DES MÉTAZOAIRES
On peut caractériser ce groupe, auquel appartient l’immense majorité du règne animal, en disant qu’arrivés à un certain degré de développement, les animaux qui le constituent sont toujours formés par trois couches ou strates de cellules, que nous désignons sous les noms d 'ectoderme, de mèsoderme et d’ endoderme.
Quelles que soient les modifications que présentent les éléments constituants de ces trois couches, quelles que soient les combinaisons ultérieures, par lesquelles ces couches concourent à la formation d’organes ou de systèmes d’organes plus compliqués encore, toujours trouvera-t-on à la base de toute organisation des Métazoaires ces trois couches fondamentales s’emboîtant l’une l’autre, de manière que l’ectoderme s’étale à la surface, tandis que l’endoderme constitue lçs surfaces internes et que le mésoderme est emprisonné entre les deux. Si dans les animaux parvenus à un certain degré de développement, ces trois couches sont souvent enchevêtrées et méconnaissables, nous les retrouvons toujours dans la première constitution des embryons, et nous pouvons suivre, pas à pas, les modifications qu’elles subissent dans le cours de l’évolution.
Ces trois couches sont cependant loin d’avoir la même dignité relative. Le mésoderme est toujours une formation secondaire et la première constitution du germe se fait partout seulement par l’ectoderme. Il appartient à l’Embryogénie de démontrer par quels voies et moyens se formé le mésoderme ; peut-être que la constitution de cette couche n’a pas lieu partout de la même manière ; mais en tout cas, cette couche est formée dès que l’Anatomie comparée peut entrer enjeu, et souvent elle constitue, soit seule, soit en connexion avec les autres couches, la plus grande masse du corps.
Nous pouvons donc caractériser les Métazoaires, ainsi que nous avons dit plus haut, comme animaux primitivement multicellulaires, composés d’un ectoderme, d’un mésoderme et d’un endoderme, lesquels, soit seuls, soit en se combinant, engendrent des organes ayant
COELENTERES.
des fonctions spécialisées, et chez lesquels, par cette spécialisation même, les cellules primitives subissent les modifications les plus variées pour constituer des tissus distincts.