‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 47 sur 262 · N" II · texte numérisé non relu

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FiG. 82. — Articulation fémoro-tibiale (*).

Ménisques interarticulaires (fig. 82, n" I, 1, 2, 3, 4, et fig. 83, 5, 6, 7, 8). — On désigne sous ce nom les deux fibro-cartilages interposés aux condyles du fénm« et aux facettes tibiales pour en assurer la coaplation. Ces organes, en forme de crois* sant, présentent : un bord interne, concave, mince et tranchant, embrassant l'épina tibiale; un bord externe, épais et convexe; une face supérieure, creuse et mouléé sur l'un des condyles; une face inférieure, presque plane, gUssant sur le tibia; deuî extrémités terminées par de véritables ligaments, et fixées sur les pièces osseuses er contact. On observera que les surfaces articulaires ne sont pas séparées dans toutrt leur étendue par ces ménisques complémentaires : l'épine tibiale, en effet, frottrt

(') N° I| postérieure {le lùjumcnt postérieur a été détruit). — 1, ménisque cxlerno ; 2, faisceau fibreux .Mii ie fix: au fémur; 3, fiiisi^euu fibreux qui l'attaelie sur le cniitour postérieur de la surface tibiale ; 4, ménisque interne; 5 ' scrtioQ tibiale du ligament croisé postériein' ; G, ligament latéral externe; 7, ligament latéral interne. ' '■

N" II, face externe {le eonib/le externe du fémur n été enlevé nrcc le ménisque correspondant, pour tnonircr 1rs liga menls croisés). — 1 , ligament croisé, antérieur ; 2, id. |ioslérienr ; 3, insertion péronéenne du ligament latéral externe 4, ligaments rotuliens antérieurs. — A, nuMiisque interne ; U, insertion antérieure du ménisiiùe externe ; C, eonliss- ]iour le passage de la corde tendineuse commune au llécbissenr du métatarse et « re.\lenseiu- oulérieur des phalanges 1), tubérosité antérieure et sui>6rieure du tibia; lî, crête tibiale.

iirectemcnt contre le côté interne des condyles du fémur. — Le ménisque interne, c plus large et le moins épais, s'insère, par son extrémité antérieure, daiis l'une des îxcavations situées en avant de l'épine; son extrémité, postérieure s'attache dans la "ossclte creusée en arrière de cette môme éminence. — Le ménisque externe se fixe, îu avant, auprès de l'insertion antérieure du fibro-cartilage opposé ; son extrémité [MSlérieure donne naissance à deux cordons desmeux, l'un supérieur, l'autre inférieur. Le premier, le plus long et le plus fort, se termine dans la fossette située vers l'extrémité postérieure de l'écliancrure intercondylienne. Le second, mince et aplati, jpère son insertion sur le contour postérieur de la facette tibiale externe. Le bord extérieur de ce ménisque est séparé du ligament latéral externe par le tendon du muscle poplité, et joue, à l'égard de ce tendon, le rôle de poulie de renvoi.

Moyens d'union. — Les liens qui assujettissent cette articulation compliquée sont fort nombreux. Nous décrirons successivement : 1" ceux qui attachent la rotule au tibia; 2" ceux qui unissent l'os de la^cuisse avec la jambe.

A. Ligaments qui attachent la rotule au tibia. ■ — La rotule tient au tibia par tfois .igaments funiculaires désignés par Tépithète générique de rotuliens. Ces ligaments, situés en avant de l'articulation, sont chargés de transmettre à la jambe l'action des muscles qui s'attachent sur la rotule. On les distingue, d'après leur position respective, en externe, interne et médian (fig. 82, 1, 2, 3).

a. Le ligament rotulien externe, le plus long et le plus fort, est une bandelette iplatie, attachée par son extrémité inférieure sur le point culminant de la tubérosité intérieure du tibia. Son extrémité supérieure se fixe sur la face antérieure de la rotule, et se confond avec l'insertion rotulienne du muscle long vaste. Il est uni au igament interne par une expansion aponévrotique très-résistante, dépendance du fascia lata.

b. Le ligament rotulien interne forme également une bandelette aplatie plus longue, fliais moins large et moins épaisse que la précédente. Sou extrémité inférieure est attachée au côté interne de la tubérosité antérieure du tibia. Son extrémité supérieure i'épaissit beaucoup, devient fibro-cartilagineuse et s'insère à une saillie qui existe en dedans de la rotule. Cette portion fibro-cartilagineuse (fig. 83, 3') du ligament glisse irnr le bord interne de la trochlée fémorale, et peut être considérée, avec juste raison, comme un appareil complémentaire de la surface rotulienne. Ce ligament, uni au irécédent par le fascia fibreux dont il a déjà été parlé, se confond en dedans avec l'aponévrose des muscles adducteurs de la jambe.

c. Le ligament rotulien médian, cordon arrondi situé, comme son nom l'indique, entre les deux autres,se trouve caché sous l'aponévrose qui réunit ceux-ci, au milieu lu tissu adipeux chargé de protéger en avant les capsules synoviales. Il part de la face «ntérieurc de la rotule, et descend verticalement sur le tibia, pour se loger dans la osse creusée au milieu de la tubérosité antérieure, où une petite bourse synoviale ("acilite son glissement. Son extrémité inférieure s'insère dans la partie la plus déclive le cette excavation,

B. Ligaments qui unissent Vos de la cuisse aux os de la jambe. — Ils sont au lOnibre de six : 1" une capsule fémoro-rotulicnne maintenant la rotule appliquée . ".entre la trochlée fémorale; 2" cin(| ligaments fémoro-libiaux, savoir : deux latéraux, 'an externe, l'autre interne; un postérieur; et deux interarticulaires, distingués, eu ' 'gard à leur insertion inférieure, en antérieur et postérieur.

a. La capsule fémnro-rotulienne est représentée par une expansion membraneuse "lui double, en haut et par côté, la membrane synoviale supérieure. Cette capsule est

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allachée par ses bords autour de la troclilée fémorale et sur la périphérie de la surfare roluliennc. Elle est cxtrômeineiU mince dans sa partie supérieure; mais elle offre plus . d'épaisseur sur ses parties latérales, qui constituent deux larges faisceaux fibreux char- s gés de relier la rotule au côté excentrique des deux condyles, et décrits dans plusieurs ■ ouvrages comme deux ligaments particuliers. Sa face externe est recouverte par l'insertion du triceps crural et par le long vaste.

b. Les ligaments latéraux sont deux cordons rubanés situés aux extrémités de l'axi transversal de l'articulation, plus en arrière qu'en avant; aussi se relàchent-ils pendant . la flexion et se tendent-ils fortement pendant l'extension. I

l'externe, le plus court et le plus fort, procède d'une des facettes creusées sur lel condyle externe du fémur, et s'insère à la tête du péroné par son extrémité inférieure^ après avoir glissé sur la tubérosilé externe du tibia, au moyen d'une bourse synoviale particulière. Il est recouvert par l'aponévrose jambière et recouvre le tendon du poplitéj dont il se trouve séparé quelquefois par une synoviale vésiculaire.

L'interne, attaché supérieurement sur l'émineuce d'insertion qui surmonte lafac« excentrique du condyle interne, descend verticalement sur le tibia et glisse sur 1( contour de sa surface articulaire, grâce à la présence d'une petite facette enduite d( cartilage et d'un prolongement en cul-de-sac de la membrane synoviale interne. Il su fixe par son extrémité inférieure aux empreintes dont est parsemée la tubérosité tibiali interne. Ses fibres sont disposées en deux couches qui se croisent légèrement en XI Les fibres, dirigées en bas et en avant, adhèrent au bord du ménisque interne. Ci ligament, recouvert par l'aponévrose des muscles adducteurs de la jambe, adhère pai sa face profonde au ménisque interne.

c. Le ligament postérieur appartient à la classe des ligaments membraneux oi capsulaires. Il est formé de deux lames aponévrotiques isolées supérieurement et coni fondues par en bas. La lame superficielle est constituée par de forts faisceaux fibreui entre-croisés et laissant entre eux des orifices vasculaires. Elle se fixe, en haut, suri face postérieure du fémur, au-dessous du bifémoro-calcanéen. La lame profond enveloppe comme une espèce de calotte les condyles du fémur. Après s'êire réunisi ces deux feuillets s'attachent sur la face i)ostérieure du tibia, très-près de la suu face articulaire supérieure de cet os. Sa face externe est en rapport avec les vaisseau) poplités et le muscle bifémoro-calcanéen. Sa face interne, tapissée dans presque tou> son étendue par les synoviales latérales, embrasse les condyles du fémur et adhère a ligament croisé postérieur, ainsi qu'aux ménisques interarticulaires.

d. Les ligaments interosseux sont deux liens funiculaires logés dans l'échancrun intercondylienne. On les a encore appelés ligaments croisés, parce ([u'ils se croiseï en X par leur partie moyenne (fig. 82).

l'antérieur, oblique de haut en bas et d'arrière en avant, s'attache par son extrémii supérieure dans le fond de l'échancrure intercondylienne, en dedans du condy; externe. Son extrémité inférieure se fixe dans la rainure creusée sur le sommet ( l'éiMne libiale. Les fibres qui entrent dans sa composition ne sont pas parallèles, ma légèrement tordues en spirale.

Le postérieur, plus long que le précédent et oblique en sens opposé, s'insère infi rieurement sur la petite éminencc située en arrière de la facette tibiale interne, d'oùi se rend au fond de l'échancrure intercondylienne, pour s'attacher par son cxtrcmii supérieure en dedans du condyle interne.

Synoviales. — On compte pour celte articulation trois synoviales : une supérieui et deux latérales. La première, très-vaste et soutenue par la capsule fémoro-roluliennu

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