DU FOU
Muqueuse. Les vacuoles, Irùs-irréguliùres et très-seirt'es dansleliouc du canal h.KHIoque, se disposent, dans les deux branches de bifurcation de ce canal, en oux séries longitudinales, qui s'étendent dans toulcs les ramificalions de ce ca- ,1 jusqu'à celles qui n'ont qu'un demi-millimcMre de dian.èlre ; 4» par des oris irùs-lins, mais irès-distincts, qui existent entre les vacuoles etqui appailien- ,.ntàdepotitesgliindesacineuses.Ces;/to«/«to des conduits biliairesse rencontrent ur toutes les ramifications du canal hépatique, à l'exception des ramuscules terninaux qui entourent les lobules; naais leur volunae, leur forme et leur nombre out loin d'âtre les mômes partout. Sur le tronc du canal hépatique, elles sont aiuùt aplaties, lenticulaires, et enfouies dans l'épaisseur de la tunique celluleuse ce canal, et tantôt allongées, étendues
litre les tuniques, parallèlement à la 11 aqueuse ; dans ce dernier cas, elles sont brmées d un canal excréteur qui, sur
[1 trajet, émet quelques branches sur [uelles sont implantées un petit nomiie de vésicules glandulaires (fig. 12o). .. s glandes composées n'existent qu'en H'til nombre sur les deux branches prin-
ipalesdu canal hépatique, et seulement tu voisinage de ce dernier. A mesure que
(Fig. 126) r-
GlaiiiJules des conduits biliaires.
les conduits biliaires diminuent de calibre, leurs glandules deviennent plus petites et se simplifient : ce sont d'abord des groupes de deux ou plusieurs vésiicules portées sur un pédicule commun [fi;/. 12fi) ou un certain nombre de culs-
(') (llande du tronc du canal licpaliquc, injectée par ce dernier. (*■) Branche du réseau ilc canaux l.iliaircs du sillon Iransverse.
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de-snr, iilloiigiîs parlaiil d'un coiidiiil uiiiquo (/?</. 127.*'); puis on ufdroiivo pins que de simples rnls-de-sac qui se di'Inclu'iil isolément *lu condiiil biliaire f/)//. 127,***).
(Pig. 127) (').
Ces glandulessonl lantôl isoléeseltantOl réunies en groupes ou en séries;quelqiiefois elles sont tellement nombreuses et serrées les unes contre les autres, qu'elles couvrent complètement le ronduit biliaire qui leur donne naissance 127,*).
Le canal cholédoque elle canal hrpalique sont d'un calibre uniforme dans toute leur longueur. ï.e canal cholédoque se rétrécit un peu au niveau de sa troisième portion, c'est-à-dire de celle qui traverse le duodénum, se dilate en ampoule olivaire au niveau de la hase de la papille ou mamelon de terminaison, et s'ouvre par un orifice assoz étroit, suffisanl néaimioins pour admettre facilement l'extrémité boutonnée du stylet ordinaire Cette disposition en ampoule explique pourquoi les calculs biliaires s'arrêtent si fréquemment à ce niveau. ii.ipoPBibi- Il résulte 1" de l'étroitesse de l'orifice duodénal du canal cholédoque; 2° de la ''" saillie mamelonnée, mobile, en quelque .sorte flottante, sur laquelle cet orlqSs'in- fice est pratiqué; 3° du trajet oblique du canal cholédoque dans l'épaipseur tesiinaui des parois du duodénum, quc la bile et le suc pancréatique peuvent passer Iir.a!.a"ix'"c- bremcnt du canal cholédoque dans le duodénum, mais non rcflurr du dundé-
pnlique et
cholédoque. ^.^ portion fin résemi Hp ranniix liiliHii es i\i> sillon li nnsversp ilii foie, rppréseiilo li(fiiip lîî.
DU FOIE
iium dans le canal cholédoque. J'ai l'ail, à ce sujet, plusieurs expériences : j'ai fait injecter fortemeni dans le duodénum, cerné entre deux ligatures, de l'eau et de l'air. Rien n'est arrivé dans les voies biliaires. D'un autre côté, j'ai fait injecter ios mêmes fluides de la vésicule biliaire vers le duodénum, que j'ai pu distendre 1 volonté; alors, comprimant avec une grande force cet intestin distendu, je n'ai ïamais pu déterminer le moindre reflux dans les voies biliaires (I).
A la réunion du canal cystique et du canal hépatique, se voit une espèce d'éperon très-prolongé, formé par la membrane interne réfléchie sur elle-même. A la réunion du canal cholédoque avec le canal pancréatique, existe égaleaient un éperon, que j'ai vu se prolonger jusqu'à l'embouchure commune dans le duodénum. L'un et l'autre éperon ne s'opposent pas au passage du liquide .le l'un dans l'autre conduit. Ainsi, la bile cystique pourrait refluer dans le canal hépatique, le suc pancréatique refluer dans le canal cholédoque, et réciproquement, la bile refluer dans le canal pancréatique, si ces conduits n'étaient pas habituellement pleins. Au reste, l'éperon intermédiaire au canal cholédoque et au canal pancréatique ne peut nullement intercepter, en s'appliquant sur l'un ou l'autre orifice, la circulation soit du fluide pancréatique, soit de la bile (2)-
Eperon placé entre les conduits qui s'accolent.
Pour compléter ce qui est relatif aux conduits biliaires, il nous reste à parler des vnsa aherrantia. E. H. "Weber a donné ce nom à des canalicules qui commu-
(*) Portion du ligament triangulaire gauche du foie, rendu transparent au moyen de l'acide acétique; le» vusa aberrantia sont injectés. — *, ', substance du foie.
(1) Comment concilier ce fait avec cet autre, non moins incontestable et don! j'ai vu >pla8ieurs exemples, du passage de vers lombrics dans les voies biliaires? C'est que le ver ' lombric est un corps étranger animé, sensible, qui choisit, qui peut tourner un ol)stacIe, chercher l'orifice du conduit cholédoque et s'y engager.
'2) Dans un cas où l'embouchure du canal cholédoque dans le duodénum était oblitérée par un calcul, la l»iie retenue avait prodigieusement distendu tous les canaux biliaires et même avait reflué dans le canal pancréatique. J'ai pu rendre ce phénomène évident en comprimant la vésicule du fiel distendue par la bile, qui pénétra sans obstacle dans le canal pancréatique et dans se.' divisions.
SPLANCHNOLOGIE.
(Flp. 129) (♦
niqucnt (Wideuimcnt avec le système des voies biliaires, mais qui ne sont point entouri^s de substance hépatique et cheminent dans le tissu conjonctif. Les vasa aberrantia se rencontrent 1° dans le ligament triangulaire gauclie du
foie; ce sont des rameaux plus ou moins volumineux, qui s'étendent parfois jusqu'au diaphragme, mais qui ordinairement n'existent que dans la moitié inférieure de ce ligament, où ils s'anasiomosent en réseau. Quelques-uns se terminent par un cul-de-sac renflé, que tapisse intérieurement un épilhélium cylindrique régulier, et dont la membrane externe est formée par du tissu conjonctif renfermant des noyaux allongés (Henle), 2° Dans le pont celluleux qui complète en arrière le sillon de la veine-cave 'inférieure, et dans celui qui recouvre le sillon antéro-postérieur. Les vasa aberrantia y forment des réseaux dont les mailles sont plus ou moins serrées ; on en voit aussi quelques-uns se terminer en cul-de-sac. Des glandules garnissent la surface des vasa aberrantia comme celle des autres conduits biliaires; mais elles se rencontrent moins constamment et toujours à un
moindre degré de développement que sur le trajet des voies biliaires proprement dites.
(*) Vas abcrrans du ligament triangulaire gauche en partie rempli <ie malicrc à injection, et rendu transparent au moyeu de l'acide acétique; il est bifurqué à sou extrémité et Icrminc m cul-de-sac.
(•*) Pont de substance hépatique passant sur la face postérieure de la veine-cave, présentant des vasn aberrantia injectés.
DU FOIE