‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 126 sur 262 · APPAREIL DE LA RESPIRATION CHEZ LES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

APPAREIL DE LA RESPIRATION CHEZ LES MAMMIFÈRES

deux organes. La trachée humaine est longue de O^.IS environ et large de0'",02i elle est composée'par une vingtaine de cerceaux cartilagineux ayant la forme d'un C,î

J''io. 203. Appareil respiratoire de l'homme (vue aniérieure) cerceaux qui sont plus intimement unis les uns -.nv . . , .

maux, cet organe est situé dans le pla me'r. Z T7\ ''''' '''''''

Pidii meaian, en haut du cou, où il est embrassé

(*) d, poumon gauche; 2, poumon droit • 3 nroillM.„ i.

DU CORPS THVROIDE ET J)t] THYMUS. /l99

par les lobes du corps thyroïde ; il se dévie un peu à droite à son entrée dans la cavité llioracique. — On désigne sous le nom de broncites, en analomie humaine, les deux courts conduits qui se trouvent entre l'extrémité inférieure do la trachée et les poumons. La bronche droite est la plus courte et la plus large ; elle a une direction presque horizontale et pénètre dans le poumon droit au niveau de la quatrième vertèbre dorsale. La gauche, moins volumineuse, mais plus longue, gagne le poumon correspondant à la hauteur de la cinquième vertèbre.

h" Poumons. — Les poumons de l'homme pèsent 1200 grammes environ. Comme

1 datis tous les animaux, le poumon droit est un peu plus volumineux que le gauche; le premier est divisé en trois lobes; le second n'en présente que deux. La veine caye inférieure n'est pas entourée par le tissu pulmonaire. On remarque que les lobes prin-

I cipaux sont partagés en lobules de 1/2 h 1 centimètre de diamètre, lobules visibles h la surface et sur les limites desquels se dépose, chez les sujets adultes, une assez grande quantité de matière pigmentaire. Ces taches de pigment, qui donnent souvent à la

■ surface du poumon l'aspect d'un damier, n'existent pas pendant le jeune âge. Rien à

Idire de spécial sur la conformation intérieure et la structure.

DES CORP& GLA.NDIFORMES QUI SONT EN CONNEXION AVËC L'APPAREIL RESPIRATOIRE.

1° Corps thyroïde.

Lé corps thyroïde est constitué par deux lobes ovoïdes de couleur brun rougeâtre, situés très-près et en arrière du larynx, sur le côté des deux premiers cerceaux de la ; trachée.

Ces deux lobes, distingués en droit et en gauche, semblent être, à première vue, I parfaitement indépendants l'un de l'autre ; mais un examen moins superficiel les imontre réunis par un cordon intermédiaire, qui passe en travers de la face antérieure Ida tube trachéal.

Chaque lobe du corps thyroïde répond en dedans au tube précité, et se trouve recouvert en dehors par le muscle omoplat- hyoïdien.

Structure. — Le corps thyroïde se compose d'une enveloppe fibreuse et d'un tissu ipropre ou parenchyme.

V enveloppe fibreuse est assez mince, mais résistante; elle est de nature conjoncitive et envoie de sa face interne un grand nombre de lamelles minces, nucléolaires qui ■se croisent de façon à limiter des espèces de loges dans lesquelles est compris le tissu ipropre.

Le parenchym.è est divisé en lobules dont on devine la présence par un simple ■examen de la surface de l'organe. Ces lobules sont composés de vésicules dont la forme et le contenu peuvent varier beaucoup, soit avec l'âge, soit avec les régions. Dans le ifœtus ou le très-jeune sujet ces vésicules sont arrondies ou ellipsoïdes et constituées ipar une mince membrane amorphe, tapissée par des cellules polygonales dont le noyau ■est volumineux; elles contiennent alors un liquide granuleux. Dans l'adulte, ces vésicules ise déforment, plusieurs se confondent après s'être distendues, l'épithélium est moins évident, moins uniforme, le contenu est devenu brunâtre, tient en suspension des noyaux, des granulations, et enfin, prend souvent les caractères de la matière colloïde, c'est-à-dire viscosité et teinte jaunâtre.

Vaisseaux et nerfs. — Le thyroïde est surtout remarquable par le volume relativcrnient énorme de ses vaisseaux sanguins ; les artères viennent principalement de la

-()() APPAREIL Dli LA ItliSPIHATION CHEZ LES M AMMIl'ÈRES.

branche ihyro-Iaryngienne, i-amcau collatéral de la carotide primitive; les veine» "a^iieiu la jugulaire. Il reçoit des lilels nerveux émanés des première et deuxiùmi paires cervicales avec des ramuscules sympathiques. Il donne naissance à des lymphi ' liques abondants.

Fonctions. — Le corps thyroïde est un des organes classés, d'une manière un pe» arbitraire, dans la catégorie si mal déterminée des glandes sans canaux excréteurs o\ des ganglions vascul'aires. Nos connaissances sur les usages de cet organe sont encor* aussi incertaines qu'aux premiers jours de la science anatomique. Aussi ne dirons-noui rien sur ce sujet, sinon que l'excision successive ou simultanée des deux lobes d-i corps thyroïde, chez le cheval, ne semble pas apporter de dérangement dans le jei des fonctions.

L'élude du développement n'éclaire, du reste, d'aucune lumière la question du rôh attribué par la nature au corps thyroïde. On voit bien cet organe s'oll'rir avec u. volume relatif plus grand chez le fœtus et les jeunes sujets que dans les adultes; maij la différence n'est pas assez considérable pour qu'on soit autorisé à en tirer quelque^ inductions physiologiques.

Nous ferons remarquer, en terminant, que ce corps glandiforme est particulier -auii mammifères, qu'il se trouve plus développé dans les Ruminants, les Pachydermes e les Carnassiers que chez les Solipèdes, et que dans ces mêmes animaux les deux lob» latéraux de l'organe sont plus rapprochés l'un de l'autre. Chez le Porc, qui présentii cette disposition d'une manière très-marquée, le corps thyroïde mérite bien- le nom qu'on lui a donné, car il forme un véritable bouclier au-devant de la trachée, vers 1 partie inférieure du cou. ,

2" Thymus.

Le thymus est un organe transitoire qui n'existe que chez le fœtus et les très-jeune sujets, et dont la nature se rapproche beaucoup de celle du corps thyroïde.

Comme ce dernier, il est divisé en deux lobes latéraux, mais lobes immédialemeii accolés l'un à l'autre, comme confondus sur la ligne médiane^ sous la face inférieur de la trachée, où on les trouve, partie hors de la poitrine, partie dans cette cavité entre les deux lames du médiastin antérieur.

Il offre une forme allongée d'avant eu arrière, une couleur blanchâtre et une sun face extérieure ridée comme celle d'une glande salivaire, d'où le nom de ris qui ee: donné à cet organe par les bouchers.

Structure. — Le thymus doit cet aspect ridé à sa structure lobuleuse; il sedécom» pose effectivement, par la dissection, en une multitude de lobules granuleux, au cenir* desquels on trouve des cavités vésiculeuses remplies d'un liquide lactescent. Les vésicules du thymus sont bien plus considérables que celles du corps thyroïde. Elles cm pour paroi une très-mince lamelle d'un tissu conjonctif délicat; elles sont remplie^ par une masse de noyaux. On a décrit une vaste cavité irrégulière creusée dam l'épaisseur de chaque lobe, cavité qui communiquerait avec les vésicules des lobule.' car elle contient en notable quantité le môme iluide lactescent; celle lacune ne s rencontre point sans doute à toutes les périodes de l'existence du thymus, car je ne I trouve point sur deux jeunes fœius que j'ai sous les yeux au moment où ces ligne sont écrites. Sans nous arrêter à celte particularité, signalons d'énormes vaisseau sanguins, dont les divisions entourent les vésictiles, des lym|)haliques et des nerl comme éléments complémentaires de l'organisation du thymus, organisation qui rap

DE l'appareil RESPinATOIRE CHEZ LES OISEAUX. 501

,elle assez bien la structure des glandes proprement dites, mais (jni en diffère cepeii- , lant, comme celle du corps thyroïde, par un caractère très-important, l'absence d'un , L^anal excréteur.

On n'a encore rien dit de positif sur les fonctions du thymus; il est sur cependant ijiie ces fonctions se rapportent, sans doute exclusivement, au développement du jeune ' sujet, puisque cet organe disparaît en général quelques mois après la naissance : nous (lisons en général et pas toujours, parce qu'il n'est point d'amphithéâtre où l'on n'ait parfois rencontré le thymus chez des individus adultes et même sur des bêles très-

a:^'ées.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES CORPS GLANDIFORMES ANNEXÉS A l'APPAREIL RESPIRATOIRE DANS LES ANIMAUX AUTRES fiUE LES SOLIPÉDES.

Le corps thyroïde, particulier aux mammifères, est plus développé dans les Ruminants, les Pachydermes et les €sii-nassiors que chez les Solipèdcs. Dans ces mêmes animaux, les deux lobes latéraux de l'organe sont plus rapprochés l'un de l'autre, et souvent même reliés par l'isthme thyroïdien. Chez le Porc, qui présente celte disposition d'une manière très-marquée, le corps thyroïde mérite bien le nom qu'on lui a donné, car il forme un véritable bouclier au-devant de la trachée, vers la partie inférieure du cou.

Le thymus, dans les jeunes ruminants, est plus volumineux que chez le poulain; il TCmonte plus haut dans la région cervicale.

Page 1