‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 61 sur 262 · C. Région hyoïdienne · texte numérisé non relu

C. Région hyoïdienne

Les deux plans charnus qui composent le mylo-hyoïdien se distinguent mieux l'un de l'autre chez les Ruminants que dans le cheval. Le siylo-hyoïdien de ces animaux commence par un tendon long et grêle. Ce muscle est dépourvu d'anneau pour le passage du digastrique; disposition qui existe dans les autres espèces domestiques, les solipèdes exceptés.

Chez les carnassiers , le slylo-iiyoulien , constitué par une étroite bandelette charnue très-mince et très-pâle, prend son origine sur la portion mastoïdienne du

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temporal, par un petit tendon ; le kérato-hyoïdien se distingue par son volume rela- i tivement considérable ; enfin V occipito-styloïdien et le transversal de l'hyoïde font i| défaut. j

COMPARAISON DES MUSCLES DE LA TÊTE DE L'HOMME AVEC CEUX DES AMIHAUX DOMESTIQUES,

Chez l'homme^ on décrit sous le nom de muscles de la tête les muscles épicrôniem, j les muscles de la face et ceux de la mâchoire inférieure. Les muscles de l'hi/oïde<. et le digastriqiie sont rangés dans la région du cou. Ici, nous les placerons dans la^ région de la tête.

A. Muscles épicrâniens.

La partie moyenne du crâne de l'homme est recouverte par une aponévrose qui i adhère fortement au cuir chevelu et glisse, au contraire, avec facilité à la surface desos. Sur la circonférence de cette aponévrose épicrânicnne s'attachent quatre musclesqui sont chargés de la mouvoir. L'un d'eux, attaché en arrière sur la ligne courbe occipitale supérieure, est désigné sous le nom de muscle occipital; un autre, fixé en i avant sur le frontal, s'appelle muscle fi^ontal ; enfin , les deux derniers sont doubles et latéraux; ils prennent leur insertion à la surface du temporal ou de l'oreille externe et sont nommés muscles auriculaires. Ces muscles épicrâniens font mouvoir le cuirr chevelu en avant, en arrière et sur les côtés.

B. Muscles de la face.

Ils sont au nombre de quatorze, dont dix se retrouvent chez les animaux domestiques. Nous commencerons par décrire ces muscles communs (Gg. 100).

l" Uorbiculaire des lèvres, qui possède un faisceau qui se porte à la peau de lai sous-cloison des narines; ce faisceau s'appelle muscle abaisseur de la sous-cloison oui muscle moustachier.

2" Le buccinateur, répondant à l'alvéolo-labial des animaux. Outre son rôle dans: la mastication, il en remplit un important dans le jeu des instruments à vent.

3° Le releveur superficiel de l'aile du nez et de la lèvre su]}éneure. Il rappelle le. sus-naso -labial, descend du bord orbitaire du maxillaire supérieur, longe l'aile du nez^ et se perd dans la lèvre supérieure.

h° Le releveur profond de l'aile du nez et de la lèvre supérieure, dont on trouvei l'analogue dans le sus-raaxil!o-labial des animaux.

5° Le grand zygomatique, dont l'existence est constante dans toutes les espèces.

6° Le petit zygomatique, représenté chez le cheval seulement par le petit faisceau oblique qu'on trouve quelquefois sous le grand zygomatique.

Le petit zygomatique et les deux releveurs des lèvres sont les muscles des larmes; par leur contraction simultanée, ils expriment le mécontentement, la tristesse. Le< grand zygomatique, au contraire, est le muscle du rire ; il tire la commissure des: lèvres en dehors.

7° Le canin, ou le grand sus-maxillo-nasal des animaux, s'attachant au-dessous: du trou sous-orbitaire, et se terminant dans la peau de la lèvre supérieure. 8° Le risorius de Santorini.

9° Le muscle de la houppe du menton.

iO° Le myrti forme ou mitoyen antérieur de Bourgclat.

Les autres muscles faciaux de l'homme dnnr !o«

nnpossibles ou plutôt difficiles ù retrouver sont ^"'"^^"'^ ^«"^

■ FiG. 100. — Muscles delà tùte de l'hommej couche superficielle (*).

P 11° Le triangulaire des lèvres, qui s'insère à la face antérieure du maxillaire inférieur et se porte en haut vers la commissure des lèvres. Par sa contraction, il donne au visage une expression de tristesse et de mépris.

( ) ^ t fronlnl ; 2, niirioiUniro niitériciir ; 3, miriciilairo supériniir ; 4, nnriculiiire postd'rieiu' ; 5, iiyinmiilal ; 6, Icmlon Oiri'ct (le rorbiculiiire ; 7, nrliintilairn (les paupières ; 8, roloveiir siiperlinicl ilo l'aile du nez et do In lèvre siipèrletir<! ; », r.dnveiir profonil ; 10, trnnsvcrse du nez ; il, transversc supérieur ; 12, inyrlifi>rmc ; 13, nuisele dilalalem' do l'aile J" fiez; 14, petit zygnmali(nie ; 15, crand zygo(nati(iun ; 10, canin; 17, nrbiculaire des lèvres; 18, buccinntiMU- ; 1», irmngulairB des lèvres; 20, corn- clu menton; 21, liouppe du muutou ; 22, uiassétcr; 23, parotide et canal de

12° Le carré du menton, qui, après s'être attaché sur le maxillaire en dedans du trou mentonnier, se porte en haut sur la peau de la lèvre inférieure. Il abaisse cette lèvre et contribue à exprimer l'effroi.

13° Le transverse du nez, muscle qui se fixe sur le maxillaire supérieur et sur le dos du nez, où il se confond avec le muscle opposé.

14° Le dilatateur de l'aile du nez, très-petit faisceau triangulaire appliqué sur la partie externe de la narine qu'il relève en se contractant.

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