II. — STRUCTURE DES BRONCHES
dèltr T '^'""^""^ bronches est identiquement la même que celle de la trachée, ches. La bronche gauche présente de dix à douze cerceaux cartilagineux; la bronche droite, de cinq à six. Du reste, comme à la trachée, fibres musculaires transversales, faisceaux longitudinaux, glandules, etc.
Les artères des bronches viennent ordinairement de l'aorte, sous le nom d'artères bronchiques.
Les mnes se rendent, celles du côté droit dans l'azygos, celles du côté gauche dans 1 intercostale supérieure.
§ 3. - DES POUMONS
Les poumons (:vvaû(x<ov, de ^.i^, je respire) sont les organes essentiels de la respiration. Ce sont des organes spongieux, composés de cellules dont la cavité, lemplie d air, communique avec l'atmosphère par la trachée et les bronches, et dnn ! T"" '° P^'^''^ P'-^'- '^es réseaux capillaires, reçoivent
deven. . ''"^ '^^ê^^^^' 9"'"' P^^' conséquent, est
devenu impropre à entretenir la vie. ' i ' i- m »
A. - Conformation extérieure .le» poumons.
Nombre. ^ • ^cspoumonssontau nombre dp rionv . ,v, -i • . j.
TTi.^mp r.An.i.,if l'o- -, , mais comme ils reçoivent d un
s v7i tr bn on ^'-«"^ vasculaire le sang qui
Jne n r ceVe dl^^^ "T"'''' '""'"^'^ P""'^^ ^'-^P^'-'^es d'un même or-
2 iLI^^o; o no ' ' plusassurée etson unité maintenue,
en .rande n 1^ 7 '""^ ^'^"^ Ihoracique, qu'ils remplissent
rieurs sur l ôV. P'•°t^e^«f"^»^«°'ent contre l'act/on des corps exté-
n ni s II ' . Tv"' ^'^"'^ connexions physiologiques SI ml.mes. Ils sont séparés 1 un de l'autre par le médiastin ; d'où l'indépendance
Situation.
DES POUMONS
des deux cavités dans lesquelles ils soûl conlenus. Séparés par le diaphragme de 1 e tomac du foie et des autres organes abdominaux, circouscnis de ouïes parts, irne^ôu't guère susceptibles de déplacements, ou du moins ces déplacements ont partiels et dus à une perte de substance des parois de la cavito Ihoracique.
3 Volume. Le volume des poumons est en rapport exact et nécessaire avec la canacité du thorax, et par conséquent variable comme celle capacité. Or, comme, d une part, le volume des poumons mesure, en général, l'énergie de la respiration ; et que, d'autre part, l'énergie de la respiration mesure celle de la vigueur musculaire, on ne sera pas étonné qu'une vaste poitrine, coïncidant avec de larges épaules, soit l'attribut du tempérament sangum et athlétique.
Il n'existe dans l'état naturel ni couche d'eau, ni couche dair entre es parois thoraciques et la surface du poumon. On peut démontrer l'absence de 1 air e de l'eau sur le cadavre, comme sur un animal vivant, en enlevant les muscles intercoslaux jusqu'à la plèvre costale exclusivement (1), ou bien encore en enlevant les fibres musculaires du diaphragme. On voit alors que le poumon est toujours eu contact avec les parois thoraciques. 11 semble même, chez quelques individus, qu'il soit prêt à s'échapper ; mais à peine le thorax est-il ouvert que les poumons, nui tendent incessamment à revenir sur eux-mêmes en vertu de leur élasticité, s'affaissent à l'instant, en expulsant une portion de l'air qu'ils contenaient dans leur cavité. Il est très-fréquent de rencontrer une cuillerée ou deux de sérosité dans la cavité de la plèvre; mais il est probable que ce liquide n'y existait pas pendant la vie. 11 n'y a pas ici de vide à remplir, comme dans le crâne.
I es différences de volume des poumons peuvent se rapporter 1" a 1 état d inspiration ou d'expiration : on a cherché à déterminer cette différence de volume en appréciant le volume d'air inspiré ou expiré, qui est d'un demi-hlre environ dans la respiration ordinaire, et qui peut s'élever jusqu'à quatre litres dans es fortes inspirations ou expirations (2) ; 2-' à l'ûge: c'est ainsi que chez le fœtus, les poumons sont proportionnellement beaucoup moins considérables qu'après la naissance • 3» à l'état de maladie : ils diminuent lorsque les viscères abdominaux empiètent sur la capacité du thorax, dans l'ascite, dans la grossesse, et dans les maladies du foie, organe qu'on a vu, dans certains cas, se développer enliei-ement aux dépens du thorax et s'élever jusqu'au niveau de la deuxième côte. Us diminuent encore lorsque le cœur augmente de volume dans l'anévrysme, ou lorsqu'une grande quantité de liquide s'accumule dans le péricarde. Dans les épanchemenls thoraciques, le liquide épanché prenant la place du poumon, celui-ci se flétrit peu à peu et se réduit à une lame si mince, ou à un noyau si petit qu'il a quelquefois échappé à une observation superficielle; mais alors, si l'on insuffle la trachée, on voit l'organe apparaître dans tout son développement, et remplir peu à peu le vide énorme de la cavité. Celle réduction excessive du poumon, sans altération aucune de sa substance, prouve que le volume de cet
(1) Pour démontrer l'absence de l'air, on peut encore répéter l'expérience de Haller, qui consiste à ouvrir le thorax d'un cadavre sous l'eau.
(2) La quantité maxima d'air que l'on peut faire pénétrer dans les poumons par une respiration forcée, varie suivant les individus. Hutchinson, qui. a construit un appareil spécial, appelé spiromètre, pour la déterminer, lui a donné le nom de capadié vitale des poumons.
II résulte des nombreuses expériences faites par cet observateur qu'il existe un rapport constant entre la capacité vitale des poumons et la taille des individus. D'autre part, Arnold a constaté qu'A parlir de trente-cinq ans, la quantité vitale des poumons vn sans cesse en diminuant d'une fail)Ie quantité.
Volume,
Preuves qu'il n'existe ni sérosité ni air entre les parois thoraciques et le poumon.
Différences de volume, relatives :
lo A rétal d'inspiration ou d'expiration ; ï° A l'âge; 3» A l'état de maladie.
Le poumon se réduit à
une lame mince <;t à un noyau très-petit.
organe tient essentiellement à la présence de l'air. On a cherché à évaluer d'une manière exacte la quanlité d'air contenue dans la cavité dos poumons, ou, ce qui revient au môme, la capacité de cesorganes. Suivant M. Lefort (1), qu'and'oti ouvre la cavité Ihoracique d'un sujet, l'élasticité des poumons expulse en moyeune 750 centimètres cubes d'air, et les poumons revenus sur eux-mêmes en contiennent encore 330 ; ce qui ferait un total de 1080 centimètres cubes. Atrophie du A la Suite d'un épanchement qui a été longtemps à se résorber, le poumon du poumon. l'épanchenient reste atrophié, et la cavité thoracique rétrécie, tandis que
l'autre poumon acquiert un très-grand développement ; à tel point que le médiaslin est dévié, et que le poumon du côté sain dépasse la ligne médiane (2). Dans certaines pneumonies chroniques, dans le rachitisme du thorax, il arrive sonvent de voir l'un des poumons réduit à de très-petites dimensions, tandis que l'autre est très-développé (3).
desoZT , ^" '"''""'^ poumons n'est pas absolument le môme : à raison
entre les ^^oémmenœ du cœur dans la cavité gauche du thorax, le diamètre trans-
deux pou- verse du poumon gauche est plus petit que celui du poumon droit; et à raison n-ons. de la proéminence du foie dans la cavité droite, le diamètre vertical du poumon
droit est moindre que celui du poumon gauche. Compensation faite, la ditTérence
est à l'avantage du poumon droit.
irim" • ^"""'^ d'^termination du volume des poumons, il faut bien avoir égard à cette dansunsens "rconstance, savoir, que le poumon, de même que la cavité thoracique, acquiert cequ'Uperd dans Un sens ce qu'il perd dans l'autre : les poumons oblongs, qui sont re-ardés dans^unau- Comme plus particulièrement disposés à la phthisie pulmoVai^ ne m o^Ipt même taml les poumons d'un individu à poitrine large et de
Poids. 4. Le poids des poumons doit être envisagé i" comparativement au poids d'un
même volume d eau (poids spécifique) ; 2° en lui-môme (poids absolu).
St? 1 ^ ^^'"^ de l'eau. (Jette légèreté spéciflque
Uent à la grande quantité d'air qui les pénètre de toutes parts; aussi les pou-
. ^?";;"7g^«^-jl«da"s le liquide au milieu duquel ils sont plongés.
sesd.^ereo- P°^Jj^^^^^ des poumons présente d'ailleurs des différences impor.anesmrél^^^r A^^"fl- naissance, et chez l'enfant mort-né, qui n'a pas
cZ !Ù C V fond de l'eau ; les poumons surnagent, au
dans les cellules rw "'""'f^"^ 1 «^-gane, mais parce que l'air s'est insinué 0 • «1^0 ce ou on ;nn. '^^'^'f^'"^ ^u poids spécifique des poumons qui con- Pu>=e l'adulte e s mon". '''''' '"""«^'^ hdrostatiç.e.
expul er Sconrn. ? T"^" quelque effort que l'on fasse pour
,„e. expulser 1 air contenu dans les cellules pulmonaires; il semble que l'air enire
( I ) Recherches sur lanalomie des poumon ? rh^- ri
(2) Dans un cas d'induration chron^df ' ''''''' était telle que le POumon droit re>nd aux c^^^^^^^^^ 'f'""°"
(3) L'augmentation de volume produ te "110^ -^"^^^"^
le poumon que dans beaucoup d'autres organes t r^dT- """^ r''"''"^'' ture vésiculaire du poumon le dpvPlnnnon! . ' , d'H-erence s'explique par la struc-
dépeus de la cavité des 7J:;2s Zu!^^^^^^^^^ ^'e volume se faisant aux
devient une granulation, d'où la dcnom nitionT ' ? °" ''""'^^
«prime l'apparence du Poumon indu" lia^^^^^^^^^ ■'^^"«"^
DES POUMONS
en quelque sorte dans la composition du poumon, et dans le vide môaie on ne narvient pas à l'en débarrasser complètement. 2» Suivaiit les maladies. Les poumons infiltrés de sérosité, indurés par l'inflammation, privés complètement ou en partie de l'air qui détermine leur légèreté spécifique, doivent se rapprocher plusoLimoinsdesorganescompacles, tels que le foie, la rate.
Le poids absolu du poumon varie suivant les mômes circonstances; 1° suivant l'âge : ainsi, bien que le poids spécifique du poumon du fœtus soit beaucoup plus considérable que celui de l'adulte, néanmoins le poids absolu du poumon chez le fœtus le cède de beaucoup au poids absolu chez l'adulte. Chez les enfants qu. n'ont pas respiré, le poids des poumons est au poids du corps, terme moyen, comme 60 : 1 ; tandis que chez les enfants qui ont respiré, le rapport est comme 30 • 1 ; d'où il résulte que la respiration détermine dans les poumons des modifications telles qu'ils doublent de poids. On conçoit aisément toute 1 miportance de ce fait pour la médecine légale. Ce mode d'évaluation du poids des poumons est connu sous le nom de docimasie pulmonaire par la balance. 2° Le poids absolu des poumons varie beaucoup suivant les maladies. Les poumons sains sont trèslégers; les poumons malades, sans augmenter de volume, peuvent acquérir un poids huit à dix fois plus considérable que celui qu'ils ont ordinairement. Les poumons s'engouant presque toujours à leur bord postérieur dans les derniers temps de la vie, il ne faut pas estimer leur poids d'après celui qu'ils ont sur les cadavres ordinaires. C'est sans doute sur des poumons engoués que les auteurs ont établi- le poids de deux kilogrammes comme terme moyen du poids des poumons. Le poids des poumons varie entre HOC A 1300 grammes chez 1 homme, de 900 à 1000 grammes chez la femme.
5 Couleur. La couleur des poumons varie suivant l'âge et suivant les maladies. Chez le fœtus, elle est d'un rouge brun ; après la naissance, elle est d'un blanc rosé ; chez l'adulte et chez le vieillard, le poumon est grisâtre, azuré et presque toujours parsemé de taches noires, disposées par points, par lignes, par plaques, qui décrivent des polygones plus ou moins réguliers. Ces taches mélaniques, d'autant plus multipliées qu'on les observe chez un individu plus avancé en âge, coïncident avec la couleur noire des ganglions bronchiques, et tiennent probablement à la même cause; elles sont subjacentes à la membrane séreuse d'enveloppe et très-superficielles, à moins d'un état pathologique. Si la partie postérieure des poumons est ordinairement d'un brun rougeâtre, cela tient à ce qu'elle est pénétrée de sang et de sérosité. Il n'est pas démontré que cet état soit purement cadavérique et la conséquence nécessaire du décubitus du cadavre sur la région dorsale ; plusieurs laits tendraient, au contraire, à faire admettre que cet état a précédé la mort.
6. Consistance, crépitation, cohésion. Organe spongieux, aérien, pour ainsi dire, le poumon est le moins ferme de tous nos organes : il cède à la main qui le presse, et si aucune cause n'cmpCche la sortie de l'air contenu dans ses cellules, il se réduit à un volume très-peu considérable, coniparativenient à celui qu'il présentait d'abord. J'ai dit, à l'occasion de la rate, que cet organe comprimé faisait entendre un bruit de craquement, ou plutôt éprouver une sensation qu'on peut comparer au cri de l'étain, et que ce bruit était le résultat de la déchirure des prolongements fibreux qui traversent son tissu. La pression du poumon fait éprouver une sensation et entendre un bruit qui a quelque rapport avec le précédent : ce bruit est connu sous le nom de crépitalion. 11 peut, en eiïct, être compare au son qui résulte de la décrôpitation du sel ou du froissenicnl du papier. Celte crépita-
Poids absolu.
Ses différences suivant l'âge.
Docimasie pulmonaire par la balance.
Différences du poids absolu, suivant les maladies.
Couleur.
Taches noires de la surface du poumon.
Couleur de la partie postérieure des poumons.
Consistance.
Crépitation.
SPLANCMNOLOGIE.
Cohésion.
Râsistaoce à la distuusion.
Oifficultés
qu'on éprouve à produire des déchirures.
Élasticité «les poumons.
Forme.
Uapporls'.
Face externe.
Scissure inlerlobaire.
lion ne s'observe que sous l'action d'une pression un peu forte; et si l'on se rend bien compte de ses sensalions, on éprouve celle d'une résistance vaincue. Si l'on examine avec soin la partie du poumon qui a crépité, on trouve des bulles d'air sous la plèvre; il y a emphysème, donc il y a eu rupture de quelques vésicules pulmonaires.
Malgré son peu de consistance, le tissu des poumons jouit d'une assez grande force de cohésion; il résiste jusqu'à un certain point à la déchirure ; toutes ses parties sont liées entre elles avec une assez grande solidité.
7. Résistance à la distension. Le poumon, qui se déprime sous le doigt sans revenir sur lui-même, ou qui n'y revient que très-incomplétement, est cependant doué d'une grande élasticité, mais d'une élasticité en harmonie avec ses fonctions 11 oppose également une très-grande résistance aux causes de distension
Ainsi, adaptez un robinet à la trachée d'un cadavre; insufflez les poumons à laide d'un soufflet à double soupape : ils acquerront une tension et une dureté extrêmes, et vous serez étonné de l'effort qu'il faudra exercer pour déchirer quelques cellules et produire l'emphysème. En opposition avec les auteurs qui parlent des dangers de l'insufflation artificielle dans les poumons des asphyxiés j ai vamement épuisé tout l'elTort de ma puissance expiratrice pour produire une déchirure des cellules pulmonaires (1) : et comment, sans une résistance trèsgrande à tout effort qui tend à les dilater outre mesure, les poumons pourraientils résister dans le mécanisme de l'effort ?
Élasticité. Les poumons sont très-eVasaîMe^, c'est-à-dire que, distendu* par l'air Ils ont une tendance continuelle à revenir sur eux-mêmes, et à se débarrasser d une partie de 1 air contenu dans leurs cellules. C'est cette élasticité qui maintient la voussure du diaphragme, lorsque l'abdomen a été ouvert; c'est par elle que le poumon revient brusquement sur lui-même après l'ouverture des parois thoracques. Ces parois étant intactes, la pression atmosphérique qui ne s'exerce par la trachée et les bronches que sur la face interne des vésicules pulmonaires, lait équilibre à 1 élasticité des poumons et l'empêche d'êire mise en jeu. Sitôt les parois ouvertes, la pression atmosphérique extérieure vient conlre-balancer la pression interne, et dès lors l'élasticité se manifeste par le retrait brusque des
J-llimeetrapports La forme des poumons ne peut être bien appréciée que lorsest ce LTuT^r' ' on voit a Js'que cette forme Se^t 'e^rlm^eunlitr' '"'^"''"^^^
rie"!." 'urbotd'no';,^^"""' T '''' ''''''''' ""^ ^o.d anté-
rieur un boid postérieur, une base et un sommet
paro^rho^aTars" \T'' u n '''''''''' ^«^«"^ 'concavité des
Z f ceU Tce tTf'f'\''' l^^quelle elle est exactement
"u^cts^"^^^^ ^ ''^''^ ««^P- des cotes et des
pai:^S';::ui;i::i:^^^ p^-^- .ute ré-
, jusqu d id lacine. Cette scissure commence au-dessous du
(J) Le danger de la rupture des cellules pulmonaires nar l'in«,.m,.moindre quand le., poumons sont restés en plTe drs la cavi^nr " qu'alor. une portion ..olable de la fo.ce c.rn.Iovîe scr • LT "'"""'1"^ P"''^" soulever les côtes et à déprimer le d p la c ''''' '
DES POUMONS
^ommct de l'organe, se porte de haut en bas et d'arrière en avant, jusqu a la an ér eure de la base du poumon, sur laquelle elle se lerm.ne en empxéan un peu .ur elle. Cette scissure, simple pour le poumon gauche se bifurque en a an? pour le poumon droit; la branche inférieure de cette bifurcation su.t ■a dtrect on primitive ; la branche supérieure se porte en haut et en avant. Il en
te ue le poumo'n gauche est divisé en deux portions ou loles, dis t.ngu s .o.es p.- ^ en supéLcr et en inférieur, et que le poumon droit est divisé en trois lobes, dis- ; "ngués en supérieur^, inférieur et moyen. De ces lobes, l'inférieur qui comprend la base, est plus volumineux que le supérieur, qui comprend le commet Je moyen est le plus petit. Les faces par lesquelles les lobes du poumon se coiresrondent, sont planes et tapissées par la plèvre ; souvent elles sont adhérentes entre belles. Quelquefois du pus ou de la sérosité s'amassent dans leur intervalle ; eu - , conscrits de tous côtés par des adhérences, ce pus ou cette sérosité se creusent, pour ainsi dire, une cavité aux dépens des faces correspondantes des lobes voi- - sins, et simulent un abcès du poumon. . 11 existe beaucoup de variétés dans la disposition des lobes du poumon Ainsi, nuelquefois les scissures, et plus particuhèrement celles qui limitent le lobe moven, n'arrivent pas jusqu'à la racine des poumons ; elles ne sont qu indiquées. • Il n'est pas rare de trouver trois lobes dans le poumon gauche, ou quatre dans vanété^s le poumon droit; il y avait quatre lobes sur un poumon de nègre présente il y a ^^^^^^ ffuelques années à la Société anatomique (1) [fig. 175). lobes.
On cite des exemples de poumons à cinq, six et môme sept lobes; mais en général cette multiplicité des lobes n'est qu'à l'état de vestige, et représente une disposition normale chez la plupart des animaux. (Le chien, le mouton, le bœut,
ont des poumons à sept lobes.) ^ „ ^ , i
b Face interne ou médiasline. Elle répond au médiastin. Cette face présente la Faceinteme racine ou le hile des poumons, c'est-à-dire la partie de la surface de ces organes ou meCasau moven de laquelle ils communiquent avec la trachée par les bronches, avec n,,i„e des le cœur par les artères et par les veines pulmonaires ; c'est encore par la racine poumoas. que pénètrent les nerfs destinés à ces organes, et que se voient réunis en groupes les vaisseaux lymphatiques qui en émergent; là aussi se trouvent les principaux ganglionslymphatiques qui répondent à ces vaisseaux. La racine des poumons occupe sur la face interne de ces organes un espace très-circonscnt, savoir, 2 centimètres et demi à 3 centimètres en hauteur et i centimètre et demi à 2 centimètres en largeur ; elle est située à la réunion des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de la face interne, à peu près à égale distance du sommet et de la base.
La partie de la face interne du poumon qui est postérieure à la racine de cet Kapponorgane, répond à la colonne vertébrale et au médiastin postérieur, lequel contient dins son épaisseur, du côté gauche, l'aorte descendante et la partie supérieure du canal thoracique ; du côté droit, la veine azygos, l'œsophage et la partie inférieure du canal thoracique.
(I) Dans un cas, le poumon gauctie présentait, sur son l.ord postérieur la scissure accoutumée; mais celle scissure ne dépassait pas le bord postérieur, et le reste du poumon en
était dépourvu. , ,
Il n'est pas rare de voir la base du poumon divisée en plusieurs lobules presque complctement séparés du reste du poumon, auquel ils ne tiennent que par un pédicule dans lequel on trouve toujours un canal aérien, une artère et une veine pulmonaires. Ces scissuics n mnuenl d'ailie.ir. en aucune faron sur la structure et sur le» fondions du poumon, chaque lobule étant indépendant des lol)ulc3 qui l'avoisincnl.
(') Vue «le profil des deux poumons chez le fcrl
DES POUMONS
wornP da nouraon répond au médiastin antérieur, et se trouve excavée pour Rxcavaiion cevoi'-le cœur; et comme le cœur proémine plus à gauche qu'à droite, il en Jespo";^,
(Fig. 176) (*).
loger le cœur.
résulte que le poumon gauche, qui répond au bord gauche et à la pointe du cœur, et plus haut à la crosse de l'aorle, est plus profondément excavé que le poumon droit, qui répond à l'oreillette droite et à la veine-cave supérieure. On ne peut avoir une bonne idée de la manière dont les poumons sont ainsi creusés pour loger le cœur, qu'en examinant ces organes insufflés : on est alors frappé : de la justesse de l'expression d'Avicenne, qui appelle le poumon le lit du cœur. On conçoit aussi comment les maladies avec augmentation de volume du cœur peuvent influer directement sur la respiration, en réduisant les poumons à de \ plus petites dimensions. Du reste, les rapports de ces organes avec le cœur ont lieu par l'intermédiaire du péricarde et de la plèvre. Je ne dois pas omettre le «•apport avec le nerf diaphragraatique, qui est accolé contre le péricarde par la plèvre. Chez le fœtus, le poumon est en rapport antérieurement avec le thymus, qui le refoule en arrière.
(*) Poumon droit d'un eiifaiil, devenu rigide par suite d'hépatisation, et coupé au niveau du hile. Face intpnie. — U, lobe supérieur. — hm, hhc moyen. — Lt, \ohe inférieur. — Mn, bord aniéricur. — Hi, bord inférieur. — Mp, bord postéi ieur. — a, a, artères pulmonaires. — V, V, V, veines pulmonaires. - 6, bronche. — /, ganglions lymphatiques. — 1', région où la plèvre se réiléchit. — sillon de l'artorc «ous-clavière.
SPLANCHNOLOGIE.
llord aiilcl'ieiir.
Uord posterieur.
Base.
('oucavité et coupe Irèsoblique de la base.
Réception du foie dans la concavité
de la base du poumon droit.
Sommet.
Il déborde en haut la première
côte.
Variétés dans la hauteur du sommet.
Fréquence des adhérences du poumon à la plèvre costale.
c. Bord antérieur. Mince et comme sinueux, prtîscnlanl, A gauclie, detj.v écliiiticrures, une inférieure, très-considérable, qui répond à la pointe du cœur, une supérieure, petite, pour l'artère sous-claviére ; à droite, sont également deuv échancrures, mais moins considérables que celles du côté gauche, une inférieun pour l'oreillette droite, une supérieure, pour la veine-cave supérieure.
d. Bord postérieur . C'est la partie la plus volumineuse du poumon. Il remplit l;i gouttière profonde costo-vertébrale, qui occupe les côtés de la colonne dorsali Ce bord est beaucoup plus long que le bord antérieur.
e. Base. Elle est concave et exactement moulée sur la convexité du diaphragme par conséquent un peu plus profondément excavée à droite qu'à gauche. Sa circonférence est Irès-mince et légèrement sinueuse. De même que le diaphragme, la base du poumon présente un plan incliné d'avant en arrière et de haut en bas, et remplit l'espèce de gouttière profonde et anguleuse que forment en arrière le diaphragme et les parois thoraciques. A raison de la coupe oblique de sa base, le poumon présente un diamètre vertical beaucoup plus considérable en arrière qu'en avant; et comme le bord postérieur est la partie la plus volumineuse de l'organe, on conçoit que l'exploration des poumons doit porter principalement sur ce bord postérieur. Il importe de se faire une bonne idée de la manière dont la base du poumon droit et la convexité du foie sont disposées l'une par rapport à l'autre. Le foie est comme reçu dans la concavité de la base du poumon ;• si bien que la partie postérieure de cette base répond à peu de chose près au niveau de la face inférieure du foie {{). Le rapport du foie avec la base du poumon droit, qui n'en est séparé que par le diaphragme, explique comment des abcès et des kystes du foie se sont ouverts dans ce poumon.
f. Sommet. Obtus, il dépasse en haut la première côte, qui imprime sur ce sommet une dépression très-sensible en avant. J'ai observé que la hauteur de la portion qui déborde la première côte, varie suivant les sujets : chez plusieurs, elle était de 2 a 3 centimètres. Chez une femme âgée, dont la base du thorax avait été soumise aune constriction extrême, le sommet du poumon (c'est-à-dire la partie limitée en bas par une dépression en rapport avec la première côte) avait cinq centimètres de hauteur. Au reste, pour se faire une bonne idée de la configuration du sommet du poumon, il faut préalablement insuffler cet organe. lin dedans, le sommet du poumon répond à l'artère sous-clavière, dont le trajet est marque par un sillon creusé à sa surface.
Toute la surface du poumon est libre, lisse et humectée de sérosité ; le poumo. ne tient au reste du corps que par sa racine, qui le fixe aux bronches et au cœu. . et par un repli de la plèvre. Disons, toutefois, qu'il est extrêmement rare de rencontrer des poumons complètement libres d'adhérences à leur surface, tcllo-
AT ' ^""f »;egardaient les adhérences filamenteuses et aulres comme des adhérences naturelles.
chondre droit soit rnat 1 arr ère il fa t ' ■ ' ''''''^
trine on n..P Ip fnip ! . ,' °" 'l" ^ '^'^ cpancliement à la base de la poi-
^^.^->; '^-^ p--- >e ^^'««e de re..
normal, r-hypochondre d it' t Co «rZo 7""'"" " «^-^^ ''f'
ment le même .son. «ypocliondre gauche, percutés en arrière, donnent absolu-
DES POUMONS
/j. litructarc des poumous.
Kxammé dans sa structure, chaque poumon présente 1° une membrane d'enloppe, sac séreux, qui est formé par la plèvre; 2° un tissu propre. Nous allons ; udier d'abord la plèvre.