cautii.agi-: TiivnoiDE ou .scuiiKonMK
Le ctxnihge thyroïde, ainsi nommé parce qu'on l'a compan; à un bouclier (Oupeô;, bouclier) (1), occupe la partie antérieure et supérieure du laryn.v. Il est formé de deux lames quadrilatères, réunies à angle aigu sur la ligne médiane et qui embrassent en arriére le cartilage cricoïde, à la manière de la carapace d'une lorlue. On lui considère :
i" Une face antérieure ou cutanée, qui présente, sur la ligne médiane, une saillie anguleuse, plus prononcée à sa partie supérieure, où elle est pio (on dément » échancrée, qu'inférieurement, où elle s'efface complètement, beaucoup moins prononcée chez la femme, où elle est remplacée par une surface arrondie, que chez l'homme, où elle a reçu un nom particulier (pomme d'Adam). Cette saillie anguleuse ne se manifeste qu'à l'époque de la puberté, et présente des différences individuelles qui ne m'ont pas paru en harmonie avec les qualités de la voix. De chaque côté, une surface plane, quadrilatère;, qui supporte en arrière deux
tubercules, dont un supérieur et un inférieur. Ce dernier, plus considérable, se prolonge sur le bord inférieur. Ces deux tubercules sont unis par une arcade aponévrotique; mais il n'existe pas de ligne intermédiaire oblique, comme on le dit généralement. Les deux tubercules et la ligne fictive qui les unit, séparent les trois quarts antérieurs de la surface quadrilatère, recouverts par le muscle thyro-hyoïdien , du quart postérieur, que recouvrent le muscle constricteur inférieur et le sterno thyroïdien. Les tubercules donnent attache à ces trois muscles.
2" Une face postérieure, qui présente, sur la ligne médiane, un angle rentrant où s'attachent les ligaments lliyro-aryténoïdiens ou cordes vocales, les muscles thyro-arylénoïdiens et l'épiglotle. Cet angle est quelquefois si aigu qu'il semblerait que le cartilage thyroïde ait été déprimé par une forte pression latérale exercée de chaque côté de l'angle; sur les côtés, cette face postérieure déborde le cartilage cricoïde, et fait partie de la gouttière latérale du larynx. Elle est revêtue par la membrane pharytigienne, et répond en partie aux muscles thyro-aiyténoïdien et crico-arylénoïdicn latéral.
3° Un bord supérieur, horizontal, sinueux, donnant attache dans toule son étendue à la membrane hyo-thyroïdieime. Il pré.sente une échancrure médiane (Incisura curt. Ihyreoidea), moins profonde cl plus arrondie chez la femme que chez l'homme. Sur les côtés, petite saillie qui fait suite au tubercule supérieur :
(*) Cartilages tliyroïMe [t) et cricoïde (cr) vus de iirolil. - es, corne supérieure du cartilai-e Ihyroï — ci, corue iufériiiure. — Ami, tubercule inférieur — Tr<, tubercule supérieur.
(I) Celte dénomination peut encore avoir été déduite de ses u.ïages.
DU LARYNX
;eUe saillie manque souvent. Plus en arrière, échancrure superficielle, limitée 3ar des prolongements qu'on appelle les grandes cornes ou les cornes supérieures lu cartilage thyroïde.
4' Un bord inférieur, sinueux, moins long que le préc(''dent, d'où la forme pyraoidale du larynx ; il présente une légère saillie médiane, à laquelle s'attache le igament crico-thyroïdien. Dans tout le reste de son étendue, il fournit des in- •erlions au muscle crico-thyroïdien; il présente une éminenco rugueuse, faisant .uite au tubercule inférieur, en arriére de laquelle est une échancrure légère, limitée par les petites cornes ou cornes inférieures du cartilage thyroïde.
5» Un bord postérieur., légèrement sinueux, donnant attache aux muscles stylo- ))haryngien et pharyugo-stapliylin, et appuyant contre la colonne vertébrale, ôomuie ce bord dépasse en arrière la portion correspondante du larynx, on peut :onsidérer le cartilage thyroïde comme protégeant le larynx à la manière d'un .rc-boutant, qui prendrait son point d'appui sur la colonne vertébrale.
Le bord postérieur se prolonge en haut et en bas sous la forme de deux apophyses, connues sous le nom de cornes du cartilage thyroïde. Il existe donc quatre ;oi"ties, deux inférieures et deux supérieures. Toutes sont arrondies, déjetées en ledans et eu arrière ; les supérieui'es, ordinairement plus longues {grandes cornes), ont unies à l'os hyoïde à l'aide d'un dgament; les inférieures, ordinairenenl plus petites {petites cornes), vienlent s'articuler avec le oïtie.
(Fig. 144) (■)
cartilage cri-
— CARTILAGES ABYTENuIDES.
Les cartilages arijténoîdes, au nombre 'e deux (1), situés à la partie posléieure et supérieure du larynx, sont •risniatiques et triangulaires; verticalement dirigés, déjetés en arrière, à la uanière d'un bec d'aiguière, d'où leur !St venu ce nom, (âpôraiva, entonnoir). Is présentent : 1° une face po->lérieure, riangulaire, large et concave, dans la- (uelle est reçu le nmscle aryténoïdien; !• une ftce inter7ie^ tapissée par la rau- [ueuse laryngée; 3° une face antérieure 'X externe, convexe en haut, étroite.
Bord inférieiii'.
Bord posté • rieur.
Cornes.
Grandes cornes.
Petites cor.
nés.
Situation.
Forme.
Face postérieure ;
Interne ;
Antérieure .
qui présente deux saillies, l'une supérieure {%s,fig. 145), l'autre inférieure (Si), séparée par une fossette profonde (f), •ans laquelle s'insère la corde vorale supérieure; 4° une base très-profondément Hase.
(*) Face pctérieure des cartilages du larynx ; on a enlevé l'épiglotle. — co, cartilage corniculé. — ■j, corne supérieure du cartilage thyroïde. — J, cartilage lliyroïde. — f, angle interne mousse du ' «rtilage arylénoïde. — Pu, apophyse vocale du cartilage arytonuïdc. — Vm, apophyse musculaire de e cartilage. - Ci, corne inférieure du cartilage thyroïde. — ♦•.saillie médiane du cartilage cricoïde. ~ c, cartilage rricoidc.
(1) Longtemps on a cru qu'il n'existait qu'un seul curtilaçe arylénoïde, parce qu'on éluliait le liirynx enveloppé (lèses inemt)ranes : aussi le mot (l'arytenoïile, qu'on trouve dans '"lien, s'applique-l-il aux deux cartilages réunis. Galion n'admettait que trois cartilages lans le larynx : le thyroïde, le cricoide et rarvténoidc.
240 SHJV.NCHNOLOGIH.
Ses deux «ichancrée, qui s'arlicule avec le cartilage cricoïde, et que terminent deux apo-j apophyses, physes, une postérieure et externe (processus muscularis), qui donne attache auîd muscles crico-arylénoïdiens latéral et postérieur; une antérieure, pyramidale^ plus ou moins prolongée (processus vocalis), au sommet de laquelle s'insère la)
(Fig. 146) (")•
corde vocale inférieure. Cette apophyse pyramidale ou vocale, que nous verrons former le quart et quelquefois le tiers du diamùlre antéro-postérieur de la glotte, donne aux cartilages aryténoïdes la forme d'un levier anguleux, doni la branche horizontale serait constituée par l'apophyse antérieure, et la branche verticale par le corps môme du cartilage. Nous verrons bientôt que cette disposition anguleuse du levier représenté par le cartilage arylénoïde rend conipti des mouvements de bascule qu'il subit, mouvements de bascule sans lesquels il est impossible de se rendre compte des mouvements qui se passent dans Kn Sommet. glotte pour la phonation. 5° Les cartilages aryténoïdes présentent un sonmet que surmonte, ou plutôt que constitue un très-petit noyau cartilagineux, déjeté en dedans et en arrière, recourbé en crochet, cornicula, si bien que les deuxt sonimels des cartilages aryténoïdes arrivent presque au contact. Ces noyau» cartilagineux ont été décrits avec beaucoup d'exactitude par Santorini, sous lo nom de sixième et de septième cartilage du larynx. Aujourd'hui, on les coniiaiii
Cartilages généralement sous le nom de tubercules de Santoririi ou de cartilages corniculés.
coruicuics. jjg ni'ont paru constants, tantôt fortement unis et comme soudés aux cartilages aryténoïdes, et n'exéciitant aucun mouvement sur ces cartilages, tantôt parfaitement distincts et très-mobiles.
11 n'est pas rare de rencontrer quelques grains cartilagineux anormaux, avoisinant le cartilage arylénoïde. J'ai trouvé sur un crieur public, mort de phthisiet
(') Cartilage cricoïde (cr) avec les cartilages iirylcnoï'le (a) cl corniculé (co) vus de profil. — Ss, bcrcule supérieur. — Si, tubercule inférieur. — l'v, apophyse vocale du cartilage arylénoïde. — Pm, apO' physe musculaire. — Sat, surface articulaire Ihyroîdieiinc. — '*, saillie du bord inférieur qui Jerl « l'insertion du cousiricleur inférieur du pharynx.
C) Section anléro-poslcricure des cartilages du larynx; face interne. — r.r, cartilage cricoïde. /, cartilage thyroïde. — a, cartilage arylénoïde. — co, cartilage corniculé. — Cs, grande corne ou cartilage thyroïde — l'u, apophyse vocale du cartilage arylénoïde.
DU LARYNX
(Fij.'. i47] (").
[uilmoiiaire.et laryngée, un cartilage oblong, situé clans l'épaisseur de la portion \erticale de la glande arylénoïde, dont il occupait toute la longueur. Ce carti- ;e n'était pas lisse à sa surface; il était iiiliraenaent uni aux grains glanduleux li l'entouraient. Il est désigné sous nom de cartilage de Wrisberg, cartilage cunéiforme. On le rencontre fréquemment, mais il est loin d'être constant. C'est un petit fibro-cartilage allongé, cylindroïde , aplati transversalenienl, situé immédiatement sous la muqueuse, et dont la longueur est variable; tantôt il mesure toute la hauteur de la glande aryténoïdieune, et tantôt il répond à sa moitié supérieure seulement.
Au lieu de former un cartilage continu, il est quelquefois représenté par une série de tubercules.
eu.
4» ÉPIGI.OTTE.
-Taep
Iceps
L'épiglotte (lingula) (è/rl, sur; flb>-- Tiîjla glotte), espèce de soupape mobile et irès-élaslique, est une lame carlilagineuse située derrière la base de la langue, au-devant de l'ouverture supérieure du larynx, et non sur la glotte, comme son nom semblerail l'indiquer.
Sa direction est verticale, excepté au moment de la déglutition, où elle devient horizontale, pour proléger l'orifice supérieur du larynx à la manière d'un couvercle {larynyis operculum); sa forme triangulaire a été assez heureusement comparée à celle d'une feuille de pourpier. Pour en avoir une bonne idée, il est nécessaire d'étudier une épiglotte isolée des parlii s voisines.
Ses dimemions, très-variables suivant les sujets, m'ont paru généralement en rapport avec l'ouverture supérieure du larynx, que l'épiglotte déborde presque toujours dans son abaissement.
Lu fiice antérieure ou linguale présente une partie libre et une partie adhérente. U partie libre surmonte la base de la langue; on peut la sentir avec le doigt, on peut l'apercevoir en abaissant fortement la base de la langue (1). Trois replis muqueux,un médian el deux latéraux, vont de l'épiglolle à celle base.
partie adhérente rè[)on(i, en avant, à la base de la langue, à l'os hyo'ide et au cartilage thyro'ide. Pour la mettre à découvert, il est nécessaire d'avoir rc-
(*) Face postérieure du larynx. On a enlevé la muqueuse œsophagienne dans tonte sa partie qui coUTre lei muscles de la paroi postérieure du larynx, ainsi qu'une porlion du feuillet externe du repli "T-epi!,'lolli<|ue ; l'angle posièrieur cl supérieur de la lame gauche du cartilage Ihyroï le a été reranché. — eu. cartilage cunéiforme — s, cartilage sésanioïde. — co, cnrlilace coiniculé. — Ifpps, "isainent kerato-cricoïdien postérieur et supérieur. — Tae/j, muscle lhyr()-ary-opigli>tli(|ue (arylonnïlen oliliqne). Cap, muscle crico-aryténoï lioii posièrieur. — x, muscle kérato-cricu'ulicn. — 1 , por- ■on iiir^rii.'ure du muscle aryténoï lien oblique. — 3, faisceau qui se perd dans le repli ary-opiBlotti<|ue.
(I) Dans les maladies du larynx, j'attache une grande importance à l'Inspection de ' cpiglollc.
Situation.
Figure.
Dimensions.
Face antérieure.