‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 46 sur 262 · AUTICULAUIOISS DE LA TÊTE · texte numérisé non relu

AUTICULAUIOISS DE LA TÊTE

.)/o//en d'union. — Une envcloppo fibrcnso, véritable ligament cupsulaire, entoure articulation, et s'attache par ses bords sur le pourtour des surfaces articulaires qu'elle L'iiiiit. Constitué en dehors par un épais faisceau de fibres blanches verticales (fig. 71, ), ce ligament devient grisâtre et élastique dans le este de son étendue, en diminuant beaucoup d'épaisenr, surtout en avant. Sa face interne est tapissée ir les capsules synoviales et adhère \\ la circonférence M fibro-cartilage interarticulaire. Sa face externe l'poiid :. en avant, aux muscles temporal et massétcr; Il arrière, h la glande parotide ; en dedans, au muscle Il rygoïdien externe; en dehors, à une expansion fi- I liise qui la sépare de la peau.

S//noviales. — Il existe pour cette articulation deux \ noviales superposées et séparées par le disque fibro- 1 iiui-iui^u i — Articulation tem-

,r° ' ' ^, . , . .,1 • poro-maxillaire (*).

Mouvements. — L articulation temporo-maxillaire

ist le centre de tous les mouvements de la mâchoire inférieure. Ceux-ci sont : Vabaisement, Vélévation, les mouvements de latéralité et le glissement horizontal.

La mâchoire inférieure s'abaisse quand elle s'écarte de la supérieure ; elle s'élève, a contraire, quand elle s'en rapproche. Ces deux mouvements opposés s'exécutent ar un mécanisme d'une si grande simplicité qu'il est inutile de l'exposer ici. — Les lovvements de latéralité ont lieu quand l'extrémité inférieure de la mâchoire se porte Iternativement à droite et à gauche. Il arrive alors qu'un des condyles maxillaires. Tant avec lui le fibro-cartilage, vient se mettre en rapport avec le condyle du tempobl, tandis que l'autre s'enfonce dans la cavité glénoïde du côté opposé. — Quant au lissement horizontal, il s'effectue d'arrière en avant ou d'avant en arrière. [Dans le remier cas, les deux condyles du maxillaire se portent en même temps sous les conyles des temporaux, déplaçant avec eux les fibro-cartilages. Dans le deuxième cas, ils ont retirés dans les cavités glénoïdes, et viennent s'appuyer contre l'éminence susondylienne, qui les empêche d'aller plus loin. — On comprend, d'après ce rapide xposé, que la présence des fibro-carlilages favorise singulièrement les mouvements ïtéraux et le glissement horizontal delà mâchoire inférieure.

Chez le Porc, l'articulation teinporo-maxillaire, conformée sur le même type que ielle des rongeurs, permet des mouvements très-étendus en avant et en arrière, grâce n grand diamètre que présente la surface temporale dans le sens antéro-postérieur, irâce encore à l'absence complète d'éminencc sus-condylienne.

Dans le Chien et le Chat, le condvie maxillaire est exactement emboîté dans la avité du temporal. Cette disposition, en donnant une grande précision aux mouvenents d'abaissement et d'élévation, restreint singulièrement les mouvements de latéaliié et le glissement horizontal. Aussi le fibro-cartilage interarticulaire est-il extrêmenent mince chez ces animaux.

5" Articulations hyoïdiennes.

Elles sont de deux sortes : les unes extrinsèques, les autres intrinsèques. Les prc- Tiières comprennent les deux articulations tem.poro-hyoïdiennes. Aux secondes a])par-

(*) I, filirn-onrlilnu;n iiilcrnrticiilnirc ; 2, fnisopnn nxlorno ilii lignmnnl cnpsiilnii'n. — A, linsi- ilc l'apnpliypc foronlile. — 11, col (lu ™navli> timjcilliiiro. — iipnpliyse mnstoliln. — I), liintiis niiditif cxtpriie.

tiennent les jointures qui réunissent entre elles les différentes pièces de l'hyoïde, ou» les articulations interhijoiidiennes. '

Articulations temporo-hyoïdtenines. — Ce sont deux amphiarihro.ses, pour lai formation desquelles chaque grande branche de l'hyoïde oppose son extrémité supé^ rieure au prolongement hyoïdien logé dans l'étui vaginal du temporal. Un carlilage; élastique, long de 10 à 15 millimètres, réunit les deux os en se fixant solidement sun eux. C'est grâce à la flexibilité de ce cartilage que l'hyoïde peut se mouvoir en eniiep sur les temporaux.

Articulations intiîrhyoïdiennes. — A. La grande branche s'articule avec ià petite par une amphiarthrose analogue à la précédente. Pour former cette ariiculationj ces deux pièces osseuses se joignent à angle aigu par l'intermédiaire d'un lien cartilai gineux plus ou moins épais, au centre duquel on rencontre souvent un petit noyau osseux. Ce cartilage, élastique et flexible, permet l'écartement et la fermeture de l'angl(l articulaire au sommet duquel il se trouve placé. 1

B. Chaque petite branche s'unit au corps de l'hyoïde par une véritable arthrodie< Les surfaces articulaires sont : du côté de la branche hyoïdienne, la ])etite cavité qui termine son extrémité inférieure; du côté du corps, la facette latérale arrondie situé»' à l'origine des cornes. Ces surfaces, recouvertes de cartilage, enveloppées par uni' petite synoviale et par une capsule fibreuse péripiiérique^ peuvent glisser l'une su j l'autre à peu près dans tous les sens.

Art, III. — Articulations du thorax.

Elles se divisent en extrinsèques et intrinsèques. Les premières, appelées vertèbre costales, unissent les côtes au rachis. Les secondes joignent entre elles les difiércntfl pièces qui constituent le thorax; elles comprennent : 1° les articulations chondrr sternales; 2° les articulations chondro-coslales ; 3" les articulations des cartilages cof taux entre eux; U° l'articulation sternale particulière aux grands ruminants et au port Toutes ces jointures seront d'abord étudiées en particulier, puis envisagées d'ur manière générale sous le rapport de leurs mouvements.

1° Articulations des côtes avec la colonne vertébrale ou vertébro-costales.

Chaque côte répond à la colonne vertébrale par deux points : sa tête et sa tubérosit'! La première est reçue dans l'une des cavités intervertébrales creusées sur les côt ; du rachis, et répond conséquemment à deux vertèbres dorsales; la seconde s'appu' contre l'apophyse transverse de la vertèbre postérieure. De là, deux articulations pas liculières qui appartiennent au genre arthrodie, et que nous appellerons costo-vert brale et costo-ty^ansversaire.

Articulation costo-vertébrale. — Surfaces articulaires. — Du côté de la c6t> les deux facettes convexes de la tète, séparées l'une de l'autre par une rainure d'i'i sertion, et recouvertes d'une légère couche de cartilage. — Du côté des vertèbres, I facettes concaves qui forment par leur réunion la cavité intervertébrale ; ces fncetl! sont également revêtues de cartilage, et se trouvent séparées l'une de l'autre, dans-[ fond de la cavité, par le disque intervertébral correspondant. |

Moyens d'union. — 1° Un ligament interarticulaire (fig. 72, 2 et 73, 1), implant i d'une part, dans la rainure d'insertion de la tête de la côte, attaché, d'autre part, si

AHTICUI-ATIONS DU THORAX. 153

K bord supérieur du disque inlcrverlébral, qu'il contourne de bas en haut et de , liors en dedans, pour aller se réunir sur la ligne médiane avec le ligament du côté pposé. — 2° Un ligament périphérique inférieur (fig. 73, 2, 3, ^i), aplati de dessus Il dessous, mince et rayonné, formé de trois faisceaux, qui se fixent en commun sur , lace inférieure de la tête de la côte, et se portent, en divergeant, sur le corps des t iiK vertèbres et le disque intervertébral. Tapissé en haut par les membranes synoialos, ce ligament est recouvert en bas par la plèvre.

Synoviales. — On en compte deux, distinguées en antérieure et en postérieure, adossées l'une contre l'autre, et séparées en partie par le ligament interarlicuiaire, qu'elles revêtent. Soutenues en bas par le ligament rayonné, ces membranes se trouvent, par en haut, directement en contact avec les petits muscles sus-costaux, avec des vaisseaux et des nerfs.

Fin. 72. — Articulations des côtes avec les vertèbres et des vertèbres entre elles (plan supérieur) f).

Fig. 73. — Articulations des côtes avec les vertèbres et des vertèbres entre elles (plan inférieur) (**).

Articulation costo-transversaire. — Surfaces articulaires. — Du côté de la côte, la facette diarthrodiale sculptée sur la tubérosité. — Du côté de la vertèbre, la ifacette analogue que présente en dehors l'apophyse transverse.

Moyens d'union. — Deux ligaments assujettissent cette articulation : — 1° Le ligament transverso-costal postérieur (fig. 72, 4), bandelette fibreuse blanche, attachée par ses extrémités en arrière de l'apophyse transverse et de la tubérosité costale, tapissée par la syno.viale, et recouverte par les insertions transversaires de plusieurs muscles spinaux. — 2° Le ligament transverso-costal antérieur ou interosseux (fig. 72, 3), faisceau de fibres blanches, épais et court, fixé sur la face antérieure de l'apophyse Iransverse, près de sa base, et dans l'excavation rugueuse qui est creu.soe sur le col de la côte. Ce ligament, revêtu en arrière par la synoviale, est recouvert en avant par des pelotons de ti.ssu adipeux qui le séparent de l'articulation costo -vertébrale.

Synoviale. — C'est une petite capsule particulière séparée de la synoviale postérieure de l'articulation costo-vertébrale par le ligament transverso-costal interosseux.

Caractères particuliers a quelques articulations veutébro-costales. — 1° La première articulation costo-verlébrale et quelquefois la seconde manquent de ligament interosseux et ne présentent qu'une seule membrane synoviale. On sait que la cavité intervertébrale qui concourt à former la première se trouve creusée entre la dernière vertèbre cervicale et la première dorsale.

I*) l,cnnnl rarliidicn niiviii l imr su pnrlie sii(iùi'iniii'e, pour Inisser vnii- lu lignnionl veiti'bnil onimiinn siipi'noiir, 2, lignment internrtioiilaire verU-liru-costiil ; 3, ligniiioiit intoroasciix Irniisvcrso-nost'il ; 4, liRiinu'iil trniisvorBo-coslnl post^Ticiir.

(**) 1, ligament intcrnrlic.iilnire vnrWbro-iîostal; 2, 3,4, fttisceoiix «lu lignment rayonné ou vei'tùbro-eostnl inruneui'i I 5, ligament verfi'!l)ral commun jnférieiu'.

2° Les deux ou trois dernières arliculatlons costo-lransversaires sont confondues' avec les jointures costo-vertébrales correspondantes. Elles n'ont point de meml)rane<: séreuse propre : c'est la synoviale postérieure de celles-ci qui se prolonge autour de^ leurs surfaces articulaires. i

2° Articulations ciiondro-sternales ou mieux sterno-costales. ^

Les huit premières côtes, en s'appuyant sur le sternum par l'extrémité inférieure de leurs cartilages, forment huit articulations semblables entre elles, appartenant an. genre arthrodie.

Surfaces articulaires. — Chaque cartilage sternal oppose à l'une des cavités laté--) raies du sternum la facette convexe et oblongue qui termine son extrémité inférieure. .

Moyens d'union. — La diarthrose qui résulte de la réunion de ces deux surfaces > est enveloppée de toutes parts par des trousseaux de fibres blanches et rayonnées, dont l'ensemble. constitue une véritable capsule ligamenteuse. La partie supérieurci de cette capsule, décrite sous le nom de ligament rayonné ou sterno-costal supérienr, est recouverte par le muscle triangulaire; elle se joint à un cordon fibreux qui règnet sur le côté de la face supérieure du sternum, et qui se confond, en avant, avec celuii du côté opposé. La partie inférieure, appelée ligament raijonné ou sterno-costal inférieur, se trouve en rapport avec les muscles pectoraux.

Synoviale. — Il en existe une pour chaque articulation.

Caractères propres à la première articulation sterno-costale. — On remarquera! que la première articulation sterno-costale n'est point séparée de son analogue du côlé< opposé. Ces deux jointures n'en forment, pour ainsi dire, qu'une seule. Les deuxi cartilages, tout à fait rapprochés l'un de l'autre, se correspondent par une petite facette» diarthrodiale continue avec la facette qui répond au sternum. Quant aux deux facettes^ sternales, elles sont tournées en haut et confondues l'une avec l'autre. De plus, on nef trouve qu'une seule synoviale pour cette articulation complexe qui réunit les deuxi premières côtes entre elles et avec le sternum.

3° Articulations des côtes avec leurs cartilages ou chondro-costales, ;

Ce sont des synarthroses à mouvements très-obscurs, formées par l'implantation des* cartilages dans la cavité rugueuse que les côtes présentent à leur extrémité inférieure.- La solidité de ces articulations est assurée par l'adbérence de la substance fibro-carti-i lagineuse à la substance propre des côtes, et par le périoste, qui, en passant de l'ost sur le cartilage, fait l'office d'un puissant lien périphérique.

Chez le Bœuf, les côtes sternales s'unissent à leurs cartilages en formant une^ véritable diarthrose ginglymoïdale, dont le jeu est facilité par une petite capsule( synoviale.

4" Articulations des cartilages costaux entre eux.

Les côtes, attachées les unes aux autres au moyen des muscles intercostaux, nesont point réunies par des articulations réelles. Leurs cartilages de prolongement se trouvent dans le môme cas. Mais les cartilages asternaux sont en outre liés entre eux par un petit ligament jaune élastique, qui se porte de l'extrémité libre de clia-i! cun d'eux au bord postérieur du cartilage précédent. De plus, le bord antérieur

11 premier cartilage asternal s'unit étroitement au bord postérieur du dernier carti go stcrnal, par rinlermédiaire du périchondre et de trousseaux ligamenteux fort nuts. Ce même cartilage asternal tient encore h la face inférieure de l'appendice ipiioïdc, an moyen d'un petit ligament blanc {chondro-xiphoïdien), sous lequel s'enigc l'arlère abdominale antérieure.

5° Articulation sternale particulière au bœuf et au porc.

On sait que, chez ces deux animaux, la pièce antérieure du sternum ne se soude oint avec la seconde. Ces deux pièces, unies par une véritable articulation diarthroiale, présentent, l'antérieure une surface concave, la postérieure une surface con- 8xe. Des trousseaux de fdjres périphériques les assujettissent solidement l'une à autre, et une petite synoviale spéciale facilite leurs mouvements, qui sont du reste ^rt bornés.

6" Des articulations du thorax considûrées d'une manière générale sous le rapport

des mouvements.

Le thorax peut augmenter ou diminuer de diamètre danS le sens antéro-postérieur

dans le sens transversal : d'où la dilatation et le resserrement de celte cavité; d'où s mouvements d'inspiration, qui s'accompagnent de l'entrée de l'air extérieur dans

poumon, et les mouvements d expiration, (\\)\ chassent l'air contenu dans cet organe.

Les variations du diamètre antéro-postérieur de la poitrine étant le fait des changeîénts de forme du muscle diaphragme^ nous n'avons point à nous en occuper ici. lais les variations du diamètre transversal étant le résultat du jeu des arcs costaux irle rachis et le sternum, il importe d'étudier le mécanisme qui préside à l'exécution 3 leurs mouvements.

Rappelons d'abord que les arcs costaux sont inclinés en arrière sur le plan médian ; espace qu'ils circonscrivent dans leur concavité est donc loin d'être aussi étendu que ils étaient perpendiculaires à ce plan. Rappelons encore qu'ils sont mobiles sur le ichis, grâce à la double athrodie qui unit à celui-ci leur extrémité supérieure. Rapilons enfin que leur extrémité inférieure prend un point d'appui également mobile, lit direct, soit indirect, sur l'os sternum. — Si donc les côtes sont tirées en avant ir leur partie moyenne, elles pivoteront sur leurs extrémités et tendront à se rapproler de la direction perpendiculaire, qui se trouve être la condition la plus favorable à plus grande étendue de l'espace qu'elles peuvent délimiter. Il y aura donc agranissement du diamètre latéral du thorax, c'est-à-dire dilatation de cette cavité. — B mouvement inverse amènera, par un mécanisme opposé, le resserrement de la )itrine.

I On dit que les côtes s'élèvent pendant le mouvement en avant ; elles s abaissent tndant le mouvement en arrière. Ces expressions, parfaitement applicables à l'homme li se tient en station verticale, sont assez impropres dans le langage de l'anatomic (lérinaire.

Art. IV. — Articulations des membres antérieurs.

I" Articulation scapulo-humérale.

Pour constituer cette articulation, qui appartient au genre énarthrosc, le scapulum mit à l'humérus en formant avec lui un angle obtus ouvert en arrière.

Ifîe DES ARTICULATIONS.

Surfaces articulairps. — Du côié du scapulum, la cavité glénoïdc, fosse ovale peu profonde, allongée dans le sens anléro-postérieur, écliancrcc en dedans, creusée, i\ son centre ou près de l'échancrurc interne, d'une petite fossette synoviale. Une brida ligamenteuse, attachée sur le sourcil de la cavité, bouche cette échancrure et repré-( sente le vestige du bourrelet glénoïdicn de l'homme. — Du côté de l'humérus, la tôtd articulaire, enchâssée entre le trochiter et le trochin, souvent creusée d'une fossette synoviale peu profonde.

Moyens d'union. — Un seul ligament capsulaire {dg. Ik, 1), sorte de manchon à deux ouvertures : l'une inférieure, qui embrasse la tète de l'humérus; l'autre supéi rieure, qui s'insère au-dessus du sourcil de la cavité glénoïde. Cette capsule préseni«i en avant deux faisceaux de renforcement, qui descendent en divergeant de l'apophysn coracoïde sur le trochiter et le trochin. L'expansion aponévrotique qui la constitue* très-mince et assez lâche pour permettre entre les surfaces articulaires un écartemeni de 1 à 2 centimètres, est loin d'être suffisante pour fixer convenablement l'un à l'autn les deux rayons osseux qui forment l'articulation. Aussi celle-ci est-elle consolidée p» les puissances musculaires qui l'entourent, et parmi lesquelles nous citerons particm lièrement : 1° en avant, le coraco-radial, séparé de la capsule fibreuse par un coussina adipeux; 1° en arrière, le gros extenseur de l'avant-bras, et le muscle scapulo-humén grêle qui semble chargé de soulever cette capsule pendant les mouvements de flexion pour empêcher qu'elle ne soit pincée entre les surfaces articulaires; 3° en dehors, I court abducteur du bras et le tendon du sous-épineux; U° en dedans, le large et fou tendon du muscle sous-scapulairc. Ajoutons à ce puissant appareil d'assujettissemer la pression atmosphérique, dont l'action ne laisse pas que d'avoir une certaine impon tance. On prouve, en effet, qu'elle suffit pour empêcher le relâchement de la capsui fibreuse après la destruction des muscles environnants; il est alors nécessaire, iww obtenir i'écartement des surfaces articulaires, d'ouvrir cette capsule et de faire pén<i trer l'air dans l'intérieur de l'articulation.

Synoviale. — Elle est très-lâche et entièrement renfermée dans la capsule périphf rique, dont elle tapisse la face interne.

Mouvements. — L'articulation scapulo-humérale permet, comme toutes les éna. throses, Vextension, la flexion, Vabdicction, Vadduction, la circumduction et la rot tion. On remarquera que ces divers mouvements sont loin d'être aussi étendus chez l'homme, parce que le bras, chez nos animaux domestiques, n'est point détac< du tronc, et se trouve, au contraire, fixé avec l'épaule contre les parois latérales ( thorax. — L'opposition dans le sens de la flexion et de Vextension est, du reste,: mouvement le moins borné et le plus souvent répété. Son exécution entraîne toujou un déplacement des deux rayons osseux, lesquels sont à peu près également mobilil Et en efi'et, dans la flexion, l'angle scapulo-huméral se ferme, non pas seulema parce que l'extrémité inférieure de l'humérus est ramenée en arrière et en haut, mi surtout encore parce que le scapulum pivote sur ses attaches supérieures, de manlîi à porter en avant et en haut son angle glénoïdien. L'extension se produit par i mécanisme inverse. — Pendant l'exécution des autres mouvements, le scapulum re< fixe; l'humérus seul se déplace, entraînant avec lui les rayons inférieurs du memb;i S'il est tiré en dehors, il y a abduction; s'il est ramené en dedans, il'y a addiictit\ si le membre passe successivement de la flexion à l'adduction, de celle-ci à l'exti» sion, etc., en décrivant un cercle par son exlréiîiité inférieure, il y a circumductic s'il pivote de gauche à droite ou de droite à gauche, il y a rotation.

ARTICULATIONS DES MlîMBUES ANTÉRIEURS. 137

Clicz le Porc, le Chien et le Chat, la membrane synoviale n'est pas exactement L'iilcmiée dans la capsule (ibreiise. Elle forme, en avant, un cul-de-sac qui descend ans la coulisse bicipitale pour favoriser le glissement du coraco-radial.

l/articulation scapulo-luimérale de l'iloniiuc est disposée comme celle des animaux ; (■ plus, elle est protégée, en haut, par la voûte coraco-acromienne. Pour les raisons ii;iialées ci-dessus, cette articulation permet des mouvements beaucoup plus étendus HU' chez tous les animaux. Comme le dit Cruvcilhier, de toutes les articulations du i i ps humain, l'articulation scapulo-humérale est celle qui possède les mouvements ls plus étendus; c'est ainsi que, dans les mouvements en avant et en dehors, l'huméiis peut devenir horizontal; dans les mouvements de circumduction, il décrit un cône complet plus étendu en avant et en dehors qu'en arrière et en dedans.

2° Articulation du coude ou huméro-radiale.

Trois os concourent à former cette articulation, qui présente un exemple remarquable de ginglyme angulaire : l'humérus, »ar son extrémité inférieure, et les deux is de Pavant-bras, par leur extrémité supéieure.

Surfaces articulaires. — La surface hunérale, déjà décrite page 84, est allongée raiisversalement et convexe d'avant en arlière. Elle présente : 1° une gorge interne reusée d'une fossette synoviale; 2° une ;orge externe, moins profonde que la pré- 'édente; 3° une sorte de condyle volumiieux qui borde en dedans la poulie interne t dont le diamètre antéro-postérieur est •eaucoup plus grand que celui de la lèvre xterne de la poulie du côté opposé. — La nrface antibrachiale, brisée en deux paries, se moule sur la surface humérale; elle st donc concave d'avant en arrière et se ompose : 1» d'une double gorge externe, t 2" d'une cavité glénoïde interne, creuées toutes deux sur l'extrémité supérieure lu radius; 3" d'un relief médian répondant la gorge médiane de l'humérus, séparant es deux surfaces précédentes, et se proongeant sur le crochet cubital où il forme 'échancrure sigmoïde. Ce relief offre une letite fossette synoviale creusée à la fois sur e radius et sur le cubitus.

Moyens d'union. — Trois ligaments :

leux latéraux et un antérieur.

Fi6. 74. — Articulations scapulo-humérale et hunaéro-radialo (face externe) avec les muscles profonds qui les entourent

( ) I, Lir^nmciit pnpsulaire df: l'nrtifMilatiou scapiiln-luuni'rnle i 2, muscle noiirt abducteur du liras ; 3, son iiisertinn à BMni.'i-iis ; 1, insnrtion cMi sons-.'pineux sur la enHe ilu tronliitei'; 5, muscle conico-railinl ; 6, smi lontlon d'ori^^ino tinc le sur 1 npiipliyse cofaeoide ; 7, sou inseftion rndiule coiirouilue avec le llk'nuieul autérieiu' de l'urticnlatiou du eeude;

lameutlaléral externe de cette nrticuintinn ; 9, ligament antOriour 10, muscle anc.iné nu rietit extenseur de

•liras; 11,1)--- ' 1. if- . ' . ..... ' . ..

iiliénisilé dt

let du trochiter.

"vant-liras; Il .)ris;ine du muscle llétdiisseur c.Kturne du métacarpe; 42, muscle court llécliisseiir île l'avant-lirns. - A, luljcrosilé delepiiie acttpulaire; 1), fosse sus-épineuse ; C, fosse sous-épineuse ; D,eonve.\llé du trocbiter; E, som-

158 DliS AUTlCULATlONS.

a. ligament latéral externe (fig. Ik, 8) est un funicule gros, court ei très-fori,ij qui s'allachc en haut sur la crête qui limite en dehors et en arrière la gouttière deli torsion de l'humérus et dans la petite cavité placée au côté externe de la surface articulaire humérale. Il s'insère en bas sur la tubérosité externe et supérieure du radius.- Son bord antérieur, confondu avec le ligament capsulaire, est longé par l'extenseur! principal des phalanges, qui prend sur lui de nombreux points d'attache. Par son bord, postérieur, il répond au fléchisseur externe du métacarpe. Sa face interne est tapissée par la synoviale. Sa face externe se trouve séparée de la peau par l'aponévrose anti-i brachiale et quelques-uns des faisceaux d'origine du muscle extenseur latéral des pha-: langes. Ses fibres superficielles sont verticales, et se continuent en arrière avec les trousseaux ligamenteux arciformes qui vont du cubitus au radius. Ses fibres profondes sont légèrement obliques de haut en bas et d'arrière en avant.

b. Le ligament latéral interne, également funiculaire, est plus long, mais nio" fort que le précédent. Il part de la petite tubérosité placée en dedans de la surfac articulaire inférieure de l'humérus, et descend, en s'élargissaut, sur l'os principde l'avant-bras. Ses fibres médianes, les plus longues, se dirigent verticalement e bas pour gagner les empreintes situées sous Ja tubérosité bicipitale ; ses fibres antéi rieures, incurvées en avant, se réunissent au tendon du coraco-radial ou se confonde avec le ligament antérieur; les postérieures se contournent en arrière, près de leu extrémité inférieure^ pour se joindre aux faisceaux fibreux arciformes qui unissent e dedans le cubitus au radius. Ce ligament recouvre par ses fibres médianes l'insertio inférieure du court fléchisseur de l'avant-bras et, en partie seulement, celle du Ion. fléchisseur. Il est recouvert par le nerf cubito-plantaire, l'artère et la veine radi postérieures. i •

c. Le ligament antérieur ou capsulai^^e (fig. Ik, 9) est un fien membraniforra attaché par son bord supérieur au-dessus de la surface articulaire humérale, et p son bord inférieur au pourtour antérieur de la surface radiale. Par ses bords latérau il est confondu avec les ligaments funiculaires. Sa moitié interne est formée de fibr verticales qui, de l'humérus, descendent en rayonnant sur le radius, où elles s'unisse au tendon inférieur du coraco-radial. Dans sa moitié externe, il est extrêmement min et se compose de fibres entrecroisées qui affectent des directions variées. Tapissé e dedans par la synoviale, ce ligament se trouve en rapport, par sa surface extérieur avec les vaisseaux et les nerfs radiaux antérieurs, les deux fléchisseurs de l'avant-bra l'extenseur antérieur du métacarpe et l'extenseur antérieur des j)halanges. Ces deu derniers muscles s'attachent même sur lui d'une manière très-évidente.

L'articulation du çoude, affermie en avant et sur les côtés par les trois ligaments q nous venons de décrire, est dépourvue en arrière de liens particuliers. Mais elle e puissamment consolidée de ce côté par l'insertion olécrânicnue des muscles extenseu de l'avant-bras, et par les tendons d'origine des cinq muscles fléchisseurs du niélacar ou des phalanges. ■

Synoviale. ^ Cette membrane, très-étendue et déployée sur la face interne ligaments précédemment décrits, forme en arrière trois grands culs-de saC de proie gement : un supérieur, qui occupe la fosse olécrânienne et se trouve recouvert par i coussinet adipeux ainsi que par le muscle petit extenseur de i'avant-bras (1) ; dé latéraux, qui descendent de chaque côté du crochet cubital, et se distinguent en cxte

(1) Quelques fibres grisâtres et élastiques, doublaul ce cul-de-sac à l'extérieur, ont été décrl à tort comme un ligament meiubranilorme postérieur.

I AKTICULATIOINS DtS MliMIUiliS ANTÉRlliUftS. 15Ô

L't eu inlcnic ; le premier tapisse le tendon du fléchisseur externe du métacari)c ; le iccond facilite le froltcmcnt sur Textréniité supérieure du radius des quatre muscles léchisseurs du pied ou des doigts qui sont allacliés en commun à 1 epitrochlée. Cette ivuoviaie fournit aussi à rarliculation radio-cubitale un divcrliculum qui descend entre es os de l'avant-bras jusqu'au-dessous des facettes diarthrodiales adjacentes. Mouvements. — Flexion et extension.

Dans la flexion, les deux rayons osseux ne se rapprochent pas directement l'un de 'autre; l'extrémité inférieure du radius se dévie un peu en dehors. Ce résultat est dû i une légère obliquité des gorges articulaires, plutôt qu'à la différence de grosseur qui ixiste entre l'extrémité interne et l'extrémité externe de la surface humérale.

L'extension est bornée par la réception du bec de l'olécrâne dans la fosse olécrâlienne et par la tension des ligaments latéraux, en sorte que les deux rayons osseux le peuvent jamais se redresser l'un sur l'autre d'une manière complète, c'est-à-dire se )lacer sur la même ligne.

j Chez le Chieu et le Chat, le ligament latéral externe est très-épais. Il forme^ dans a moitié inférieure, une calotte fibro- cartilagineuse fixée sur le cubitus et le radius, et éunie eu avant au ligament annulaire de la jointure radio- cubitale supérieure. Cette alotte complète avec ce dernier ligament l'anneau ostéo-fibreux dans lequel tourne l extromité supérieure du radius. — Le ligament latéral interne s'insère^ par deux :,iisceaux très-courts, sur le cubitus et le côté interne de la tête radiale. Un troisième aisceau profond et médian, beaucoup plus développé que les premiers et recouvert ar rinsertion inférieure des fléchisseurs de Tavant-bras, descend entre le radius et le ubitus, gagne la face postérieure du premier et s'y insère très-près de l'attache infé- 'ieure du ligament externe, à la rencontre duquel il semble vouloir aller. Dans iUoiume, l'articulation du coude est conformée à peu près sur le même plan que celle u chien et du chat. Le radius et le cubitus se meuvent ensemble lorsque l'avant-bras |2 Qéchit et s'étend sur l'humérus.

I 3° Articulation fadio- cubitale.

Surfaces articulaires. ^ Les deux os de l'avant-bras se correspondent par des furfaces diarthrodiales et des surfaces synarthrodiales.

«. Les surfaces diarthrodiales consistent en quatre facettes ondulées, allongées 'ansversalement, deux radiales et deux cubitales. Les premières bordent en arrière a grande surface articulaire qui forme la jointure du coude. Les secondes se trouvent iituécs sous l'échancrure sigmoïde.

' b. Les surfaces synarthrodiales, planes et chagrinées, sont aussi au nombre de eux sur chaque os : l'une, supérieure, s'étend sous les facettes diarthrodiales jusqu'à ■arcade radio-cubitale; l'autre, inférieure, plus étendue, occupe sur le cubitus aute la face antérieure, depuis l'arcade précitée; sur le radius, clic forme une em- ■reinte triangulaire très-allongée qui descend jusqu'au quart inférieur de l'oS. %. p;iges 85 et 86. )

Moyens d'union. — Deux ligaments inlcrosseux et deux ligaments périphériques.

a- Les ligaments interosseux, interposés aux surfaces synarihrodialest sont formés é fibl-es blanches extrêmement courtes qui vont d'un os à l'autre, et qui .sont douées 'une force de résistance très-femarquable. L'inférieur s'ossifie constamment, longunips même avant que les animaux soient arrivés à l'âge adulte, en sorte que les

anciens analomistes vétérinaires ont pu décrire, avec ([uelquc apparence de raison, le radius et le cubitus coinine un os unicpie. L'ossification du ligament supérieur esb très-rare.

b. Les liens périphériques sont des trousseaux de fibres arciformes qui, depuis Ici bec de l'olécràne jusqu'à l'arcade radio-cubitale, partent des faces latérales du cubitusi pour se porter, les unes en dedans, les autres en dehors, sur la fate postérieure du radius. — Les fibres du ligament externe se confondent avec le ligament huinéro-^ radial externe. — Les fibres internes s'unissent au ligament Imméro-radial interne cki au petit tendon cubital appartenant au court fléchisseur de l'avant-bras. — On retrouvai des fibres analogues au-dessous de l'arcade radio-cubitale; mais elles sont beaucoup plus courtes et moins apparentes. i

Mouvements. — Très-obscurs dans le jeune âge; presque nuls quand la soudur-i des deux os est opérée.

Chez le Bœuf, l'ossification du ligament interosseux supérieur survient constam ment à l'époque de l'âge adulte.

Dans le chicn et le Chat, on sait déjà (voy. page 96) que le radius et le cubitus iii se soudent point entre eux. Ils restent indépendants pendant toute la vie de l'anima s'unissent dans leur partie moyenne au moyen d'un ligament inlerosseux, et se jo gnent par diarthrose à leurs deux extrémités. Ces animaux présentent donc à étudier 1° un ligament interosseux ; 1° une articulation radio- cubitale supérieure; .'i" ui articulation i^adio-cubitale inférieure. \

Ligament interosseux. — Il se compose de fibres blanches très-résistantes, att.1 chées par leurs extrémités sur le corps des deux os. Malgré leur peu de longueuJ elles sont assez lâches pour se prêter aux mouvements des articulations radio-cubB bitales. I

Articultation radio-cubitale supérieure. — C'est une trochoïde qui permet seuM ment des mouvements de rotation ou de pivotement. I

Les surfaces articulai)'es qui forment cette articulation sont : du côté du cubitn« la petite cavité sigmoïde, surface excavée dans le sens latéral, et semi-circulaire; (I côté du radius, un demi-gond cylindrique reçu dans la précédente cavité. I

On cite comme moyen d'union un ligament annulaire, sorte de cravate fibreuM jetée autour de l'extrémité supérieure du radius, fixée en dedans sur le cubitus pim de l'extrémité interne de la petite cavité sigmoïde, attachée en dehors sur le liganiûB latéral externe de l'articulation du coude, et confondue supérieurement avec le ligl ment antérieur de la même articulation. On remarquera que cette cravate fibreum en s'unissant à la calotte fibro-cartilagineuse du ligament huméro-radial externe, etij rejoignant par son extrémité interne la petite cavité sigmoïde, transforme cette dtil nière en un anneau complet, revêtu de cartilage dans sa portion osseuse, et tapi)B , par la synoviale (celle de l'articulation du coude) dans sa portion ligamenteuse. I remarquera encore que la tête ou l'extrémité supérieui'e du radius est encroûtée iB^ tout son contour d'une couche de cartilage, et que cette disposition lui permet)»^ glisseï', non-seulement sur la facette concave qui forme la petite cavité sigmoïde, ni encore sur la face interne des deux ligaments qui complètent celle-ci.

Articulation radio-cubitale inférieure. — C'est également une trochoïde analopH.'' à la précédente, mais inversement disposée. Ainsi, la surface articulaire concave 'H^ creusée sur le radius, en dehors de l'extrémité inférieure; la surface convexe se tro« en dedans du cubitus. Ces deux facettes sont très-peu étendues et maintenues »■ i

ARTICULATIONS DES MEMIiUES ANTÉRIEURS. 161

I oiitact par une petite capsule fibreuse périphérique. Un fort ligament interosseux, iiué sous les facettes articulaires, consolide encore celle diarthrose, et concourt par ;()n bord inférieur îi former la surface antibracliiale de l'articulation radio-carpienne. lu' petite synoviale est alfectée spécialement à cette trochoïde. Mt'canisme des trockoïdes radio-mbitales. — Le jeu de ces deux articulations est ,iiiuiltané et tend au même but, c'est-à-dire à l'exécution du double mouvement rotaoire ([ui constitue la supination et la pnniation.

Il y a supination quand, le cubitus restant immobile, le radius pivote sur ce dernier if manière à porter sa face antérieure en dehors. On constate alors que son extrémité ,iilH''ricurc tourne de dedans en avant, et même d'avant en dehors si le mouvement /( \agère, dans la ceinture articulaire formée par la petite cavité sigmoïde du cubitus I les ligaments qui la complètent. On constate encore que l'extrémité inférieure roule 111 la facette du cubitus en décrivant un mouvement analogue^ et que la tubérosité m U rne de cette extrémité se trouve portée en avant.

■ )ans le mouvement de pronation, cette tubérosité est ramenée en dehors, et la ai I- antérieure du radius revient en avant, par un mécanisme opposé. I.a rayon inférieur du membre antérieur, étant articulé par charnière avec le radius, cet os dans ses mouvements rotatoires, c'est-à-dire que la face antérieure du iiiéiacarpe regarde en dehors pendant la supination, et qu'elle est ramenée en avant lois de la pronation.

L'articulation radio-cubitale de rilommc rappelle celle du chien et du chat; seulement les surfaces articulaires sont plus grandes et les mouvements plus étendus. Dans la supination, la face palmaire de la main est tournée en avant, et le radius, situé au lùiè externe du cubitus, est dans la même direction que ce dernier. Dans la pronation, an contraire, la face palmaire de la main regarde en arrière, et le radius, restant en ilcliors à sa partie supérieure, croise le cubitus en avant de telle manière que son cxtréluiié inférieure se place en dedans du cubitus.

4" Articulations du carpe.

Elles comprennent : 1" les articulations qui unissent entre eux les os carpiens de la première rangée ; 2» les articulations analogues delà seconde rangée; 3° l'articulation iradio-carpienne ; Ix" l'articulation des deux rangées entre elles; 5° l'articulation carpomélacarpienne.

i Articulations qui unissent entre eux les os carpiens de la première RANGÉE. — Ces os, au nombre de quatre, se joignent par les facettes diarthrodiales qu'ils présentent sur leurs faces latérales, en formant de petites arthrodies (1). Ils sont maintenus en rapport par six ligaments, irois antéi'ieurs et t7'0is interosseux. ' — Les ligaments antérieurs représentent d<; pcvites bandelettes aplaties ciui se portent !du quatrième os au premier, du premier au second, et de celui-ci au troisième. Le I premier, placé en dehors plutôt qu'en avant du carpe, est recouvert par le ligament I latéral externe cl le tendon inférieur du fléchisseur externe du métacarpe; les autres adhèrent au ligament capsulaire. — Les ligaments interosseux s'implantent dans les ' raiimrcs d'insertion qui séparent les facettes diarthrodiales. L'un d'eux, dérobé par le I ligament commun postérieur, unit le premier au deuxième os. Les deux autres,

(1) On sait que la facétie qui unit l'os sus-carpicn au deuxième os n'est pas située sur une de • ses faces, mais bien sur la partie antérieure Uc sa circonférence.

CIIAUVBAU. — 20 édit.

situés entre les trois derniers os carpieiis, se confondent avec les ligaments antérieurs correspondants. i

Articulations qui unissent entre eux les os carpiens de la deuxièmh RANGÉE. ' — Ce sont des arthrodies tout à lait semblables aux précédentes, mais aui nombre de deux seulement. Elles sont assujetties par deux ligaments antérieurs ei un nombre égal de ligaments interosseiix. — Un des ligaments antérieurs joint k premier os au second, et adhère fortement au ligament capsulaire; l'autre, entière-' ment recouvert par le ligament latéral interne, attache l'un à l'autre les deux derniers os. — Des deux ligaments interosseux, le second seul vient se confondre avec k ligament antérieur correspondant. Celui qui est situé entre les deux premiers os s(<' trouve séparé du ligament antérieur par une des facettes diarthrodiales qui établisseuii le contact de cet os. 1

Articulation radio-carpienne. — L'extrémité inférieure du radius, en s'unissant aux os carpiens de la rangée supérieure, constitue une diarthrose qui peut êtri considérée, par la nature des mouvements qu'elle permet, comme ur.c charnièni imparfaite.

Surfaces articulaires. — La surface radiale, allongée transversalement et trèsirrégulière, présente : 1° en dehors, une large gorge, limitée en avant par une petits cavité glénoïde, et bornée, en arrière, par une excavation non articulaire qui reçoit ui., prolongement du troisième os dans le mouvement de flexion; 2° en dedans, un condyld d'une courbe plus étendue que la gorge précédente, et complété comme elle par ûm petite cavité glénoïde antérieure. — La surface carpienne, moulée exactement sur lii surface radiale, offre en creux ce que celle-ci présente en relief, et vice versa.

Moyens d'union. — L'articulation radio-carpienne est assujettie par trois ligamenti qui lui appartiennent en propre, et par quatre forts ligaments qui lui sont communi avec les articulations suivantes. Ceux-ci seront étudiés plus loin, après la descriptio» particulière de ces articulations.

Des trois ligaments propres à l'articulation radio-carpienne, l'un forme un grot funicule arrondi, étendu du radius au quatrième os, dans une direction oblique dt haut en bas et de dehors en dedans, et caché sous le ligament commun poslérieuri Le second (fig. 7(5, 5), beaucoup plus petit, se porte de l'os sus-carpien au côié externi de l'extrémité inférieure du radius, et est recouvert en partie par le ligament commun externe. Quand la synoviale est distendue par une hydropisie, elle peut faire herni au côté externe du carpe, en passant entre ce petit ligament et le ligament commun postérieur. — Le troisième, fort délicat, mais constant, se trouve situé très-profon dément sous ce dernier. Il s'insère d'une part, sur le radius près du premier ligameni propre; d'autre part, sur le troisième os et sur le ligament interosseux qui unit l'ot sus-carpien au deuxième os.

Synoviale. — Après avoir tapissé les trois ligaments indiqués ci-dessus et les quatn grands ligaments non encore décrits, elle se prolonge entre les trois premiers 0( carpiens, pour aller revêtir la face supérieure des ligamcnis interosseux qui unisseni ces différents os. Elle descend même le plus souvent dans l'articulaïkju qui joint l'oi sus-carpien au deuxième os. Mais il arrive aussi quelquefois que cette arlhrodie po£> sède une synoviale particulière.

Articulation des deux rangées entre elles. — C'est, comme la préccdenti jointure, une charnière imparfaite.

Surfaces articulaires. — Elles sont toutes deux allongées transversalement, for» irrégulières dans leur configuration et brisées en trois pièces. — L'inférieure offre : ei

arrière, trois petits condyles placés côte à côte; en avant, deux facettes légèrement concaves. — La supérieure répond à la première par trois cavités glénoïdales et deux facettes convexes.

Moyens d'union. — On compte pour cette articulation, en sus des grands ii'^aments coniniuns, trois ligaments particuliers. — Deux de ces ligaments, fort courts sont situés en arrière du carpe sous le grand ligament commun postérieur. On les aperçoit facilement, après avoir détruit le ligament capsulaire, en llécliissant fortement le carpe. « Le plus fort s'étend verticalement de l'os interne de la rangée supérieure au second et au troisième os de la rangée métacarpienne ; l'autre descend obliquement du deuxième os (le la rangée antibrachiale sur le second de la rangée inférieure. » (Rigot.) — Le itroisième ligament propre, beaucoup plus fort que les deux autres, se rend de l'os sus-carpien au premier os de la rangée inférieure et à la tête du métacarpien externe. Il se confond en dehors avecle grand hgament latéral externe; en dedans, avec le ligament connnun postérieur. Son bord postérieur donne attache à l'arcade fibreuse iqui complète la gaîne carpienne. Ce même ligament possède aussi une branche qui se ifixe sur le deuxième os de la rangée supérieure (fig. 76, 4).

Synoviale. — Elle tapisse tous les ligaments, et se prolonge en haut et en bas entre fies os carpiens pour favoriser le glissement de leurs facettes articulaires. Deux prolongements supérieurs remontent entre les trois premiers os de a rangée antibrachiale pour aller revêtir la face inférieure des igaments interosseux qui les réunissent. Deux autres prolongements descendent entre les os carpiens de la seconde rangée; l'externe, après avoir tapissé le premier ligament interosseux, passe entre celui-ci et le ligament antérieur correspondant, et fient communiquer avec la synoviale de l'articulation carpoimétacar|)ienne. L'interne forme un cul-de-sac qui s'appuie sur le iligament interosseux.

Articulation carpo-métacarpienne. — Les os carpiens de ia seconde rangée s'articulent avec l'extrémité supérieure des métacarpiens en formant une diarthrose planiforme.

Surfaces articulaires. — Ce sont, des deux côtés, des facettes j-jg 75 y^g g^^^. Iplancs, plus ou moins inclinées les unes sur les autres et conli- rieure des ariiculattues entre elles. La plus grande, située au milieu, est générale- lions du carpe ( ). ment creusée d'une petite fossette synoviale fort peu profonde.

Moyens d'union. — Nous citerons encore les quatre grands ligaments communs, plus six ligaments spéciaux, deux antérieurs, deux postérieurs et deux interosseux.

Des deux ligaments antérieurs {['ig. 75, 2, 2), l'un, dédoublé en doux bandelettes distinctes, unit le deuxième os au métacarpien principal ; l'autre, caché par le ligament latéral externe, attache le premier os à la tête du métacarpien externe.

Les deux ligaments postérieurs décrits par Rigot ne nous semblent pas assez distincts du grand ligament postérieur pour que nous en fassions une description spéciale. 'Nous les citons ici pour mémoire,

Los deux ligaments interosseux, complètement oubliés par cet habile anatomiste, partent des interstices qui séparent le métacarpien médian des métacarpiens latérauXj Bt vont se réunir aux ligaments interosseux de la seconde rangée : ils sont gros et coDrts. Nous avons vu quelquefois manquer l'un ou l'autre.

Ç*) 1,1, lignmeiits anlirieurs destinés il Tunion des os carpiens de clinqiio rangée ; 2,9, ligaments antérieurs iiroi>res ' l articulation carijo-métocurpienne ; 3, ligament commun extcruo ; 4, ligament commun interue.

Synoviale. — Elle communique, par la voie indiquée plus haut, avec la synoviale ■ de l'articulation précédente. Elle fournit un cul-de-sac supérieur qui va s'appuyer sur le ligament interosseux interposé aux deux derniers os carpiens de la seconde^ rangée. Deux culs-de-sac inférieurs descendent dans les arlhrodies intermétacarpiennes.

Ligaments communs aux trois articulations précédentes. — Ils sont au nombre de quatre, avons-nous dit : deux latéraux, un antérieur, un postérieur.

a. Le ligament latéral externe (fig. 75 et 76, 3) estun gros cordon funiculaire formé de deux ordres de fibres, les unes profondes, les autres superficielles, légèremeiii croisées en X. Il part de la tubérosité externe et inférieur e di; radius, descend verticalement sur le côté du carpe, envoie ui faisceau au premier os de la rangée supérieure, abandonne ui autre faisceau qui s'arrête sur l'os externe de la seconde rangée | et vient se terminer sur la tête du métacarpien correspondant. Traversé obliquement par l'extenseur latéral des phalanges, c< ligament recouvre les os carpiens externes. En avant, il s'unii avec le hgament capsulaire. Près de son extrémité inférieure, i se confond avec le fort ligament qui joint l'os sus-carpien an premier os de la rangée inférieure et à la tête du métacarpiei externe.

b. Le ligament latéral interne {ùg:. 75, U), analogue au précé

FiG. 76. — Vue kl- et situé du côté opposé, se trouve être et plus large et plur

IcrQlc des srticU"

lations caipien- <^P''>'s. H commence sur la tubérosité interne du radius, et se ter nés (*). mine sur l'extrémité supérieure du métacarpien médian et d

métacarpien interne, après s'être attaché, par deux faisceau distincts, sur le troisième os carpien de la rangée supérieure et sur les deux dernier de la rangée métacarpienne. En rapport par sa face externe avec le tendon de l'exter seur oblique du mélacar-pe, ce ligament répond, par sa face profonde, aux membrane synoviales du carpe et aux os sur lesquels il prend des points d'attache. Par son bor antérieur, il s'unit au ligament capsulaire. Son bord opposé se confond intimemei avec le ligament postérieur, dont il est impossible de le distinguer.

c. Le ligament antérieur ou capsulaire est un lien membraneux qui recouvre face antérieure des articulations carpiennes. Son bord supérieur est attaché sur radius. L'inférieur s'insèi'e sur l'extrémité supérieure du métacarpien principal. Le deux bords droit et gauche s'unissent aux ligaments latéraux. Sa face externe est et rapport avec les tendons des muscles extenseurs antérieurs du métacarpe et des ph; langes. Sa face interne, tapissée dans certains points par la membrane synovial adhèi-e dans d'autres aux os carpiens et aux ligaments antérieurs qui les unissent l uns aux autres. Ce ligament, formé de fibres transversales plus ou moins obiiqU' et croisées en sautoir, se prête par son ampleur aux mouvements de flexion du genou.

d. Le ligament postérieur, l'un des plus forts de l'économie animale, recouvre face postérieure du carpe eu nivelant les aspérités qui le hérissent. Il s'insère : ( haut, sur la crête transversale qui surmonte la sui'face articulaii-e du i-adius; dans partie moyenne, sur tous les os carpiens; en bas, sur la tête du métacarpien princip;

(*) 1,1, ligaments nntérleva's l'éiiiiiBsaiit entre eux les os eai'ijiiMis île cliaiiiio rangée; 2,2, lignnienls aiiléric propres à l'artieulation carpii-métacarpionne ; 3, ligament ('omnnin csleriie ; i, l'nn îles liganiunts priipri^sà 1 arlicu tioa (les dcu.\ rangées (métiii;arpo-3us-ear[Hen); 5, l'nn îles ligaments propres à l'articnlation railio-earpienne (rail, sns-earpieii). — A, coulisse du glissement pratiquée sur la fiiee externe île l'os sns-enrpicn pour le passage du i chisseur externe du métaenrpe.

AHTICUr.ATIONS DliS MEMBRES ANTÉUIEURS. 165

Confondu en dedans avec le ligament latéral inlernc, uni on dehors au lien qui attache 'os sMs-carpien au métacarpien externe et au deuxième os de la rangée supérieure du :;irpi', le ligament qui nous occupe se coutiime, par son extrémité inférieure, avec la jride carpiennc qui soutient le tendon perforant. Sa face postérieure, parfaitement issc, est tapissée par la synoviale tendineuse de la gaînc carpienne.

iMouvi-MEiNTS DES ARTICULATIONS CARPiENNES. — Le carpc est le Centre de deux nouvemenls opposés irès-étendus, la flexion et l'extension, auxquels s'ajoutent trois ;nonvements accessoires fort bornés, Vadduction, Vabduction et la circumduction.

Toutes les articulations carpiennes ne prennent point une part égale à l'exécution de ces mouvements. Eu effet, il est facile de constater qu'ils se passent principalement Jans la diarthrose radio-carpienne et dans la charnière imparfaite qui réunit les deux rangées d'os carpiens. Chacune de ces articulations participe aux mouvements du :arpe à peu près dans la même proportion, et toutes deux fonctionnent d'une manière identique. Leur mécanisme est des plus simples.

Dans la flexion, la première rangée roule d'avant en arrière sur le radius, la rangée inférieure se meut dans le même sens sur la supérieure, le métacarpe est porté en lU-rière et en haut, le ligament commun postérieur se relâche, le ligament capsulaire je tend, et les surfaces articulaires, celles de la seconde jointure surtout, s'écartent en avant les unes des autres. Dans Vextension, le métacarpe est ramené en bas et en ivant par un mécanisme inverse. Ce mouvement s'arrête quand le rayon de l'avantoras et celui du métacarpe se trouvent situés sur la même ligne verticale. On remarquera que dans la flexion ces rayons osseux ne se rapprochent pas directement l'un de l'autre; l'extrémité inférieure du métacarpe se porte toujours en dehors. On remarijucra encore que les légers mouvements d'abduction, d'adduction et de circumducion du carpe ne sont possibles qu'au moment où le pied est fléchi sur l'avant-bras.

Quant aux diarthroses planiformes qui articulent entre eux les os carpiens d'une même rangée, elles ne permettent qu'un simple glissement des surfaces de contact; 'arthrodie carpo-méiacarpienne se trouve absolument dans le même cas. La mobilité •cstreinte de ces diverses articulations ne peut donc avoir qu'une influence fort seconilaire sur les mouvements généraux du carpe; mais elle les favorise néanmoins en )eriiiettant aux os carpiens de changer leurs rapports réciproques et de se prêter par à, pendant le jeu des deux charnières radio-carpienne et intercarpienne, à une coaptalion plus exacte des plans articulaires qui les constituent.

Chez les autres animaux, les articulations carpiennes se présentent, dans leurs dis- TOsitions essentielles, avec les caractères que nous venons d'assigner aux animaux lOlipèdes. Ainsi, les quatre principaux liens périphériques difl'èrent peu de ceux qui ippartiennent à ces animaux. On remarquera cependant que leur laxitc permet chez e Chien et le Chat dcs mouvements latéraux assez étendus.

5° Articulations intermétacarpiennes.

Chaque métacarpien latéral s'articule avec le métacarpien médian au moyen de surfaces diarthrodiales et de surfaces synarthrodialcs, pour la description desquelles lous renvoyons h la page 91. Un ligament interosscux, composé de faisceaux irèscourls et très-forts, s'interpose aux surfaces synarthrodialcs et les fixe solidement «'une h l'autre. Son ossification est un fait assez fréquent. Les facettes diarthrodiales :snnt maintenues en contact par le ligament précédent et par les ligaments carpiens

qui viennent s'insérer sur la tête des métacarpiens latéraux. — Les articulations v intermétacarpiennes ne permettent qu'un mouvement de glissement vertical fort ij obscur.

Chez le Bœnf, il n'existe qu'une seule articulation intermélacarpienne, beaucoup i plus simple encore que celles du cheval.

Chez le Porc, les quatre métacarpiens se correspondent, à leur extrémité supérieure, au moyen de petites facettes diarlhrodiales qu'ils présentent par côté. Des s faisceaux fibreux, dépendances des grands ligaments antérieur et postérieur du carpe, . protègent en avant et en arrière ces articulations intermétacarpiennes. D'autres libres, situées entre les faces adjacentes des métacarpiens, représentent de véritables liga--, ments interosseux.

Chez le Chiea et le Chat, les quatre grands métacarpiens s'articulent entre eux\ de la même manière à peu près que ceux du porc. On doit observer cependant queleur mobilité est plus étendue. i

6° Articulation métacarpo-phalangienne.

Charnière parfaite formée par l'extrémité inférieure du métacarpien médian, d'une part, et d'autre part, par l'extrémité supérieure de la première phalange et les grands sésamoïdes.

Surfaces articulaires. — Du côté du métacarpien, deux condyles latéraux et une arête médiane à courbe antéro-postérieure. — Du côté de la première phalange, deux cavités glénoïdales et une gorge intermédiaire, prolongées en arrière sur la face anté-^ rieure des grands sésamoïdes. Brisée ainsi en trois pièces, la surface digitale se trouvf dans d'excellentes conditions de solidité, parce que les pressions transmises à la régio& digitée sont atténuées et décomposées par l'élasticité naturelle des liens qui unissem ces trois pièces les unes aux autres, ,

Moyens d'union. — Ils se divisent en deux catégories : 1° ceux qui joignent entnt elles les pièces osseuses de la surface inférieure; 2° ceux qui maintiennent en rappori les deux surfaces articulaires opposées,

A. Les premiers ont reçu le nom générique de ligaments sésamoïdiens, et sont an nombre de six : un ligament intersésamoïdien, qui rassemble les deux os complé4 mentaires de la surface digitale ; trois ligaments sésamoïdiens inférieurs et deux latéi vaux, chargés d'unir ces os à la première phalange.

a. Le ligament intersésamoïdien est constitué par de la substance fibro-cartilagii neuse, qui semble être la gangue primitive dans laquelle les deux sésamoïdes se soni développés; elle se répand, en effet, autour de ces os après s'être fixée solidement son leur face interne. En arrière, ce ligament forme, en commun avec la face postérieur! des sésamoïdes, la coulisse (fig. 78, h) sur laquelle glisse les tendons fléchisseurs. I occupe en avant le fond de la gorge articulaire intersésamoïdiennc.

b. Les ligaments sésamoïdiens inférieurs, situés h la face postérieure de la pre^ mière phalange, se distinguent en superficiel, moyen et profond.

Le ligament superficiel (fig. 78, 5), le plus long des trois, représente une bander lette étroite, aplatie d'avant en arrière. Il naît du milieu de la masse fibro-cartilagi'i neuse qui complète en arrière la surface articulaire supérieure de la seconde phalange; et s'élève, en s'élargissant légèrement, jusqu'à la base des grands sésamoïdes, sur les-« quels il s'insère en se confondant avec le ligament intersésamoïdien. Sa face posté.-î

ARTICUr.ATfONS DES MEMBRES ANTÉRIEURS. 167

i(Mirc, tapissée parla synoviale dite grande gaîne sésamoïdienne, est recouverte par L's tendons flùcliissciirs. Il recouvre en partie le ligament moyen.

Le ligament moyen, triangulaire et rayonné, est formé de trois faisceaux particuicis : deux latéraux (fig. 78, 6), et un médian que l'on a généralement confondu avec 0 ligament superficiel, quoiqu'il s'en distingue nettement par sou insertion inférieure. iM's en commun aux empreintes postérieures de la première phalange, ces trois .liscoaux montent en divergeant sur la base des sésamoïdes et y prennent leur inser- . iuii supérieure.

Le ligament profond est constitué par deux petites bandelettes cachées sous le igamont moyen. Minces, courtes, aplaties d'avant en arrière et croisées en sautoir, !es bandelettes se fixent^ d'une part, sur la base des grands sésamoïdes, d'autre part, lur l'extrémité supérieure de la première phalange, près du contour de sa surface irticulaire. Ce ligament est tapissé à sa face antérieure par la synoviale de l'articuation (1).

c. Les ligaments sésnmoïdiens latéraux sont représentés par deux minces lamelles, itendues de la face externe de chaque grand sésamoïdc au tubercule d'insertion que la )remière phalange présente sur le côté de son extrémité supérieure. Ils sont recouverts par les vaisseaux et les nerfs digités, par la bride fibreuse qui se détache du ligament suspenscur du boulet pour se porter sur le tendon de l'extenseur antérieur des )halanges, et par le faisceau superficiel du ligament métacarpo-phalangien latéral. A ■eur face interne, ils sont revêtus par la membrane synoviale.

B. Les ligaments destinés à réunir les deux surfaces articulaires de la jointure métacarpo-phalangienne sont au nombre de quatre : deux latéraux, un antérieur, un oostérieur.

a. Chaque ligament toem/ comprend deux faisceaux, l'un superficiel, l'autre proibnd, solidemeul unis ensemble par leurs faces adjacentes. Le faisceau superficiel 'Gg. 79, 1) commence sous le bouton du métacarpien latéral, en s'attachant sur le métacarpien principal, et descend verticalement pour se terminer à l'extrémité supérieure de la première phalange. Il recouvre l'insertion phalangienne du ligament sésatnoïdien latéral et le faisceau profond. — Celui-ci, attaché supérieurement dans l'exca- 7alion latérale de l'extrémité inférieure du métacarpien principal, se dirige en rayonnant sur le grand sésanioïde et l'extrémité supérieure de la première phalange, où il se fixe i:;n confondant ses fibres avec celles du ligament sésamoïdien latéral. Ce faisceau est tapissé à sa face interne par la synoviale articulaire.

b. Le ligament antérieur appartient à la classe des ligaments capsulaires. C'est une expansion membraniforme très-résistante qui enveloppe la face antérieure de l'articuilation. Attachée par son bord supérieur sur le contour antérieur de la surface méta- [carpicnne, et par son bord inférieur sur la première phalange, cette expansion se iconfond par côté avec les ligaments latéraux. Elle est recouverte par les tendons extenseurs des phalanges, qui glissent h sa surface au moyen de petites bourses séreuses. Sa face interne adhère dans toute son étendue à la capsule synoviale.

c. Le ligament postérieur (2), nonuné très-heureusement ligament suspcnseur \du houlct (fig. 78, 2), représente une longue et forte lanière formée de tissu fibreux blanc, et contenant souvent des faisceaux charnus dans son épaisseur. Cette lanière,

(1) Les deux bandclcltcs latérales décrites par Rigot comme faisant partie de ccligament apparlieunent aux faisceaux latéraux du ligament moyen.

(2) Il répond, chez l'homme, avec deux muscles qui le longent, par cûté, aux muscles mler- /isaeux mélacarpiens. (Voyez les muscles du pied.)

comprise cnlre les deux métacarpiens latéraux, en arrière du métacarpien médian, est^ mince tout à fait à son origine ; mais elle se renfle bientôt et conserve sa grande épaisseur dans l'étendue du quart supérieur. Sur une coupe, elle paraît formée de deux portions superposées et très-adhérentes l'une à l'autre. La portion superficielle, la plusi

mince, commence par trois petites branches qui se fixent sun le premier et le deuxième os de la rangée inférieure carpienne ; la portion profonde, beaucoup plus épaisse, s'attache» à la face postérieure du mélacarpien principal sur une Ion-: gueur de 2 centimètres environ. C'était à tort que l'on avaiti écrit que le ligament suspenseur du boulet se continue avec le ligament commun postérieur du carpe; il en esl, au contraire, bien distinct. La bride carpienne ou aponévrosepalmaire profonde de l'homme est seule en continuité directe avec le ligament commun postérieur du carpe. Le liganienu suspenseur du boulet est bifide à son extrémité inférieure? et ses deux branches, après s'être fixées sur le sommet de^ os sésamoïdes, donnent naissance à deux brides fibreuses qui se dirigent en avant et en bas pour se réunir, chacune d< leur côté, au tendon de l'extenseur antérieur des plialangcsj Il est en rapport, par sa face postérieure, avec le tendon p-^rforant et sa bride carpienne; par sa face antérieure, avei le métacarpien médian, des artères et des veines; par sex bords, avec deux petits muscles inlerosseux, les méla-J carpiens latéraux, les vaisseaux et les nerfs digités.

Synoviale. — Cette membrane se prolonge en cul-de-sac entre les branches terminales du ligament précédent. Ces; la distension de ce cul-de-sac qui produit les molettes articulaires.

Mouvements. — L'articulation métacarpo-phalangienne permet Yextension et flexion du doigt, et quelques légers mouvements de latéralité quand le rayon osseuj mobile est porté aux limites de la flexion.

FiG. 77. — Coupe médiane de la rangée inférieure du carpe, du métacarpe et du ligament suspenseur du boulet (*).

Chez le Bœuf, le Mouton et la Chèwrc, l'articulation métacarpo-phalangienni constitue une double charnière, qui ressemble assez au ginglyme simple des animaur solipèdes.

On compte trois ligaments intersésamoïdiens : deux latéraux, ayant pour destina tion d'unir l'un avec l'autre les grands sésamoïdes de chaque doigt; un médian, qi joint entre eux les sésamoïdes internes. — L'appareil ligamenteux sésamoïdien infé rieur est loin d'offrir le même développement que chez le cheval ; il se réduit poui chaque doigt à quatre petites bandelettes qui rappellent assez bien le ligament profoni de ce dernier animal, tel qu'il a été décrit par Rigot : deux bandelettes latérales s portent directement des sésamoïdes à l'extrémité supérieure de la première phalangei les deux autres, situées entre les premières, s'entrecroisent en X et se confonden avec celles-ci par leurs extrémités. — Un ligament sésamoïdien latéral unit la prc mière phalange au sésamoïde externe.

Il existe pour chaque doigt deux ligaments métacarpo-phalangiens latéraux :w externe, analogue à celui du cheval, mais moins' compliqué, s'attache par son cxtrr

(*) 1, grand os; 2, ligament commnn posti'M-icnr Ju oaipo ; 3, lirifle ilcslinùe nu poiTornnt; 4, ligament snspenseï (lu boulet; 5, sn couche superficielle; 6, son l'uiscemi ]irnfnn(l ; 7, nuHncnrpicn principal.

iiiîé Inférieure sur la première plialaiige Kculcmcnt; un autre iiiierne, fixé supérieueiuentdans le fond de l'échancrurc interarticulairc du métacarpien, s'insère, d'autre

ai t, sur la face interne de la première phalange, en confondant ses fd)res avec celles lu ligament interdigilé supérieur. — Ce dernier ligament, situé entre les deux )romières phalanges, se trouve constitué par des fibres courtes et croisées en sautoir, itiachées sur les empreintes qui couvrent en partie la face interne des deux premiers is phalangiens. Chez le Mouton, ce ligament interdigité n'existe qu'à l'état de vesii;! s, et chaque ligament mélacarpo-phalangien interne donne naissance, près de son iiM i tion phalangienne, à une bride Obreuse qui se dirige en arrière, sort de l'espace iii(>rdigité et se termine à l'osselet de l'ergot, qu'il soutient. — Le ligament antérieur )ii capsulaire, unique comme chez les solipèdes, réunit les deux ligaments latéraux '\iernes. — Le ligament suspenseur du boulet, simple supérieurement, se divise inféii urement en huit rameaux : deux vont se réunir au tendon perforé, pour former ivec lui le double anneau dans lequel passent les deux branches du perforant. Quatre iniies rameaux, accolés deux à deux, se rendent au sommet des grands sésamoïdes. 'Am qui est destiné à chaque sésamoïde externe envoie sur le côté de la première ili ilange une bride de renforcement pour le tendon extenseur propre du doigl. Les 1( iix derniers, profonds et médians, descendent dans l'échancrure interarticulairc lu métacarpe après s'être réunis en un seul faisceau; ils passent ensuite entre les deux in unents métacarpo-phalangiens internes, se séparent l'un de l'autre et se dirigent en ),is et en avant sur le côté interne delà première phalange, pour se joindre au tendon .'xlenseur propre de chaque doigt.

Dans le Porc, le Chien et le Chat, on trouve pour chaque articulation métacarpobhalangienne : une synoviale propre; un ligament intersésamoïdien ; un ligament iésamoïdien inférieur composé de deux bandelettes croisées; deux petits ligaments sésamoïdiens latéraux ; deux ligaments métacarpo-phalangiens latéraux, attachés infé- 'ieurement sur la première phalange et les sésamoïdes; un ligament capsulaire anté- •ieur, au centre duquel on rencontre un petit noyau osseux, sorte de sésamoïde intérieur sur lequel glisse l'une des branches du tendon extenseur commun des doigts. Le ligament suspenseur du boulet est remplacé par de véritables muscles inter- Dsseux palmaires (voyez les Muscles du pied antérieur). Quelques fibres situées entre es premières phalanges des grands doigts, chez le porc, rappellent le ligament inleriligité supérieur du bœuf.

Chez rnommc, la cavité de l'extrémité supérieure de la première phalange est complétée par un ligament glénoïdien. Les ligaments glénoïdiens des quatre premiers rloigts sont réunis entre eux par un ligament transverse du métacarpe. Les articulations sont consolidées i)ar deux ligaments latéraux. — Les articulations métacarpobhalangiennes de l'homme permettent les mouvements de flexion et d'extension, ainsi que les mouvements d'abduction et d'adduction.; mais ces derniers sont limités par les ligaments latéraux.

7" Articulation de la première phalange avec la seconde, ou première articulation

interphalangienne.

C'est une charnière imparfaite.

Surfaces nrticuknres. — Sur l'extrémité inférieure de la première phalange, deux l'^ondyles latéraux séparés par une gorge. Sur la face supérieure de la deuxième phalange, deux cavités glénoïdales et un relief antéro-posiérieur.

Celle dernière surface est complélce en arrière par un fibro-cartiiage, dit glénoMien, très-dense el très-épais, faisant aussi l'ofticc de ligamenl. En effet, il est allaché, d'une part, sur la seconde phalange, entre la surface articulaire supérieure el l'espèce.

de sésamoïde fixe qui la borde en arrière ; et il s'insère, d'autre part, sur la première phalange au moyen de six^ brides fibreuses (fig. 79, Zi, 5, 6) : deux supérieures quif embrassent les ligaments sésamoïdiens inférieur moyen superficiel; deux moyennes et deux inférieures qui gagnent, les côtés de l'extrémité inférieure de la première phalange. Ce fibro-cartilage, moulé en avant sur la surface articulaire , de ce dernier os, forme par sa face postérieure une surfacei de glissement pour le tendon perforant (fig. 78, 8). 11 se confond par côté avec les deux branches du perforé, et reçoit, dans le milieu de son bord supérieur l'inserlion du ligamenl sésamoïdien inférieur superficiel.

Moyens d'union. — Deux ligaments latéraux (fig. 79, 7), auxquels s'ajoutent, en arrière, le fibro-cartilage qui vienii d'être décrit, et en avant, le tendon de l'extenseur anlérieuii des phalanges. Ces ligaments, larges et épais, obliques dC haut en bas et d'avant en arrière, s'insèrent supérieuremenii sur les tubercules latéraux que la première phalange présenlfl \-3 à son extrémité inférieure. Ils s'altachent en bas sur les côtés

de la seconde phalange. Leurs fibres les plus inférieures se prolongent même au delà de cet os pour gagner les extré mités du petit sésamoïde, et constituer les ligaments laléraun postérieurs de l'articulation du pied.

Synoviale. — Cette membrane tapisse le tendon de l'ex} ^ tenseur antérieur des phalanges, les ligaments latéraux etli

Vm. fibro-carlilage glénoïdien. Elle forme en arrière un cul-de-sa<.

qui remonte entre celui-ci et la face postérieure de la prei mière phalange.

Mouvements. — Cette charnière imparfaite est le siège d' deux mouvements principaux : Y extension et la flexion Elle permet encore le pivotement de la seconde phalange sur la première et quelques mouvements latéraux.

Fig. 78.— Vue postérieure des articulations niétatarso-plialangienrie et interphalangienne (*).

Chez le Bœuf, le Mouton et la Chèvre, le fibro-cartilagi glénoïdien, confondu avec le perforé, n'est allaché sur

première phalange que par deux brides latérales. Le ligameni latéral interne comprend deux faisceaux : un très-court qui s'arrête sur la deuxièmi phalange, et un autre très-long qui descend jusque sur la face interne du troisièmi phalangien. L'exlerne est fort mince et se prolonge aussi sur la dernière phalange» en sorte que les deux dernières articulations interphalangiennes de chacun des doigt

(*) 1, coupe de la biide torsionne destinée au tendon perforant; 2, ligament suspcnseur \\n Iioiilct; 3,.S, ses deii brandies terminales; 4, suri'ace de i;lisseinent pour les tondons lliVliisseurs fornire par la faeo postérieure dos irrani sésamoïdes et le ligament intersésiimnidien ; 5, ligament sésamoïdien inlérieiu' superfieiol ; 0,6, raisceuu.\ latéraux d ligament sésamoïdien inférieur moyen ; 7,7, lirides supérieures du libni-enrlilage glénnidien de la première arlieiilttlio interphalangienne ; 8, surface de glissement ])o\ir le perforant ionnée par le libro-carlilage de la deuxième plinliiiiçc 9,9, l'insertion au petit sésamoïde du ligament latéral postérieur de l'articulation du pied. — A, A, coupe des hraiidn. terminales du tendon perforé; lî, face postérieure du petit sésamoïde.

ont assujetties par deux ligamenis latéraux communs, qui correspondent cxaclcmcnt, ar leur position et leurs attaches inférieures, aux ligaments latéraux antérieurs de ' 'articulation du pied des solipèdes.

Cliez le Chîcn et le chat, le cartilage glénoïdien, également confondu par sa face loslérieurc avec le perforé, n'adhère à la première phalange que par quelques traclus eiltileux. Les deux ligaments latéraux se portent, chacun de leur côté, de l'extrémité rieure de la première phalange ;i l'extrémité supérieure de la seconde,

Chez le Porc, même disposition à peu près que chez les carnassiers. On remarquera 1 IHiidant que le ligament latéral externe se comporte à peu près comme chez le licval, c'est-à-dire que ses faisceaux les plus antérieurs se prolongent jusqu'à l'extréiiité externe du petit sésainoïde.

8" Articulation de la seconde phalange avec la troisième, ou deuxième articulation interphalangienne, ou articulation du pied.

Pour former cette charnière imparfaite, la deuxième phalange s'oppose à la troisième !t au petit sésamoïde.

Suj'faces articulaires. — Sur la face inférieure de la deuxième phalange, deux londyles latéraux et une gorge médiane. — Sur la face supérieure de la troisième

lie

79. — Vue latérale des articulations métatarso-ptialangienne et interphalangiennes (*),

Fie. 80. — Coupe longitudinale et verticale de la région digitée, montrant la disposition des synoviales articulaires et tendineuses (**) .

lhalange et du petit sésamoïde, deux cavités glénoïdales séparées par un relief antérolOStérieur. Les deux pièces osseuses qui forment cette dernière surface s'articulent ntre elles par arthrodie; le petit sésamoïde présente, à cet effet, une facette allongée,

'(*) '-elle ri?urp et In nrfojÉdentn, (MiniqiK! prises giir le meinlii'o nnslùr'iRnr, représentent e.xnetcnient In ilispnsilion '9 jointures du doi^çt diins le membre nntf'rieur. Il y n, en ed'et, similitinle pnrfnile entre celles-ei et les nrlicnliilioiis lalognes du memlire nlidominni. — 1, fniscenii superfieiel du lignment latéral externe de l'nrtieulntion mélnlnrsii-plinsn^ienne ; 2, brnnelie sésnmnidienne du fniseemi jirofnnd ; 3, liriinelie pludnnsienne d(i nn^me ; briile snpéncnre du iriilnse glénonlien ; 5, bride moyenne du même ; 0, bride inférieure dn'niéme ; 7, li.ïnment latéral du In première 'ion interphnlaniçienne ; 8, liiçnmenl latéral pnslérienr du rarticulatiou du pied; 9, ligament Intérnl nnténeur M^me.

(") I, première plinlaniçn; 2, deuxième phalange; 3, troisième plinlangc ; 4, sinus semi-lumiire de eelti! ilerniere ; ["■lit nésamoide; 6, tendon de l'extfînseur antérieur des plialnniçes ; 7, son insertion A In troisième plininnge ; «, len- " lin perforé; 9, id. du perforant; 10, son insertion fi In troisièliie plialniie;e ; il, ligaments sésnnioldiens inlerieiirs; ■, md-de-sae postérieur de la nremière synoviale interplinlnniiienne ; 1,3, Ul . de In den.\ième ; d4, "^"'"''''"""''i ',1

- - synoviale interplialnngi

In grande gaine sésnmoidienne ; 15, eul-do-sne supérieur dn la petite gaine ir de In même ; 17, coupe du bourrelet; 18, iil. du coussinet plantoire.

sésunioidienne

l(i eul-de-snc

■172 DlîS ARTICULATIONS.

sur son bord antérieur; l'os du pied, une facelte analogue, sur le coniour postéricun de la surface articulaire principale. '

Moyens d'union. — Cinq liganieiUs : un impair et intercsseux qui joint le sésa-. nioïdc à l'os du pied; quatre pairs et latéraux, distingués en antérieurs et postéricurti.-j

a. Ligament interossenx (fig. 78, 10). — Il est formé de fibres très-courtes qui s'insèrent, en arrière, dans la rainure antérieure du petit sésamoïde, en avant, sur Ici bord postérieur et la face inférieure de la troisième phalange. Ce ligament est tapissé! sur sa face supérieure par la synoviale articulaire, et sur sa face inférieure par la petitw gaîne sésamoïdienne.

b. Ligame7its latéraux antérieurs (fig. 79, 9). — Ce sont deux larges faisceaus épais et courts, attachés par leur extrémité supérieure sur les empreintes latérales d( la seconde phalange, et par leur extrémité inférieure dans les deux cavités creuséex à la base de l'éniinencc pyramidale de l'os du pied. Chaque ligament est recouvert cp partie par le fibro -cartilage complémentaire de ce dernier os, et semble faire corpf avec lui. Son bord antérieur se continue avec le tendon de l'extenseur commun de phalanges. Sa face interne est tapissée par la synoviale qui lui adhère intimement.

c. Ligaments latéraux postérieurs (fig. 78, 9, 9; 79, 8). — Ils ont été déjà indil qués. On sait que chacun d'eux se trouve constitué par les fibres les plus inférieure) du ligament latéral de la première articulation interphalangienne, lesquelles fibresaprès s'être attachées sur la seconde phalange, se réunissent en un cordon fibreu: sensiblement élastique. Ce cordon se fixe principalement sur l'extrémité et le bon supérieur du sésamoïde, en s'unissant à celui du côté opposé, et en formant ainsi uni sorte de bourrelet complémentaire qui agrandit la surface articulaire sésamoïdiennC' Il envoie encore un court faisceau sur l'apophyse rétrossale, et une petite bride à I face interne du fibro-cartilage latéral. Caché en partie par celui-ci et par le coussine plantaire, ce ligament est tapissé en dedans par la synoviale articulaire.

Synoviale. — Cette membrane descend sous les facettes qui unissent le petit sésa moïde à l'os du pied. Elle présente en arrière un vaste cul-de-sac qui remonte k 1 face postérieure de la seconde phalange, et qui s'adosse aux deux gaines sésamoïdienne (fig. 80, 13). Elle en forme un autre beaucoup plus petit en se prolongeant entre k deux ligaments latéraux du même côté. Celui-ci se dilate fort souvent, et l'on es exposé h l'ouvrir dans l'opération du javart cartilagineux.

Mouvements. — Ils répètent exactement ceux de la première articulation inter phalangienne.

Chez le Mouton on trouve : 1° un ligament interosseux pour unir le petit séss moïde à la troisième phalange; 2" deux ligaments latéraux antérieurs commençani ainsi qu'il a déjà été dit, sur la première phalange; '6° deux ligaments latéraux posM rieurs, allant de la face postérieure du deuxième phalangien au petit sésamoïde (l'interr est jaune et élastique); ti° un ligament antérieur, impair, élastique, attaché en haa sur l'extrémité supérieure de la deuxième phalange, fixé en bas sur la troisième, ent;i l'insertion de l'extenseur commun des doigts et celle du ligament latéral antérier interne; 5° un ligament interdigité inférieur, situé entre les deux phalanges unguéale* dont il borne l'écartement. Ce ligament, formé de fibres parallèles qui s'étendei transversalement d'un petit sésamoïde à l'autre, est tapissé sur sa face inférieure la peau de l'espace interdigité. Sa face supérieure répond à un coussinet adipeux. • Chez le Bœnf, le ligament latéral antérieur externe, large et rayonné, se troui presque cniièremcnt recouvert par la longue branche du tendon extenseur propre (

loigt, à laquelle il adlièro très-intiniemeiU, Quant au ligament iuterdigité, il se jiéïieale avec une disposition beaucoup moins siujple <|ue celle indiquée plus haut ;lie/. le mouton. Ce ligamenl, formé de fibres cnlrecroisées sur la ligne médiane se ii\iseà ses extrémités en deux faisceaux : l'un, supérieur, passe sur le tendon du nuscle perforant, auquel il sert de bride d'assujettissement, et va se fixer en dehors le l'extrémité inférieure de la première phalange, après avoir contracté des adhécnccs très-inlimes avec une forte bride fibreuse qui descend de la région métacarpienne postérieure, et dont nous parlerons avec plus de détails en décrivant les muscles; l'autre, inférieur, plus court que le précédent, s'attache sur l'extrémité nilerne du petit sésamoïde et sur la face inlernc du troisième phalaagien, en 5e contondant avec le tendon perforant, le coussinet plantaire et le derme de la membrane kkératogène.

Chez le Porc, on rencontre pour l'affermissement de la seconde articulation inter- Dhalangienne: 1" deux ligaments latéraux, se portant des faces latérales delà deuxième )halaiige aux faces externe et interne de la troisième; 2" un troisième ligament, qui •cprésente exactement l'un des ligaments latéraux postérieurs de l'articulation du pied iu cheval; ce ligamenl descend, en effet, de l'cxlrémité inférieure de la première phaange sur l'extrémité externe du petit sésamoïde. Son analogue du côté interne semble oiauqucr tout à fait. De plus, il existe dans les grands doigts un ligament antérieur aune et élastique, en tout send)lable à celui des Ruminants.

Chez le Chien, les deux dernières phalanges sont unies entre elles par deux ligaments latéraux d'une disposition très-simple. Un troisième ligament, formé de tissu ilastique, divisé en deux moitiés latérales et situé en avant de l'articulation, remplit 'office d'un ressort, qui produit mécaniquement la rétraction de l'ongle, quand les inuscles fléchisseurs cessent de se contracter. Chez le Chat, ce ligament jaune est xès-énergique. On remarque encore dans cet animal une obliquité assez marquée des jGulies articulaires par lesquelles les deux phalanges se correspondent, disposition [lui permet à l'ongle de venir se loger entre deux doigts quand il se relève, et qui avorise ainsi sa rétraction.

La seconde articulation interphalangienne du chicn et du Chat se dislingue encore oar une autre disposition essentielle. La surface articulaire de la troisième phalange est en effet complétée par un fibro-carlilage glénoïdieii analogue à celui de la première irticulaiion, mais beaucoup plus épais. Ce fibro-carlilage (voy. Muscles de la. .main), !Îxé sur la saillie postérieure de la troisième phalange, sert, par sa face inférieure, de ooulie de renvoi pour le tendon du perforant, et joue, avec la saillie de la phalange oréciléc, le rôle du petit sésamoïde des autres animaux.

Les articulations interphalangiennes de l'iloiume sont conformées sur le même alan que les articulations mélacarpo-phalangienncs. Elles sont consolidées par un .iganient glénoïdien et par des ligaments latéraux. Elles ne permettent que deux mouvemenis : la flexion et l'extension.

Art, V. — Articulations des membres postérieurs,

1" Articulations du bassin.

A. ArtlcHlaiîon sacro.îiîaq.io, (fig. 81). — C'cst uiic articulation paire qui établit l'union du mcndjre [)ostéricur avec le racliis, el qui esl formée par le sacrum et le coxal. Elle appartient au genre arthrodic.

\lk DES ARTICULATIONS.

Sw faces articulaires.— Sur le sacrum, la facette diarllirodialo inégulière.dite aurir, culaire, taillée sur les côtés et près de la base de l'os. — Sur le coxal, la facette anai loguc située à la face interne de l'ilium.

Moyens d'union. — Quatre ligaraenis, que nous appellerons, à l'exemple de Rigoti sacro-iliaque, ilio-sacré supérieur, ilio-sacré inférieur et sacro-sciatique .

a. Ligament sacro-iliaque. — C'est un ligament composé de gros faisceaux fibreni qui enveloppent l'articulation de toutes parts, en s'attachant solidement par leun extrémités sur les empreintes dispersées autour des facettes diarthrodiales. La moith inférieure de ce ligament est recouverte par le muscle psoas iliaque. Sa moitié pos térieure (1), beaucoup plus forte que la précédente, se trouve cachée par l'ilium ( donne attache à l'ilio-spinal.

b. Ligament ilio-sacré supérieur, — Funicule gros et court qui, de l'angle intenn de l'ilium, se porte en arrière pour se fixer sur l'épine sacrée oiî il confond ses fibre avec celles du ligament sur-épineux dorso-lombaire.

c. Ligament ilio-sacré inférieur. — C'est un lien membraneux très-résistant, trian gulaire, formé de fibres parallèles obliques de haut en bas et d'avant en arrière, s'attache, par son bord antérieur, sur la moitié supérieure du bord ischiatique et si< l'angle interne de l'ilium, en se confondant avec le ligament précédent. Son bon inférieur s'insère sur la lèvre rugueuse qui borde le sacrum latéralement. Son boi' postérieur s'unit à l'aponévrose qui recouvre les muscles coccygiens. Sa face exterr est en rapport avec le fessier principal et le long vaste. Sa face interne répond au musc< sacro-coccygien latéral.

d. Ligament sacro-sciatique ou ischiatique (fig. 81, 2). — C'est une vaS' expansion membraneuse qui est située sur le côté du bassin, entre le sacrum et coxal, et qui sert plutôt d'appareil de clôture pour la cavité pelvienne que de moyt d'assujettissement destiné à assurer la solidité de l'articulatioa sacro-iliaque. Sa fornuf irrégulièrejnent quadrilatère, a permis de diviser sa circonférence en quatre bordel un supérieur, attaché sur la crête rugueuse et latérale du sacrum; un inférieur, flf sur la crête sus-cotyloïdienne, ainsi que sur la tubérosité ischiatique, et formant m la partie comprise entre ces deux insertions, avec la petite échancrure sciatiquil l'ouverture par laquelle sortent du bassin le muscle obturateur interne; un anlj rieur, mal délimité, circonscrivant avec la grande échancrure sciatique l'ouvetl ture qui livre passage aux vaisseaux fessiers, aux nerfs de même nom et aux neii sciatiques; un postérieur, se dédoublant en deux lames qui embrassent le muscf demi-membraneux, et se confondant supérieurement avec l'aponévrose d'envelopij des muscles coccygiens. La face externe de ce ligament, parcourue par les nerfs scif tiques, est recouverte par les muscles long vaste et demi-tendineux, qui prennent Si lui de nombreuses insertions. Sa face interne, tapissée en avant parle péritoine,,! trouve en rapport postérieurement avec les muscles ischio-coccygien et ischio-an.| auxquels elle donne attache.

Synoviale. — Elle tapisse le ligament sacro-iliaque, et ne fournit qu'une petij quantité de synovie.

Mouvements. — Les deux articulations sacro-iliaques étant le centre vers leqj|J viennent converger tous les efforts d'inipulsion qui sont communiqués au tronc pl les membres postérieurs, ces jointures ne pouvaient offrir une grande mobilité, c\

(1) Elle représente le ligament sacro'-iliaque interosseux de l'homme. La moitié inférie»'' répond au ligament sacro-iliaque antérieur. ml

pi ARTICULATIONS DES MEMBIllîS POSTÉRIEURS. 175

e fût opposée à la transmission intégrale de la quantité de mouvement. Aussi ne )ennellent-elles qu'un glissement fort restreint des surfaces articulaires; et l'union )ar diarllirose du sacrum et des coxaux semble-t-cl!e avoir pour destination exclusive le prévenir les fractures auxquelles ces os eussent été incessamment exposés s'ils lussent été attachés ensemble d'une manière plus intime.

1]. Articulation des deux coxaux entre eux, ou sympliyse ischio-

tabionuc. — Lc'S dcux coxaux sont unis l'un à l'autre par toute l'étendue du bord nlernc des pubis et des iscliiums. Cette articulation représente, dans le jeune âge, me véritable amphiarthrose assujettie par un cartilage interosseux et des trousseaux Le libres périphériques.

Le cartilage, solidement fixé aux petites rugosités qui hérissent les surfaces articuïires adjacentes, s'ossifie, comme les cartilages suluraux, quand l'animal avance en ge. Aussi les deux coxaux sout-ils constamment soudés l'un à l'autre chez les solièdes adultes.

Les faisceaux fibreux périphériques s'étendent transversalement d'un os à l'autre, lu-dessus et au-dessous de la symphyse. Ceux qui occupent la face inférieure sont acomparablement plus forts et plus abondants que les autres.

Les mouvements de cette articulation sont des plus restreints, et dépendent uniqueaent de l'élasticité du cartilage interosseux. On observera qu'ils deviennent nuls après lOssiûcalion de celui-ci.

La soudure des deux coxaux est très-lente à s'effectuer chez la chatte, la chienne, . truie, la vache, la brebis et la chèvre.

2° Articulation coxo-fémorale.

C'est une énarlhrose formée par, la réception de la tête du fémur dans la cavité Dtyloïde du coxal.

. Surfaces articulaires. — La cavité cotyloide représente, comme on le sait, un seg- ■ent de spliéroïde creux, profondément échancré du côté interne, et pourvu à son fond lunc large dépression, dont la moitié interne est préposée à l'insertion d'un des ligaents interosseux, tandis que la moitié externe joue le rôle de fossette synoviale. Ette dépression n'est point revêtue de cartilage et communique par l'échancrure ■terne avec la gouttière inférieure du pubis. — On remarquera que le sourcil de la yité cotyloïde est bordé par un fibro-cartilage complémentaire nommé bourrelet ti/loïdien. Ce fibro-cartilage n'est pas interrompu au niveau de l'échancrure précé- Mnment indiquée; il franchit cette échancrure en formant une bride remarquable g. 81, 5), qui la convertit en un trou par lequel passent le ligament pubio-féuioral les vaisseaux de l'articulation. Fixé par son bord adhérent sur le pourtour de la vité cotyloïde, le bourrelet qui nous occupe se trouve tapissé par la synoviale sur ses :es et son bord libre. Il présente sa plus grande épaisseur en avant et en dedans. Quant à la tête fémorale, nous rappellerons qu'elle est exactement moulée sur la vilé précédente, et qu'elle se trouve creusée comme elle d'une fossette rugueuse, cupée tout entière par l'insertion des ligaments interarticulaires. ' Moyens d'union. — Cette jointure est affermie par une capsule périphérique et ' r deux liens interarticulaires qui constituent les ligaments coxo-fémoral et pubiomoral.

* a. Lifjamcnt capsulaire (fig. 81, li], — C'est un manchon membraneux tout à fait

semblable à la capsule de l'aiiicululion scapulo-liiiinéralc, cnibrassani la lête du fému par son ouveiliire inférieure, et s'altachant, par son ouverlure o|)posée, sur le sourc de la cavité cotyloïde et sur le fibro-carlilage qui protège celui-ci. Ce ligament, forint de fibres entrecroisées, est renforcé en avant par un faisceau oblique qui desceui sur le corps du fémur avec le muscle grêle antérieur pour se fixer auprès de ce musclel Sa face interne est tapissée par la synoviale articulaire. Sa face externe répond, pai l'intermédiaire de pelotojis adipeux : en avant, aux muscles grêle antérieur et droi antérieur de la cuisse; en arrière, aux jumeaux et à l'obturateur interne; en dehou et en haut, au petit fessier; en dedans et en bas, à l'obturateur externe.

i'iG. 8J. — Articulations sacro-iliaque et coxo-fémorale, avec les petits muscles profoudsi

qui enveloppent celle dernière (*).

b. Ligament coxo- fémoral (fig. 81 , 6). — Gros et court funicule, de forme iriii gulairc, situé profondément entre les deux surfaces osseuses, qu'il ne saurait, mal. sa brièveté, maintenir exactement rapprochées l'une contre l'autre, en l'absence autres liens musculaires ou ligamenteux qui enveloppent l'arliculatiou. Sou inscrt supérieure occupe la moitié interne de l'arrière-fond de la cavité cotyloïde. Son ext mité inférieure se confond avec le ligament pubio -fémoral; et se fixe avec lui d la fossette rugueuse de la tête du fémur. Il est enveloppé par la membrane synovij

c. Ligament jmbio-fémoral (fig. 81, 7, 8). — Ce ligament, plus long et plus que le précédent, prend naissance sur le tendon pubien des muscles abdominaux etll le bord antérieur du pubis. Il se dirige en dehors, en se logeant dans la gouttière itif rieure de cet os, s'engage dans l'échancrure interne de la cavité cotyloïde, s'innéii par en bas sur la bride fibreuse qui convertit celle échancrure en trou, et s'accoldl

(*) 1, ligauiuiit sacro-ilia((uc ; 2, ligament SQcro-aciatique ; 3, graiidu ijelmiicniro si'iatique; 4, purlio aiitrricw ligament capBuluiic de l'ailienlution coxo-ltmornle ; 5, lii'ido interne dn lioui-i'clct i nlyloulicn ; C, ligament co.\o-féD| 7, ligament ]iid)i(i-fùiu(n'al ; 8, son insertinii au rùinui- ; D, muselé jielit lessier ; 10, origine du muselé dniit anlcriel laiMiisse; 11, muselé grêle uulériuur ; muselé obturateur externe ; 14, muscle 'carré crural ; 15, uiuscle!| coccygiou iulérieur.

ARTICULATIONS DES MEMBRES POSTÉRIEURS, 177 jgainenl précédent pour opérer son insertion dans la fossette creusée sur la tète du

fémur. Le ligament pubio-féinoral, compris dans sa portion pubienne entre les deux brandies du pecliné, est tapissé par la synoviale dans sa portion interarticulaire.

Synoviale. — Cette membrane est très-étendue, tapisse la face interne du ligament capsulaire avec le bourrelet colyloïdien et se réOécbit sur les ligaments interarticulaires pour former autour d'eux un revêtement séreux vaginal. Elle se prolonge môme dans la fossette synoviale qui occupe le centre de la cavité cotyloïde.

Muuvements. — L'articulation coxo-fémorale est une des jointures qui jouissent ides mouvements les plus variés et les plus étendus. Elle permet, en effets la flexion, h'extension, Vabduction, l'adduction, la circumduction et la rotation de la cuisse sur de bassin. Le mécanisme de ces divers mouvements est des plus simples et ne donne ilieu à aucune considération particulière.

Les animaux domestiques autres que les solipèdes se distinguent par l'absence complète de ligament pubio-fémoral. Aussi les mouvements d'abduction, bornés chez ces derniers par la tension du ligament en question, sont-ils beaucoup plus étendus chez les autres. C'est l'absence de ce ligament qui explique la facilité avec laquelle les ;grands ruminants donnent les coups de pied de côté désignés sous le nom de coups de pied en vache.

Cliez l'iionuuc, la tête fémorale est plus détachée que dans les animaux domestiques, et la cavité colyloïde, entourée du bourrelet colyloïdien, plus profonde. Le fémur est uni au coxal par un ligament capsulaire, et 1° par un ligament triangulaire lixé, eu haut, sur le bourrelet cotyloïdien au niveau de l'échancrure cotyloïdienne, et, en ibas, dans une. dépression de la lêle du fémur. Ainsi que l'ont démontré les frères iWeber, la pression atmosphérique est un adjuvant puissant de ces moyens d'union.

L'articulation coxo -fémorale de l'homme permet des mouvemenls plus étendus que' celle des animaux, l'abduction et l'adduction surtout peuvent être portées jusqu'à '90 degrés,

3° Articulation fémoro-tiblale (1).

Cette jointure, la plus compliquée de toute l'économie, est formée par la réunion du fémur avec deux des os de la jambe, le tibia et la rotule. Elle représente une charnière imparfaite.

Surfaces articulaires. — Pour constituer cette articulation, le fémur oppose, d'une part, ses deux condyles aux larges facettes convexes et ondulées sculptées sur la face supérieure des lubérosités latérales du tibia, d'autre part, sa poulie articulaire à la face postérieure de la rotule.

Les surfaces fémorales ont été décrites avec détail page 108. Nous rappellerons ici que les deux condyles, placés côte à côte, sont allongés dans le sens antéro-postorieur, et qu'ils sont séparés par l'échancrure non articulaire dite inlercondylieniie. Nous rappellerons encore que la trochlée fémorale, située en avant des deux condyles, semble continuer l'échancrure précédente, et que son bord interne est beaucoup plus élevé

(1) Nous comprenons sous ce nom la jointure qui unit le fémur au tibia et celle qui l'articule ■avec la rotule. A l'exemple des anlhropotomisles, nous n'avons point cru devoir décrire >inc arliculation fémoro-rolulienne dislincle de l'arliculalion féinoro-libiale proprement dite. Celte innovalion nous scndiic juslinée par la coinmunaulé des principaux liens articulaires qui assujcllissenl coa deux jointures, cl par la dépendance réciproiiuc de leurs mouvenicnls.

CIUI'VBAU. — 2' (idil.

que l'extenic; celle disposilion explique la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité, des luxaliojis de la rotule eu dedaus.

Les facettes tihiales remoutent chacune de leur côté sur les faces latérales de l'épine libiale. Elles sont séparées l'une de l'aulre par la rainure antéro-postérieure creusée sur le sommet de celle-ci, et par les fossetics d'insertion situées à sa base, en avant et en arrière. On sait que la facette externe, plus large «jue l'interne, est affectée en partie au glissement du tendon d'origine du muscle poplité, (Voyez i page 110.)

La surface rotulienne, moulée sur la poulie fémorale, s'y adapte d'une manière! assez imparfaite. Elle est bordée en dehors par un petit bourrelet fibro-cartilagineuxt auquel vient s'unir la capsule fibreuse fémoro-rotulienne (lig. 83, 1). En dedans, elle; se trouve complétée par l'insertion du ligament rolulien interne, dont nous feronss connaître plus bas la disposition.

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