‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 176 sur 262 · CONFORMATION INTÉRIEURE ET STRUCTURE DE LA MOELLE ÉPINIÉRE · texte numérisé non relu

CONFORMATION INTÉRIEURE ET STRUCTURE DE LA MOELLE ÉPINIÉRE

Conformation intérieure. — En coupant une moelle eu travers, dans n'importe quelle partie de son étendue, on peut se convaincre que cet organe présente une cavité intérieure. Le ca7ial central, elliptique, est tapissé par un cpithélium cylindrique vibraiile qui repose sur une mince membrane connective appelée épendyme par Virchow. Cetle coupe montre encore les deux sillons médians dont nous venons de parler dans la description de la surface externe de l'organe ; de ces deux sillons, l'inférieur est plus large et plus profond que le supérieur dont on ne voit en quelque sorte que la place.

Ces sillons s'avancent l'un au-devant de l'autre, niais ne se rejoignent pas de manière à diviser complètement la moelle en deux moitiés latérales ; ils restent séparés par deux minces rubans horizontaux et superposés de matière nerveuse, régnant dans toute la longueur de l'axe médullaire : l'un, inférieur, formé de substance blanche, répondant au fond du sillon inférieur ; l'autre, supérieur, constitué par de la substance grise, sur laquelle arrive le sillon supérieur. On donne à ces rubans les noms de commissure blanche et de commissure grise de la moelle épinière (fig. 263).

Mais, malgré la présence de ces deux commissures jetées autre les deux moitiés latérales de l'axe spinal, celles-ci n'en constituent pas moins deux systèmes symétriques, dont nous allons étudier le mode de constitution.

Chaque cordon médullaire représente un demi-cylindre de substance blanche, au centre duquel existe un amas de substance grise.

HE LA MOELLE ÉPINliîRE.

Fif;. 26'1. — Vue générale Fifi. 2G2. — Sf-smenl, do I i moelle rpiiiiorc pris au niveau du dé la moelle épinière (*). rcnncniciit ceivical (face supérieuro avec les racines des nerfs

racliidiens).

(*) A, ix-nllemcnt cervical; R, rennpment lombain' ; C, n.Tr ,1e 1,. .,M<.,ie .1,; .lu-vnl.

FiG. 263. — Coupe de la moelle épinière du cheval grossie deux fois (région lombaire) (*).

712 DE i/axe centrai, nu système nerveux.

Celle-ci varie un peu en quantité dans les dilTérentes régions delà inocilc ; mais elle aiïecle une disposition qui est partout la même. Ainsi, elle s'unit en dedans avec la commissure grise. En haut, elle envoie un mince prolongL-mcnt qui traverse toute

l'épaisseur du cordon médullaire (corne grise supérieure) pour arriver au fond du sillon collatéral supérieur.

Par en bas, elle donne naissance à un prolongement analogue, mais plus épais, plus irrégulior (corne grise inférieure), qui se dirige bien au devant des racines nerveuses inférieures, mais sans atteindre la surface de la moelle. Par conséquent, la substance grise de la moelle forme dans son ensemble une sorte d'H majuscule dont la branche horizontale est percée en son milieu par le canal central.

Quant à la substance blanche, il résulte, de cette disposition de la matière grise, qu'elle se divise, dans chaque moitié latérale de l'axe spinal, en trois cordons ou faisceaux secondaires : un supérieur, parfaitement isolé, compris entre le sillon médian supérieur et l'insertion des racines scnsitives; un autre inférieur, uni à celui du côté opposé par la commissure blanche, limité en dedans par le sillon médian inférieur, en dehors par la ligne d'insertion des racines nerveuses motrices; un troisième, latéral ou intermédiaire, plus épais que les autres, confondu superficiellement avec l'inférieur, et formé par toute la portion de la moelle qui se trouve située entre les lignes d'insertion des racines supérieures et inférieures. De ces trois faisceaux de l'axe médullaire, le picmier est sensible; les deux autres, qui n'en forment qu'un à proi)remenl parler, sont moteurs.

Structure. — Indépendamment de l'épithélium dont nous avons parlé plus haut à propos de l'épendyme, il entre dans la structure de la moelle : du tissu conjonctif, des tubes nerveux, des cellules nerveuses et des vaisseaux.

Le tissu conjonclifde la moelle épinière, très-délicat, riche en noyaux, appartient à la variété que les histologistes appellent réticulaire ou adénoïde. 11 semble |)artir de la pie-mèroct former des lamelles qui s'enfoncent dans la substance nerveuse pour se rencontrer, s'anastomoser, et enfin se confondre avec l'épendyme autour du canal central. Ce tissu, iionuiié encore névroglie, a été comparé à une sorie d'éponge dans les espaces de laciuelle seraient déposés les autres éléments de la moelle. Celte névroglie existe dans la substance blanche et dans la substance grise, mais elle est plus abondanle dans les cornes grises supérieures que dans les cornes inférieures. Elle entoure l'extrémité supérieure de celles-là en devenant plus molle et plus transparente, et prend à ce niveau le nom de substance gélatineuse de Rolande. Elle constitue en grande partie la commissure grise, aussi cette lamelle se colore-t-elle fortement par le carminaie d'ammoniaque.

(•) .1, sillon mûdian supérieur ; 2, silloa médian inférieur ; 3, 3, sillons collatéraux supérieurs ; i, *, sillons collatéraux inférieurs ; 5, commissure gnse ; G, commissure lUnuche ; 7, 7, cornes !,'nses supérieures ; 8, 8, eorues grises inlérreures; 9, cauul|OT[rul. ' ' . n r > i >

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