Steeno-maxillaire (fig
Synonymie : Slerno-masloidien de l'homme et d'un grand nombre d'animaux.
Forme. Structure. Situation. Direction. Attaches. — Muscle étroit, très allongé ; presque entièrement charnu, et terminé à son extrémité supérieure par un tendon aplati ; situé en avant du cou, sous le peaucier ; parallèle au bord antérieur de la portion superficielle du mastoîdo-huméral , dont il se trouve séparé par un interstice qui loge la veine jugulaire ; attaché inférieurement sur le prolongement trachélien du sternum (insertion fixe) ; et fixé supérieurement (insertion mobile) : 1° à la portion refoulée du bord postérieur du maxillaire, par son lendou terminal} 2° à l'apophyse mastoîde, au moyen d'une aponévrose (Gg. 66, 8) qui se détache du tendon et s'unit à l'insertion mastoïdienne du mastoîdo-huméral.
/{apports. — Ce muscle est recouvert par le peaucier du cou et la parotide. Il recouvre la trachée, le sous-scapulo-hyoîdien , le sterno - hyoïdien , le sternotyroïdien, et la glande maxillaire. Son bord externe est longé par la veine jugulaire. Son bord interne s'unit intimement, dans son tiers inférieur, avec celui du muscle opposé.
i r sages. — Il fléchit la tête, soit directement s'il agit de concert avec son congénère , soit de côté s'il entre seul en action. Ce muscle a été considéré à tort par Lafosse et Rigot comme un abaisseur de la mâchoire inférieure. Bourgelat a dit avec raison qu'il ne peut mouvoir cette mâchoire séparément, et M. Lecoq l'a prouvé péremptoirement.
Différences. — Chez le Chien et le p*r«, ce muscle est un véritable sieinomastoïdien, dont le tendon sopérieur ne prend aucune attache sur le maxillaire et se rend directement à l'apophyse mastoîde. — Chez les ltuminants, ce même tendon s'unit à la branche sous -occipitale do mastoîdo-huméral pour aller s'insérer sur l'apophyse basilaire (Gg. 73, 20).
4° Sterno-hvoïdieh. ~ 5° Stebno-ttbgIDien (fig. 75, 6, 7),
Forme. Structure. Situation. Attaches. — Petits muscles rubaués, longs et grêles; digastriques ; situés en avant de la trachée ; confondus à leur extrémité inférieure et réunis à ceux du côté opposé, de manière à former un faisceau unique qui s'attache sur l'appendice antérieur du sternnm (insertion fixe) ; isolés les uns des autres au-dessus du tendon qui les rend digastriques, et allant se terminer par leur extrémité supérieure (insertion mobile) , le premier, sur la lace inférieure du corps de l'hyoïde, en commun avec le sous-scaputo-hyoldien, le second, au bord postérieur du cartilage tyroïde.
liopports. — Recouverts par le slerno-maxillaire et le peaucier, ils recouvrent la face antérieure de la trachée.
Usayes. — Abatsseurs de l'hyoïde et du larynx.
i96 DES MUSCLES.
Différences. — Daus les autres animaux domestiques, ces muscles sont plus épais que chez le Cheval et non digastriques. - Chez le Porc, le sterno-tyroidien est double. La branche supplémentaire se rend à la face inférieure du tyroïde. - Chez le Chien, tous deux partent du cartilage de la première côte.
6* Omoplat-hyoïdien on sous-scAPCLO-HYOÏD!Es(flg. 66, 11 ; 75, 5).
Synonymie : Hyoïdien (Bourgelat).
Forme. Structure. Situation. Direction. - Ce muscle forme une mince et large bande presque entièrement charnue, oblique d'arrière en avant et de bas eu haut, étendue de l'angle scapulo-huméral au fond de l'auge, appliquée sur les côtés de la trachée, dont elle croise très légèrement la direction.
Attaches. — Il prend son insertion fixe à la surface interne du sous-scapulairc, par une aponévrose qui se détache de celle qui recouvre ce dernier muscle. — Il opère son insertion mobile sur la face inférieure du corps de l'hyoïde, en se confondant avec le sterno hyoïdien, et en «'unissant intimement avec les muscles du côté opposé.
Rapports. — En dehors, avec le sous-scapulaire, le sus-épineux, le petit pectoral, le mastoïdo- numéral, qui lui adhère de la manière la plus intime, la jugulaire! le sterno-maxillaire et le peaucier ; en dedans, avec le scalène, le grand droit antérieur de la tête, la carotide primitive et les nerfs qui l'accompagnent, la trachée, la glande tyroïde et la face inférieure du larynx.
On remarquera que la veine jugulaire se trouve entièrement séparée par ce muscle de l'artère carotide, dans la moitié supérieure du cou.
Usages. — Abaisseur de l'appareil hyoïdien.
Différences. — H manque chez le chien. — Dans le Porc , le B»nf et le mouton, c'est un muscle peu développé qui pourrait recevoir le nom de trachélohyoïdien, car il procède de l'apophyse transverse de la troisième ou de la quatrième vertèbre cervicale. Chez les Ruminants, à son passage sous la branche basilaire du mastoïdo-huméral et sous le sterno-sous-occipital (sterno-maxillaire ou mastoïdien), il contracte des adhérences avec lesûbres de ces deux muscles (fig. 73, 19).
7° GRAKD DROIT ANTERIEUR DE LA TÊTE (fig. 67 et 68, 10j 69, 13). Synonymie : Long fléchisseur de la tête ( Bourgelat ). — Trachélo-sous-occipital ( Gir.).
Forme. Structure. Situation. Direction. — Muscle long, aplati d'un côté à l'autre et fasciculé dans sa moitié postérieure, terminé en cône tendineux à son extrémité antérieure, longeant, en avant, les premières vertèbres cervicales.
Attaches. — - En arrière, sur les apophyses transverses des troisième, quatrième et cinquième vertèbres cervicales , par autant de languettes charnues , qui sont d'autant plus longues qu'elles sont plus inférieures (insertion fixe). — En avant, sur les empreintes du corps du sphénoïde et de l'apophyse basilaire, par sou tendon terminal (insertion mobile).
Rapports. — En dehors, avec le mastoïdo-huméral, le sous-scapulo-hyoïdieu et
le petit droit antérieur. En dedans, avec le long du cou et le muscle du côté opposé. En avant, avec la carotide primitive, les nerfs qui accompagnent cette artère, et la poche gutturale, qui le tapisse près de son insertion mobile. En arrière, avec le grand oblique de la tête et l'articulation atloîdo-occipitale.
Usages. — Il fléchit la tête directement ou en la portant de côté, suivant qu'il agit seul ou de concert avec le muscle opposé.
Différences. — Chez le Bœnff, le Mouton et le Porc , il descend jusqu'à la sixième vertèbre cervicale. Ses insertions trachéliennes sont recouvertes par un très fort faisceau musculeux qui lui est annexé. Ce faisceau part, comme lui, de la sixième vertèbre cervicale, s'attache sur les apophyses transverses des quatre vertèbres qui précèdent cette dernière, en se confondant avec les inter-transversaires, et se termine enfin à l'apophyse trachélienne de l'atlas par des fibres charnues et aponévrotiques. Ce faisceau musculeux renforce singulièrement l'encolure, qu'il incline de côté. On pourrait l'appeler, à cause de ses attaches, trachélo-utloïtlien (fig. 73, 24).
8* Petit droit antérieur de la tête.
Synonymie : Court fléchisseur de la téte (Bourgelal ). — Atloïdo-tous-occipitul ( Ch.).
Petit faisceau prismatique, entièrement charnu ; accolé au côté externe du muscle précédent; attaché, en arrière, sur la face inférieure du corps de l'atlas, en avant, sur le corps du sphénoïde et l'apophyse basilaire, à côté du grand droit antérieur; recouvert par la poche gutturale, et recouvrant l'articulation atloîdo-occipitale; concourant aux mouvements de flexion de la tête.
9° Petit droit latéral.
Synonymie: Petit fléchisseur de la têle ( Bonrgelul }. - Alloïdo-styloidien (Gir.).
Plus petit encore que le précédent, prismatique et entièrement charnu comme lui, ce muscle, appliqué sur le côté de l'articulation atloîdo-occipitale, s'attache sur l'ailas, en dehors du petit droit antérieur (insertion fixe), et sur la face interne de l'apophyse slyloïde de l'occipital (insertion mobile). Il est congénère des deux muscles droits antérieurs de la tête.
Différences. — Chez le Porc, il semble peu distinct du petit oblique de la tête.
10* Scalene (fig. 67; fi8; f>9).
Sy nonymie : CosUMrncticlien ( Gir.).
Situation. Direction. Composition. — Situé profondément à la partie inférieure du cou, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière, ce muscle comprend deux portions d'inégale dimension, placées l'une au-dessus de l'autre.
Foime. Structure. Attaches. — A. La portion supérieure (scalène postérieur de l'homme}, la plus petite, se compose de trois ou quatre faisceaux presque entièrement charnus, attachés par leurs extrémités sur les apophyses transverses des
trois ou quatre dernières vertèbres cervicales. Le dernier vient aboutir à l'extrémité supérieure de la première côte.
B. L'inférieure (scalène antérieur), la plus considérable , aplatie d'un côté à l'autre, épaisse et large en arrière, mince et étroite en avant, est formée presque en entier de fibres charnues d'autant plus longues qu'elles sont plus inférieures. KUe s'attache : 1° sur les apophyses transverses des quatre dernières vertèbres cervicales, par des faisceaux courts, peu distincts les uns des autres, dont le premier se croise avec la dernière languette du grand droit antérieur ; 2° sur le bord antérieur et la face externe de la première côte, où toutes ses fibres composantes viennent aboutir.
Rapports. — Le scalène répond : par sa face externe, au soua-scapulo-hyoïdien, au mastoïdo-huméral et au petit pectoral ; par sa face interne, au long du cou, à la trachée, à la carotide primitive, aux nerfs satellites de ce vaisseau et (celui ducôlô gauche seulement) à l'œsophage ; par son bord inférieur, à la veine jugulaire. Les deux portions du scalène sont séparées l'une de l'autre, en avant de la première côte, par un interstice que traversent les nerfs du plexus brachial.
i suges. — Quand le point fixe est à la première côte, ce muscle fléchit l'encolure directement ou en l'inclinant de côté. Lorsqu'il prend son point d'appui sur le cou, il tire en avant la première côte, et il la fixe dans cette position pendant la dilatation de la poitrine, pour favoriser l'action inspiratrice des intercostaui externes.
Différences. — Chez les animaux domestiques autres que les solipèdes , le scalène supérieur est très développé et représente une bande aplatie d'un côté à l'autre qui se prolonge, en s'épanouissant, jusque sur les parois latérales de la poitrine. Dans le Bœuf, il recouvre le nerf respiratoire externe de Charles Bell, et se termine à la surface du grand dentelé. Chez le Fore* il se rend à la troisième cote. Il va jusqu'à la huitième dans les Carnassiers.
il» LOKG DD COD.
Synonymie : Loiig fléchisseur du cou ( Bourgelat ). — Souj-dorso-atloïdicn ( Gir.).
Situation. Composition. — Muscle impair, considérable, recouvrant immédiatement la face inférieure du corps de toutes les vertèbres cervicales et des six premières dorsales , formé de deux portions latérales qui sont réunies sur la ligne médiane et qui constituent, dans certains animaux, deux muscles distincts.
Structure. Attaches. — Chaque partie latérale du long du cou se compose d'une succession de faisceaux fortement tendineux. Le plus postérieur de ces faisceaux s'attache à la face inférieure du corps des six premières vertèbres dorsales, et se dirige directement en avant pour gagner le tubercule inférieur de la sixième apophyse trachélienne, sur lequel il s'insère par un fort tendon. Les autres faisceaux, moins considérables et confondus en dehors avec les inter-transversaires du cou, se portent d'une vertèbre cervicale à l'autre, et se dirigent en avant , en haut et en dedans, en convergeant vers ceux du côté opposé. Ils s'attachent successivement : en dehors, aux apophyses transverses des six dernières vertèbres cervicales; en
dedans, à la crête inférieure du corps des six premières. Le faisceau le plus antérieur se rend donc au tubercule inférieur de l'atlas, sur lequel il opère son insertion, par un tendon qui lui est commun avec celui du côté opposé, et qui reçoit les fibres les plus superficielles des trois ou quatre faisceaux précédents.
Rapports, — En haut et en arrière, avec les vertèbres qu'il recouvre et leurs disques inter-artkulaires; en bas et en avant, avec la trachée, l'œsophage, les vaisseaux et les nerfs qui accompagnent ces deux canaux ; sur les côtés, avec les muscles grand droit antérieur et scalène, dans sa portion cervicale, et, dans sa portion intra-thoracique, avec les plèvres, des vaisseaux et des nerfs importants.
Usages. — Il fléchit l'encolure tout entière et les vertèbres cervicales les unes sur les autres.
Différeisces. — Chez le Porc , les deux portions latérales du long du cou sont séparées l'une de l'autre, comme chez l'homme, et forment deux muscles distincts. — Chez le Chien, cette môme disposition tend déjà à se manifester.
$ XII. — Région spinale du dos et des lombes.
Elle offre à étudier huit muscles pairs qui prennent presque tous des insertions étendues sur l'épine dorso-lombaire, et qui sont disposés en plusieurs plans de chaque côté de celte longue crétc raultifidc. Ces muscles sont, en les énumérant dans leur ordre de superposition : 1° le trapèze dorsal ; 2" le grand dormi ; 3° \erhom~ boïde ; le petit dentelé antérieur de la respiration ; 5° le petit dentelé postérieur; 6° Vilio-spinal ; V Y intercostal commun; 8° le transversaire épineux du dos et des lombes.
Préparation. — 1» Placer ranimai en deuxième position. 2° Enlever la peau, avec le peaucier et la masse des muscles olécranieos, pour préparer, dans une première opération, le trapèze et le grand dorsal (voy. fig. 66). 3° En second lieu, découvrir le rhomboïde, par la section du trapèze et d'une portion de l'aponévrose du grand dorsal. 4° Dans une troisième opération, abattre le membre antérieur tout entier, avec ce dernier muscle, dont on pourra alors étudier le mode de terminaison ; puis préparer les deux petits dentelés. 5° Enlever ces deux muscles, ainsi que l'angulaire de l'omoplate et le splénius, pour mettre à nu l'intercostal commun et l'ilio-spinal (voy. fig. 69). La branche supérieure de celui-ci restant cachée par le grand complexus, exciser ce muscle, en conservant seulement ses insertions sur les apophyses transverses des vertèbres dorsales, pourvoir comment elles s'enclavent entre les deux branches de l'ilio-spinal. G° En cinquième lieu, disséquer le transversaire épineux, en mettant h bas l'ilio-spinal et l'angle interne de ïilium.
1° Trapèze dorsal (fig. 66, 1).
Synonymie: Dorso-aeromlen ( Gir.). — Portion inférieure du trapese de l'homme.
Situation. Forme. Structure. — C'est un muscle superficiel situé sur le^ôté du garrot, large, aplati d'un côté à l'autre et triangulaire, aponévrotique à son bord *upérieur et a sou bord antérieur, formé dans le reste de son étendue de fibres charnues qui se dirigent en avant et en bas, vers l'épine de l'omoplate.
Attaches. — Son aponévrose supérieure est attachée sur les premières vertèbres
200 DBS MUSCLES.
dorsales , au sommet des apophyses épineuses ( insertion fixe); elle adhère, en arrière , à la face externe de celle du grand dorsal , et ne peut plus en être distinguée à partir de la dixième ou de la onzième vertèbre du dos. — Son aponévrose antérieure s'unit au bord postérieur du trapèze cervical, et s'insère avec celui-ci sur la tubérosité de l'épine acromienne (insertion mobile) .
/{apports. — En dehors, avec la peau , dont il est séparé par une lame de tissu fibreux jaune qui descend du ligament cervical ; eu dedans , avec l'aponévrose du grand dorsal , qui l'isole du rhomboïde et du sous-épineux. .
Usages. — Il lire l'extrémité supérieure de l'épaule en arrière et en haut.
Différences. — Chez les autres animaux domestiques, ce muscle est généralement plus développé que dans les solipèdes.
2° Grand dorsal ( fig. 66, 2).
Synonymie : DoMo-huméral ( Cir.).
Forme. Situation. Structure. Attaches. — Très large muscle triangulaire, étendu sur les reins, le dos, le côté du thorax, et formé d'une aponévrose et d'une portion charnue.
L'aponévrose est attachée, par son bord supérieur, sur le sommet des apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et des quatorze ou quinze dernières dorsales (insertion fixe du muscle).
Les fibres de la portion charnue se détachent du bord inférieur de l'aponévrose, à partir des douzième ou treizième côtes, jusqu'au niveau du cartilage de prolongement du scapulum. Elles se dirigent en avant et en bas, et convergent toutes vers un tendon aplati qui s'insère à la tubérosité interne du corps de l'humérus (insertion mobile). Ce tendon présente à sa terminaison une disposition assez remarquable : il se trouve, en effet, placé d'abord à la face externe de l'adducteur du bras, dout il reçoit les fibres , entre ce muscle et le long extenseur de l'avant-bras ; puis il se renverse en dedans, sur l'extrémité inférieure du premier, en sorte que cette extrémité se trouve comprise dans un repli du tendon membraneux du grand dorsal (fig. 78, 3).
/{apports. — Ce muscle est recouvert par la peau , le pannicule charnu , le trapèze dorsal et la masse des muscles olécraniens. Il recouvre : le sus-épineux ; le cartilage de prolongement du scapulum ; le rhomboïde ; le petit dentelé antérieur; le petit dentelé postérieur, dont l'aponévrose s'unit étroitement à la sienne ; l'iliospinal ; le fessier principal ; une partie de la surface externe des dernières côtes, auxquelles son aponévrose adhère fortement ; les intercostaux externes correspondants et le muscle grand dentelé. Entre la dernière côte et l'angle externe de l'ilium, l'aponévrose s'unit avec le petit oblique et surtout avec le grand oblique de l'abdomen ; elle se prolonge en arrière sur les muscles de la croupe , pour constituer l'aponévrose fessière.
Usages. — Il porte le bras en arrière et en haut ; et il peut, suivant un grand nombre d'auteurs , servir d'auxiliaire aux puissances inspiratrices, quand son point
fixe est à l'humérus. D'après d'autres , dont nous ne partageons point l'opinion , il serait expirateur.
Différences. — Dans le Porc et le Chien , ce muscle est très développé, s'atlache à la surface des côtes qu'il recouvre, par des digitations de la portion charnue, et se fixe près du trochin à la lèvre de la coulisse bicipitale.
3° Rhomboïdk (fig. 08, 2).
Synonymie : Dorso-sous-tcapulairc (Gir.).
Forme. Situation. — C'est un muscle aplati, quadrilatère, situé sur le côté du garrot, en arrière du releveur propre de l'épaule, avec lequel il est confondu.
' Fkî. 6R (*).
Structure. — Il est formé de libres charnues parallèles qui se dirigent en bas et un peu en arrière.
Attaches. — En haut, sur le sommet des apophyses épineuses des quatre ou cinq vertèbres dorsales qui suivent la première (insertion fixe) ; — en bas, à la face interne du cartilage de prolongement de l'omoplate (insert ion mobile).
Rapports. — En dehors, avec ce cartilage, et l'aponévrose du grand dorsal, qui le sépare du trapèze; en dedans, avec l'aponévrose du petit dentelé antérieur, par l'intermédiaire d'une lame fibreuse jaune. Celle-ci adhère intimement aux deux
(*) Fig. 68. — Muscles de la région spinale du cou, du dos et des lombes ( couche moyenne), de In région costale et de la re'gion abdominale (couche superficielle). — 1. Releveur propre de l'épaule. 2. Hbomhoide. 3. Angulaire de l'omoplate. 4. Splénius ; B. Son aponévrose mastoïdienne. 6. Porlion masloitlienue du petit complexus ; 7. Son tendon. 8. Insertions cervicales dn mastoîdo-huméral. 9. Tendon alloïdien commun uu mastoîdo-huméral. au splénius et au petit complexus. 10. Grand droit antérieur de la lële. Ht .Viilc ne inférieur. 12. Scalène supérieur. I " Petit dentelé antérieur de la respiration. 14. Petit dentelé postérieur. 15. Grand dentelé. 1G. Transversal des côtes. 17. L'un des inter-costnux externes. 18. Grand ohlic|ue de l'abdomen. 20. Oioit de l'abdomen. 21. Pmlinn Mylo-maniltaire du muscle iligattl iipie.
muscles qu'elle sépare, et envoie des prolongements dans la substance du grand
dentelé.
l iages, — 11 élève directement l'épaule.
4° Petit dentelé antérirci (fig. 68, 13).
.Sy nonymie Dor$o-co»Ul ( Gir.). — Portion antérieure du long dentelé de Bourgelat.
Forme. Situation. — Ce muscle, aplati, mince et quadrilatère, est situé sous le rhomboïde et le grand dorsal.
Structure. — Il se compose d'une aponévrose et d'une portion charnue. — La première, confondue en avant avec l'aponévrose du splénius, s'insinue en arrière sous celle du dentelé postérieur et ne tarde pas à s'unir avec elle. Son bord inférieur donne naissance à la portion charnue un peu au-dessus de l'intervalle qui sépare l'inter-costal commun et l'ilio-spinal. — Étroite et allongée dans le sens antéro-postérieur, celle-ci est formée de fibres d'un rouge vif, qui se dirigent obliquement d'avant en arrière et de haut en bas, et qui forment au bord inférieur du muscle des festons irréguliers, quelquefois peu marqués.
Attaches. — 11 prend son insertion fixe, par le bord supérieur de son aponévrose, sur le sommet des apophyses épineuses des vertèbres dorsales antérieures (la première exceptée) jusqu'à la treizième inclusivement. L'insertion mobile a lieu sur la face externe et le bord antérieur des neuf côtes qui suivent la quatrième, au moyen des dentelures de la portion charnue. Ce muscle s'attache encore sur la face externe de ces mêmes côtes, par une courte lame fibreuse qui se détache de la face interne de l'aponévrose , près de son bord inférieur, et qui pénètre dans l'interstice de l'ilio-spinal et de l'inter-costal commun.
Rapports. — En dehors, avec le rhomboïde, le grand dentelé, le grand dorsal et le petit dentelé postérieur, qui recouvre ses trois derniers festons; en dedans, avec l'ilio-spinal, l'inter-costal commun et les inter-costaux externes.
Usages. — Ce muscle est inspirateur ; il agit de plus comme contenteur des muscles spinaux profonds.
5° Petit dentelé postérieur (fig. 68, 14).
Synonymie: Lombo-coctal ( Gir.). — Portion postérieure du long dentelé' de Bourgelat.
Situé en arrière et à la suite du précédent, présentant la même forme et la même disposition, ce muscle offre à étudier les points particuliers suivants :
1° Structure. — Sa portion charnue, plus épaisse et d'un rouge foncé, est découpée en neuf dentelures fort bien marquées (1). Les fibres qui la constituent sont dirigées à peu près verticalement.
2* Attaches. — Son aponévrose, étroitement unie à celle du grand dorsal, qui la recouvre, s'attache sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales, à partir de la dixième, et sur quelques vertèbres lombaires. Ses dentelures se fixent au bord postérieur et à la face externe des neuf dernières côtes.
(1) Il arrive nssez souvent qu'on ne trouve que huit dentelures à chaque muscle petit dentelé.
3° Rapporté. — En dehors, avec le grand dorsal ; en dedans, avec le petit dentelé antérieur, l'ilio-spinal, l'inter-costal commun et les inter-costaux externes. Quelques-unes de ses dentelures postérieures sont cachées en partie par celles du grand oblique de l'abdomen ; la dernière même est entièrement recouverte par ce muscle.
k° Usages. — Ce muscle est expirateur, parce qu'il tire les côtes en arrière et en haut.
Différences des muscles petits dentelés, — Dans les Carnassiers, le dentelé antérieur est très épais, très développé, et s'attache sur les huit côtes qui suivent la deuxième par autant de festons bien prononcés. Le postérieur n'a que trois dentelures qui s'attachent sur les trois dernières côtes.
Chez les Ruminants, la dernière dentelure du muscle antérieur s'insère sur la neuvième côte. Le postérieur se fixe sur les quatre dernières.
6" Ilio-spihal (Gut.) (Og. 69).
Synonymie i 11 représente le long dorsal , le court transversal cl le long épineux de Bonrgclat. — Cuvier l'a décrit, avec d'autres auteurs, etici les mammifères en gênerai, comme cinq muscles particuliers, sous les noms de long dorsal , transversale du cou, épineux du dos, demi-épineux du dos, demi-épineux du cou. — Il répond ébat l'homme a.u long dorsal et au transversale du cou.
Étendue. Situation. — L'ilio-spinal , le plus puissant et le plus complexe de tous les muscles de l'économie , s'étend le long de l'épine dorso-lombaire , audessus des arcs costaux , depuis le bord antérieur de l'ilium jusqu'au milieu de la tige cervicale.
Forme. — Il est allongé d'avant en arrière, et aplati de dessus eu dessous dans sa moitié postérieure , qui représente la masse commune de l'homme , masse prismatique, épaisse en dedans, amincie en dehors. Antérieurement, il s'aplatit d'un côté à l'autre, se bifurque et forme deux branches volumineuses, l'une supérieure , l'autre inférieure , entre lesquelles s'intercalent les insertions du grand complexus sur les apophyses transverses des premières vertèbres dorsales.
Attaches. — 1* Sur le bord lombaire, l'angle externe et la face interne de l'ilium f sur le ligament sacro-iliaque et sur le sacrum ; 2° sur les apophyses épineuses de toutes les vertèbres lombaires et dorsales et des quatre dernières cervicales; 3° sur les tubercules articulaires des vertèbres lombaires et sur les apophyses transverses de toutes les vertèbres dorsales et des quatre dernières cervicales; k" sur les apophyses conformes des vertèbres des lombes et la surface externe des quinze ou seize dernières côtes.
Structure, — Si l'on examine ce muscle en arrière, c'est-à-dire dans la partie qui forme la masse commune, on le trouve composé de fibres charnues très serrées les unes contre les autres, recouvertes en commun par une épaisse aponévrose. Ces fibres partent de l'extrémité postérieure de l'ilio-spinal et se dirigent toutes en avant, en s'arrôtant successivement sur les éminences osseuses placées sur le trajet (lu muscle, et en formant trois ordres de faisceaux plus ou moins tendineux a leur extrémité antérieure ou terminale. Les uns sont internes et superficiels, les autres internes et profonds, les troisièmes externes.
Les faisceaux internes et superficiels ou épineux se rendent près du sommet des
apophyses épineuses que nous avons indiquées en signalant les attaches, fies fais
Fi<;. f.9(*).
(*) Fif». GO. — Muscles profonds de la région s/tinule du cou , du dos et des tombes, de la région costale et d, /.< région abdominale inférieure. — t. tî. "», 4. Ilifl tptml B. lnlrr-cost.il commun. G.
Portion principale fin grond rumplexiis.
7. Pi-rlion antérieure du même. H. F.nsccuu MUUldHiira <lu petit complet us.
8'. Son tendon. 9. Faisceau atloidicn du mi'iiit' muscle. 9'. Sou tendon. II). Iiisrt lion alloidienne «lu splcniiis renversée •■•Vania tl. Id. du masloido-huméral.