuisse en prenant le nom cVartcre fémorale, et de là dans le pli de l'arliculation fémoro-tibiale, où il reçoit la dénomination d'artère poiditéc.

Avant de passer à la description de ces deux vaisseaux, continuation de l'artère iliaque externe, nous indiquerons les branches collatérales qui émanent directement de ce tronc lui-même. Ces branches sont au nombre de deux principales : la petite testiculaire ou Vutérine, et la circonflexe iliaque. L'étude de la première ayant déjà été faite (page ^98), nous n'avons à nous occuper ici que de la seconde.

Artère circonflexe iiia<|uc (fig. 151, 11). — Cette artère prend naissance à angle aigu près de l'origine et en avant de l'iliaque externe; on la voit quelquefois émerger directement de l'aorte abdominale. i:lle se dirige ensuite en dehors, marche entre le péritoine et l'aponévrose lombo-iliatiue, puis, arrivée au niveau du bord externe du grand psoas ou même un peu plus loin, se divise en deux branches : l'une antérieure, dont les ramifications se jettent dans la portion charnue des muscles transverse et petit oblique de l'abdomen, où elles s'anastomosent avec les artériolos abdominales des branches lombaires et intercostales ; l'autre postérieure, qui, après avoir donné quelques rameaux aux mêmes muscles, traverse la |)aroi abdominale un peu au-dessous de l'angle externe de l'ilium, en passant entre le muscle petit oblique et le psoas iliaque, pour descendre en dedans dn bord antérieur du muscle ilio-aponévrotique, et s'épuiser en avant de la cuisse par des divisions sous-cutanées.

§ ï. — Artère fémorale (lig. 151,11).

Prolongement de l'iliaque externe, qui change de nom à partir du bord antérieur du pubis, l'artère fémorale occupe d'abord sous l'arcade ciurale, avec un paquet de ganglions lymphati(]ues, l'interstice compris entre les muscles pectine, long adducteur de la jambe et psoas iliaque. Elle descend ensuite, accompagnée de sa veine satellite, qui lui est postérieure, et du nerf saphène interne, le long du pectine et du vaste interne, accolée au bord postérieur du long adducteur de la jambe. Mais elle abandonne bientôt ce muscle pour traverser l'anneau formé par les deux branches du grand adducteur de la cuisse et par la coulisse oblique de la face postérieure du fémur, arrive ainsi au niveau de l'extrémité supérieure des jumeaux de la jambe, et se continue entre ces deux muscles en prenant le nom d'artère poplitée.

Sur son parcours, l'artère fémorale distribue aux parties avoisinantes un certain nombre de branches collatérales, qui sont : les artères préjjuOienne, musculaii^e profonde, musculaire superficielle, petites musculaires et saphène.

Vrepamtion. — I/;iiiiinal ctanl placé ou première position, le membre fortement relevé, ou enlèvera la poau avec précaution sur la face interne de la cuisse, sur les organes génitaux de la région inguinale et la paroi abdominale inférieure. On cberchera d'abord le long de la veine saphène et l'on disséquera les branches de l'artère de tnéme nom; puis on pas- .sera à l'artère prépubienne, qu'on ira chercher dans le trajet inguinal, et dont on préparera les diverses ramiûcations en allant de l'origine à la lerniiuaisoii de ces branches. L'excisiou d une partie des muscles adducteurs de la j.iuibe et grand adducteur de la cuisse permettra

AKIEHES ILIAQUES li.VTLRNKS. 511

ensuite de mettre à découvert dans tout son trajet le tronc de l'artère fémorale et ses autres branches collatérales.

■1° Artère prépubienne (fig. lai, 4).

L'origine de cette artère est placée à la liaiitcur de la ligne de démarcation artificielle qui sépare l'artère iliaque externe de la fémorale, c'est-à-dire à l'extrémité supérieure de cette dernière. Elle émerge donc de ce vaisseau au niveau du bord antérieur du pubis; ce n'est jamais isolément, mais toujours avec la musculaire profonde, au moyen d'un tronc commun, généralement fort court, qui s'échappe à angle aigu du côté interne de la fémorale.

L'artère pré-pubienne traverse ensuite l'anneau crural, en regard duquel elle prend son origine, se place sur la face antérieure de l'arcade crurale, derrière le collet de la gaîne vaginale, et se partage alors, après un très court trajet, en deux branches, qui sont Yartère abdominale postérieure et la honteuse externe.

Artère abdominale postérieure [épigastriqiw (.hns l'homme) (fig. 15^, 5).— Elle se sépare de la honteuse externe en formant avec elle un angle aigu, passe en dedans du collet de la gaîne vaginale, en croisant la direction du cordon spermalique, se place entre le petit oblique et le transverse de l'abdomen, longe d'arrière en avant le bord externe du grand droit, et se plonge enfin dans l'épaisseur de ce muscle, où ses divisions terminales s'anastomosent avec celles de l'artère abdominale antérieure. Les nombreux rameaux collatéraux que cette artère abandonne sur son trajet s'épuisent principalement, soit dans ce même muscle droit, soit dans les autres parties constituantes de la paroi abdominale inférieure, la peau y comprise; les supérieurs communiquent avec la circonllexe iliaque.

On remarquera la position qu'occupe l'artère abdominale postérieure, à son origine, au côlé interne du collet de la gaîne vaginale; position qui indique assez que. dans le cas de iiernie inguinale étranglée, le débridenient de l'anneau doit se faire en dehors, pour éviter la blessure de ce vaisseau.

Artère honiense externe (fig. 154, 6). —Cette artère descend d'abord sur la paroi postérieure du canal inguinal, en arrièreetun peu en dedans du cordon testiculaire ; puis, après avoir franchi l'anneau inférieur du canal, elle se partage en deux branches : V artère sous-cutanée abdominale, et la dorsale antérieure de la veryc. Vartère sous-cutanée abdominale se dirige en avant sur la face superficielle de la tunique abdominale, en longeant l'insertion du ligament suspenseur du fourreau. Arrivée au niveau de l'extrémité antérieure de ce ligament, elle se termine par plusieurs divisions sous-cutanées, dont une s'inlléchit au-devant de l'ombilic, pour s'anastomoser en arcade avec une branche analogue de l'artère opposée. Elle donne sur son trajet des artérioles destinées aux bourses, au fourreau, aux ganglions inguinaux superficiels, à la peau, etc. (fig. 154, 7).

Vartère dorsale antérieure de la verge gagne le bord supérieur du pénis, après avoir fourni une ou deux branches scrotales, et se partage alors en deux rameaux : V un, postérieur, rencontre la dorsale caverneuse de la verge, et s'anastomose avec elle; l'autre, antérieur, plus long, plus volumineux, et très flexueux dans l'état de rétraction du pénis, suit le bord dorsal de cet organe jusqu'à son extrémité antérieure, et se plonge dans le tissu érectile qui forme celte cxlrénntc. Des deux

512 UES AUÏEUES.

rameaux de celle arlèic dorsale antérieure du pénis s'écliappcnt, comme de Tarière postérieure, des ramuscules rjui pénèirent dans le corps caverneux et les parois du canal de l'urèlhre ; ils donnent de plus des artérioles prépuiialcs (fig. 15/i, 8).

Chez la femelle, V artère Jionteiise externe offre une disposition, sinon tout à h fait semblable, du moins analogue à celle qui vient d'être indiquée. Comme dans le mâle, ce vaisseau parcourt le trajet inguinal, et se partage, après sa sortie de ce canal, en deux branches : l'une antérieure ou sous-cutanée abdominale^ l'autre postérieure ou }nainmaire. Cette dernière, la plus volumineuse, représente la dorsale du pénis. Elle envoie plusieurs rameaux au tissu de la mamelle, et se prolonge dans l'entre-deux des cuisses par une branche périnéale, qui va se terminer dans la commissure inférieure de la vulve, après avoir fourni des branches glandulaires et des rameaux cutanés.

2" Artère musculaire profonde, ou grande musculaire postérielre de la cuisse,

ou FÉMORALE PROFONDE (fig. loo, I i).

INée en commun avec la précédente, c'est-à-dire avec la pré-pubienne, l'artère musculaire profonde de la cuisse se dirige en arrière, pénètre entre le psoas iliaque et le pectine, puis entre ce dernier muscle el l'obturnleur externe. Elle arrive ainsi sous la face profonde des adducteurs de la cuisse, s'infléchit derrière le fémur, et se perd dans la substance des muscles cruraux inteines et postérieurs, par des rameaux ascendants ;inastomosés avec Tarière ischialique, par des rameaux descendants et des rameaux internes dont les ramifications terminales s'abouchent avec celles de Tarière obturatrice.

Les principales artérioles de l'articulation coxo- fémorale viennent de ce vaisseau.

3" Artère musculaire superficielle, ou grande musculaire antérieure (fig. 155, 15).

Plus petite que la précédente, el naissant à l'opposé de cette artère, mais un peu plus bas, la grande musculaire antérieure se dirige en bas, en dehors et en avant, passe entre le long adducteur de la jambe et le cône musculo-tendineux qui termine en commun le grand psoas et l'iliaque, fournit quelques ramuscules à ces muscles, se plonge dans l'interstice qui sépare le vaste interne du droii antérieur (le la cuisse, et se perd dans la n)asse du triceps crural.

(^e vaisseau rappelle donc l'artère iliaco-fémorale, qu'on a vue se jeter dans ce triceps, en pénétrant dans l'interstice compris entre le droit antérieur et le vaste externe.

i" Artères musculaires innominées ou petites musculaires.

L'artère fémorale fournit sur son trajet de nombreuses artérioles destinées aux muscles environnants el trop petites pour mériter une description parlicidière: c'est de ces vaisseaux que nous voulons parler. L'un d'eux donne Vartère nowricière du fémur, la plus grosse peut-être de toutes les artères des os. Une autre (fig. 155, 17) envoie sur le grasset une longue branche articulaire analogue à la grande anostoniolique de l'homme, liKjuelle branche descend le long du vaste interne,

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