CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L'APPAREIL DE LA DIGESTION
2» Les ORGANES PLEINS sout renfermés dans les cavités splancliniqucs ou situés c dcliors de ces cavités au milien du tissu conjonctif qui, en se condensant autour d'eu leur forme souvent une loge fibreuse.
Comme les organes creux, ils sont paires (rems) ou impaires [rate, foie), symétriqui ou asymétriques. Ils sont maintenus dans leur situation par leurs vaisseaux, leii! nerfs, par leur adhérence aux organes voisins ou par des liens séreux particuliers.
A l'exception du poumon des animaux qui ont respiré, tous les organes pleins oi ujic densité supérieure à celle de l'eau.
Leur /3o/c/s et leur volume olfrent de nombreuses différences, individuelles ou reli tives à l'espèce qui fournit les organes. Néanmoins, chaque organe possède un ceriaii volume et un certain poids que l'on peut appeler physiologiques ; quand l'organe es au-dessus ou au-dessous de cette moyenne, oïl est autorisé à dire qu'il est dans un éta pathologique.
Les organes ont une forme plus ou moins arrondie et leur surface est parcourue p» des sillons plus ou moins nombreux qui indiquent leur division en lobes ou lobulei
Leur couleur est très-variable ; elle peut être très-prde [parotide) ou très-foncée [foit rate) ; uniforme ou traversée par des nuances diiïérentes, variétés qui sont dues le plu souvent au mode de distribution des vaisseaux ou de certains éléments anatomiques. D coloration des organes n'est pas toujours la même dans les parties profondes et à 1 surface libre, surtout lorsque les organes sont enveloppés par une membrane épaisse f opaque, ex. : le testicule. Enfin, cette coloration est moins intense après la mort qu pendant la vie et, particulièrement, si l'anirtial d'où proviennent les organes exannné a été sacrifié par effusion de sang.
La consistance des organes dépend de leur conformation intérieure et de la naturt de leurs éléments constituants ; il y a des organes mous [poumons) et des organes résis tants (testicule). Règle générale, la consistance des organes diminue après l'établisse ment des phénomènes de putréfaction.
La cohésion est la résistance que les organes opposent aux forces qui tendent à lei déchirer; elle relève de la texture des organes et de l'abondance, à-leur intérieur, di tissu fibreux et élastique. La cohésion est très-différente de la consistance ; ainsi te organe, le poumon, par exemple, qui est très-facile à déprimer, peut être très-dilficil à déchirer.
Si l'on examine les organes au point de vue de leur structure, on voit qu'ils pos sèdcnt tous une coque fibreuse mince ou épaisse qui lance à leur intérieur des cloison chargées de soutenir le tissu propre. Ce tissu propre varie avec la nature des organes On constate aussi qu'ils sont parcourus par un nombre plus ou moins considérable dt vaisseaux sanguins, artères et veines. Ces vaisseaux sanguins s'é|)uisent en un réseai capillaire dont les mailles ont une forme étroitement liée à celle des éléments du tissi propre. Le nombre et le volume des vaisseaux d'un organe donnent une idée exacte de son importance et de l'activité des phénomènes physiologiques dont il est le siège Enfin, dans la structure des organes entrent encore des vaisseaux lymphatiques su\)oï ficiels et profonds et des nerfs qui suivent en général les artères. Ces derniers pré sentent sur leur trajet de petits renllemenls ganglionnali-es; leur terminaison est le plu souvent incoimue.
Les (jlandes sont des organes d'une structure particulière ayant pour fonction d'éliminer certains produits liciuides ou solides de l'économie.
On connaît dos (jlundes (ri-s-siniplcs ; elles consistent en un tube droit ou contourné ou bien en une petite cavité vésiculaire ouverte sur une membrane légunientaire
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ipissés a leur face interne par mie ou plusieurs couches de cellules. On peut citer, Dinuic exemple, les glandes en tubes de l'intestin, de l'estomac; les glandes en grappes le r.rïmner; les follicules clos de l'intestin.
Mais il existe aussi des glandes conglomérées, organes plus complexes appartenant nvinmoins aux mêmes groupes que les glandes simples, (ie sont des glandes en tubes reins, testicules), des glandes en grappes {glandes salivaires, pancréas), des glandes ■Il réseau (/b<'e), ou bien encore des glandes à follicules clos {thyroïdes). Dans ces ;)rganes, l'élément analomiquc essentiel, la cellule glandulaire, polygonale, cylindrique )U spliérique, est située à la face interne d'un tube {/■ein), ou d'une demi-vésicule '/jaiicréas), ou bien dé|)osée sans ordre dans les niailles d'un réseau de canalicules [foie).
Le glandes conglomérées sont pourvues d'un canal excréteur commun qui comnence tlans leur masse par un grand nombre de ramifications arborescentes. Les parois lu canal excréteur sont formées par une membrane conjonctive et élastique, quelquefois contractile, doublée à sa face interne d'un épilhélium de même nature que l'épiihélium glandulaire ou d'une nature différente.
Pendant longtemps, on a rangé dans la catégorie des glandes certains organes sans canaux excréteurs, n'ayant avec les glandes que des analogies lointaines, tels sont la rate, le thymus. La fonction de ces organes est fort mal connue ; mais, comme ils sont toujours très-riches en vaisseaux, et que l'on croit qu'ils doivent avoir des connexions iivcc l'appareil vasculaire, on leur a donné le ilôiri de glandes vasculaires sanguines.
A cela se borneront les généralités sur les viscères qui forment l'objet de la splanchnologic. On va passer à la description de l'appareil digestif chez les animaux miammifèrcs, appareil qui consiste, connue on l'a dit plus haut, en une série de cavités renllées ou tubuliformes, et auxquelles se trouvent annexés des organes glandulaires portant les noms de foie, pancréas et rate.