‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 124 sur 140 · V ' «1 .r,.v - , ligaments plan · texte numérisé non relu

V ' «1 .r,.v - , ligaments plan

ligaments plantaires a quelques fibres irreguliercs étendues taires propre-

, , P . e, . , 1 •• , , i\ • •> ment dits.

de la lace intérieure du scaphoïde aux deuxième et troisième cunéiformes.

Une synoviale commune aux trois articulations se continue Synoviale. avec celle des articulations des os cunéiformes entre eux.

3° Articulation du troisième cunéiforme avec le cub&ide, ou articulation cuboïdo-cunéenne.

Cette articulation est tout à fait semblable à celle des os cunéiformes entre eux ; nous y trouvons pour moyens d'union un ligament dorsal formé par un faisceau transverse très fort ; dorsaig.ament un ligament interosseux qui occupe toute la portion non arti- interosseux. culaire des facettes correspondantes, et un ligament plantaire piantajrei peu prononcé qui consiste en quelques fibres transverses irrégulières. La synoviale communique avec celle des articulations cunéo-scaphoïdiennes.

4" Articulation du scaphoïde avec le cuboïde, ou articulation scaphoïdo-cuboïdienne.

Souvent le scaphoïde et le cuboïde s'articulent entre eux par une petite facette. Un ligament dorsal oblique , un ligament interosseux très fort, occupant toute la surface par la-

556 ARTIIROLOGIE.

Moyens d'union quelle ces deux os se correspondent , à l'exception des facettes

du scaphoïde -7. t

avec lecuboïde. contigues; un ligament plantaire transversal très épais , un peu obliquement étendu de la lubérosilé du scaphoïde au cuboïde; tels sont les moyens d'union de ces deux os. Ces moyens d'union existent même en l'absence des facettes articulaires.

Articulation des deux rangées entre elles.

L'articulation des deux rangées du tarse entre elles se compose, 1° de l'articulation de l'astragale avec le scaphoïde et le calcanéum , d'une part ; 2° de celle du calcanéutn avec le cuboïde , d'une autre part ; enfin , le calcanéum est uni au scaphoïde par plusieurs ligaments.

1» Articulation de V astragale avec le scaphoïde, ou articulation astraga lo-scap h o'idien ne.

La tète de l'astragale, allongée de dehors en dedans et de haut en has, est plus considérable que la cavité glénoïdienne correspondante du scaphoïde qu'elle dépasse de beaucoup en bas, où elle s'articule encore avec la facette antérieure ou les deux demi-facettes antérieures du calcanéum. La cavité de réception ainsi formée par le scaphoïde et le calcanéum est complétée par un ligament appelé calcanéo-scapho'idien in-

Ligamentcal- r r ■ *» ■ . rt f

canéo-scaphoï-/èW"ewr(l) , lequel remplit l'intervalle triangulaire qui sépare

dien inférieur. ' ^ J ' - l , a * l

la petite apophyse du calcanéum d'avec le scaphoïde , et forme à lui seul la partie interne de la cavité cle réception. Pour bien voir ce ligament avec ses connexions, il convient d'enlever l'astragale en coupant ou en déchirant le ligament interosseux qui l'unit au calcanéum : alors se présente le ligament calcanéoscaphoïdien inférieur, ligament très fort, d'une très grande densité qui le rapproche de celle d'un cartilage, d'une forme triangulaire pour remplir le vide également triangulaire qui existe

(1) Je ferai remarquer que le scaphoïde s'articule directement avec tous les os du tarse, moins le calcanéum auquel il est uni cepchdanl par deux ligaments très forts les calcanéo-scaphoïdiens supérieur et inférieur.

AIITICULATIOKS DU TATlSE. 55 7

entre le scaphoïde ci le calcanéum, et qui répond non seulement à la partie inférieure , niais encore à la partie interne de la tête de l'astragale sur laquelle il se moule. Ce ligament est souvent divisé en deux parties : l'une externe , étroite, en forme de bandelette; l'autre interne, beaucoup plus large et plus épaisse, qui inférieurcment est en rapport avec l'os sésamoïde du tendon du jambier postérieur , et présente lui-même un épaississement cartilagineux ou mieux un sésamoïde cartilagineux dans le point correspondant. Nous devons considérer comme concourant à l'emboîtement Ligament cai-

canéo - scaphoïde l'astragale un autre ligament appelé calcanéo-seaphoïdien dien supérieur.

supérieur, ligament étendu du côté interne de l'extrémité antérieure du calcanéum au côté externe du scaphoïde. Il est situé sur le dos du pied, dans le creux profond rempli de tissu adipeux qui existe en dehors de l'astragale. Ces deux ligaments, savoir , le calcanéo-seaphoïdien inférieur et le calcanéo-seaphoïdien supérieur , constituent les moyens d'union du calcanéum et du scaphoïde. Le calcanéum et le scaphoïde ne sont nulle part contigus; mais on voit quelquefois le calcanéum se continuer avec le scaphoïde par l'intermède d'une lame osseuse qui remplace le ligament calcanéo-seaphoïdien inférieur (1). Le calcanéum qui s'articule très-solidement avec l'astragale, étant lui-même fortement uni au scaphoïde , il en résulte que l'articulation du scaphoïde avec l'astragale jouit d'une grande mo/ens^uîrects solidité, bien que ces deux os n'aient pour moyens directs phôide'avc'c^as" d'union que des ligaments assez faibles. C'est ainsi que l'atlas, lrasale* faiblement uni à l'occipital par ses ligaments propres , reçoit une très grande fixité de l'existence des ligaments qui s'étendent de l'axis à l'occipital. Toutefois, il résulte de l'absence d'union directe très résistante entre le scaphoïde et l'astragale,

(1) J'ai fait représenter un cas de ce genre [Anal. Pathol., avec planches, 2e livraison, planche iv). 11 semble que la rangée jambière du tarse réclame le scaphoïde, qu'il serait peut-être plus régulier de rattacher aux os de cette rangée, qu'aux os de la rangée métatarsienne.

558 ARTIIROLOGIE.

que ce dernier os peut être expulsé par une violence extérieure de l'espèce de boîte osseuse et fibreuse dans laquelle il est contenu.

Le ligament Ligament asiragalo- scaplioïdien supérieur. C'est le seul

astragalo- sca- . .. , ... ., , ,

pnoïdien est le qui soit propre a celte articulation ; il est de forme demi-

seul moyen d'u- -, • . . ... . . ,,

nion. orbiculaire , un peu obliquement elendu d arrière en avant et

de dedans en dehors, du col de l'astragale au pourtour de la facette du seaphoïde. Ce ligament a peu d'épaisseur; toutes ses fibres sont parallèles ; il est recouvert à sa face supérieure par le muscle pédieux , et tapissé inférieurement par la synoviale de l'articulation scaphoïdo-astragalienne.

2* Articulation calcanéo-cuboïdienne.

Elle est sur la Celte articulation est sur la même ligne que l'articulation

même ligne que . . .. ,.

rarticuiaiionas- aslragalo - scaphoidienne ; circonstance anatomique qui a dlen! °"scap)01" suggéré l'idée ingénieuse de l'amputation partielle du pied

entre les deux rangées.

Auhrodie avec Sous le rapport des surfaces articulaires cette articulation

emboîtement ré- ^ . , . , . , ,

ciproque. appartient a la classe que nous avons désignée sous le nom d'articulations par emboîtement réciproque, et dont nous avons trouvé des exemples dans les articulations slerno-claviculaire et trapézo- métacarpienne du pouce. Il suit de là que, si on n'avait égard qu'à la disposition des surfaces articulaires, celle articulation serait très favorisée sous le rapport des mouvements qui peuvent en effet avoir lieu dans tous les sens; mais ces mouvements sont excessivement bornés; nous allons voir que la brièveté des ligaments les réduit à un simple glissement. C'est donc une arthrodie par emboîtement réciproque.

A. Surfaces articulaires. Le calcanéum offre une facelle concave de haut en bas. Le cuboïde offre une facelle dont la concavité est transversale, c'est à dire perpendiculaire à la précédente. La facelle du calcanéum présente inférieurement une espèce de bec ou prolongement horizontal, bec du calcanéum, qui arrête quelquefois le couteau dans la désarticulation des deux rangées.

B. Moyens d'union. Il existe trois ligaments, un inférieur Ligaments. ou plantaire , un interne et un supérieur.

1° Le ligament inférieur ou plantaire , ou calcane'o-cuhoï- Ligament cai-

t • j" ' . i i r . i . ii- i . -i canéo-cuboïdic

dien inférieur, est le plus fort de tous les ligaments du tarse : il inférieur, présente l'aspect d'une large bandelette à fibres nacrées, dirigées parallèlement d'arrière en avant. Ces fibres constituent un faisceau très épais qui, de toute la face inférieure du calcanéuni, à l'exception des lubérosilés postérieures, s'étend à la lèvre postérieure de la coulisse du cuboïde. On doit considérer comme faisant partie de l'énorme ligament calcanéo-cuboïdien la couche la plus inférieure de ce ligament qui franchit la coulisse du cuboïde, et sert de gaine au tendon du long péronier latéral.

Lorsqu'on enlève couche par couche les fibres de ce ligament, on arrive bientôt à un ligament plus profond, séparé du premier par du tissu adipeux, obliquement étendu de dehors en dedans d'une lubérosilé que présente en avant la face inférieure du calcanéum à toute la portion de la face inférieure du

Il présent"

cuboïde , qui est en arrière de la gouttière ou coulisse ten- deux couches

,. , , •■ i ■ j , distinctes.

dîneuse du cuboïde : aussi admettons-nous deux ligaments calcanéo-cuboïdiens inférieurs: l'un profond, l'autre superficiel.

2° Le ligament calcane'o-cuhoïdien interne est court, étroit, Ligament cai-

canéb-cuboïdien

quadrilatère, très fort, placé à côté du ligament calcanéo-sca- interne. phoïdien supérieur, dans l'excavation profonde qui est intermédiaire à l'astragale et au calcanéum. Ces deux ligaments, savoir: le ligament calcanéo-cuboïdien interne, et le ligament calcanéo-scaphoïdien supérieur, séparés en devant, se confondent en arrière, et représentent ainsi la forme d'un Y; ils peuvent être considérés comme étant la clef de l'articulation des deux rangées; car dans la désarticulation des deux rangées, dès qu'ils sont divisés, les facettes articulaires s'écartent avec la plus grande facilité.

3° Le ligament calcane'o-cuhoïdien supérieur n'est autre Ligament cat , , i , , ,,, , . , canéo-cuboïdien

chose qu'une petite bandelette fibreuse très mince, étendue di- supérieur.

5G0 AIITIIROLOGIE.

reciement d'arrière en avant du calcanéum au cuboïde (1).

Mécanisme des arliculalions tarsiennes.

JNous devons examiner le mécanisme des arliculalions tarsiennes sous le rapport de la solidité, et sous le rapport de la mobilité :

conditions de A. Sous le rapport de la solidité, le tarse est la portion fon-

sohdue du tar»e. amentale du pied. On peut, en effet, regarder le métatarse et les orteils comme des parties surajoutées ; car, réduit au tarse, le pied remplit encore très bien ses fonctions de support. Les chirurgiens ont mis à profil cette donnée physiologique pour les amputations partielles du pied dans les articulations tarsiennes et larso-métaiarsiennes.

Avantagesd'un Tout est fait pour la solidité au tarse : la multiplicité des

p[ecea'.10mbrede pièces, la largeur des surfaces articulaires, la force des ligaments interosseux, et même la mobilité des os du tarse. Supposons, en effet, un seul os à la place des sept os du tarse; que de fractures dans ce long levier spongieux, soit par les chocs si violents auxquels il serait exposé, soit même par la contraction Elargissement musculaire ! Etroit en arrière, le tarse s'élargit en avant pour

tarse en avant" augmenter dans ce sens l'étendue transversale de la base de sustentation : articulé à angle droit avec la jambe, il reçoit directement le poids du corps et le transmet directement au sol. S'il

fo™|s dpareviîe dépasse en arrière la jambe, c'est pour servir de bras de levier

calcanéum. ^ ]a puissance qui soulève le poids du corps : aussi peut-on jusqu'à un certain point mesurer l'aptitude à la course et au saut

(1) Je ne saurais trop appeler l'attention sur la ligne articulaire des deux rangées, car sans la connaissance exacte de cette ligne, on ne pourrait en aucune manière pratiquer l'amputation du tarse dans l'articulation des deux rangées, amputation qui constitue la méthode de Chopart et qui est facile et rapide tout à la fois, lorsqu'on possède des connaissances anatomiques bien précises sur celte ligne articulaire. Ainsi, il faut se rappeler que cette ligue est transversale, qu'elle commence derrière la tubérosité du scaphoïde en dedans, derrière la tubérosité du cuboïde en dehors; qu'en dedans, la ligne articulaire est courbe, à concavité postérieure, et qu'en dehors, elle est plane.

parla longueur de celle partie du calcanéum, mesurée ellemême par la saillie du tendon d'Achille fortement détaché chez

les bons coureurs. Dans la station sur la plante des pieds, le Modo de irons-

. , , . > ,, , , .. . , mission du poids

poids du tronc est transmis a l'astragale par le tibia, et au cal- du corps sur ie

canéum par l'astragale. Une partie de la quantité de mouvement se perd dans l'articulation calcanéo-astragalienne, et il est facile de voir pourquoi ces deux os sont superposés et non point juxtaposés. Mais l'astragale n'est pas horizontalement placé au-dessus du calcanéum ; il est oblique en dedans, en bas et en avant : il suit delà que, même dans la station sur la plante des pieds, le poids du corps se partage entre le calcanéum et la Lo poîds dil rangée antérieure du tarse, subdivisée elle-même en deux ran- entre *LPdrwers gëes, mais du côté interne seulement, parce que c'est principa- os* lement du côlé interne que le poids du corps est transmis par l'astragale. Il est une attitude dans laquelle le poids du corps est Transmission

, . . , .< ,„ v ! , , , du poi ds du corps

exclusivement communique de 1 astragale a la rangée ante- dans la station

i . -, , t. i • , t • , i . , sur la poinlodti

neure, c est dans la station sur la pointe du pied ; c est alors pied, surtout que le brisement de cette rangée antérieure, que la multiplicité des articulations du tarse sont d'une grande utilité pour prévenir les funestes effets des chocs transmis de bas eri haut : aussi existe-t-îl une différence immense, sous le rapport des effets sur tout le système, entre une chute sur le talon et une chute sur la pointe des pieds.

B. Le mécanisme des articulations tarsiennes, envisagé sous Mécanisme du

° larse sous le

le rapport de la mobilité, doit être étudié, d'abord dans les rappmt do la

1 l ' ' mobilité.

deux rangées isolément, puis dans l'articulation des deux rangées entre elles.

1° Les os de la première rangée , c'est à dire l'astragale et le calcanéum, exécutent l'un sur l'autre des mouvements de glissement , soit d'avant en arrière, soit latéralement. Les glissements latéraux concourent aux mouvements de torsion du pied, qui se passent surtout dans l'articulation des deux rangées.

Les glissements anléro-poslérîeurs ont lieu dans la circonstance suivante : Quand le poids du corps pèse sur la partie 1. 36

562 ARTHROLOGIE.

L'astragale supérieure de l'astragale, cet os glisse un peu en devant, et le

n'exécute- sur le v

caicanéum que pied tend a s allonger on à s'aplatir de haut en bas, ainsi que l'a

des mouvements ' , .

de glissement, remarque Camper. Quand la pression cesse, "astragale revient à sa position naturelle : c'est surtout à l'occasion de l'articulation calcanéo-astragalienne, qu'il est vrai de dire que le pied est un arc osseux élastique.

Glissements 2° Les os de la deuxième rangée sont réduits à des mouve-

obscurs des os ,. ,, . A

de ia seconde ments de glissement tellement obscurs, que ces os peuvent être cmisidérés comme ne formant qu'une seule pièce. Cependant l'articulation du scaphoïde avec les os cunéiformes jouit d'une mobilité un peu plus prononcée que les articulations des os cunéiformes entre eux et avec le cuboïde. Mouvements 3° C'est dans l'articulation des deux rangées entre elles que

qui se passent

dans les articu- se passent les mouvements principaux du tarse : la, se trouvent

lations des deux , ,. . . . , . , P

rangées. les dispositions articulaires les plus lavorables au mouvement.

D'une part, en effet, c'est une tête reçue dans une cavité (articulation asiragalo-scaphoïdienne); d'une autre part, c'est un emboîtement réciproque (articulation calcanéo-cuboïdienne).

Mouvements Ces mouvements consistent en une espèce de torsion ou de rode torsion ou . ,

de rotation du tation, en vertu de laquelle la plante du pied est portée soit en dedans, soit en dehors. Les deux dispositions articulaires les plus favorables aux mouvements, savoir la sphère et l'emboîtement réciproque, se trouvent donc réunies au tarse; mais ces dispositions se trouvent en grande partie neutralisées par celles c'est dans °*e 'aPPar€>l ligamenteux. Ces mouvements auxquels s'ajoutent

l'articulation des \es lép-ers mouvements latéraux de l'articulation astraç-alo-

deux rangées s °

que se passent calcanienne, constituent ce qu'on appelle V adduction et l'allés mouvements ' 1 rr

d'adduction ^ duction an med : mouvements qu'on attribue généralement à

d'abduction du r ' s

Pied- l'ariiculation tibio-tarsienne, laquelle est réduite, ainsi que

nous l'avons dit, aux mouvements de flexion et d'extension ; aussi les entorses qui sont la suite d'un mouvement exagéré soit en dedans, soit en dehors, ont-elles lieu dans les articulations des deux rangées entre elles, et non dans l'articulation tibio-tarsienne. Lorsque le mouvement de torsion est porté un peu loin, la malléole externe tend à être déjetée en dehors ; un

mouvement de glissement léger se passe dans les articulations péronéo tibiales; l'élasticité du péroné est mise en jeu, et si la quantité de mouvement dépasse une certaine mesure, le péroné est fracturé.

Articulations tarso-métatarsiennes.

Pour ces articulations, l'extrémité tarsienne de chaque os Disposition du métatarse, présentant l'aspect d'un coin, oppose des facettes """frémul tarplanes et triangulaires aux facettes également planes et trian- ^"nlea^seesosdu gulaires correspondantes du tarse. Le premier métatarsien s'articule avec le premier cunéiforme, le deuxième métatarsien avec le deuxième, et un peu avec le premier et le troisième cunéiforme; le troisième métatarsien avec le troisième cunéiforme ; le quatrième et le cinquième métatarsien avec le cuboïde.

Il en résulte une ligne articulaire anguleuse difficile à dé- Disposition crire, et cependant moins sinueuse que la ligne articulaire si figne'anfcuiaire compliquée des articulations carpo-métacarpiennes. Aussi, *"nnê.melalar" tandis qu'on tenterait en vain sans des tâtonnements pénibles la désarticulation de ces dernières, celle des articulations tarso-métacarpiennes a été soumise par M. Lisfranc qui en a eu la première idée , à des règles tellement précises qu'elle peut être pratiquée sans de grandes difficultés. Voici d'ail- Descri tionde leurs «quel est le trajet de celte ligne articulaire. Elle corn- ceJt(: n%ae ani~ mence en dehors par une saillie considérable formée par l'apophyse du cinquième métatarsien, saillie importante , puisqu'elle sert de point de départ dans l'amputation partielle du pied. Elle se dirige très obliquement d'abord Réception mud'arrière en avant et de dehors en dedans, un peu moins obli- o^méuurse.6' qnement au niveau du quatrième métatarsien; ensuite elle devient anguleuse au niveau du troisième, et surtout du deuxième métatarsien, parce que le troisième cunéiforme fait une saillie qui s'enchâsse entre le deuxième et le troisième métatarsien ; tandis que le deuxième métatarsien fait une saillie qui anticipe sur te tarse, et s'enchâsse entre le premier et le troisième eu-

564 ARTHROLOGIE.

Moyens d'u- néiforme. Celle double avance en sens opposé , que présente

nion. . i • ,

la ligne articulaire du larse, est vraiment le nœud gordien de l'amputation tarso-métatarsienne du pied, et ce nœui a élé ha, bilenient tranché par M. Lisfranc. Les articulations tarso-métatarsiennes sont maintenues par des ligaments dorsaux, plantaires , interosseux. Éludions successivement chacune de ces articulations en particulier.

Facettes arti- A. Articulation du premier métatarsien avec le tarse. culaires. -p. . . . , . ,

Pour celte articulation, le premier métatarsien et le premier cunéiforme s'opposent une facette planiforme semi-lunaire. Le grand diamètre de ces facettes est dirigé verticalement. Un li-

Ligamenis. gament plantaire 1res fort, un ligament dorsal, moins épais, tous deux se présentant sous l'aspect de bandelettes dirigées d'avant en arrière, maintiennent la solidité de celle articulation pour laquelle existe une synoviale distincte de celles qui revêtent les autres articulations larso-métalarsiennes.

Tendons qui On peut encore ranger parmi les ligaments de l'articulation

concourent à la , ,

solidité de rar- du premier métatarsien avec le tarse : 1° le tendon du long pe-

ticulation. ,;'*,«-,-• * .

ronier latéral qui s'insère a la fois au premier métatarsien et au premier cunéiforme, et fortifie l'articulation en bas et en dehors ; 2° le tendon du jambier antérieur qui protège le côté interne de l'articulation sur laquelle il se contourne, et se partage enire le cunéiforme et le premier métatarsien (1). Ce dernier tendon fait si bien partie de l'articulation , que la synoviale articulaire le revêt.

Réception du B, V articulation du deuxième métatarsien avec le tarse

second metaiar- ^ çQTm^e par ja réception de l'extrémité postérieure de cet os

par'ics^io'is'cu- dans l'espèce de mortaise que représentent les trois cunéi-

formes; disposition que nous avons rencontrée, mais inouïs

développée pour l'articulation carpo - métacarpienne du

(1) Remarquons que le îong péronier latértd s'insère essentiellement au premier métatarsien, et le jambier antérieur essentiellement au premier cunéiforme.

deuxième métacarpien. C'est la plus solide de toutes les articulations du même ordre ; on y trouve, comme à la main : 1" trois Troisiigàmënts ligaments dorsaux, un moyen large, constamment divisé dorsauxen deux bandelettes , qui viennent du deuxième cunéiforme ; un interne très fort qui vient du premier cunéiforme; un externe mince, qui provient du troisième cunéiforme; 2° deux ligaments plantaires, dont l'un , extrêmement fort, oblique- ^jil'ffnenls ment étendu du premier cunéiforme au deuxième métatarsien, se prolonge en haut pour devenir interosseux; dont l'autre, très petit, va du bord tranchant du deuxième cunéiforme au deuxième métatarsien ; 3° un liqament interosseux ou latéral, . , Ligament

' " interosseux ou

étendu de la facette latérale externe du premier cunéiforme àlaléralla facette latérale interne du deuxième méiatarsien.

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