‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 84 sur 128 · ARTÈRES ILIAQUES EXTERNES · texte numérisé non relu

ARTÈRES ILIAQUES EXTERNES

SOUS les adducteurs de la jambe, au niveau de l'iiiterslicc qui sépare ces deux muscles.

ti" Artère saphène (tig. 153, 16).

Cette artère, remarquable par son petit volume, la longueur de sou trajet et ses connexions avec la veine dont elle porte le nom, est destinée à la peau de la face interne de la cuisse et do la jambe.

Elle prend son origine à angle aigu sur le milieu à peu près de l'artère fémorale, soit isolément, soit en commun avec l'une des principales musculaires innominées, et devient superficielle en passant dans l'inlorslice dt's deux adducteurs de la jambe, ou en traversant l'un de ces muscles, le court ordinair^-mcnt, c'est-à-dire le muscle du plal de la cuisse. Elle se place alors à la surface de celui-ci, s'accole à la veine sapliène, et se partage en deux branches, à la hauteur de l'angle de réunion dos deux racines qui constituent ce vaisseau veineux. Une des branches accompagn*^ la veine antérieure jus(|u'auprès du tiers inférieur de la jambe; l'autre suit la veine postérieure, et s'anastomose ordinairement, dans le creux du jarret, au-dessus du calcanéum, avec un rameau de l'artère tibiale postérieure, rameau qui communique aussi avec une des branches de l'artère fémoro-poplitée.

§ II. — Artère poplitée (lig. 155, 18).

Préparalion. — La préparation qui a servi à l'étude de l'artère fémorale étant à peu près disposée comme dans la figure 155, on enlèvera sur cette pièce le jumeau interne et le muscle poplité.

On donne ce nom à la continuation de l'artère fémorale. Ce vaisseau suit une direction descendantederrière l'articulation fémoro-tibiale, entre les deux jumeaux, s'insinue sous le muscle poplité, et se bifurque au niveau de l'arcade péronière, c'est-à-dire après un trajet de 15 à 20 centimètres, pour former les artères tibiules postérieure et antérieure.

L'artère poplitée émet dans son trajet : 1° Vartère fémoro-poplitée; 2' des rameaux articulaires ; 3" des branches musculaires, principalement destinées aux jumeaux, et au nombre desquelles il faut citer particulièrement une longue division qui descend en dedans du perforé, en compagnie du nerf grand fémoropoplité, pour se terminer superficiellement près de la corde du jarret, où cette division s'anastomose avec un rameau récurrent de l'artère tibiale postérieure (fig. 155, 20).

Vartère fémoi^o-poplitée est la seule de ces branches collatérales qui mérite une mention particulière. Son origine indique la limite des artères fémorale et poplitée, car elle se détache à angle droit, au-dessous de l'anneau du grand adducteur de la cuisse, c'est-à-dire du point intermédiaire aux deux vaisseaux indiqués. Placée entre le demi-membraneux et le demi- tendineux, d'une part, le long vaste, de l'autre, celte artère se dirige d'avant en arrière, et arrive jusqu'auprès du bord postérieur de la fesse, où elle se termine par des divisions sous-cutanées, après avoir émis des rameaux descendants et des rameaux ascendants : parmi les premiers, principalement destinés aux jumeaux, (xistent quel(]ucfois la branclio satellite du

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nerf scialicjiie, ei une grêle aitériole qui descend avec le nerf saphèiie externe dans le creux du j;irret, où elle rencontr<>, comme la précédenlo, une brandie de la tibiale postérieure; quant aux rameaux ascendauis, dont plusieurs remontent le long du nerf grand fémoro-poplité, ils s'anaslomoseiit soit avec la fémorale profonde, soit avec l'isciiiaiique, dans l'épaisseur ou dans les interstices des muscles ischio-tjbiaux (fig. 153, 19).

§ III. Sranches tenniuales de l'artère pophtéc.

1" ARTi:ni; tibiale tostéuiei iik (tig. 153, 21).

Préparation. — Suivre les indicatious fournies pur la ligure lîio.

D'abord située profondément derrière le tibia, sous les muscles poplilé, nécliisseur obli^iue et fléchisseur profond des phalanges, celle artère descend vers le creux du jarret, en devenant de plus en plus superficielle, et en se plaçant sous l'aponévrose jambière, dt'r rière le tendon du fléchisseur oblique, avec sa veine satelliie. Arrivée au niveau du sommet du calcanéum. elle traverse l'aponévrose préciiée. décrit une courbure eu S, s'accole au grand nerf scia'.i(iue, s'er)g:)ge avec lui sons l'arcade tarsienne, puis se partage à la hauteur de l'astragale, en deux branches terminales, les artères plantaires.

Grandies collatérales. — Nous citerons : 1" de nombreux rameaux destinés aux muscles lihiaux postérieurs de la couche profonde; 2" l'artèi'e médullaire du libia; 3" des artères articulaires tarsiennes, dont une principale passe, avec une grosse arcarle \eineu-^e, sous le tendon du muscle perforant, vers l'extrémilé inférieure du tibia, pour i-e distribuer en dehors du tarse par des ramuscules descendants et des artérioles ascendantes qui remontent même le long de la corde du jarret; Ix" une branche superficielle, née ordinairement de la seconde inflexion de la courbure eu S décrite par l'artère à son extrémité inférieure, branche ascendante pl.icée dans le creux du jarret, anastomosée avec l'artère saphène, ainsi qu'avec le rameau pop'ité satelliie du nerf grand sciatiqiie, et dont les ramifications, presque toutes sous-cutanées, se ré|)audeiit, en dedans et en di-liors, sur les côtés du jarret et de l'exiréuiilé inf<>rieure de laj;imhe.

Branches terminales. — Les Aqiw branches terminales de l'artère tihiale postérieure sont deux vaisseaux d'un très faible volume, traces des artères plantaires de l'homme. Appliquées sm- la face externe de la synoviale tendineuse qui tapisse la coulisse tarsienne, ces branches se placent, l'une en dedans, l'autre en dehors du tendon perforant, et descendent avec les nerfs plantaires juscpi'au niveau de l'ex- Iréuiilé supérieure du métatarse, où elles abimdonnent ces nerfs pour s'anastomoser l'une et l'autre avec la pédieuse perforante, en formant une sorte d'arcade profonde en traveis de l'extrém lé supéiiemedu ligamenl suspeuseur du boulet, c'est-à-dire de cette lanière fibreuse posi métatarsienne qui représente les muscles interosscux plantaires des animaux téiraiiactyles ou pentadactyles.

Dans leur trajet, ces artères plantaires ne donnent que des ramuscules insignilîatits destinés aux articulations tarsiennes.

De la convexité de l'arcade qu'elles forment par leur réunion avec la pédieuse perforante, s'échappent quatre longs rameaux descendants :

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