‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 99 sur 262 · DE L'APPAREIL DIGESTIF CHEZ LES MAMMIFÈRES · texte numérisé non relu

DE L'APPAREIL DIGESTIF CHEZ LES MAMMIFÈRES

lNous étudierons successivement : 1° les organes préparateurs, c'est-à-diie la bouche, les glandes salivaires, annexées à celte première cavité, le pliarijnx ou arrière-bouche, et l'œsophage; — '2' les organes essentiels, m ['estomac, Vintestin, et leurs annexes {foie, pancréas, rate), avec la cavité abdominale , {\\x\ conûani et protège ces organes.

Article premier. — Organes préparateurs de l'appaheil DmesTii'.

l)K I,A ImUClIK.

La bouche, le premier vestibule des voies digestives, est une cavité située entre les deux mâchoires, allongée suivant le grand axe de la tète, et percée de deux ouvertures : l'une antérieure, pour l'introdiiclioii des aliments; l'aiitrt; poslérioure, par laquelle ils |)asscnt pour s'engager dans le pharynx.

On doit étudier dans la bouche six régions principales : 1" les lèores, (|ui circonscrivent son ouverture antérieure; T les ,j»ues, formaul ses parois latérales; 3" le

352 l>t; L'Al'PAUlilL DlGliSTlF CHLZ LliS MAMMIl'ËllKS. |

palais ou Vi ooàlc jialutiney(\m cii cousliluc ki paroi supérieure ou le plafond; < la lanaup.-, appendice inusculeux qui occupe sa paroi inférieure; \c vinle dui palais, cloison inemiiraneuse située à l'oxtréniilé postérieure de la cavité buccale, qu'elle sépare du pharynx, et concourant à former, par son bord inférieur, Visl/nne { du (josicr, ou l'ouverture postérieure de la bouciie; 6" les arcades dentaires, fixéessur l'une et l'autre nuichoires.

iSous considérerons chacune de ces régions en iiarliculier, avant de passer àt l'examen de la bouche en général.

Préparaliiin. — L'ensemble de la bouche devra cire exainiiic sur une coupe aiilcro -postérieure t, et verticale de lii tête disposée comme dans la figure 155.

1" Des lèvres (lig. 97).

(^e sont deux voiles membraneux et mobiles, placés l'un au-dessus, l'autre au-dessous de l'ouverture antérieure de la bouche, qu'ils circonscrivcnl. Il y a par consé--j quent une lèwrc supérieure et une iè*rc inférieure^ réunics de chaque côté part une coimnissvre .

Chaque lèvre oiïre à étudier une face externe, une face interne, un bord libre et un» bord adhérent.

La /«ce externe est convexe et présenle sur la ligne médiane : dans la lèvre supé-' rieure, un léger relief partagé en deux lobes latéraux; dans l'inférieure et tout à faiti en arrière, le renllcmcnt impair qu'on appelle la houppe du menton. Celle face, forniéec par la peau, est garnie de poils fins et courts, parmi lesquels on ren)ar{[ue de longs; crins épais et rudes, dont les bulbes, implantés perpendiculairement dans le tégumentj cutané, dépassent lu face profonde de ccini-ci, pour aller se plonger dans le tissu mus-culeux .sous-jacent. Ces tentacules pileux doivent cire considérés connue de véritables; organes du tact, car plusieurs (ilcts nerveux sensitifs pénètrent au fond de leurs follicules.

La face interne, constituée par la muqueuse buccale et moulée sur les dents incisives, est concave, lisse, de couleur rose, souvent marbrée de noir. On y remarque, àa la lèvre supérieure surtout, de nombreux orifices percés sur le sommet de très-petits; mamelons : ce sont les ouvertures des canaux excréteurs par lesquels les glandrs; labiales versent leur fluide à l'intérieur de la bouche.

Le bord libre, mince et tranchant, porte la ligne de démarcation qui sépare les; deux téguments.

Le bord adhérent est délimité, dans la cavité buccale, par un sillon que forme la-, muqueuse en se repliant des arcades incisives sur la face interne des lèvres. Hors de. la bouche, il n'est indiqué par aucune particularité, la peau se continuant directement! des parties voisines sur les voiles labiaux.

Les commissures marquent de chaque coté le point de réunion du bord libre dcs> deux lèvres. Elles sont arrondies chez les Solipèdes, et n'offrent rien de remarquable..

Î5TRUGTUH1-. — Chaque lèvre se compose de deux couches tégumcntaires, l'une; cutanée, l'autre, muqueuse, entre lesquelles on trouve du tv.su mmctdaire et des^ (jlundules. A ces différentes parties s'ajoutent les cléments généraux de toute organisation, c'est-à-dire des vaisseaux et des nerfs

■{" Couches leyumeniaves. — La peau adhère fortement aux lissus sous-jaccnls, , et, à pai.t les caractères in(lii}ués plus haut, nous n'avons rien à dire, pour le moment,, sur sa disposition; elle sera étudiée plus complètement à propos des organes des sen.'i..

m LA liouGiiii. 353

Quant a la muqueuse, on remarquera que son derme, éi)ais cl. dense, repose sur une concile dcglaiulides salivaires, (jii'il est muni de papilles coniques simples, el se trouve recouvert par un épitliélium slrali/ié pavinieiileux.

2" Muscles. — Nous citerons : le la/jtal ou VorOiculaire, sphincter de l'ouverture buccale, commun aux deux lèvres; — dans la lèvre supérieure, l'expansion aponévrotique du sus-maxillo-labial , le tissu musculo-fibieux qui sépare cette expansion du [égiimcnt cutané, et l'insertion terminale des muscles sus-naso-labial et grand susma.iillo-nasol; — dans la lèvre inférieure, la houppe du mouton et ses muscles sus- 1 penseurs, c'est-à-dire les mitoyens postérieui-s. Tous ces muscles ayant été étudiés avec délai! en Mi/ologie (voy. p. 231), nous ne reviendrons pas sur leur description.

3" Glundules labiales. — Elles forment une couche pres(|uc continue située entre la face profonde de la muqueuse et le muscle labial. Ce sont de petits organes sécréteurs tout à fait semblables, par leur structure et leurs usages, aux glandes salivaires. Ils seront décrits en même temps que celles-ci.

k° Vaisseaux et nerfs. — Le sang est apporté dans les lèvres par les artères palatolabiale, coronaii'e supérieure et coronaire inférieure. Il retourne au cœur par les veines satellites de ces deux derniers vaisseaux. — Les lymphatiques sont très-nombreux et gagnent les ganglions de l'auge. — Les nerfs sont de deux sortes : les uns, moteurs, proviennent du facial et se rendent dans le tissu musculaire des lèvres, dont ils animent la contractilité ; les autres, sensitifs, sont fournis parles branches maxillaires de la cinquième paire encéphalique ; ils se distinguent par leur nombre et leur volume considérables, et se plongent presque tous dans le tégument cutané, auquel ils communiquent une exquise sensibilité.

Fonctions. — Les lèvres servent à la préhension des aliments solides et liquides; elles retiennent ces aliments dans la bouche après leur introduction et empêchent l'écoulement de la salive au dehors. On doit encore les regarder, la supérieure surtout, conime des organes de tact fort délicats.

2" Des joues (fig. 97).

Ce sont deux parois membraneuses qui closent la bouche latéralement. Considérées dans l'intérieur de la cavité buccale, elles sont délimitées : en arrière, par les pihers postérieurs de la langue; en avant, par les lèvres, avec lesquelles elles se confondent autour des commissures; en haut et en lias, par le sillon que forme la muqueuse gingivale quand elle se réfléchit des arcades molaires sur les joues.

Le plus grand diamètre des joues est antéro-postériem-, comme celui de la cavité qu'elles closent. Leur diamètre vertical est très-étroit, surtout en arrière; il peut, dans la région antérieure, prendre une certaine amplitude lors de l'écartement des mâchoires.

SinuCTUHE. — Les joues sont formées par la muqueuse buccale, en dehors de laquelle on trouve appliqués du tissu musculaire et des (ilandes. Des vaisseaux et des nerfs parcourent toutes ces parties pour leur porter, soit les fluides nutritifs, soit l'agent excitateur de la contractilité, soit le principe de la sensibilité.

1" Muqueuse. — Sa face externe est unie d'une manière intime au muscle buccinateur et aux glandes molaires inférieures. Sa face libre présente, au niveau de la troi- ^^ièmc dent molaire supérieure, l'ouverture buccale du canal parolidien, percée au sommet d'un tubercule plus ou moins gros. On y rcmaniue encore, en face de chaque arcade dentaire, une série linéaire de petits points saillants analogues dans leur con-

CHAUVEAU. — 2' ëdit.

354 DE l'appareil digestif chez les MAMMIFkRES.

stitution au gros Uibcrcule parolidieii ; ce sont les orifices d'excrélion des glandes mo->\ aires. La structure est la même que pour la muqueuse des lèvres.

2° Tissu musculaire. — Ce tissu constitue le muscle buccinateur ou alvéolo-labial,! déjà décrit page 232. Nous rappellerons que la face externe de ce muscle est recouverte par le masséter, les glandes molaires supérieures et la peau, tandis que l'interne répond à la muqueuse et aux glandes molaires inférieures.

3" Glandes. — Elles constituent deux amas de lobules glanduleux désignés sous le nom de (/landes molaires. On les décrira avec les glandes salivaires.

[i° Vaisseaux et nerfs. — Ce sont les artères maxillaire externe, co7'onaires et buccale qui apportent le sang dans les joues. — Les vaisseaux veineux se dégorgent dans les branches satellitess de ces canaux artériels. — Les lymphatiques se rendent aux ganglions de l'auge. — Les nei^fs sonttj de même nature et proviennent de la même source que ceux des lèvres, c'est-à-dire du facial ou sep lièmc paire encéphalique pour la couche musculeuse, cl de la cinquième paire pour les téguments Fonctions. — Les joues servent dans la nias tication d'une manière très-active, en repoussant constamment, par l'action du buccinateur, les aliments sous les meules dentaires.

3" Du palais (fig. 126).

Préparation. — On séparera la tête du tronc ; puis on sciera les branches du maxillaire au-dessus de l'angle de la mâchoire et de la couronne de la dernière dent molaire, de manière à passer entre le voile du palais d'une part, la base de la langue d'autre part, et à laisser ce dernier organe adhérent à la mâchoire inférieure. On achèvera ensuite d'isoler celle-ci de la supérieure en incisant les muscles masséter et alvéolo-labial, et l'on mettra de cette sorte à découvert le palais et le voile du palais, sur lesquels il sera possible d'exécuter aisément les dissections spéciales que nécessite leur étude. Pour le palais, ces dissections se réduisent à l'enlèvement de la couche muqueuse qui recouvre le réseau veineux profond, et à l'excision partielle de celui-ci, excision qui permet d'arriver sur l'artère et les nerfs palatins. (Voyez, du reste, la figure 126.)

FiG. 126. — Palais et voile du palais (on a enlevé la muqueuse du palais, du côté droit, avec la muqueuse et la couche glanduleuse du voile du palais) H . •

Le jxdais, ou la voûte palatine, ou la paroi supérieure de la bouche, est circonscrit en avant et par côté par l'arcade dentaire supérieure, et borné en arrière par le bord antérieur du voile du palais. C'est donc une surface parabolique qui représente exactement dans sa configuration la voûte palatine osseuse (voy. fig. 19).

On remarque sur cette surface un sillon médian qui la partage en deux moitiés

(*) 1, »illon.s de lu muqueuse pnlotine ; 2, rèseim veineux de lu couche profonde, .■ninmé du coté externe pour montrer 1 artère palutine; 3, nceompugnee |.ai- les fileta d,. nerf palatin; 4, langueUe ^nrtilaRineuse sur laquelle passe et s innechit 1 artère palatine ; 5, aponévrose stapl.yline ; 5', extrémité terminale du tendon dii péristaphyli» externe, formant par son expansion 1 aponévrose Btapliyline ; 6, M. pharyugo-staphylin ; 7, M. palato-staphvlin ; 8, nerfs staphylins. ' ■ "

Dli LA BOUCHE. 355

l'galcs, et qui coiuinence, tout a lait en avant, à la base d'un petit tubercule. Des sillons courbes transversaux, au nombre d'une vingtaine, divisent cliacune de ces moitiés en un nonibre égal d'arcs saillants, à concavité tournée en arrière, d'autant plus larges cl d'autant moins marqués qu'ils sont plus postérieurs.

Structure. — Le palais est appuyé sur la voûte osseuse formée par les os palatins et les sus-maxillaires. Il comprend dans son organisation : I 1° Une membrane flbreuse appliquée sur les os précités, laquelle membrane soutient un lacis veineux remarquablement développé, vérit^ible tissu érectile, qui donne au palais plus ou moins d'épaisseur suivant son état de turgescence. (Fig. 126, 1.)

2° Une coucbe muqueuse, extrêmement adhérente, par sa face profonde, au tissu précédent. Elle est d'une couleur blancbiitrc chez le cheval. Le chorion, entièrement lormé de tissu conjonctif, présente des papilles coniques nombreuses, surtout au niveau des arcs saillants. Il loge dans son épaisseur des glandules en grappes assez rappi ochécs dans la partie postérieure de la voûte palatine.. L'épithélium comble les dépressions laissées par les papilles; il est stratifié, pavimentcux, et remarquable par la i;rande épaisseur de sa couche cornée.

3" Deux artères volumineuses, les palatines ou palato-labiales, logées dans les scissures osseuses de la voûte du palais. Ces artères marchent parallèlement l'une à l'autre et se réunissent en avant, par anastomose, pour ne former qu'un tronc unique qui s'engage dans le trou incisif. Leur disposition est importante à connaître au point de vue chirurgical , car on doit bien se garder de les blesser quand on pratique la saignée au palais. Le sang charrié par ces artères arrive dans la membrane érectile profonde, et se dégorge, en définitive, dans deux troncs veineux fort courts, qui ne passent pas avec les artères palato-labiales, dans le conduit palatin, mais bien dans la scissure staphyline.

k" Des nerfs sensitifs, satellites des artères et formés par la branche maxillaire supérieure de la cinquième paire encéphalique.

Fonctions. — Le palais joue, dans la mastication et la déglutition, un rôle passif Important. En ellet, il fournit à la langue un point d'appui sohde, dans les mouvements qu'elle exécute pour repousser les aliments sous les dents molaires et pour chasser le bol alimentaire au fond de l'arrière-bouche.

4" De la langue (fig. 131, 133).

Préparation. — 1" Faire^ au moyen d'une foiie scie sans dos, une coupe anléro-poslcricurc et verticale de la tête, pour étudier la disposition générale de la langue. 2" Enlever sur une autre lèle la mâchoire inférieure en laissant la langue dans l'espace intra-inaxillaire, pour l'examen de la conformation extérieure de Torgane (voy. la préparation du palais). 3" Sur une troisième pièce, destinée à l'étude des muscles, mettre ces organes à nu en procédant de la manière suivante : on excisera entièrement le masséter; la joue sera détachée de la niâciioirc inférieure et renversée sur la supérieure; on sciera la branche du maxillaire Iransversalcnient, en arrière d'abord, puis en avant de la ligne des dents molaires; le lambeau supérieur rie l'os sera complètement arraché en luxant en arrière l'articulation temporo-maxiilaire, après avoir détruit le ligament capsulairc et les insertions des muscles ptérygoïdiens; qoant au lambeau inférieur, on le renversera de manière à mettre la ligne des dents molaires en bas, et le bord inférieur de l'os en haut dans le fond de l'espace inlramaxillaii e (voy. fig. 1 :i I ) ; il sullira, [inur exécuter cette dernière opération, .rie séparer la muqueuse buccale du muscle inylo-liyoïdien en procédant do haut en bas. La pit'cc ainsi préparée convient non-seulement pour l'élude des muscles de la langue, mais encore pour celle des glandes salivaires profondes, du pharynx, du larynx, des poches gutturales, des ncrl's el des artères de la lôte, etc. 11 sera toujours bon, pour faciliter sa préparation, de maintenir les mâchoires écartées, en mettant un morceau de bois ou d'os entre les dents inoisives aussitôt après la mort de l'animal.

356 DE j/APPAUEIL DlGliSTlF CHEZ, LliS MAMMIFÈRES,

Canal lingual. — La paroi inférieure de la bouche, circonscrite par l'arcade dentaire inférieure, forme une cavité allongée appelée canal linf/ual, du nom de l'organe que cette cavité est chargée de loger, c'est-à-dire la langue. Ce canal occupe dans son tiers antérieur la face supérieure du corps du maxillaire. Dans le reste de son étendue, il est constitué par un double sillon qui se dirige au fond de la bouche, sur les côtés de la langue. On y remarque la crête sublinguale et les barbillons, dont nous parlerons quand nous ferons la description des glandes sublinguale et maxillaire.

Situation de ta langue. — ■ La langue, occupant toute l'étendue de cette cavité allongée, s'étend donc depuis le fond de la bouche jusqu'aux dents incisives, dans l'espace intra-maxillaire, où elle repose sur l'espèce de large sangle que forment, par leur réunion, les deux muscles mylo-hyoïdiens.

Conformation extérieure. — Cl'est un organe charnu, mobile dans l'inléricur de la cavité buccale, enveloppé presque entièrement par la muqueuse qui tapisse cette cavité. Elle constitue chez les solipèdes une sorte de pyramide triangulaire, déprimée d'un côté à l'autre, fixée à l'os hyoïde et au maxillaire par les muscles qui forment la base de son tissu, ou par la membrane tégumentaire qui revêt l'organe extérieui-ement.

Sa forme permet de la diviser, pour l'étude de sa disposition extérieure, en trois faces, trois bords et deux extrémités.

La face supérieure ou dorsale de la langue, plus étroite en avant qu'en arriére, est hérissée de nombreuses papilles qui lui donnent un aspect tomenteux. Deux de ces papilles remarquables par leur énorme volume, leur apparence lobulée et la situation qu'elles occupent au fond de deux excavations placées côte à côte, près de la base de l'organe, sont nommées lacunes de la langue ou trous borg7ies de Morgagni. Cette face répond à la voûte palatine quand les mâchoires sont rapprochées l'une de l'autre. — Les faces latérales, plus larges dans la partie moyenne de la langue que vers les extrémités, se trouvent bornées par la face interne des branches du maxillaire. On y remarque plusieurs grosses papilles et les orifices de quelques glandules linguales.

Ces deux dernières faces sont séparées de la première par deux bords latéraux qui répondent aux arcades molaires supérieures, lorsque la bouche est exactement fermée. Quant au troisième bord, ou 6orc? inférieur, il n'existe, pour ainsi dire, que fictivement ; c'est par lui que pénètrent dans la langue les muscles qui constituent la substance de l'organe, et c'est par lui que cet organe se trouve fixé dans le fond de l'espace intra-maxillaire.

V extrémité postérieure m la base de la langue est délimitée, dans l'intérieur de la bouche, par un sillon qui contourne la base de l'épiglotte. Elle offre un gros repli muqueux médian, plissé en différents sens, se portant sur la face antérieure du cartilage épiglottique. Deux autres replis, plus antérieurs, formés égaleniciit par la membrane buccale, réunissent de chaque côté la base de la langue avec le voile du palais; ce %oni\cs piliers postérieurs de l'organe, qui comprennent dans leur épaisseur un volumineux amas de glandes. En arrière de ces piliers existent deux espaces latéraux triangulaires, compris entre le vélum staphylin et la base de la langue; chacun de ces espaces figure une excavation criblée d'ouvertures, véritable cavité avuiqdalienne, qui représente l'amygdale de l'homme et des Carnassiers ; c'est une sorte de confluent commun pour les nombreuses glandules accumulées en dehors de la muqueuse qui tapisse cette excavation.

L'extrémité antérieure^ de la langue est tout à fait indépendante à partir du milieu

i)K i.A lîoucui'. a57

(le l'espace ntcrdcntaire, et lloltc libi-einoiit à l'intérieur de la cavité buccale ; aussi l'appelle-t-oii la parlio Uhre de la langue, par opposiliou au reste de l'organe, (pii reçoit le nom de portion /iuv. Cette partie libre est aplatie de dessus en dessous, et légèrement élargie en spatule. Sa face supérieure, plane ou à peu près, prolonge celle (le la partie fixe. L'inférieure, légèrement convexe et parfaitement lisse, se continue avec les faces latérales de l'organe, et repose sur le corps du maxillaire; elle est fixée à cet os par un repli umqueux médian qu'on nomme le pilier antérieur on le fraindo la langue. Les bords, en se réunissant tout à fait en avant, décrivent une courbe parabolique qui se met en rapport avec les arcades incisives.

Structure. — La langue présente à étudier dans sa structure : 1" la membrane muqueuse qui enveloppe l'organe; 2" le tissu musculeux, qui forme sa masse proprement dite; 3° les glandidcs labiales; k° des vaisseaux et dos nerfs.

1" Membrane muqueuse. — Cette membrane, dépendance de la muqueuse de la bouche-, se replie du fond du canal sur les faces latérales de la langue, pour recouvrir ensuite la face supérieure et revêtir la partie libre tout entière.

Le derme ou le chorion de celte muqueuse u'a pas la même force dans tous ses points; il est incomparablement plus mince et moins dense sur les faces latérales de la partie fixe et sur le plan inférieur de la partie libre; sur le dos de la langue^ il est diflicilement entamé par l'instrument tranchant. Sa face profonde reçoit l'insertion d'un j grand nombre de fibres musculaires de la langue; aussi adhère-t-elle à ces fibres de la manière la plus intime dans la plus grande partie de son étendue; cette adhérence est moins grande dans les points où la muqueuse se trouve en rapport avec les glandules labiales.

Sa face superficielle n'est pas lisse ; elle présente, au contraire, une quantité prodigieuse de petits prolongements ou papilles, que l'on distingue, d'après leur forme, en papilles filiformes, fungiformes, calicif'ormes.

Les papilles fin formes sont forinées par un prolongement délié, terminé en pointe et revêtu d'un étui épitliélial qui en augmente de beaucoup les dimensions. Ces papilles sont simples ou composées, c'est-à-dire qu'elles portent à leur sommet d'au-

Fir,. 127. — I>apille filiforme composùfi Fie. 128. — Papilles filiformos simples de de la langue du chien (*), la pointe de la langue du cheval (**).

très prolongements plus petits munis chacun de leur gaîne d'épithélium. Elles présentent leur plus grand développement sur la partie moyenne de la face supérieure, où elles figurent un gazon touffu ; près de la jwinle, elles sont enfouies dans répitliélium, et sont à peine indiquées par de peliles élevures à la surface de ce dernier.

Les papilles fungiformes sont des élévations du dernie en forme de massues ou de

(*) l,Cliorion;2, l'pillirliiiin.

(**) 1, (1prnn(î;2, ^pitlnMiiitn.

358 l'appareil digestif chez les mammifères.

petites épouges reliées au reste de la incinbraiu; par uu court pédicule. Leur surface est convexe et lisse, ou bien elle est iiérissée de papilles filiformes. Elles sont répandues çà et là à la surface de la langue, au milieu des papilles filiformes; mais on les rencontre surtout en grand nombre dans le tiers postérieur de la face dorsale.

Quant aux papilles cuiici formes, ce sont des papilles fungiformes qui, au lieu d'être situées au-dessus de la surface libre du derme, se trouvent placées dans une dépression de cette membrane. Elles sont donc bordées par un anneau légèrement saillant en dedans duquel existe une étroite gouttière qui contourne le pédicule de la ou des papilles fungiformes qui les constituent ; plusieurs de ces dernières papilles peuvent, en effet, être enfermées dans uu même calice. Elles n'existent qu'à la base de la langue, où deux d'entre elles, très-développées et très-composées, répondent aux trous borynes de Morgagni.

A la base d'un certain nombre de papilles fungiformes et caliciformes, on voit une ceinture de tissu adénoïde.

FiG. 129. — TrrfU borgne, de Morgagni, FiG. 130. — Coupe verticale d'un trou borgne, de de la langue du cheval, vu par sa face Morgagni, de la langue du cheval (*).

On croit généralement que ces trois sortes de papilles ont un rôle distinct à remplir : les papilles fdiforraes auraient pour fonctions de retenir les substances alimentaires et sapides à la surface de la langue; les fungiformes seraient des organes de tact; enfin, les papilles caliciformes seraient préposées à la gustation.

2° Muscles. — Sous la muqueuse existe, à la face dorsale de la langue, un cordon cylindrique de nature fibreuse, qui atteint quelquefois le volume d'une très-grosse plume à écrire. Ce cordon, placé dans le plan médian et vers la partie moyenne de la langue, a de 5 à 8 centimètres de longueur. On peut le considérer comme une sorte de charpente fibreuse destinée à soutenir le tissu musculaire. Il adhère quelquefois dn-ectement à la face profonde du tégument. D'autres fois, il ne tient à cette membrane que par un très-court prolongement lamelleux, et s'enfonce alors un peu plus parmi les fibres de la couche charnue supérieure.

Un cordon semblable, mais plus faible et moins distinct de la muqueuse, se rencontre parfois à la face inférieure de la partie libre.

Muscles intrinsèques. -En étudiant sur deux coupes, l'une verticale et longitudinale, i autre transversale, le tissu charnu de la langue, on voit, sous la muqueuse de la face dorsale, une couche de fibres rouges, très-adhérentes à cette muqueuse, trèsserrées les unes contre les autres. Parmi ces fibres, il en est qui affectent la direction

4/inVule'":f;i;ïl7MbrofCsa"^^ ; 3, coupe de la ceinture du tissu adéno.do;

DK ri BOUCHE. 359

oiigitudiiiale, la plupart sont verticales ou traiisverses ; toutes s'entrelacent de la ma- , ! iiière la plus intime. Il semble que cette couche soit parfaitement indépendante des I autres fibres charnues, et qu'elle en reçoive Tinsertion. Aussi fait-elle partie de ce que les auteurs ont appelé les muscles intrinsèques de la langue. Ils distinguent un muscle lingual loriffitiidinal supérieur, un lingual transverse, un lingual vertical, et même 1111 lingual longitudinal inférieur, qui règne sur la face inférieure de la partie libre (le l'organe, SJais une étude attentive démontre aisément que les fibres propres à cette couche sous-muqueuse se continuent avec les autres, celles qui, venues d'un point siiué hors de la langue, forment les muscles nommés extrinsèques pour cette raison, ,1 qu'elles n'en sont que le prolongement. Cette distinction en deux ordres des fais- ( eaux musculeux de la langue n'aura donc point pour nous l'importance qu'on lui ,i( corde généralement.

Muscles intrinsèques. — Si les fibres charnues de la langue semblent confondues cil une seule masse dans la couche supérieure dont nous venons de parler, il n'en est plus de même quand on les suit au dehors de cette couche. On les voit au contraire s'écarter les unes des autres, admettre même entre elles, du moins dans la partie fixe, une certaine quantité de tissu adipeux, que l'on trouve surtout abondamment vers la base, où ce tissu forme un amas appelé noyau graisseux de Baur, puis se rassembler en faisceaux ou muscles parfaitement distincts.

Ces muscles sont, chez les Solipèdes, au nombre de cinq paires : 1° le kérato-glosse ' ou stylo-glosse ; 1° le basio-glosse ou gi^and hyo-glosse; 3° le génio-glosse; W le petit hyo-glosse (lingual supérieur des auteurs) ; 5" le pharyngo-g lasse.

styio-giossc, — C'est une très-longue bandelette rubanée, formée de fibres parallèles d'une couleur rouge vif, s'étendant depuis l'os styloïde ou grande branche de l'hyoïde jusqu'à l'extrémité libre de la langue, sur le côté de celle-ci.

Ce muscle prend son origine sur la face externe de la grande branche hyoïdienne, près de l'extrémité inférieure, au moyen d'une lame apouévrotique fort mince. Il se termine vers la pointe de la langue, en s'épanouissant sur la face inférieure et les bords de l'organe, et en confondant ses fibres avec celles du muscle opposé.

Considéré dans la partie fixe de la langue, il répond : en dehors, au mylo-hyoïdien , à la glande sublinguale, au nerf hngual et au canal de Wharton ; en dedans, au génioglosse et au basio-glosse. Dans la partie libre, il est recouvert par la membrane buccale, sur toute l'étendue de sa face extérieure.

En se contractant, les stylo-glosses tirent la langue au fond de la bouche; ils l'inclinent de côté quand ils agissent isolément (fig. 131, 1).

Basio-glosse ou Ki-aiid hyo-glosse. — Muscle large, aplati d'un côté à l'autre, plus épais que le précédent, et formé de fibres obliques en avant et en haut, qui sont d'autant plus longues qu'elles sont plus antérieures.

Son origine occupe le côté du corps de l'hyoïde, depuis l'extrémité de la corne jusqu'à celle de l'appendice antérieur. Ses fibres, après s'être détachées de ce point d'insertion, s'insinuent sous le muscle précédent, rampent sous la muqueuse qui recouvre la face latérale de la langue, et se rélléchissent en dedans pour la plupart, près de la face supérieure, pour constituer les fibres transverses de l'organe.

Il est en rapport, en dehors, avec le mylo-hyoïdien, le stylo-glosse, le grand nerf hypo-glosse, le canal de Wharton et la muqueuse linguale; en dedans avec le muscle kérato-hyoïdien, la petite branche de l'hyoïde, le pharyngo-glosse, le génio-glosse, l'artère linguale et les divisions terminales des nerfs glosso-pharyngien, grand et petit hypo-glosses (fig. 131, 2).

DK L APPARFJL OIGIiSTlF CllliZ LES MAMMIFËRES.

Les basio-glosses tirent la langue au fond de la bouche et en abaissent la base, soii directement, soit de côté, suivant qu'ils agissent simultanément ou isolément.

«énio-giosse. — C'cst un fort beau muscle dont les fibres sont disposées en éventail dans le plan vertical et médian de la langue.

Son point de départ est représenté par la surface génienne, sur laquelle il prend son origine par un tendon parallèle à celui du génio-byoïdien. De ce tendon se détachent une multitude de fibres rayonnantes, qui se dirigent en arrière, en haut et en avant, pour gagner la face supérieure de la langue, en se continuant avec les fibres > verticales de la couche sous-muqueuse.

FiG. 131. — Muscles de la langue, du voile du palais et du pharynx (*).

Les deux génio-glosses sont directement accolés l'un à l'autre, dans le plus médian de la langue, excepté vers leur origine où l'on trouve constamment du tissu adipeux interposé. Leur bord inférieur répond aux génio-hyoïdiens, et leurs libres les plus antérieures sont comprises en partie entre les deux feuillets muqueux du frein de la langue. Ils sont en rapport, par leur face externe, avec le basio-glosse, le slyloglosse, la glande sublinguale, l'artère linguale et les branches de terminaison des irois nerfs de la langue.

L'action du génio-glosse est complexe : suivant les fibres qui agiront, la langue .sera portée en avant, retirée dans la cavité buccale, ou refoulée au fond du canal (fig. 131, 1).

Petit li^o-giossc {lingual supérieur chez l'homme). — Nous décrivons .sous ce nom une mince bandelette formée de fibres parallèles, qu'on découvre immédiatement quand on enlève la muqueuse de la base de la langue avec les glandules sous-jnccnte.s. Cette bandelette prend son origine sur le côté interne de l'articulation qui unit le corps de l'hyoïde avec la petite branche. Elle passe ensuite au-dessus du iran.sversal do

(*) d, m. stylo-glnsse ; 2 m Imsio-ginsso ; :!, |,. ,nf.n,e, oonvpl pnr les lihi-os ,1h i.lnii rlinrnii smis-m.iquoiix f.irniM

7 .n. hyo-pharyt,g|en ; 8, m..t ,vra-|,l,n,.y...sï.on ; 9, n>. crion-pl,„,.y„^i,.„ ; Lop h.^se; 1 1 ni. i.lii-isinpl, vlii, oxl.rnr \% m pmstnpliylii, interne ;d.< n,.omp,t,,.slyl„,,lien; 14, m. slvln-livn,, i.Mi ; 5, m cC-nio-l, vo,,li,.„ ; iCni. I,v„- Ihymnlien ; 17, m. sH-ruo-tliyroiilicn ; 18, m. (■ri(.„.|liy,-„i,lii..|i. ,. ' '

DE r.A «OUCHE. 361

hvoïdc, qu'elle croise perpendiculairement, m){'0. à ce poim dnns une grande masse !r lissii adipeux, et se prolonge direclemenl en .ivanl sous la muqueuse linguale, -s fibres s'épanouissent alors, soit sur la U\co. supérieure de la langue, soit sur la ICC latérale, où on les voit descendre obliquement en croisant la direction des faisuixdu basio-glosse, pour aller s'unir au bord supérieur du slylo-glosse (lig. 131, 3). iMiaryiiKo-^iosse. • — Muscle rudimeutaire fornié de fibres parallèles, qui, de la ioi latérale du pliarynx, passe en dehors de l'angle articulaire des branches de \ oïde, et se porte entre le basio-glosse et le génio-glosse, avec lequel il confond et il recroise ses libres.

3° Glnndules labiales. — Les nombreuses glandules de la langue peuvent se diviser .11 glandules en grappes et en follicules clos.

Les glandules en grappes sont répandues sur les faces latérales et sur la base de la .langue. Près du bord supérieur de celles-là, elles forment deux rangées rendues visibles par la présence d'un petit tubercule placé au niveau de chacune d'elles. Sur la base de la langue, on les trouve au-dessous des papilles umgiformes et caliciformes, et au-dessous de la couche de follicules clos qui tapisse l'entrée de l'isthme du gosier.

A l'entrée de ce détroit, la muqueuse linguale est mamelonnée, et chaque mamelon I est percé d'un orifice. Cette disposition est liée à l'existence, en ce point de la langue, ' de follicules clos. Ces follicules plus ou moins volumineux sont très-rapprochés les uns des autres et séparés des muscles par une couche continue de glandules en grappes. Ils sont constitués par une coque de tissu conjonctif condensé et par une masse de tissu adénoïde qui présente à son centre une cavité communiquant avec l'orifice situé audessus du follicule, et tapissée par l'épilhélium lingual moins sa couche cornée.

W Vaisseaux et nerfs. — La langue reçoit le sang de deux artères, la linguale et la sublinguale. — Ce sang sort de l'organe par trois troncs veineux très-gros, parmi lesquels deux se dégorgent ensemble dans la veine maxillaire externe et la troisième dans la maxillaire interne. — Les lymphatiques constituent un fort beau réseau superficiel dont les branches émergentes vont rejoindre les ganglions de l'auge. — Les nerfs sont le lingual, le glosso-pharyngien et le grand hypo-glo.sse : celui-ci moteur et destiné par conséquent à la masse charnue, qu'il anime; les autres sensitifs et s'épuisant surtout dans la membrane muqueuse.

Fonctions. — La langue sert à la préhension des liquides chez tous les animaux, et à la préhension des aliments solides chez le bœuf. Elle concourt à la mastication, ainsi que les joues, en repoussant sous les dents molaires les substances soumises au broiement. C'est, de plus, l'un des organes essentiels de la déglutition. La langue remplit ce rôle complexe et im|)or(ant grâce aux mouvements si variés ({u'elle peut exécuter dans l'iiilérieur de la bouche. Aussi l'élude de ces mouvements doit-elle nous arrêter un moment.

On en distingue de deux sortes : les uns influent seulement sur la forme de l'organe; les autres lui font subir divers déplacements. Les premiers ont pour résultat.

(*) i, folllcnle coupé por le miliot ; 2, folliniile coup.- nn ilelim's iln sn pnrtic cnnti'nlo; .1, ciinpc ilc alaiiilnlc en si'iippc; 4, viiiMscnn.

Fie. 132. — Coupe d'un follicule clo.s de In. base de la langue du cheval (*).

362 DE l'appareil digestif chez les mammifères,

soil de comprimer la langue de dessus en dessous, ou d'un côté h J'autre, soit de l'incurver longitudinalement et même transversalement. Ces mouvements sont dus principalement, mais non exclusivement, aux fibres dites intrinsèques; ils sont parfaitementij indépendants des mouvements d'ensemble ou de déplacement total. Quant à ceux-ci, il ils peuvent entraîner la langue au dehors de la bouche et la ramener dans l'intérieurf de celte cavité, l'incliner de côté, la faire appuyer sur la voûte palatine, l'abaisser dansd le fond de l'espace intra-maxillaire, la porter enlin vers l'arrière-bouche. Il est digne^ de remarque que ces mouvements ne résultent point seulement de l'action des muscles f propres décrits plus haut; ceux de l'appareil hyoïdien, auquel est attaché l'appendice e lingual, concourent aussi à les produire. Or cet appendice n'est point le seul organe ?| ainsi fixé à cet appareil; le larynx et, par l'intermédiaire de celui-ci, le pharynx se: trouvent exactement dans le même cas, et sont obligés de suivre, comme la langue, .1 les mouvements de la charpente osseuse qui les supporte. Il en résulte, entre ces trois il organes, une soUdarité d'action remarquable, qui s'explique aisément par la part qu'ils t| prennent tous à un acte commun, la déglutition.

5» Du voile du palais (flg. 126 et 133).

Préparation. — On étudiera le voile du palais : 1° sur la coupe antéro-postérleure et verticale de la tête (fig. 133) ; 2" sur la pièce destinée à montrer l'intérieur du pharynx (voir la préparation de l'arrière-bouche); 3" sur la pièce représentée flg. 126, dont le mode de préparation a été indiqué page 354 ; en enlevant sur cette pièce les couches muqueuse et glanduleuse, on met à nu la membrane fibreuse et les deux muscles intrinsèques ; les muscles extrinsèques doivent être étudiés avec ceux du pharynx.

Situation. — Forme. — Le voile du palais est suspendu comme une cloison entre

Fig. 133. — Coupe antéro-postérieure de la tête, montrant dans leur ensemble la bouche, l'arrière-bouche, le larynx et les cavités nasales (*).

la bouche et le pharynx, et circonscrit par son bord postérieur l'orifice qui fait communiquer ces deux cavités.

17, cloison transvorse on tonte du cervelet; 18, lèvre supérieure ; 19, lèvre iuférieure.

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