C. Région crurale interne
Cette région comprend neuf muscles, appliqués en trois couches superposées contre la face interne de la cuisse. Ce sont : le long et le court adducteurs de la jambe, formant la couche superficielle; le pcctiné, le petit et le grand adducteurs de la cuisse, constituant la cyuche moyenne. Ceux de la couche profonde, c'est-à-dire le c«r/e crural, Vobturateur externe, l'obturateur interne et les jumeaux du bassin, ne sont pas tous situés à la fac(! interne du fémur; l'un d'eux est renfermé dans la cavité
pelvienne. On pourrait composer avec tous ces muscles, qui ne présentent qu'un volume peu considérable, une région particulière à laquelle on donnerait le nom de région pelvi-crumle profonde ou coxo- fémorale.
Préparation. - l» Placer le sujet en première position. 2° Préparer d'un côté les deux muscles de la couche superficielle, en enlevant une légère couche fibreuse qui les recouvre l'anonévrosP crurale interne et la paroi inférieure de l'abdomen. 3" Pour mettre à découvert dJ côté onnosé les trois muscles delà couche moyenne, inciser les deux adducteurs de la iambe'et rabattre leurs lambeaux a droite et à gauche; déplus, isoler le demi-membraneux du grand adducteur de la cuisse; il sera même utile, pour bien se rendre compte de la disposition de ce dernier muscle d'enlever la masse entière des trois iscl.io-tibiaux. A» Disséquer les petits muscles profonds sur une pièce isolée, disposée à peu près comme dans les figures 81 et 116.
1" Long adducteur de la jambe (fig. 115, 8).
Synonymie : Soua-Iombo-tibial (Gir.}. — Couturier dans l'Iiomme.
Forme. Situation. Direction. — Ce muscle, long, mince et aplati, rétréci à son extrémité inférieure^ est situé d'abord dans la cavité abdominale, à l'entrée du bassin puis en dedans de la cuisse; il affecte une direction oblique de haut en bas, d'arrière en avant et de dedans en dehors.
Structure. — Il est formé de fibres charnues parallèles, et se termine iuférieurement par une aponévrose confondue avec celle du court adducteur.
Attaches. — Il prend son insertion fixe, par son extrémité supérieure, à la face inférieure du fascia iliaca, près du tendon du petit psoas; — il opère son insertion mobile^ au moyen de son aponévrose terminale, non pas sur la tubérosité interne et supérieure du tibia, mais sur le ligament rotulien interne, en commun avec le court adducteur.
Rapports. — Ce muscle est recouvert par l'arcade et l'aponévrose crurales. Il re^ couvre le psoas iliaque, le grand psoas, le nerf fémoral antérieur et le vaste interne^ Son bord interne limite supérieurement, avec le pectiné et le bord antérieur du court adducteur, un espace triangulaire occupé par les vaisseaux cruraux; au-dessous de a'i interstice, les deux adducteurs de la jambe sont très- adhérents l'un à l'autre.
Usages. — Il tire la jambe dans l'adduction et fléchit le féiuur.
2" Court adducteur de la jambe (fig. 115^ 9). Synonymie : Sous-pubio-tibinl (Gir.). — Grfle interne on droit interne do la cuisse chez l'homme.
Fomie. Situation. Direction. — Large muscle quadrilatère, aminci sur les bords, situé en dedans de la cuisse, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors. C'est lui qui forme la base de ce qu'on appelle le plat de la cuisse, en extérieur.
Structure. — Formé de fibres charnues ])araIlèlos qui s'étendent de son bord supérieur à son bord inférieur, ce muscle est tendineux à son origine, recouvert d'une couche albuginée, et terminé inféricurement par une large aponévrose.
Attaches. — Il s'insère par toute l'étendue de son bord supérieur à la symphyse, ischio-pubienne, en se confondant avec le muscle du côté opposé {origine). — Son aponévrose terminale, unie avec celle du long adducteur, se fixe sur le ligament rotulien interne et sur la face inlernc du tibia {insertion mobile); elle se confond, en arrière, avec l'aponévrose du demi-tendineux, et se développe avec celle-ci autour des muscles tibiaux, pour constituer l'aponévrose jambière.
Rapports. — Sa face suiK?ificiello est recouverte par une couche cellulo-fibreuse, et par les vaisseaux et le nerf saphène. Il recouvre, par sa face profonde, le pectiné, les adducteurs de la cuisse, le demi-membraneux, le demi-tendineux et le ligament fémoro-tibial interne. Ce muscle est traversé à son origine, et tout à fait en avant par une très-grosse branche veineuse.
Usages. — Adducteur du membre et tenseur de l'aponévrose jambière.
3° Pectiné (flg. 115, 11 ; 122, 3).
Synonymie : Sus-pubio-fémoral (Gir.). — Sa branche antérieure répond au pectiné de f homme ; la poetérieurc représente le moyen adducteur. <
Situation. Dii'ection. Forme. — Situé sous le précédent, dans une direction oblique de haut en bas, d'arrière en avant et de dedans en dehors, ce muscle est conoïde, renflé et bifide à son extrémité supérieure, rétréci à son extrémité inférieure.
FiG, 115. — Muscles des régions sous-lombaires, rotulienne et crurale interne (*).
Structure et attaches. — Ses faisceaux constituants partent soit du bord antérieur
(*) 1, grand psons ; 1', sou Iciidoii Icnninol ; 2, petit psons ; 3, psoas iliacpie j 4, sa petite portion interne ; 5, muscle du fancia lala ; G, droit antérieui' de la cuisse. ; 7, vaste interne ; 8, lou'; adducteur de la jambe; 9, court adducteur de la jambe ; Id, ]H'cliné ; 12, uraud aildueteur de la cuisse ; 12', petit uddûelour de la cuisse ; 13, dcuii-mombraiuMix ; 14, demi-tendineux. — A, iiortion du fascia iliaca. — y<, portion du feuillet réiléclii de l'aponévrose du grand obliq^uo de l'abdomen, formant l'arcade crurale. — C, tciulon pubien des muscles abdominaux. — D, origine du ligament pubiofémoral.
et de la face inférieure du pubis, soit de la surface du ligament pubio-fémoral qui passe entre ses deux branches [insertion fixe). ~ Ils sont enveloppés, à leur extrémité inférieure, par un cône tendineux fixé sur le côté interne du fémur, aux empreintes situées autour du trou nourricier (insertioti mobile).
Rapports. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe; en dehors et en avant, avec l'insertion fémorale du grand psoas et de l'iliaque, avec le vaste interne les vaisseaux cruraux et le long adducteur de la jambe; en arriére, avec le petit adducteur de la cuisse, et près de son extrémité supérieure, avec l'obturateur externe.
Usages. — Ce muscle est adducteur et fléchisseur de la cuisse, et de plus rotateur en dedans du même rayon.
U" Petit adducteur de la cuisse (flg. 115, 12; 122, 5). Synonymie ; Portion antérieure du biceps fémoral de Bnurgelat et du Bous-pubio-fémoral de Girard (1).
Situation. Direction. — Ce muscle est situé sous le court adducteur de la jambe, entre le pectiné et le grand adducteur de la cuisse, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Forme. Structure. — Il est aplati d'avant en arrière, épais et rétréci à son extrémité supérieure, mince et large à l'inférieure. Ses fibres charnues sont d'un rouge pâle, à peu près parallèles entre elles, et quelquefois peu distinctes, en plan superficiel du moins, de celles qui appartiennent au grand adducteur; elles deviennent aponévrotiques par en bas.
Attaches. — En haut, sur la face inférieure du pubis (origine) ; — en bas, sur la surface chagrinée quadrilatère qui existe à la face postérieure du fémur (fig. 56, 3), en commun avec la branche courte du grand adducteur {terminaison).
Rapports. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe ; en dehors, avec l'obturateur externe; en avant, avec le pectiné; en arrière, avec le grand adducteur de la cuisse.
5° Grand adducteur de la cuisse (fig. 115, 12 ; 122, 4).
Synonymie : Portion postérieure du biceps fémoral do Dourgelat et du Bous-pubio-fémorol do Girard.
Situation. Direction. — Le grand adducteur est situé sous le muscle du plat de la cuisse, entre le petit adducteur et le demi-membraneux, dans une direction oblique de haut en bas et de dedans en dehors.
Forme. Structure. — C'est un muscle long, épais, prismatique, déprimé d'avant en arrière, terminé inférieurement par deux branches d'inégale grandeur, et presque entièrement formé de fibres charnues parallèles, qui se distinguent généralement des faisceaux du petit adducteur par une couleur plus foncée.
Attaches. — -En haut, sur la face inférieure de l'ischiura, et sur la lame tendineuse impaire qui attache à la symphyse pelvienne les deux muscles du plat de la cuisse [origine). — En bas : 1» par sa branche externe, la plus grosso et la plus courte, sur
(1) Nous nous sommes décidé, après mûr examen, à décrire comme deux muscles le biceps fémoral de Bourgclal, et à donner à ces muscles le nom de pclil et do grand adducteurs fie .» cuisse, sous lesquels Bichat a désigné les muscles correspondants du membre postoneui no l'homme. Nous avons cru devoir suivre en cela l'exemple qui nous a été donné par plusieurs auteurs allemands.
la surface chagrinée quadrilatère de la face postérieure du fémur, en dehors du petit adducteur ; 2° par sa branche interne, la plus longue et la plus mince, en dedans et au-dessus du condyle interne du fémur, en commun avec le demi-membraneux et le ligament fémoro-tibial interne {terminaison).
Rapports. — En dedans, avec le court adducteur de la jambe; en arrière, avec le demi-membraneux ; en avant, avec le petit adducteur, l'obturateur externe cl l'extrémité inférieure du carré crural. Son bord externe, plus mince que l'interne, recouvre, en partie, Textrémité supérieure de ce dernier muscle, et se trouve séparé par un feuillet aponévrotique des nerfs sciatiques et du long vaste. Les vaisseaux cruraux passent entre ses deux branches, dont une, l'interne, répond, en avant et près de son insertion, au muscle vaste interne.
Usages. — Ce muscle est un adducteur, un extenseur et un rotateur en dehors du rayon fémoral.
6» Carré crural (fig. 81, 14; 116, 10).
Synonymie : Grêle interne (Bourg.). — Iscbio-fémorol grêle (Gir.),
Situation. Direction. Forme. Structure. — Situé à la face postérieure du fémur, entre le grand adducteur et l'obturateur externe, obUque en bas et en dehors, le carré crural représente une petite bandelette aplatie d'avant en arrière, formée de fibres charnues parallèles et légèrement tendineuses à leur extrémité inférieure. ;
Attaches. — En haut, sur la face inférieure de l'ischium, en avant de la tubérosité ischiatique {origine); — en bas (terminaison), sur l'empreinte linéaire située à la face postérieure du fémur, un peu au-dessous du niveau du petit trochanter (fig. 56, 2).
Rapports. — En avant, avec la face postérieure du fémur et l'obturateur externe. En arrière et en dedans, avec le grand adducteur de la cuisse. En dehors, avec les nerfs sciatiques et le jumeau postérieur du bassin.
Usages. — Il est extenseur et adducteur du fémur. Son mode d'attaché ne lui permet pas, d'après nous, de faire pivoter cet os soit en dedans, soit en dehors, chez les Solipèdes du moins.
7° Obturateur externe (fig. 81, 13).
Synonymie : Sous-pubio-trochantérien externe (Gir.).
Forme. Structure. Situation. Direction. — Muscle court, épais, aplati de dessus en dessous, triangulaire, fasciculé, charnu et aponévrotique, d'une texture fort délicate, placé presque horizontalement sous le bassin au pourtour du trou ovalaire, qu'il semble chargé de boucher, d'où son nom d'obturateur.
Attaches. — 1" Sur la face inférieure du pubis et de l'ischium, par l'extrémité interne de ses faisceaux constituants [insertion fixe); — 2° dans la fosse trochantérienne ou digitale, par l'extrémité externe de ces mêmes faisceaux {insertion mobile).
Rapports. — Sa face inférieure est recouverte par le pectiné, les deux adducteurs de la cuisse et le carré crural; la supérieure recouvre la capsule de l'articulation coxofémoi'ale, et répond à l'obturateur interne.
Usages. — Adducteur de la cuisse et rotateur en dehors de ce même rayon.
8" Obturateur interne (fig. 81 et IIG).
Siinomjmie : Sous-pubio-trochantôrien iaterno (Gir.).
FfG. 1 IG. — Muscles coccygiens et muscles profonds qui entourent l'articulation coxo-fcmorale (*) .
Forme. Structure. Attaches. — Il est formé de deux portions. L'une est très-mince et formée de faisceaux charnus rayonnes, légèrement tendineux, qui parlent du pourtour de l'ouverture ovalaire pour se diriger en dehors et se terminer sur un tendon qui appartient à l'autre portion. Celle-ci est allongée et penniforme, située dans le bassin et étendue de l'angle antérieur du sacrum à l'extrémité supérieure du fémur, on suivant la direction du bord ischiatique de l'ilium sur lequel elle prend son insertion. Le tendon qui la rend penniforme s'infléchit de dedans en dehors, derrière la crête sus-cotyloïdienne ou épine sciatique, s'unit aux jumeaux et vient se terminer dans le- fond de la fosse trochantérienne.
Rapports. — Dans sa portion intra-pelvienne, le muscle répond : en dehors et en bas, à l'ilium, au pubis, à l'ischium et à l'obturateur externe; en dedans et en haut, au péritoine, à des vaisseaux et nerfs importants, et à un feuillet fibreux qui le sépare de la vessie. Dans sa portion extra-pelvienne, il est en rapport : en arrière, avec le fessier moyen et les nerfs sciatiques; en avant, avec les jumeaux. Une synoviale facilite le glissement de son tendon dans la coulisse sur laquelle il se contourne.
Usures. — Il est rotateur de la cuisse en dehors, et nous le croyons, à l'opposé de la plupart des auteurs, propre à produire l'abduction plutôt que l'adduction, si tant est, toutefois, (lue sa position lui permette d'exécuter l'un ou l'autre de ces deux mouvements.
d,., jumeaux; 10, cam: oniral ; H, lisamont sacro-seimi.p.o ; 12, i;Tan,lo fcliancruro scinUquo , . 13, lifeananl .1... sucré supérieur; 14, ligameut ilio-sacrô iufùrieur.
9° Jumeaux du bassin (flg. 116, 8, 8, 9). Synonymie : Isehio-troohantérien (Gir.).
Les deux petits muscles qui ont reçu ce nom sont loin d'offrir la même disposition dans tous les sujets. Nous allons décrire celle qui nous a semblé la plus fréquente.
On trouve ordinairement deux petits faisceaux musculeux allongés, situés l'un audessus, l'autre au-dessous du tendon commun aux deux parties de l'obturateur interne. Ces deux faisceaux (fig. 116, 8, 8) partent du bord externe de l'ischium, suivent la direction du tendon précité et s'insèrent sur lui par l'extrémité externe de leurs fdores; ils représentent exactement les muscles jumeaux de l'homme. Mais il en existe un troisième (fig. 116, 9), large, aplati et souvent très-volumineux, situé entre les précédents et l'obturateur externe; il s'attache, par son bord interne, sur le bord externe de l'ischium, contracte des adhérences intimes avec les deux autres et avec le tendon de l'obturateur interne, et s'insère dans la fosse digitale, par toute l'étendue de son bord externe.
Les jumeaux répondent, en arrière, aux nerfs sciatiques ; en avant, à la capsule de l'articulation coxo-fémorale et à l'obturateur externe, par l'intermédiaire d'un coussinet adipeux.
Ils sont, comme le muscle qui précède, rotateurs de la cuisse en dehors et pi-opres peut-être à produire l'abduction de ce rayon.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES MUSCLES DE LA CUISSE DANS LES ANIMAUX AUTRES
OUE LES SOLIPÈDES
A. Région crurale antérieure.
Chez le Bœuf, le Mouton et la Chèvre, le miiscle du fascia lata est beaucoup plus large que dans les solipèdes; celui du Dromadaire est tellement développé, qu'il enveloppe complètement le triceps crural. Chez le Chien et le Chat, ce tnème muscle présente, en avant, un faisceau surnuméraire, épaisse et longue bandelette confondue en dedans avec le long abducteur de la jambe, et étendue verticalement de l'angle externe de l'ilium à la rotule, sur laquelle cette bandelette s'insère par une courte aponévrose.
Le droit antérieur de la cuisse, dans le ciiien et le Mouton, ne possède qu'une seule branche d'origine.
Le grêle antérieur, ce très-mince faisceau musculaire, n'existe que dans les solipèdes et les carnassiers.
B. Région crurale postérieure.
Ruminants. — Chez le Bœnf, le Mouton et la Chèvre, les deux portions du long vaste sont peu distinctes l'une de l'autre, et l'anténcurc est renforcée supérieurement par le fessier superficiel, qui ne forme avec le long vaste qu'un seul et même muscle remarquablement développé.
La face interne de ce muscle ne prend point d'attache sur le fémur; elle glisse derrière le trochanter au moyen d'une vaste bourse muqueuse, laquelle est souvent le
ôge d'altérations pathologiques (1). Une autre synoviale, sujette aux mCmes maladies, a|)issc le tendon rotulien du muscle à son passage sur le condyle externe du fémur t facilite son glissement sur cette éminence osseuse. Ce tendon, avant de se réunir Il ligament rotulien externe, présente un renflement libro-cartilaglneux très-épais, et l'çoit quelques-unes des fibres du muscle vaste externe.
Une dernière disposition essentielle à onnaître au point de vue chirurgical, l'st l'union du bord antérieur du long <te du Bœnf avec le fascia la(a, dont s deux feuillets comprennent ce muscle ( litre eux, en adhérant fortement à chacune de ses faces. Il arrive assez fré- (|iicmment, chez les bêtes maigres, que ce fascia se rupture au niveau du troclianter; et celui-ci, au lieu de glisser sur la face interne du long vaste, passe devant son bord antérieur pour s'engager dans la solution de continuité où il se trouve bridé d'une manière si énergique, qu'on -I quelquefois obligé d'inciser en travers ^ fibres du long vaste pour rendre au nu nibre postérieur la liberté de ses mou- \einenls.
Le demi-tendineux ne présente pas de prolongement sacré; il provient seulement de l'ischium.
Le demi-membraneux se divise inférieureraent en deux branches : l'une, trèsépaisse, va au fémur ; l'autre, beaucoup plus petite, se termine par un tendon qui s'insinue sous le ligament latéral interne de l'articulation fémoro-tibiale, pour gagner l'extrémité supérieure du tibia.
Chez le Dromadaire Une particularité importante doit être signalée. On trouve sur la région crurale postérieure un appareil élastique qui rappelle celui du membre antérieur. C'est une lame épaisse qui descend du ligament sur-épineux et de l'aponévrose d'enveloppe des muscles coccygiens, s'attache sur la tubérosité iscliiatique, recouvre largement l'interstice du long vaste et du demi-tendineux, traverse le sinus de l'angle fémoro-tibial, et vient s'appliquer sur l'aponévrose contentive des muscles poplité et extenseur latéral des phalanges. A ce niveau, elle se divise en deux portions: la plus petite se compose de faisceaux, un peu écartés les uns des autres, qui se dirigent en arrière, se confondent avec de semblables faisceaux descendant de la face interne de la cuisse cl s'attachent sur la corde du jarret; la plus volumineuse descend en avant du tarse et du métatarse, et va se terminer vers le tiers inférieur de cet os, à la surface des tendons extenseurs des doigts. Le rôle de cette lame élastique est de fléchir passivement toutes les articulations du membre abdominal.
tl) Nous voulons parler des tumeurs synoviales qui constituent les >mlelles ou la goutte des frands ruminants.
FiG.
117. — Muscles superficiels de la cuisse et de la croupe chez la vache (*).
( ) 1, fossipr moynn ; 2, 2, long vnslc (|mi'tinn mitcneure); S, 7'(. (poi non pomuM , ,
flii liiscia Inla.
Le long vaste du même animal possède deux portions comme celui du cheval l'antérieure prend une allache sur le bord externe du fémur. i
Le demi-tendineux est rétréci dans son milieu et oll're une teinte aponévrotique ce niveau. i
Le demi-membraneux est plus gros que le précédent ; mais il est comme lui rétréi dans son milieu et renflé à son extrémité inférieure. Ce muscle s'attache, par ses ûbn charnues, sur une ligne saillante qui surmonte le condyle interne du fémur et, une courte lame fibreuse, sur le ligament fémoro-tibial interne.
Porc. — Le long vaste de cet animal se comporte à peu près comme celui du mou ton ; seulement, il n'est pas tapissé par une synoviale à son passage sur le condyU| externe du fémur.
Le demi -tendineux et le demi-membraneux possèdent une légère pointe qui remonte vers la base de la queue, et qui représente la branche sacro-sciatique de cei deux muscles.
Carnassiers. — Chez ccs animaux, il est assez difficile d'isoler l'une de l'autre la deux portions du long vaste. L'antérieur ne procède que de l'ischium. Liférieurement; elles se terminent en commun par une aponévrose qui se rend à la crête tibiale et ai ligament rotulien externe.
Le demi-tendineux et le demi-membraneux se comportent comme chez les petits ruminants.