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FORAMINIFÈRES

existence chez les genres où on ne Ta pas constaté. L’acide acétique, l’acide chromique, l’acide osmique, sont les réactifs les plus précieux pour le mettre en évidence. Il est ordinairement sphérique, granuleux, et renferme quelquefois un petit corps plus dense, qui est probablement le nucléole. Il est parfois multiple, R. Hertwig en a constaté jusqu’à sept chez une jeune Miliola (fig. 6). Cette multiplicité du noyau a fait penser à la pluricellularité des Polythalames. Mais il est plus probable que le noyau primitivement simple se fractionne à un certain moment, qui coïncide avec l’approche de la reproduction. Les Polythalames seraient, par conséquent, des animaux simples et non des colonies. Cette question n’est cependant pas entièrement élucidée.

Nous ne possédons que des observations isolées sur le mode de reproduction des Foraminifères, et il n’est pas possible de les généraliser. On a vu la Spirillina vivipara donner des jeunes à une seule chambre, tandis que les Miliola et Ro~ talina mettraient au monde des jeunes à trois chambres, à la suite de la rupture de la coquille maternelle. 11 est possible que le noyau se divisant, ses fragments deviennent les centres de condensation du protoplasma, d’où évolueraient de nouveaux individus. On a décrit aussi à l’intérieur des chambres, la formation de germes, points de départ de nouvelles générations. Tout cela demande de nouvelles observations.

Préparation et conservation des Foraminifères. — Les

Foraminifères habitent toutes les eaux, mais c’est dans la mer qu’ils sont le plus abondants. On les recueillera le long des côtes, dans le sable, rampant parmi les plantes du rivage, entre les branches des colonies d’Hydraires ou de Bryozoaires, sur les coquilles d’huîtres, les carapaces de Crustacées, etc. M. Schlumberger recommande de les ramasser dans les débris déposés par le ras de marée, lorsque la mer est très calme, car dans le sable ordinaire de la plage on ne rencontre guère que des détritus fort détériorés.

Quant aux espèces pélagiques, on se les procurera en promenant un très fin filet à la surface de la mer lorsque celle-ci est très calme.

Si on ne recherche que les carapaces, on les trouvera en abondance parfaitement nettoyées et surtout intactes dans l’intestin d’un grand nombre d’animaux marins ( Salpes , Spcitangues, Holothuries, etc.).

L’examen des individus vivants doit se faire dans l’eau de mer que l’on a soin d’entretenir toujours fraîche. Quelques espèces : Polijstomella , Rotalia , etc., vivent assez bien dans une eau non aérée, au fond d’une cuvette, et cela pendant plusieurs jours (1). On les traite par l’acide osmique, le carmin, etc., et on les prépare au baume de Canada de la manière que nous exposerons à propos des Infusoires {voir page 91); mais comme il est fort difficile de fixer et conserver l’animal avec ses pseudopodes étalés, on se contente de collectionner les carapaces. A cet effet, on les lave à l’eau douce, puis avec une

(1) M. le professeur Du Plessis nous a montré récemment des Gromia et des Polysto i^nella provenant du canal de Cette et qui se reproduisent depuis six ans dans un même flacon qu’il tient ordinairement bouché.

PROTOZOAIRES

solution de carbonate de potasse ou de potasse caustique, afin de les débarrasser de toute matière organique.

Une fois qu’elles sont parfaitement nettoyées, on les laisse sécher sur un porte-objet, puis on les trie sous le microscope, on les détermine et on les transporte à la pointe d’une fine aiguille ou d’un poil de moustache sur une lame de verre préalablement enduite d’une faible couche d’une solution très diluée de gomme arabique additionnée de quelques gouttes de glycérine, qui les fixe suffisamment pour leur faire conserver la disposition qu’on leur donne, puis on les recouvre d’une lamelle. De pareilles préparations sèches doivent être observées à la lumière directe (Schlumberger). Mais pour les espèces de petite taille, on préférera les conserver dans le baume de Canada. Après les avoir bien lavées à l’alcool à 90 pour 100, on les plonge pendant quelques minutes dans de l’essence de thérébentine ou de l’essence de girofle et enfin dans le baume.

Littérature.

D’Orbigny, Tableau méthodique de la classe des Céphalopodes. Ann. des Sciences nat., 1826. — Ehrenberg, Ueber noch jetzt zahlreich lebende Thierarten der Kreidebildung und den Organismus der Polythalamien. Abhandl. derAkad. zu Berlin, 1839. — Dujardin, Infusoires , dans les Suites à Buffon , Paris, 1841. — Max Schultze, Ueber den Organismus der Polythalamien , Leipzig, 1854. — Carpenter, Introduction to the study of the Foraminifera. London, Roy. Soc., 1862.

F. E. Schulze, Rhizopodenstudien, Arch. fur mikr. Anat ., t. X-XIII. —

R. Hertwig, Bemerkungen zur Organisation und systemalischen Stellung der Foraminiferen , Jenaische Zeitschr. f. Naturwiss., t. X, et Studien uber Rhizopoden. ib., t. XI. — R. Hertwig et Lesser, Ueber Bhizopoden und denselben nahe steliende Organismen. Arch. fur mikr. Anat., t. X, Supp. — Schlumberger, Note sur les Foraminifères. Feuille des jeunes naturalistes, 1882.

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