C. Muscles de la mâchoire inférieure
Il n'y a rien de remarquable à signaler pour les muscles masséter, temporal, ptérygoïdien externe et ptérygoïdien interne. Quant au digastrique, son ventre supérieur n'a pas d'attache dh-ecte sur le maxillaire inférieur.
D. Muscles hyoïdiens.
Ils sont au nombre de trois seulement : 1° Le mylo-hyoïdien;
2° Le stylo-hyoïdien, qui part de l'apophyse slyloïde du temporal et présente uni anneau pour le tendon du digastrique ;
3" Le génio-hyoïdien.
On ne trouve pas chez l'homme l'occipito-styloïdien , le kérato-hyoïdien et le muscle transversal de l'hyoïde.
RÉGION AXILLAIRE. , i
Elle comprend deux muscles pairs qui sont placés sous le sternum, dans le pli de- Tars, et qui se terminent sur le membre antérieur. Ce sont le pectoral superficiel et le pectoral profond (1).
Préparation. — 1° Placer l'animal en première position. 2° Délacher l'un des membres antérieurs et l'abandonner à son propre poids, pour l'écarter de celui du côté opposé. 3° Dêpouillei la région avec soin, et disséquer, du côté correspondant au membre non fixé, les deux muscler qui forment le pectoral superficiel. 4° Préparer le pectoral profond sur le côté opposé. Pour, exécuter cette dernière partie de la préparation, on enlèvera le pannicule charnu avec précaution pour ne pas entamer la substance du muscle que l'on veut examiner ; on incisera Iransversalemen le pectoral superficiel, dont on relèvera les lambeaux à droite et à gauche; on incisera égalemen les muscles mastoïdo-huméral et trapèze cervical près de leur insertion sur le membre, et l'or rabattra ces muscles sur l'encolure.
1° Pectoral superficiel (fig. 101, 9, 10). Synonymie : Commun au bras et à l' ayant-bras (Bourg.) . — Grand pectoral de l'homme.
Situation. Composition. — Ce muscle, situé entre les deux membres antérieurs.occupe le dessous du poitrail, et se trouve formé de deux portions assez adhércnte.'^l'une à l'autre, mais parfaitement distinctes. Nous les décrirons, à l'e.vemple dé Girard, comme deux muscles particuliers, l'un, sous le nom de sterno-huméi^al. l'autre, sous celui de sterno-aponévi^otique.
A. Sterno-huméiîal. — Forme. Structure. — C'est un muscle court, épais.^ aplati de dessus en dessous, rétréci à sa terminaison, et formé presque entièrement dd' grosses fibres charnues parallèles.
(1) Voir pour la justification de l'emploi de ces nouvelles dénominations la note de la page 192^
2il7
Direction et attaches. — Il commence sur rappcndicc antérieur et le bord infé- I iour du sternum, et se dirige obliquement en arrière, en bas et en dedans, pour -agner la crête antérieure de l'humérus, sur laquelle il se termine, par une âponé- Mose qui lui est commune avec le mastoido-hu-
léral et le sterno-apoaévrotique.
Rapports. — Il répond, par sa face externe, à
peau, dont il est séparé par une couche celiu-
use, et à l'extrémité inférieure du peaucier du
m; par sa face interne, au sterno-aponévrolique au sterno-pré-scapulaire. Son bord antérieur mime, avec le mastoïdo-huméral, un espace triangulaire occupé par la veine de l'ars.
Usages. — Il agit principalement comme adducteur du membre antérieur.
B. Sterno-aponévrotique. — Forme. Structure. Direction. Attaches. — ïrès-large muscle quadrilatère, mince et pâle, formé de fibres charnues parallèles, qui partent de toute l'étendue de la carène sternale, pour se diriger en dehors d'abord, puis en bas, et qui se terminent de la manière suivante : les fibres antérieures se rendent à l'aponévrose qui attache le mastoïdo-huméral et le sterno-huméral sur la crête antérieure de l'humérus; les postérieures se continuent également avec un fascia très-mince étalé en dedans du membre, à la face externe de l'aponévrose anli-brachiale.
Rapports. — Par sa face superficielle avec la peau, qui lui adhère intimement à l'aide d'un tissu cellulaire dense et serré, et avec le sternohuméral, qui recouvre son bord antérieur. Par sa face profonde, avec les deux portions du pectoral .profond, le coraco-radial ou biceps et le long extenseur de l'avant-bras ; il répond encore, par cette même face, à l'aponévrose anti-brachiale, et à la veine sous-cutanée de l'avant-bras, qu'il mniiilient appliquée contre celte aponévrose.
Usages. — Adducteur du membre antérieur et tenseur du fascia qui recouvre l'aponévrose anti-brachiale.
FiG. 101. — Muscles de la région axillaire et de la région trachélienne (*).
2° Pectoral profond (fig. 101, 11, 13).
Synonymie : Petit pectoral de l'homme.
Volume. Situation. Composition. — Muscle énorme situé sous le tnorax et cornposé, comme le précédent, de deux portions parfaitement distinctes, décrites égale
(*) i, portion ilu pcmicicr ilnooii; 2, pnrlinii nnlri i.Mirc (in mustoido-lnimornl ; 3, portion P"''^^'''''"^ ij" " oTtenio- Clf ; i, slerno-nuixilliiirn ; 5, sons-srapnio-livniilicii : 0, slcnio-liynidieii ; 7, stunio-UiyroMlion ; S, ,' " ' '.n,,liul, Imniornl ■,iO, 9U'nio-iiponéTrotir|iie ; 11, sU-rnn-trocl.inifMi ; 12, pnrlion lin l'apoii.ivroso .1 '•'\^''''MM'' ' . ^^,|,, r. . i-vnnt une pnrtic des fibre» du steriio-trorbiiiiuii,; 13, slcrno-im-scjipnlnir.' ; 1*, son «ponuvro.sc
ment par Girard comme deux muscles, sous les noms de stemo-trochinien et sternopré-scapulaire.
A. STERNO-TROCnmiEN {grand pectoral de Bourgelai). — Volume. Étendue. — Ce muscle, le plus gros des deux, offre uu volume considérable. Étendu depuis le* niveau de la neuvième ou de la dixième côte jusqu'à l'extrémité supérieure du bras, . il se trouve d'abord appliqué sous l'abdomen, puis sous la poitrine, et compris ensuite* entre les parois de cette dernière cavité et la face interne du membre antérieur.
Forme. — Il est mince et aplati de dessus en dessous dans son tiers postérieur, plus épais et déprimé d'un côté à l'autre dans son tiers moyen, tout à fait rétréci et prismatique dans son tiers antérieur; sa forme générale peut être comparée à cellei d'un triangle assez irrégulier et allongé d'avant en arrière, lequel aurait un bord postérieur très-court, un bord interne ou inférieur plus long, et un bord externe oui supérieur plus étendu que les deux autres.
Structure. — Il est entièrement formé de gros faisceaiix charnus sensiblement parallèles, qui parlent tous du bord postérieur et du bord interne du muscle, pour gagner sa partie rétrécie ou son extrémité antérieure. Ces faisceaux sont d'autant plus longs qu'ils se rapprochent davantage du bord supérieur. Ceux qui procèdent du bord postérieur commencent par des fibres aponévrotiques. De rares intersections existent vers l'extrémité antérieure du muscle.
Attaches. — Il prend son origine : 1" sur la tunique abdominale, par les faisceaux aponévrotiques de son bord postérieur; 2° par son bord interne, sur les deux tiers postérieurs du bord inférieur du sternum. — Il se termine, par son extrémité antérieure, sur le trochin , sur le tendon d'origine du coraco-huméral et le fascio qui enveloppe le coraco-radial. Par l'intermédiaire de ce fascia, il s'insère à la lèvre externe de la couUsse bicipitale, formée par le trocliiter, et il s'unit aux deux branchesterminales du sus-épineux. (Voy. fig. 101, 12. — 107, 8, 9.)
Rapports. — • Sa face profonde, qui est successivement supérieure et interne,, recouvre l'oblique externe et le droit de l'abdomen , le grand dentelé , le transversal ! des côtes, le sterno-pré-scapulaire, et quelques nerfs thoraco-musculaires ; tous cesrapports sont établis à l'aide d'un tissu cellulaire lâche et abondant. Sa face superficielle, qui regarde alternativement en bas et en dehors, répond : à la peau, dont! elle est séparée par un léger fascia cellulo-fdn'eux ; au sterno-aponévrotique ; aux* muscles, aux vaisseaux et aux nerfs de la face interne du bras, par l'intermédiaire de l'aponévrose sous-brachiale du pannicule charnu et d'une masse assez considérable de tissu cellulaire. Son bord supérieur adhère d'une manière assez intime à ce der-nier muscle et se trouve longé par la veine de l'éperon. Les gros troncs vasculaires qui sortent de la poitrine pour gagner le membre antérieur passent au-dessus de son extrémité antérieure, en croisant sa direction.
Usages. — Il tire le membre tout entier en arrière , en pressant sur l'angle de l'épaule.
B. Sterno-préscapulatre [petit pectoral de Bourgelat). — Forme. Situation. Direction. — Muscle long et prismatique, rétréci à ses deux extrémités, situé en avant du précédent , partant du stenmm , se dirigeant en avant et en dehors vers l'angle scapulo-huméral, et se réfléchissant ensuite on haut et en arrière , sur le bord antérieur de l'épaule, qu'il suit jusque auprès de l'angle cervical du scapulum.
Structure et attaches. — Il est formé de très-gros faisceaux charnus analogues à ceux du sterno-trochinien, lesquels faisceaux prennent leur origine, par leur extrémité inférieure, sur le côté de la carène sternale et sur les cartilages de prolonge-
MtJSCLKS nu TRONC. 2^|9
ment des trois ou quatre premières côtes. Ils suivent la direction inHexe du muscle, (<t se terminent les uns 'au-dessus des autres, h une courte aponévrose qui recouvre le Mis-épineux et qui se confond avec l'aponévrose scapulairc externe (fig. 101, l/i).
Rapports. — Dans sa portion axillaire , ce muscle répond , en dedans au transversal des côles, aux premiers cartilages sternaux et aux intercostaux correspondants; en dehors, au sterno-trochinien et au slerno-aponévrotique. Dans sa portion préscapulaire, il se trouve en rapport, en dehors, avec le mastoïdo-huméral et le trapèze ; en dedans, avec l'omoplat-hyoïdien , le scalène et l'angulaire de l'omoplate ; en arrière, avec le sus-épineux, qui s'en trouve séparé par l'aponévrose scapulaire externe.
Usages. — Ce muscle, congénère du sterno-trochinien, lire l'épaule en arrière et en bas. C'est, de plus, un muscle tenseur de l'aponévrose scapulaire.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE LA RÉGION AXILLAIRE DANS LES ANIMAUX DOMESTIQUES
AUTRES QUE LES SOLIPÈDES
On remarque, relativement au pectoral superficiel, que, chez le Bœnf , le Mouton et le Porc, le sterno-huméral est faible et moins distinct du sterno-aponévrotique que dans les solipèdes, et que, chez le Chien et le Chat, le stcrno-aponévrolique est très-mince et très-étroit.
Dans le pectoral profond, on trouve, chez le Bœuf, un sterno-pré-scapulaire à peine distinct du sterno-trochinien, et qui ne remonte pas au delà de l'cxlrémilé inférieure du sus-épineux. — Chez le Mouton, ce même muscle est tout à fait confondu avec le sterno-trochinien. — Dans le Porc, le sterno-préscapulaire se comporte à peu près comme dans le cheval. Son extrémité inférieure recouvre seulement la première articulation chondro-sternale ; l'extrémité supérieure est plus volumineuse. Quant au sterno-trochinien, il se termine sur le sommet du trochiter, après avoir envoyé une courte branche au tendon du coraco-huméral. — Le sterno-préscapulaire du chien est très-faible, et se termine avec le muscle principal sur l'humérus.
RÉGION COSTALE.
On trouve dans chaque région costale cinquante-quatre muscles qui concourent d'une manière plus ou moins directe à l'exercice des mouvements respiratoires.
Ces muscles sont : 1° le grand dentelé, T le transvei^sal des côtes, 3» dix-sept intercostaux externes , k° dix-sept intercostaux internes , 5° dix-sept sus-costaux, 6" le triangulaire du sternum.
Préparation. — i° Placer le sujet en deuxième position. 2° Abattre le membre antérieur et tous les muscles qui l'attachent au tronc, en sciant l'épaule comme dans la figure 02, pour 'lécouvrir le grand dentelé et le transversal des côtes ; achever la dissection du grand dentelé en
débarrassant de la couche fibreuse jaune qui recouvre ses dentelures postérieures. 3" Etudier 1ns intercostaux externes et les sus-costaux, après avoir enlevé le grand oblique de l'abdomen, le grand et les petits dentelés, l'intercostal commun et l'ilio-spinal. Ii° Exciser quelques intercostaux ' Ktornes, pour mettre à nu les intercostaux internes correspondants. .')'' On préparera le tnangul.iire sur une pièce isolée; et il suIRra, pour obtenir cette pièce, de séparer le sternum du thorax, en sciant les côtes sternales un peu au-dessus de leur extrémité inférieure.
1» Grand dentelé (fig. 92, 15).
Sijnonymie : Costo-sous-scapulaire (Gir.). — Portion postùiieuro du gianJ dentelû de Bourgelat.
Forme. Situation. — Très-large muscle disposé en éventail, découpé en denteluresi à son bord inférieur, appliqué contre les parois thoraciques, et caché en partie pari l'épaule.
Structure. — Il est formé de fibres charnues rayonnées qui convergent toutes versi l'extrémité supérieure du scapulum, et qui se trouvent recouvertes par une forte aponévrose. Cette aponévrose, dont l'épaisseur diminue graduellement de haut en bas, n'adhère à la surface du muscle que dans sa partie inférieure.
Attaches. — 1° A la face externe des huit côtes sternales; — 2° sur la surface triangulaire antérieure de la face interne du scapulum, en arrière de l'angulaire^ avec lequel il se confond ; 3° sur toute l'étendue de la surface triangulaire postérieure du i même os. .
En arrivant sur le scapulum, l'aponévrose se sépare des fibres charnues, et s'insère isolément sur le plan fibreux qui recouvre les faisceaux musculeux du sous-scapulaire.
Rapports. — Le grand dentelé répond : en dehors, et par l'intermédiaire d'un tissu cellulaire abondant qui facilite le jeu du membre contre la paroi latérale du thorax, au sous-scapulaire, au sus-épineux, à l'adducteur du bras, au grand dorsal et à la masse des muscles olécrâniens; en dedans, aux sept premiers intercostaux externes, aux côtes sternales et au petit dentelé antérieur. Ses quatre dentelures postérieures s'entrecroisent avec les cinq premières du grand oblique de l'abdomen, et sont recouvertes par un prolongement de la tunique abdominale.
Usages. — Ce muscle constitue avec celui du côté opposé une vaste sangle sur laquelle s'appuie le thorax pendant la station ; il joue donc, par rapport au tronc, le rôle de ligament suspenseur. Quand il se contracte, son point fixe étant sur les parois du thorax, il tire l'extrémité supérieure de l'épaule en bas et en arrière, et fait éprouver au rayon complet un mouvement de bascule qui porte l'angle inférieur en haut et en avant. S'il prend son point d'appui sur le membre, il soulève le thorax entre les deux membres antérieurs, et concourt aux mouvements d'inspiration, en élevant les côtes.
2° Transversal des côtes (fig. 92, 16).
Synonymie : Costo-sternal (Gir.).
Forme. Structure. Direction. Situation. — C'est une bandelette aplatie d'un côté à l'autre, aponévrotique à ses extrémités, oblique de bas en haut et d'arrière en avant, située sur le bord inférieur du muscle précédent, à la face interne du pectoral profond.
Attaches. — Son extrémité postérieure se fixe sur le sternum et le quatrième cartilage sternal. — L'antérieure s'insère à la face externe de la première côte.
Rapports. — En dedans, avec la deuxième et la troisième côtes, sur lesquelles s'arrêtent souvent quelques-uns de ses faisceaux, et avec les trois premiers intercostaux. En dehors, avec les deux portions du pectoral profond.
Usages. — Il est auxiliaire des muscles expirateurs..
3» Intercostaux externes (fig. 91).
Situation. Forme. — Ces muscles remplissent les intervalles des côtes, sans descendre au delà de l'extrémité inférieure de celles-ci, en sorte qu'ils ne se prolongent
pas entre leurs cartilages de prolongement. Ce sont des rubans charnus aplatis d'un côté à l'autre, qui diminuent graduellement d'épaisseur de haut en bas.
Structiwe. Attaches. — Chaque intercostal externe se compose d'une série de faisceaux musculeux mêlés h de nombreuses fibres aponévrotiques, lesquels faisceaux se portent obliquement en arrière et en bas, du bord postérieur de la côte qui précède j j la face externe de la côte qui suit.
I Rapports. — Ils répondent, en dehors, aux différents muscles appliqués sur les parois thoraciques ; en dedans, aux intercostaux internes.
li° Intercostaux internes (fig. 93, 16).
Ils sont placés à la face interne des précédents, qu'ils répètent exactement quant à la forme générale, et dont ils diffèrent par les points suivants :
1° Très-épais dans les cartilages costaux, ces muscles se réduisent, en haut de l'intervalle des côtes, à une lame aponévrotique qui supporte seulement quelques fibres charnues. Ils s'amincissent donc graduellement de bas en haut.
2° Leurs faisceaux, moins tendineux que ceux des muscles externes, se portent obliquement en avant et en bas, du bord antérieur de la côte qui est en arrière au bord postérieur et à la face interne de la côte qui est en avant. D'où il suit que les fibres des deux espèces d'intercostaux sont croisées eu X.
3° Ils répondent, en dehors^ aux intercostaux externes; en dedans, à la plèvre costale.
Usages des intercostaux. — L'action des intercostaux est un point qui a été pendant longtemps et est encore aujourd'hui vivement débattu. On peut dire, à propos de cette discussion, que jamais peut-être des opinions plus diverses et plus opposées ne se sont rencontrées sur le même terrain. Ph. Bérard, qui en a résumé les éléments avec la plus grande sagacité, considère les intercostaux externes comme inspirateurs. Quant aux intercostaux internes, d'après le même auteur, ils seraient inspirateurs par ceux de leurs faisceaux qui remplissent l'espace compris entre les cartilages costaux, et le reste des muscles, c'est-à-dire leur plus grande partie, produirait l'expiration.
5° Sus-costaux.
Synonymie : Transverso-costaux (Gir.).
Petits faisceaux aplatis, triangulaires, charnus et tendineux, constituant pour ainsi dire la tête des intercostaux externes, dont ils sont peu distincts dans les premiers et les derniers intervalles costaux.
Ils partent des apophyses transverses des vertèbres dorsales, et ils se dirigent en arrière et en dehors, pour se terminer, en s'épanouissant, sur la face externe de la côte ou des deux côtes qui suivent leur insertion fixe.
En dehors, ils répondent à l'ilio-spinal ; en dedans, aux intercostaux externes.
Les sus-costaux tirent les côtes en avant, c'est-à-dire qu'ils sont inspirateurs.
fjo Triangulaire du sternum.
Synmymie : Mascle du sternum (Bourg.). — Storno-costaux (Gir.).
Forme. Situation. — Ce muscle, aplati de dessus en dessous, allongé d'avant en arrière, et denté à son bord externe ou supérieur, est situé dans la cavité ihoracique, au-dessus du sternum 'et des cartilages des vraies côtes.
Attaches. — Il se fixe, par son bord interne, sur la face supérieure du sternum, au n cordon ligamenteux qui le circonscrit en dehors. — Il prend son insertion mobile suri les cartilages des côtes sternales (celui de la première excepté), au moyen des dente- lures de son bord externe.
Structure. — Il est formé de faisceaux charnus fortement aponévrotiques, qui sei dirigent du bord interne au bord externe.
Rapports. — En dedans, avec la plèvre; en dehors, avec les cartilages sur lesquelsi il s'attache, les intercostaux internes, l'artère et la veine ihoraciques internes.
Usages. — Le triangulaire du sternum concourt à l'expiration en abaissant les cartilages costaux.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE LA RÉGION COSTALE DANS LES ANIMAUX
AUTRES QUE LES SOLIPÈDES
Les muscles de la région costale ne peuvent être également nombreux dans tous lesanimaux domestiques ; en effet, le nombre' des intercostaux et des sus-costaux doiti varier avec celui des côtes. A part cela , les différences sont peu importantes. On remarque cependant que, chez le Bœnf, le grand dentelé est très-étendu , et que la portion qui se rend à la surface triangulaire postérieure du scapulum, se distingue assez t nettement de l'antérieure, par sa moindre épaisseur, le plus grand nombre de fibresaponévrotiques qu'elle contient, et par le tendon aplati au moyen duquel elle opère son i insertion. On constate encore, chez le Voi-c, que les intercostaux internes se prolon-gent en conservant une certaine épaisseur jusqu'auprès de la colonne vertébrale.
COMPARAISON DES MUSCLES DU THORAX DE L'HOMME AVEC CEUX DES ANIMAUX DOMESTIQUES.
Les muscles de la région axillaire, de la région costale et le diaphragme sont désignés, chez l'homme, sous le nom de muscles du tliorax. Les muscles pectoraux sont distingués en grand et petit.
Le grand pectoral répond au pectoral superficiel du cheval. Il s'attache, d'une part, sur les deux tiers internes de la clavicule, sur la face antérieure du sternum et sur les cartilages des six premières côtes ; d'autre part, au bord antérieur de la couUsse bicipitale et, par une expansion fibreuse, sur l'aponévrose du bras. Les faisceaux costaux se séparent assez nettement des faisceaux claviculaires et sternaux.
Le petit pectoral, qui répond au pectoral profond des animaux, s'insère, d'une part, à la face externe des troisième, quatrième et cinquième côtes; d'autre part, par un tendon, au bord antérieur de l'apophyse coracoïde.
On trouve chez l'homme un muscle qui n'existe pas dans les animaux, c'est le sous-clavier, faisceau très-grêle qui est situé sous la clavicule, attaché au cartilage de la première côte et à la partie externe de la face inférieure de la clavicule (voy. plus loin, fig. 103).
Le grand dentelé ne présente pas d'aponévrose distincte à sa surface ; il naît des huit premières côtes et ses digitations se groupent en trois faisceaux principaux.
Enfin, chez l'homme, les intercostaux iiiternes sont prolongés jusqu'à la colonne vertébrale par de petits muscles que l'on désigne sous le nom de sous-costaux.