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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LES MUSCLES DE LA VIE ANIMALE

raison! II y a donc des muscles très grands, grands, moyens, petits et très petits.

Quant au poids de la masse totale de ces organes, il varie suivant l'espèce, l'âge, le sexe et l'état de santé ; mais en prenant une moyenne générale, on trouve qu'il représente près de la moitié du poids total du corps.

Situation. — Nous n'avons pas besoin d'insister beaucoup pour faire comprendre que la connaissance de la situation des muscles est une des premières notions à acquérir sur la disposition de ces organes. Elle peut, comme celle des os, être envisagée de deux manières : 1° Par rapport au plan médian du corps, d'où la division des muscles eu pairs et impairs. Ces derniers , fort peu nombreux , sont loin d'offrir la symétrie qui existe dans les os de même sorte, témoin le diaphragme. 2° Par rapport à d'autres organes, comme les os et les muscles environnants. Forme. — Sous le rapport de leur forme absolue, les muscles se divisent, ainsi que les os, en longs, larges et courts.

Muscles longs. — Ces muscles se rencontrent surtout dans les membres. Pourvus d'un axe principal auquel on peut rapporter l'effet de leur contraction, ils présentent une partie moyenne ordinairement renflée, et deux extrémités d'inégale grosseur : la plus volumineuse, toujours tournée en haut, est désignée métaphoriquement sous le nom de tête, l'autre porte celui de queue. lis sont le plus souvent fusiformes, quelquefois coniques, rarement cylindriques, prismatiques ou aplatis en minces bandelettes.

« Il est une espèce particulière de muscles longs qui n'a aucune analogie que l'apparence extérieure avec celle des muscles des membres. Ce sont ceux couchés au-dessous et surtout au-dessus de l'épine. Quoique simples au premier coup d'œil, ces muscles présentent autant de faisceaux distincts qu'il y a de vertèbres. Le transversale épineux, etc., représente bien un faisceau allongé, comme le couturier, etc.; mais la structure de ce faisceau n'a rien de commun avec celle de ce dernier muscle: c'est une suite de petits faisceaux, qui ont chacun leur origine et leur terminaison distinctes, et qui ne paraissent confondus eu un seul muscle que parce qu'ils sont juxtaposés. » (Bichat, Anatomie générale.)

Muscles larges. — Les muscles larges , c'est-à-dire ceux qui ont deux axes principaux, s'étalent sous la peau, ou autour des graudes cavités du tronc, qu'ils concourent à fermer et à séparer l'une de l'autre. Il en est d'elliptiques, de quadrilatères, de triangulaires, de trapézoïdes, etc.

Muscles courts. — On les trouve principalement autour des os courts, ou à la périphérie des articulations qui sont cachées profondément sous d'énormes masses musculaires. Quoique leur nom indique que leurs trois axes offrent à peu près les mêmes dimensions, il s'en trouve presque toujours un et même deux qui prédominent On peut donc les assimiler, sous ce rapport, soit aux muscles longs, soit aux muscles larges.

Direction. — M. Cruveilhicr fait remarquer avec raison que la direction d'un muscle est un des points les plus importants de son histoire; car elle permet de déterminer l'angle d'incidence du muscle sur son bras de levier, la puissance de son action et la nature de ses usages.

On observera, au sujet de la direction des muscles: 1" la forme de leur axe

principal ; 2° le rapport de cet axe avec le fil à plomb ; 3° sa comparaison avec l'axe des leviers osseux que les muscles entourent ou qu'ils sont chargés de mouvoir.

a. Un muscle est appelé rectiligne, quand son axe principal est droit ; il est dit curviligne ou circulaire, si cet axe décrit une courbe plus ou moins marquée; il devient infléchi , lorsqu'il se porte d'abord dans un sens , et qu'il se contourne ensuite sur une poulie osseuse ou cartilagineuse pour changer de direction, c'està-dire quand son axe principal est brisé en plusieurs lignes. Si le muscle offre deux axes, il sera ou plat ou concave, ses axes pouvant être l'un et l'autre ou droits ou curvilignes.

b. Quand on rapporte la direction des muscles à celle du fil à plomb, elle est ou verticale, ou horizontale ou oblique, expressions qui portent en elles-mêmes leur définition, et dont nous n'avons pas besoin de faire connaître le sens.

c. Si l'on compare la direction des muscles à celle des leviers osseux qu*ils entourent et qu'ils meuvent, on reconnaît qu'ils peuvent être parallèles à ces leviers ou former avec eux des angles plus ou moins ouverts. La direction propre des os étant une fois connue, il suffit d'indiquer celle des muscles, pour établir nettement cette comparaison. Ainsi, en disant que les muscles de l'épaule sont, pour la plupart, obliques de haut en bas et d'arrière en avant, on enseigne que ces muscles sont parallèles au scapulum, et que leur incidence sur l'humérus a lieu à angle droit.

Attaches ou insertions. — C'est, sans contredit , la partie la plus essentielle de l'étude des muscles; car, avec la connaissance de leurs insertions, on détermine leur étendue, leur direction, leurs rapports mêmes et leurs usages.

On désigne, sous le nom Rattache ou insertion fixe, ou encore d'origine, le point du muscle qui reste le plus habituellement fixe pendant que cet organe se raccourcit; on appelle attache ou insertion mobile, ou encore terminaison, celui qui répond au levier déplacé par la contraction musculaire. On rencontre souvent des muscles dont les deux insertions sont alternativement ou fixes ou mobiles; on évitera, dans ce cas, de désigner ces insertions par l'une ou l'autre épithète.

L'insertion fixe est souvent confondue avec celles d'autres muscles ; l'insertion mobile est généralement libre et indépendante.

C'est par une sorte de fusion entre la fibre charnue ou tendineuse et le périoste que s'établit l'attache des muscles sur les leviers osseux.

Rapports. — L'indication des rapports des muscles complète l'idée de leur situation et se trouve d'une grande importance au point de vue chirurgical; On aura donc soin de les étudier avec toute la précision possible.

Les muscles entretiennent des rapports soit avec la peau , soit avec les os, soit avec d'autres muscles, soit avec les vaisseaux et les nerfs

«. Il n'y a, à proprement parler, que les peauciers qui soient en contact immédiat avec la peau, comme le pannicule charnu et les muscles de la face. Les autres s'en trouvent séparés par les fascia aponévrotiques que nous décrirons comme annexes du système musculaire.

ft. Les muscles superficiels ne répondent aux os que par leurs extrémités. Ceux

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