‹ Traite d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 22 sur 180 · C. — GLANDE SUBLINGUALE · texte numérisé non relu

C. — GLANDE SUBLINGUALE

Ldi glande sublinguale, qu'on pourrait considérei' comme une agglomération de îlandules analogues aux glandules labiales ou palatines, est située dans la fosette dite sublinguale de l'os maxillaire inférieur, sur le côté de la symphyse du nenton; elle est beaucoup moins volumineuse que la précédente, avec laquelle lie se continue quelquefois. Sa forme oblongue est celle d'une olive aplatie d'un ;ôté à l'autre.

Ses rapports sont les suivanis : subjacente à la muqueuse, que son bord supéieur soulève en forme de crête antéro-postérieure sur les côtés du frein, elle epose par son bord inférieur sur le muscle mylo -hyoïdien. Sa face externe ré- >ond en partie à la muqueuse, en partie à la fossette dite sublinguale ; sa face nterne répond, en partie, à la muqueuse et en partie au muscle génio-glosse ; ïlle est séparée de ce muscle par le nerf lingual, par le conduit de "Wharlon, jue nous avons dit adhérer fortement à cette glande, et par la veine ranine. 50n extrémité antérieure touche celle de la glande du côté opposé. Son extrénité postérieure et son bord inférieur sont embrassés parle nerf lingual, qui leur mvoie de nombreux filets. De son extrémité postérieure part un petit prolon- ;ement glanduleux qui longe les bords de la langue.

Structure. La' glande sublinguale se compose d'un certain nombre de glanlules isolées, ayant chacune son conduit excréteur particulier. Le nombre et le ■olume de ces glandules sont fort variables ; souvent elles sont disposées en deux

') Coupe loogitudiiialc du canal de Whai tou. — 1, cpilhclium cylindrique, devenu confus par lu dcsiccation.- 2, membrane propre. — 3, couche interne de (il)res élastiques longitudinales. — 4, menibraiic le liisu conjonclif.

(*•) Coupe transversale du même canal. Les chiffres se rapportent aux mômes objets que dans la fig. ■récédente.

C'est une agglomération de glandules.

Forme olivaire.

Rapports de ses bords.

De sa face

externe ; De sa face

interne ;

De ses extrémités.

Structure.

SPLANC1IN0L0G1I2

rangc^es, l'une inférieure et l'autre supérieure. Leur slru.clure esl identiquemenl la mûme que celle des aulres glandes salivaires. Les artères de la glande sub-

linguale viennent de la sous-mentale et de la sublinguale. Les veines portent le mCme nom. Les nerfs sont nombreux et viennent du lingual, conduiis de ComluHs excréteurs. Nommés aussi conduits de Rivinus, du nom de l'auteur qui uivinus. les a découverts^ ils sont au nombre de sept ou huit (de dix-huit à Irenle, suivant M. 'filiaux), et indépendants les uns des autres. Ces conduits s'ouvrent le long de la crête sublinguale; leurs orifices sont rendus sensibles par un liquide coloré versé dans la cavité buccale. Plusieurs des conduits, provenant des glandules postérieures el iiiféilcures, s'ouvrent, suivant la plupart des analomistes, dans le conduit de Wharton (1). Quelquefois les canalicules excréleurs de la pai lie postérieure de la glande sublinguale s'unissent en un canal commun, de 0'",0"2 à O^.OS de longueur, qui chemine sur la base interne de la glande, se dirige en haut el en avant, et s'ouvre-prés de l'omboucbure du canal de \N'hnrlon {fig. 03, 7). Canal de canal porte le nom de canal de Bartholin.

Barlholin.

(') Section médiane du maxillaire inférieur el face inférieure de la lanpnc. Le muscle pénio-plosse» été divise à sa partie moyenne et renversé [Grj, C.jj') ; la lans;ue ayant ensuite étc écartée du maxillaire, il a été possible de découvrir largement l'espace situé entre cet os et la muqueuse du plancher buccal.

— section du maxillaire inférieur. — *, section de l'os hyoïde. — H, section des libres transversales de la langue. — d/i, ncuio-hyoïdieu. — M/i, mylo-hyoïdien, divisé transversalement. — Hjr. hyoi;losse.

— L, lingual inférieur. — Sj;, stylo-glosse. — I , glande sublinguale. — 2, glande de Hlandin. — 3, nerf lingual. — 4, nerf hypo-glossc. — u, artère sublingiiale. — 6, canal de Wharton. — 7, canal do Barlholin.

(I) J'ai rencontré un kyste sous-lingual tiu volume d'une prune de mirabelle, kyste piii faitement transparent, iiiultilocidaifc, rempli de mucus fllaiit, qtii m'a paru le résultai tic la dilatation de plusieurs des coudtiits de Uiviims.

DE L\ nOUCHIî ET 1JI5 SES DÉPENDANCES.

(/. — CARACTÈnES GÉnAuAUX DES GLANDES SAI.1VA11\ES.

Cdraclères (lodiiKs de

Les glandes salivaires présentent les caractères généraux suivants : ^^^^^^^^^^ l" Situées autour de la mâchoire inférieure, dont elles longent et le corps et |!,7i'i"ation les branches, depuis le condyle jusqu'à la sympliysc, les glandes salivaiies sont en rapport, d'une part, avec cet os, d'une autre part, avec des musclas nombreux ; eu sorte qu'elles sont soumises à une compression considérable dans les mouvements de la mâchoire inférieure.

2» Toutes ont des rapports directs avec des artères volumineuses, qui leur impri- Des lap-

ment des battements.

3» Elles reçoivent leurs vaisseaux par un grand nombre de points, et ces vais- nombre

' •■ ^ lies vais-

seaux sont extrêmement multipliés. seaux .

4» Beaucoup de nerfs céphalo-rachidiens les pénètrent; plusieurs ne font que Des nerfs, les traverser, un certain nombre s'y perdent. Le grand sympalliique y envoie également des ramifications qui pénètrent dans les glandes avec les artères de ces organes.

o" Sous le rapport de la structure, les glandes salivaires sont acineuses comme De ja^suucle pancréas et les glandes lacrymales; elles n'ont point de forme rigoureuse, mais s'adaptent à celle des parties voisines.

6° Leurs conduits excréteurs versent dans la bouche le liquide qu'elles sécrètent : De PoriKce savoir, les glandes parotides, entre les joues et les dents, dans le vestibule de la bouche ; les glandes maxillaires et sublinguales, derrière les incisives inférieures, crcieurs. sur les côtés de la pointe de la langue. Ce partage des moyens d'insalivation entre les deux cavités en lesquelles la bouche est divisée, mérite de fixer l'attention des physiologistes. Sous le rapport du produit sécrété, il existe une différence non moins importante, et que M. Cl. Bernard a le premier signalée, entre la salive parotidienne et celle des autres glandes salivaires. La première, lorsqu'elle est pure, est dépourvue de toute viscosité, fluide et limpide comme de l'eau au moment où elle est sécrétée; l'acide acétique n'y produit aucun trouble, non plus que dans les vésicules glandulaires de la parotide; le liquide sécrété par les autres glandes de la bouche est visqueux, et se rapproche beaucoup du mucus : en effet, les cellules qui tapissent les vésicules des glandes sous-maxillaires et sublinguales, contiennent constamment, suivant Donders, du mucus et des granulations graisseuses et pigmentaires , et ce contenu devient trouble sous l'influence de l'acide acétique.

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