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C. né(/ion hyoïdienne

Celle région comprend six muscles groupés autour de l'hyoïde, qu'ils sonl chargés (le mellre eu mouvemenl. Parmi ces inùscles, cinq sonl pairs : le mylo-hyoïdien, le

FiG. 98. — Muscles de la région hyoïdienne et de la région raassétérinc (*).

' génio-hyoïdien, le stylo-hyoïdien, le kérato -hyoïdien et Voccipitn-styloïdien. Un seul, I le transva'sal de l'hyoïde, est impair.

Pri'.paration. — 1° On séparera la tête du tronc, et l'on enlèvera les muscles des joueStd'un côté, avec la glande parotide. 2° La branche du maxillaire étant ainsi mise à découvert^ on la sciera en deux endroits : en arrière de la dernière molaire d'abord, puis en avant de la première. 3" Après avoir .séparé des ptérygoïdiens et du stylo-maxillaire le fragment supérieur, c'est-à-dire celui qui porte le condyle et l'apopbyse coronoïde, on l'arrachera en le faisanl basculer en arrière; on excisera ensuite les ptérygoïdiens et le digastrique eux-mêmes. 4" On rabattra par en bas le fragment inférieur de la branche du maxillaire, c'est-à-dire celui qui porte les dents molaires, en isolant le mylo-hyoïdien delà muqueuse buccale. 5° On enlèvera la langue en séparant avec précaution ses muscles extrinsèques du génio-hyoïdien, de l'appendice antérieur du corps de l'hyoïde, du muscle transversal et du kérato-hyoïdien.

On pourra encore, la préparation étant exécutée comme ci-dessus, séparer la grande brandie hyoïdienne de la petite, scier la tète longitudinalement, en respectant la symphyse du menton, et abattre la moitié correspondante au côté déjà disséqué, ainsi que la grande branche hyoïdienne, le pharynx, le larynx et le voile du palais. La préparation se trouve alors exactement disposée comme dans la figure 98, qui montre en même temps la plupart des muscles rie la région massétérine.

1» Mylo-hyoïdien (fig. 98, 8).

Hl Forme. Situation. Structure. — Muscle membraneux silué dans l'espace intramaxillaire, aplati d'un côté à l'autre, allongé dans le sens de la tête, plus mince et moins large en bas qu'en haut, et formé enlièrement de fibres charnues qui s'étendont transver.salement de son bord antérieur à son bord postérieur. Inféi ieuremenl, il est constitué par un mince faisceau qu'on distingue du muscle principal par la direction un peu différente de ses fibres, et qui Couvre en partie la surface externe de ce muscle.

^ Attaches. — Il a son origine sur la ligne mylécnne, par l'oxlrémilé antérieure de

(*) 1, y, pl/îi-yiçnMlicii interne ; 2, lilrrygoirlii'ii cxterin' ; 3, Ventre Rlipériem- .lu (li!t".«lH.|iie ; *, snn f"''""''"" 'J-^j'lT maxillaire ; 6, oei-ipito-styloiilien ; 0, M.vl'i-livni.lieii ; 7, ijéiii.i-liyiiiilieii ; 8, inyln-IrviMclien ; 0, tninsviMviil (le i i . 10, kérato-byoullen.

ses fibres constituantes. Il opère son inseriioii mobHe sur la face inférieure du corps . de l'iiyoïde, sur son appendice antérieur, et sur un raphé (ibreux qui s'étend depuis l'exlrémité libre de cet appendice jusque auprès de la surface génienne, et qui unit, sur la ligne médiane, les deux muscles mylo-hyoïdiens.

Rapports. — Par sa face externe, avec le maxillaire inférieur, le muscle digaslriquc et des ganglions lymphatiques. Par sa face interne;, avec la glande sublinguale, le canal de Wliarton, les nerfs hypoglosse et lingual, les muscles basio-glosse, génio-glosse, kéralo-glosse et génio-hyoïdien. Son bord supérieur répond au ptérygoïdien interne.

Usages. — En s'unissant sur la ligne médiane avec celui du côté opposé, ce muscle forme une espèce de large sangle sur laquelle repose la langue. Quand il se contracte, il élève donc cet organe, ou plutôt il l'applique contre la voûte palatine.

20 Génio-hyoïdien (fig. 98, 7).

Forme. Structure. Situation. — Corps charnu allongé et fusiforme, tendineux à ses extrémités, à l'inférieure principalement, appliqué avec celui du côté opposé sur la soupente mylo-hyoïdienne.

Attaches. — Par son extrémité inférieure, il se fixe à la surface génienne [origine); — par la supérieure, il gagne l'extrémité libre de l'appendice antérieur du corps de l'hyoïde [terminaison).

Rapports. — En dehors et en bas, avec le mylo-hyoïdien ; en dedans, avec l'autre génio-hyoïdien, qui lui est parallèle; en haut, avec le génio-glosse.

Usages. — Il lire Thyoïde vers la partie inférieure et antérieure de l'espace intramaxillaire.

3" Stylo-hyoïdien (fig. 98, 6),

Forme. Structure. Situation. Direction. — Grêle et fusiforme, ce muscle, plus petit que le précédent et tendineux, comme lui, à ses deux extrémités, se trouve situé sur le côté de l'appareil laryngo-pharyngien et de la poche gutturale, en arrière de l'os slyloïile, dont il suit la direction.

Attaches. — En haut, à l'angle postérieur et supérieur de l'os slyloïde [insertion fixe); — en bas, à la base de la grande corne de l'hyoïde [insertion mobile).

Rapports. — En dehors, avec le ptérygoïdien interne; en dedans, avec la poche gutturale, le pharynx et le nerf hypoglosse. Sou bord antérieur est séparé du bord postérieur de Tos styloïde par l'artère faciale et le nerf glosso- pharyngien; le postérieur est longé par le ventre supérieur du digastrique. Son tendon inférieur est percé d'un anneau dans lequel s'engage la corde intermédiaire aux deux portions de ce dernier muscle.

Usages. — Il est antagoniste du muscle précédent, c'est-à-dire qu'il tire le corps de l'hyoïde en arrière et en haut.

4P Kérato-liyoïdien (fig. 98, 10).

Très-petit faisceau, aplati d'un côté à l'autre et triangulaire; fixé, àhine part, sur le bord postérieur de la corne styloïdienne et l'extrémité inférieure de l'os styloïde, à' autre part, sur le bord supéi ieur de la corne thyroïdienne. Il répond, en dehors, au basio-glosse et à l'artère linguale, en dedans, à la muqueuse buccale. Il rapproche les cornes de l'hyoïde l'une de l'autre.

MUSCLES DU TROMC. 241

5° Occipito-slyloïdien (fig. 98^ 5).

^,u..u!,mw : C'est lo muscle décrit jusqu'à présent pur les aiiatomistcs vétùrinaii'os sous lo nom io stylo-hyotdici. II. lin a été restitué uu muscle appelé par Girard ijrand Icérato-hyoïdicn.

l'etil muscle aplati et triangulaire comme le précédcm, plus épais cepeudant et plus , u iidu, remplissant l'espace compris entre l'apophyse styloïdc de l'occipital et la porluiii horizontale du bord postérieur de l'os styloïde. Ses faisceaux, d'autant plus longs 'ils sojit plus postérieurs, sont assez fortement tendineux, et se portent d'une de ces ces osseuses à l'autre. Il répond, en dehors, à la glande parotide; en dedans à la elle gutturale, qui le tapisse dans toute son étendue; son bord postérieur est conidu en grande partie avec l'insertion supérieure du digastrique. Quand ce muscle oiiiie en action, il fait basculer l'hyoïde qui se porte en arrière et en bas par son extrémité inférieure.

tJ" Transversal de l'hyoïde (fig. 98, 9).

Bourgelat a décrit sous ce nom un court ruban de fibres charnues parallèles, qui [ réunit les cornes styloïdiennes par leur extrémité supérieure, et qui a i)our fonction de les rapprocher l'une de l'autre.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE LA TÊTE DANS LES ANIMAUX DOMESTIQUES

AUTRES QUE LES SOLlPÈDES.

A. Région faciale ou du chanfrein.

Ruminants. — On trouve chez le Busuf :

1" Un muscle orbiculaire des lèvres, analogue à celui du cheval.

2° Un muscle alvéolo-labial, qui se trouve dans le même cas (fig. 99^ 5).

3° Un zijgomatique ou zygomato-labial, plus fort, plus rouge que dans les Solipèdes. Son aponévrose d'origine, recouverte par le peaucier de la fàce, remonte à la surface du muscle masséter jusqu'à l'arcade zygoinatique, sur laquelle elle s'attache (fig. 99, 7).

h" Un lacrymal, plus développé et plus épais que chez le cheval. Ses fibres les plus antérieures se glissent sous le zygomatique et se perdent à la surface de l'alvéololabial; les plus postérieures passent par-dessus le tendon aponévrotique du zygomatolabial et se confondent avec le peaucier. Ce muscle s'unit, par en haut, avec l'orbiculaire des paupières, d'une manière plus intime encore que dans le cheval; aussi (Invient-il à peu près impossible de distinguer la limite des deux muscles (fig. 99, h).

5" Un sus-naso-lubial, continu par en haut avec le bord inférieur du muscle frontal ou peaucier du front, et divisé inférieuiement en deux branches qui comprennent entre elles le sus-maxiilo-labial et le pyramidal du nez. Mais ces deux branches ne sont pas disposées comme dans les Solipèdes : c'est, en effet, la branche antérieure du muscle qui recouvre les muscles précités; la postérieure, fort peu importante du reste, passe au-dessous d'eux pour aller se perdre bientôt dans le tissu de la lèvre supérieure (fig. 99, 3).

6" Un sus-maxillo-labial, qui gagne le milieu du mufle, en côtoyant le côté interne du naseau (fig. 99, 1).

7" Deux autres muscles sns-maxillu- bibiaux, que nous considérons comme accessoires du premier et qui partent du même point. Ils se terminent chacun par un ten-

CHAUVEAU. — 2' cJit.

(Ion ramifié qui passe sous le naseau pour se prolonger dans le tissu de la lèvre supérieure ((îg. 99, 1',!').

8° Un muscle pyramidal ou grand sus-maxillo-nasal, situé entre le sus-maxillolabial et ses deux muscles accessoires, prenant son origine, en commun avec ces trois ;] muscles, en avant de l'épine maxillaire (fig. 99, 2).

9° Un maxillo-labial, tout à fait confondu avec l'alvéolo-Iabial et dépouiTU de* tendon à son extrémité terminale.

10" Un mento-labial , attaché au corps du maxillaire, comme chez le cheval, pardeux muscles mitoyens postérieurs.

Nous n'oserions affirmer qu'il n'existe point de mitoyen antérieur : nous n'avonstrouvé dans nos notes rien qui concerne ce muscle.

Mais il est sûr que le transversal du nez et le petit sus-maxillo-nasal manquent ; tout à fait.

Chez le Mouton, le sus-naso- labial n'ex\ste pas; à part cette particularité, les mus-des de la face se comportent comme dans le bœuf.

Porc. — Cet animal ne possède ni lacrymal, ni sus-naso- labial, ni transversai du nez.

Le petit sus-maxillo-nasal existe; il est court, très-épais et situé auprès du pourtour du naseau.

Le sus-maxillo-labial et le grand sus-maxillo-nasal sont remplacés par trois corps i charnus à peu près parallèles, couchés sur le côté du chanfrein. Le supérieur prend !

(*) 1, siis-mnxillo-lahial; 1', 1', raiscomix ncoessoires du sns-maxlllo-labinl ; 2, gmid sns-maxillo-nnsal ; 3, sus- • naso-labial ; 4, lacrymul ; 5, alvc-olo-labial ; 6, maxillo-labial oonfondii avcic le iirécédoiit ; 7, zvçnniato-labial ; 8, muselé frontal ou peancipi- du fi-onl; 9, nrbiculairo des paupières ; 10, zvi,'ouiato-auri('ulnire ; H, temporo-nuriculaire externe; . p, cartdase SMitdoriiie ; IJ, scuto-aununlaire externe; 14, apoplivso mastoïde ; 15, niasséter; 16, srnnd kérato-liyoïdieu; 17, disasti-ique ; 18, laiseeau stenio-maxillaire dépendaut'du peancier du cou; 19, U-acbélo-liyonlien (sous- • scapulo-byoïdien). 20, slerno-so>is-'x-eipital (sterno-maxillaire ou miislmdien) ; 21, branelie antérieure de ia portion Buperlicielle du niastoido-lmmi-ral ; 22, brandie supérieure de la même ; 23, portion profonde du même muscle ; 24, tra- • chélo-altoidieu (propre aux rumuinuts et aux paeliydermes) ; 25, grand droit antérieur de la tète.

MUSCLES OU TRONC. 2f|3

son origine dans la fosse larmièrc el se lermine par un tendon au milieu du groin, i j.'inférieur part, avec le moyen, des empreintes situées en avant de la crête zygomaj ti([ue, et se trouve continué, à son extrémité inférieure, par un tendon divisé en j plusieurs fibrilles, ([ui passent au-dessous du naseau pour aller se réunir au tendon ! (le la portion supérieure; en sorte que l'ouverture extérieure du nez se trouve enlou- ( ivc, du côté interne, par une cravate fibreuse qui, lors de la contraction des deux I nniscles, porte cette ouverture en dehors. On comprend, du reste, que le corps charnu 1 supérieur, agissant isolément, doit élever le groin, tandis que l'inférieur l'abaisse, en

le tirant de côté. Quant au corps charnu intermédiaire, il rei)résente tout îi fait le \ pyramidal du bœuf, et se termine par une grande quantité de fibrilles tendineuses à

l'aile interne du nez.

Carnassiers. — Dans le Chien et le Chat Se trouvent les particularités suivantes : Le labial est tout à fait rudimentaire.

Le buccinateur est fort mince et n'est formé que par un seul plan musculeux.

Le zygomatO'labial se continue supérieurement avec le zygomato-auriculaire.

Le sus-naso-labial représente une large expansion musculaire indivise, unie supérieurement au peaucier du front, et se terminant inférieurement sur la lèvre supérieure.

Le sus-maxillo-labial et le grand sus-maxillo-nasal ne constituent qu'un seul corps charnu formé de plusieurs faisceaux parallèles, qui prennent leur origine audessus du trou sous-orbitaire, et qui se terminent à la fois à l'aile externe du nez et dans la lèvre supérieure.

Il n'existe ni pedt sus-maxillo-nasal, ni transversal des naseaux.

Le mitoyen antérieur est parfaitement développé.

La houppe du menton et son muscle suspenseur, c'est-à-dire le mitoyen postérieur, sont fort pen apparents.

B. Région massétérine ou lemporo-maxillaire.

Chez les Ruminants, le masséter et le temporal sont moins forts que dans les solipèdes. Ces muscles présentent, au contraire, un développement remarquable chez les Carnassiers. — L'origine du ptérygoidien interne des Ruminants est plus rapprochée de la ligne médiane que dans le cheval. Aussi son obliquité est-elle plus grande, et les mouvements de diduction qu'il fait exécuter à la mâchoire inférieure sont-ils plus étendus. — Dans tous les animaux, le faisceau stylo-maxillaire du digastrique manque tout à fait, et le muscle n'a qu'un seul ventre qui s'étend directement de l'occipital au maxillaire. — On trouve, sur le Bœuf, un petit muscle carré, formé de libres transversales, qui réunit les deux digastriques, en passant sous la base de la langue. Ce muscle, en se contractant, peut soulever l'appareil hyoïdien; il supplée donc le tendon du digastrique et l'anneau inférieur du stylo-hyoïdien.

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