‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 108 sur 262 · Côlon · texte numérisé non relu

Côlon

1.0 cùloii so divise eu doux parties, dilférentes par leur volume ol par la disposition [u'ellos aHecteiil dans la cavité abdominale. La première est le (jros côlon ou le côlon ri/l/r ; la deuxième, le pelil côlon ou le côlon floKanL

Gros côi.on ou côlon niiPLlÉ (Qg. 176, 177). — Cet intestin prend son origine .111 caecum, et se termine par un rétrécissement brusque auquel fait suite le petit iiilon.

Lomjueur. Capacité. — Il offre une longueur de 3 à Z|. mètres, et une capacité moyenne équivalente à 85 litres environ. ^

Forme. Disposition générale. — Sorti de la cavité abdominale et développé sur line table ou sut le sol, il représente un volumineux canal, offrant des renflements et (les rétrécissements successifs, parcouru à sa surface par des bandes longitudinales, l)()sselé, plissé transversalement dans une grande partie de son étendue, absolument comme le caecum, et replié en deux, de manière à former une anse dont les deux

i branches, exactement de même longueur, sont maintenues accolées par le péritoine,

i qui se porte de l'une sur l'autre, disposition telle que l'extrémité terminale du gros

I côlon revient vers le point de départ du viscère.

iMajs cette anse colique, ainsi développée dans toute sa longueur, n'eût pu être ren-

t fermée dans l'abdomen. Aussi se replie-t-elle à son tour (aux points FF delà fig. 177) de dessus en dessous et de

I droite à gauche, en formant des courbures qui seront étu-

I diées plus loin. D'où il résulte que le gros côlon, étudié en position dans la cavité abdominale, se partage en quatre portions accolées deux à deux, et qu'une coupe transversale de cette cavité, pratiquée en avant de la base du cas-

i cum, donnerait pour cet intestin les résultats indiqliés par

i la figure 178.

Trajet et rapports. — En suivant le trajet du gros fio. 178.— Schéma du côlon. ' côlon, depuis son origine jusqu'à sa terminaison, pour

' étudier ses quatre portions dans leurs rapports normaux, voici ce que l'on observe : Parti de l'arc du caecum, le côlon se dirige en avant, au-dessus de la portion moyenne de ce réservoir, qu'il suit jusqu'à sa pointe. Arrivé contre la face postérieure du diaphragme, dans la partie la plus déclive de celle-ci, il se replie en bas et à gauche, en formant une première courbure, dite sus-sternale parce qu'elle repose sur l'appen* dice xiphoïde du sternum (fig. 176, (j). A partir de ce point commence la seconde portion du viscère, laquelle se met en rapport immédiat avec la paroi abdominale inférieure, et remonte en arrière jusque dans la cavité du bassin, où elle s'infléchit à gauche pour constituer la courbure pelvienne. Cette courbure, centre de l'anse colique, répond au rectum, à la vessie, ainsi qu'aux canaux déférents, ou bien à l'utérus et aux ovaires, suivant le .sexe. Elle se continue par la troisième portion du côlon, qui se porte en avant, au-dessus et à gauche de la précédente. Accolée à celle-ci par le péritoine et du tissu conjonctif, cette nouvelle section intestinale arrive sur le cenire phrénique, et se replie alors à droite et par eu haut. La courbure qui résulte de cotte troisième réflexion est dite diapkragmatique, h cause de ses rapports avec la membrane musculo-aponévrolique qui cloisonne la grande cavité du tronc, ou gaslroliéputi(jiie, parce qu elle s'applique également sur le foie et l'estomac (lig. J76, /.).

OHAUVKAU. — i!' lillil. Ï8

;,3.i:, DE L APPAUEIL DIGESTIF CHEZ LES MAMMIFERES.

A celle comburc succède la qualrième et dernière porlion du gros côlon, accolée à la , première, comme la seconde à la iroisième. Celle-là remonle en arrière jusqu'au niveau de, l'a base du caecum, où elle se termine en se rélrécissanl subilemcnl el se conlinuanl avec le pelit côlon ; elle occupe la région sous-lombaire, et se trouve appliquée, par l'intermédiaire d'une couche conneclive, contre la face inférieure du pan- i créas et le côlé interne de l'arc caecal. ^

Moyens de fixité. — Le gros côlon peut se déplacer aisément dans la cavité abdo- | 4ninale. Ilesl cependant fixé : 1° par son origine au caecum et le frein séreux qui l'at- j tache à ce réservoir ; T par l'adhérence de sa portion terminale au pancréas et à la .! crosse du caecum ; 3° par le mésocôlon. Ce dernier ligament forme, dans la concavité î de la courbure pelvienne, une espèce de raquette dont le manche se prolonge à une petite distance entre les deux branches de l'anse colique. Plus loin, ces deux branches s'accolent directement l'une à l'autre. »

Surface extérieure. — On a vu que le côlon replié n'offre pas partout le même diamètre, qu'il est bosselé, plissé el parcouru par des bandes longitudinales; il importe d'étudier avec détail cette disposition de sa surface extérieure dans chacune des régions que nous venons de lui reconnaître. — A son origine, le côlon replié est extrêmement étroit; c'est à peine s'il égale l'intestin grêle. Mais il se renfle bientôt, el prend un volume considérable, qu'il conserve encore auprès de la courbure pelvienne. Il se rétrécit alors progressivement jusqu'au milieu de la troisième portion du viscère, où son diamètre, réduit à son minimum, surpasse néanmoins de beaucoup le détroit placé l'origine de la première portion. En arrivant près de la courbure diaphragmatique, le gros côlon se rende de nouveau peu à peu, et finit par acquérir, près de sa terminaison, , le plus grand volume qu'il ait encore présenté. — Les bandes charnues qui maintiennent l'organe plissé transversalement sont au nombre de quatre dans toute l'étendue de la première porlion dilatée. Trois se perdent en arrivant près de la courbure pelvienne, où l'on n'en trouve plus qu'une seule, placée dans la concavité de celte courbure. Au! niveau du second renflement, il en existe trois dont deux se prolongent sur le côlon i flottant. — Les plis transversaux formés par ces cordons aplatis sont à peine indiqués> vers la courbure pelvienne; ils manquent au niveau du rétrécissement qui fait suite à celte courbure; c'est dans toute l'étendue du premier renflement qu'ils sont le plusnombreux cl le plus profonds.

Surface intérieure. — Elle ne donne lieu à aucune considération particuUèrc, car elle rappelle exactement celle du caecum.

Structure. — La membrane séreuse enveloppe tout l'organe, excepté dans Ics^ points où il s'adosse à lui-même ou contre d'autres viscères. C'est ainsi que le péritoine, en passant de la région sous-lombaire sur la dernière portion du côlon, laisse àj nu la surface qui adhère par du tissu conjonctif à la face inférieure du pancréas et auii caecum; c'est ainsi encore qu'en se portant d'une branche de l'anse colique sun l'autre, la membrane séreuse ne recouvre point leurs côtés adjacents, excepté du côtéi de la courbure i)elvienne, où elle forme le mésocôlon. — La couc/ie charnue ne difl'ère ponit, dans sa disposition, de celle du caecum. — La membrane muqueuse est dans kv même cas. — Les artères émanent de la grande mésenlérique; ce sont les deux artères coliques. — Les deux veines satellites se confondent bientôt en un seul tronc quii: gagne la veme porte. — Les lymphatiques aboutissent en définitive au réservoir de- Pecquet. -~ Les nerfs émergent du plexus de la grande mésenlérique.

Petit côeon ou côlon flottant (fig. 176). — Le petit côlon est un lubi- bosselé. qm succède au côlon replié, et se termine par le rectum dans la cavité pelvienne.

DK 1,'lNTliSTlIS. 435

Lotéf/ueiir. Fanne. Trajet. J{a/)j)orts. — Long {l'cnvirou '6 métros, ce tube oflrc line disposition cxtéricuro analogue t\ celle de l'intestin grêle. Seulement, il est du (idiihlc pins gros, régulièrement bosselé à sa surface, et pourvu de deux bandes loiigituclinalos larges et épaisses, une du côté de la grande courbure, une sur la petite. Parti de l'extrémité terminale du gros côlon, à gauche du caecum, où il répond à la ki ininaisondu duodénum, et où il reçoit l'insertion du grand épiploon, cet intestin se vite dans le ilanc gauche, en formant des replis qui se mêlent aux circonvolutions de iitestia grêle. Il remonte ensuite dans le bassin pour se continuer directement par le rectum.

Moyens de fixité. — Flottant comme l'intestin grêle, le petit côlon se trouve suspendu à ime lame séreuse, ai)pelée mésentère colique, exactement semblable au mésentère proprement dit, mais plus large. Ce mésenière se détache de la région souslombaire, non pas autour d'un point central, mais sur une ligne étendue depuis la grande mésentérique jusqu'au fond de la cavité pelvienne. Il est plus étroit à ses extrémités que dans sa partie centrale.

Intérieur. — La surface interne du côlon flottant offre des plis valvidaires analogues à ceux du caecum et du gros côlon. C'est dans l'intervalle que les matières fécales se moulent en crottins.

Structure. — La séreuse est sans intérêt spécial. — La tunique charnue rappelle exactement, par son arrangement, celle du gros côlon. — Quant à la membrane muqueuse, elle offre la même organisation que la tunique interne de ce dernier viscère. — Le sang est apporté à ces membranes par l'artère petite mésentérique et par une branche de la rjrande. Il est déversé ensuite dans la veine porte au moyen d'un tronc veineux qui rampe dans l'épaisseur du mésentère. — Les lymphatiques sont presque aussi beaux et aussi nombreux que ceux de l'intestin grêle; ils vont au même confluent, c'est-à-dire le réservoir de Pecquet.

Fonctions du côlon. — C'est dans cet intestin que s'achève l'absorption des boissons et des matières alibiles solubles. Quand la masse alimentaire arrive dans le petit côlon, dépouillée de ses principes assimilables et chargée des substances d'excrétion versées à la surface du tube intestinal, elle perd son nom pour prendre celui d'excrémeii/s ou de fèces. Ces excréments, pressés par les contractions péristaltiques de la tunique charnue, se- divisent en petites masses arrondies ou ovoïdes, et cheminent vers le rectum, dans lequel ils s'accumulent, pour être ensuite chassés au dehors.

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