DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
Les tubes et les' cellules forment avec la névroglie toute la substance grise. Les cellules ont au inoins cinri proIongen»ents et les tubes sont réduits, soit au cylindre-axe, soit au cylindre-axe et à une couche très-mince de substance médullaire.
Fie. ^264. — Coupe horizontale de la moelle épinière de l'homme (réduction de la grande planche
de Slilling) (*).
Les cellules ne sont pas unirorniémcnt disséminées au sein de la substance grise; elles sont rassemblées en petites masses qui constituent trois colonnes longitudinales : deux dans la corne grise inférieure et une dans la corne supérieure. Ces colonnes ré- |)()iid( nl à ce que Stilling a nommé noyaux des nerfs. On trouve une quatrième masse de celhilcs, la colonne vésiciileuse supérieure dé Clarhe ou le noyau dorsal de Stilling, dans le point où la commissure grise s'unit avec les cornes. Les tubes nerveux alfectent les directions longitudinale, transversale^ oblique et verticale. Ils font conmiuniqner les cellules d'une moitié latérale de la moelle : 1" avec les tubes de la substance blanche ; 2" entre elles; avec les cellules de la moitié opposée en passant dans les commissures ; h" avec les tubes de la substance blanche de la moitié opposée on suivant le mèrne trajet.
Oe la névroglie et des tubes nerveux constituent la substance blanche qui se décompose, comme nous le savons, en trois cordons. Tous les tubes de la substance blanche ne
(*) 1, nnrnn pofitrtriciira nii Rii[]rrieiiro nvpn leurs l'rlliilcs ; 2, cm'ri« iiiitrrir'iu'c i><\ iiirr'i-ii'nrn pt leurs ilenx irrniipt's celliilnires niitériiMir l't liilériil ; 3, sillon iinlijjiciir un inférieur; 4, sillnn poslnriiMu- dU snpùriunr ; 5, fnnni eiMilriiI ili" lu moelle enlouré par In coininissiirt' ; 0, rai-iues postérieures ou supérieures ; 1, rucines anlérienres ou inférieures.
71/, DU f/AXE CENTRAL DU SYSTlîME NERVEUX.
rcmoiuciilpiis jiis([iraucervcnu, ainsi ([n'oii l'a cru pendant longtemps. On a été ol)li.i>(-. d'abandoimcr l'idc-c que les tubes des nerfs racliidiens forment la moelle et s'élendeiii. jusqu'à l'encéphale, depuis que Volkmann a mesuré comparativement la coupe de toib ces nerfs et celle de l'axe nerveux spinal.
Dans la substance blanche, les tubes- sont longiuidinaux ou obliques et transversaux ; ces derniers parlent des cellules de la substance grise, représentent les racines do nerfs et viennent sortir, soit par le sillon collatéral supérieur, soit par le sillon collatéral i inférieur.
Les tubes des cordons antérieurs su rendenl aux cellules de la substance grise ou gagnent l'encéphale en restant dans la moitié correspqndanle de la moelle, c"est-à-din que les fibres de la moitié droite de la moelle atteignent le cerveau sans passer dans !;i moitié gauche. Ceux des cordons latéraux éprouvent une décussalion ; chaque cordo, s'envoie réciproquement des tubes qui s'entrecroisent dans les commissures blanches Enfin, dans les cordons postérieurs, on trouve des fibres qui remontent directement l'encéphale, ce sont les fibres sensoriales; on en trouve aussi de ti ansver.sales «pii s'ai rêtent dans les cellules des cornes grises supérieures et d'autres qui se rendent dans U cellules des cornes inférieures on motrices.
Telle est, résumée en quelques mois, la disposition des éléments nerveux dans ' moelle. C'est un sujet très-long, très-compliqué, qui ne peut être détaillé dans un ouvrage d'anatomie descriptive.
Vaisseaux. — La moelle reçoit ses vaisseaux artériels des ramifications delà piemère. La substance grise est plus riche en vaisseaux que la substance blanche. Celle-ci présente un grand nombre de petites arlérioles qui la pénètrent dans tous les points après s'être échappées de la pic-mère. La première est traversée par les divisions d'inie' artère qui s'échappe de la spinale médiane et monte vers le fond du sillon inférieur. Les veines suivent les artères ; elles constituent deux vaisseaux assez volumineux (juii longent la commissure grise , à droite et à gauche du canal central.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DE LA MOELLE ÉPINIÈRE DANS LES MAMMIFÈRES DOMESTIQUES
AUTRES QUE LES SOLIPÈDES
Dans toutes les espèces, la substance blanche et la substance grise affectent la distribution que nous avons décrite. On ne remarque que quelques différences légères dans: le volume réciproque de chacune d'elles. Chez tous les animaux domestiques, la moelle« épinière s'arrête, comme dans le cheval, au niveau de la région sacrée. La longueur n'est> nullement en rapport avec celle de la région coccygienne, ainsi que certains anatomistes' avaient voulu l'établir en principe ; car, dans le lapin, par exemple, dont la queue esttrès-courte, la moelle épinière se prolonge dans les vertèbres coccygiennes.
COMPARAISON DE LA MOELLE DE L'iiOMME AVEC CELLE DES ANIMAUX.
La moelle de l'homme adulte s'arrête au niveau de la première vertèbre lombaire; elle s'étend jusqu'au coccyx dans le fœtus. Elle est plus arrondie que celle du cheval.' La substance grise est, relativement à la blanche, plus abondante que dans le cordoui médullaire des animaux domestiques. On remarque encore que les cornes grises i)osté-' Heures sont plus larges et moins allongées que les cornes supérieui'es du cheval ; enfin,i les racines des nerfs sont aussi plus volumineuses.
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