‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 26 sur 262 · BTI THORA.X EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

BTI THORA.X EN GÉNÉRAL

Nous renvoyons pour la description intérieure de la cavité thoracique à l'appareil' de la respiration. Nous n'avons à envisager ici que la surface extérieure de cette cage osseuse, et nous la diviserons, pour cette étude, en six régions : un plan supérienr, un plan inférieur, deux plans latéraux, une base et un sommet.

Plans. — Le plan supérieur est partagé en deux parties latérales par les apophyses épineuses des vertèbres dorsales ; chacune d'elles forme avec ces mêmes apophyse;épineuses une gouttière dite vertébro-costale, destinée à loger la plupart des muscler de la région spinale du dos et des lombes. — Le plan inférieur, moins étendu que k précédent, offre : 1" sur la ligne médiane, la carène du sternum et l'appendice xiphoïdc ; 2° sur les côtés, les articulations chondro-sternales et les cartilages de prolougemeni des vraies côtes. — Les plans latéî'aux, convexes et plus larges à leur partie moyenne, qu'en avant et en arrière, présentent les espaces intercostaux. Ils servent d'appui.; dans leur partie antérieure, aux rayons supérieurs des deux membi es de devant.

Base. — La base, circonscrite par le bord postérieur de la dernière côte et par le: cartilages de toutes les côtes asternales, est coupée obliquement de haut en bas ei' d'arrière en avant. Elle donne attache, à son pourtour interne, au muscle diaphragme.^ qui sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale.

Sommet. — Il occupe la partie antérieure du thorax et présente une ouverture ovalaire, allongée verticalement, pratiquée entre les deux premières côtes ; cette ouver-ture constitue l'entrée de la poitrine, et livre pa.ssage à la trachée, à l'œsophage, à det vaisseaux et à des nerfs importants.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DU THORAX DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÉDES.

1° Sternum.

Dans tous les animaux domestiques autres que les solipèdes, le sternum est aplat de dessus en dessous, au lieu d'être comprimé d'un côté à l'autre.

Ruminants. — Dans les ruminants, chaque pièce se développe par deux noyau ' d'ossification latéraux. Les pièces osseuses qui constituent le sternum du bœuf son au nombre de sept; elles sont beaucoup plus compactes que celles du cheval, et s soudent de bonne heure entre elles, à l'exception de la première ; celle-ci s'unit à I seconde par une articulation diarihrodiale qui lui permet d'exécuter des mouvement latéraux. Point de prolongement irachélien. Appendice xiphoïde peu développé e ; bien détaclié du corps de l'os. — Dans le sternum du mouton et de la chbm'c, Ici deux premières pièces ne se mettent point en rapport par une articulation diarthro diale; elles sont simplement réunies par une couche de cartilage qui finit même, chct les vieux animaux, par être envahie par l'ossification. Le sternum du dromadaire

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une direction fortement oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Il est formé par sept pièces osseuses : la première est en ([uelque sorte rudimentaire ; la septième et la huitième sont très-fortes et servent de base à la callosité stcrnale.

Pore. — Son sternum ressemble h celui des grands ruminants. Il est pourvu d'un prolongement iracliélien très-prononcé, et se compose de six pièces divisées ellesmèiiies, du moins les quatre ou cinq dernières, en deux noyaux latéraux.

Carnassiers. — Le stemum du cliien et du chat est formé de huit pièces allongées d'avant en arrière, évidées dans leur partie moyemie, renflées à leurs extrémités, conliirinées, en un mot, sur le même plan que les dernières vertèbres coccygiennes du cheval; elles ne se soudent jamais entre elles.

20 Des côtes.

Le nombre des côtes varie comme celui des vertèbres dorsales. Le tableau suivant indique le nombre de ces os dans nos différents animaux domestiques.

Porc iU

Bœuf 13

Mouton 4 3

Chèvre 13

Chien 13

Dromadaire 12

Lapin 12

Porc. — Les quatorze paires de côtes du porc se divisent en sept sternales et sept asternales. Les premières sont pourvues de cartilages de prolongement tout à fait aplatis d'un côté à l'autre, extrêmement larges, tranchants et convexes sur leur bord supérieur. Dans les quatre dei nières côtes asternales, la facette de la tubérosité est con- I fondue avec la facette postérieure de la tête. (Voy. fig. U.)

Ruininanis. — On distingue cliez CCS animaux huit côtes sternales et cinq asternales.

Dans le bœuf, elles sont plus longues, plus larges et moins courbées en arc que chez les solipèdes. Les éminences articulaires de l'extrémité supérieure sont volumineuses et bien détachées; le col surtout est très-long. Les côtes sternales s'unissent à leur cartilage de prolongement par une véritable articulation diarthrodiale. Enfin, dans la dernière côte, et quelquefois dans l'avant-dernière, la tubérosité est à peine sensible et dépourvue de facette articulaire. Chez la bi-ebis et la chèv)'e, les côtes sternales sont soudées avec les cartilages. (Voy. fig. 2 et 3.)

Le dromadaire possède huit côtes sternales et quatre asternales. Ces côtes vont en augmentant de longueur jusqu'à la dixième, et de largeur jusqu'à la sixième seulement. Elles sont incurvées et moins longues proportionnellement que celles du bœuf; cette brièveté est surtout exagérée dans les trois premières. La tubérosité est moins détachée que chez ce dernier animal, mais le col est plus long'et plus fort. (Voy. fig. 6.)

CarnaNsicrs. — Dans CCS auimaux, on compte neuf côtes sternales et quatre asternales. Ces côtes sont très-incurvées, étroites et épaisses. Leurs cartilages s'ossifient Irès-raremenl. Chez le cliien, la facette articulaire de la tubérosité reste, dans toutes les côtes, isolée de la facette postérieure de la tête ; elle manque dans les trois dernières côtes du chat. (Voy. fig. 5.)

COMPARAISON DU THORAX DE l'hOMME AVEC CELUI DES ANIMAUX DOMESTIQUES.

1" Sternum.

Le sternum de l'homme, aplati d'avant en arrière, va en diminuant do largeur de haut en bas; l'appendice xiplioïde est étroit, simple ou bifide. Outre les surfaces articulaires pour les côtes, on trouve sur l'extrémité supérieure deux échancrurcs latérales qui s'articulent avec les clavicules. (Voy. fig. 37. )

FiG. 37. — Thorax de riioniine (face antérieure) (*).

(*) l, ntlfls ; 2, nxis; 3, stpliéme vertéliro cei'vicnle ; i, pi'einière vei'ti'hre loniliaire ; 5, cinquième verti'bre loinlmiif; 6, ])oii?iiiie il" sloi-nmn ; 7, corps du stci'n\iin ; 8, nppendice xiplinide ; 9, preiuioiv eiMe ; 10, sepliûme cote; Id, oiizioinc crtte ; 12, cnrlilagi' enstiil de lu ]irc'ini(n'(; faussi; cùte.

Insertions Tiiiisciilnins : A, stL'i'uo-inaslnidii.'ii ; B, iri'niid pectoral ; C, pvemii'i' siii'costal ; D, insertion du scalènc postérieur ù la première cote; D', son insertion h la ili^nxième cùle; U, seaiiiie iinlérienr; K, sous-clavier; G, grand di-oil antérieur de l'nlidomen ; 11, grand dentelé ; I, petit pei-toral ; J, grand oblicpie de l'abdomen ; K, piliers du d\aplnai;iuc: L p8n«s;M, carré dos lombes. (Beauuis et lioueliard.)

2» Côtes.

Parmi les douze côtes de l'iiomme, sept sont sternales et cinq astcrnales.

Les côles sont courtes, étroites et fortement incurvées, surtout les premières.

Dans chaf]ue côte, la courbure est plus prononcée dans le quart ou le cinquième postérieur que dans les trois quarts ou les quatre cinquièmes antérieurs; ce changement brusque de courbure est indiqué à la face externe par une sorte d'inflexion et d'épaississement appelé angle des côtes. Le cartilage de prolongement des onzième et douzième côtes est court et se perd dans l'épaisseur des parois abdominales; pour cette raison, ces dernières côtes sont appelées flottantes. (Voy. lig. 37.)

Art. IV. — Membres antérieurs.

Nous rappellerons que le membre antérieur se décompose en quatre régions secondaires : l'épaule, le bras, l'avant-bras et le pied antérieur ou la main.

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