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STRUCTURE

de protoplasma non différencié ou dont la différenciation ne va pas au delà de la distinction plus ou moins accusée d’un endosarc et d’un ectosarc.

Le nom de niœlèode est réservé pour les individus protoplasmiques chez lesquels un noyau s’est constitué en l’absence de la formation d’une enveloppe.’

Enfin la dénomination classique de cellule a conservé sa signification primitive, c’est-à-dire un organisme présentant un noyau et une enveloppe.

La formation d’un noyau apparaît dans le groupe des amibes. C’est, à proprement parler, le premier organe dont nous puissions enregistrer l’existence. Il se présente sous la forme d'une petite sphère plus ou moins déprimée, qui occupe le centre ou le voisinage du centre de la gouttelette protoplasmique ; il joue le rôle d’un noyau cellulaire auquel nous pouvons parfaitement l’homologuer. La manière dont il se comporte vis-à-vis des réactifs colorants indique bien qu’il n’est pas seulement différencié physiquement, mais aussi que sa composition chimique, sur laquelle nous ne possédons aucune donnée positive, n’est plus identique avec celle du protoplasma environnant. Dans une solution même très faible de carmin, il se colore vivement en rouge, alors que le reste du corps est à peine teinté. Ce fait nous indique une aptitude spéciale du noyau à se combiner avec le carmin, aptitude que ne possède pas le protoplasma non différencié. Ce dernier se gonfle et s’éclaircit sous l’influence de l’acide acétique, tandis que le noyau se contracte et s’accuse davantage, au moins pendant les premiers temps de l’action du réactif.

Les contours du noyau sont parfois si précis, qu’ils font penser à l’existence autour de lui d’une enveloppe qui paraît même atteindre une certaine épaisseur dans quelques cas. Mais cette apparence est loin d’être constante, on peut même affirmer, qu’en général, cette enveloppe fait complètement défaut.

Il est rare que le contenu du noyau soit homogène ou uniformément granuleux. Même dans les cas où un examen direct le laisse paraître tel, l’emploi des réactifs colorants permet d'y constater des différenciations sur lesquelles nous aurons à revenir.

Les formes, les dimensions, le nombre des noyaux varient à l’infini.

Au centre ou dans le voisinage du nucléus se montre, dans la grande majorité des cas (quoiqu’il puisse faire exceptionnellement défaut), un corps plus petit, également le plus souvent arrondi, qui possède le pouvoir de sélection sur le carmin à un plus haut degré encore que le noyau, et qui a reçu le nom. de nucléole . Celui-ci se

DES PROTOZOAIRES EN GENERAL

distingue plus aisément au milieu dam nucléus homogène, comme par exemple dans beaucoup d’œufs primitifs, que dans la généralité des protozoaires. Il existe fréquemment plusieurs nucléoles dans un même noyau, et leurs formes sont aussi variées que celles de ce dernier.

A partir des amibes, le nucléus et le- nucléole se rencontrent dans tous les groupes des protozoaires. Ils ne sont pas toujours facilement constatables. Chez beaucoup de foraminifères, c’est en vain qu’on les a cherchés jusqu’à ce jour, mais le fait qu’ils se trouvent indubitablement chez plusieurs genres de cette classe ne nous permet pas d’en nier absolument l’existence.

Le terme de condensation que nous avons employé ne doit pas s’appliquer, dans tous les cas, à la formation du noyau. Si l’examen microscopique de ce dernier laisse souvent l’impression d’un épaississement du protoplasma, il se fait souvent, au contraire, que le noyau est plus clair, moins réfrangible que la masse du corps, et qu’il est vraisemblablement constitué d’un protoplasma plus dilué. C’est le cas dans un grand nombre d’œufs ovariens et chez les amibes, chez lesquels l’ectosarc est toujours composé d’un protoplasma épaissi.

C’est, en effet, chez les amibes qu’apparaît d’une manière constante l’ectosarc, dont nous pouvons expliquer la formation par l’action du milieu dans lequel vit l’individu, soit que cette action se porte à diminuer la teneur en eau du protoplasma superficiel, soit qu’elle résulte d’un processus chimique conduisant à la production d’une sorte de précipité plus ou moins solide, mais permettant toujours les échanges osmotiques comme on en obtient dans la forma-

tion des cellules artificielles.

On peut, en effet, imiter dans une mesure assez large, au moyen de substances diverses, les particularités morphologiques du proto-

plasma dans ses premières différenciations. Ce sont des tentatives ^ synthétiques appelées à nous éclairer sur les causes physiques qui ont présidé probablement à la première évolution de la matière vivante. Déjà Ascherson et Traube avaient constaté que, lorsqu’on mélange des corps gras et albumineux ou, d’une manière générale, lorsqu’on laisse tomber une goutte d’un liquide colloïde dans une masse d’un autre colloïde propre à précipiter le premier, il se forme des vésicules fermées de toutes parts par le précipité, à travers lequel peuvent s’effectuer des phénomènes d’osmose, et susceptibles, par conséquent, de croissance. Une pareille membrane de précipitation peut aussi se produire en mélangeant deux cristalloïdes : tels

que le ferrocyanure de potassium et l’acétate de cuivre, ou un colloïde et un cristalloïde, l’acide tannique et l’acétate de plomb. Mais

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