GÉNÉRALITÉS: VOLUME, POIDS, DENSITÉ DES O.S
parties du même os. Ainsi , dans les os longs, c'est à la partie Différences de moyenne qu'on remarque la plus grande densité; les extrémités l'espèce dS'os!an des mêmes os longs et les os courts ont une densité beaucoup inoindre. Les os larges tiennent le milieu entre le corps des os longs et les os courts : parmi les os larges , les os du crâne sont bien plus'denses que les os du bassin.
L'âge influe singulièrement sur la pesanteur spécifique des suivant l'âge, os. On disait, il n'y a pas longtemps , que les os du vieillard étaient spécifiquement, bien plus pesants que ceux de l'adulte, de même que les os de l'adulte sont spécifiquement plus pesants que ceux de l'enfant; et cela paraissait d'autant plus probable, qu'on admet généralement comme loi constante de l'organisation , que le phosphate calcaire augmente dans les os en raison directe des progrès de Page ; et l'on sait que le poids des os dépend en partie de la présence du phosphate calcaire.
Mais sur ce point, comme sur tant d'autres, l'expérience a démenti les prévisions du raisonnement. Ainsi, il est positif que la pesanteur spécifique, de même que la pesanteur absolue de l'os , est beaucoup moins considérable chez le vieillard que chez l'adulte; et celle différence tient à la déperdition de substance que subissent les os , comme d'ailleurs tous les autres tissus par suite des progrès de l'âge. Ainsi , chez le vieillard , les parois Densité moindu cylindre des os longs ont notablement diminué d'épaisseur, vieillard3. °~ tandis que la cavité médullaire est proportionnellement beaucoup plus considérable. On peut même dire avec Chaussier que la cavité médullaire du corps des os longs a un diamètre d'autant plus grand, que l'individu est plus avancé en âge. Il en est de même des cellules du tissu spongieux qui deviennent beaucoup plus amples , et dont les parois acquièrent une extrême ténuité.
Il se pourrait néanmoins que le poids de la fibre osseuse , ou plutôt de la molécule osseuse du vieillard , comparé au poids de la fibre ou de la molécule osseuse de l'adulte, fût plus considérable : celle présomption n'est-elle pas convertie en cerli-
tude par l'analyse chimique qui montre une prédominance de phosphate calcaire dans les os du vieillard ?
Pour lever toute espèce de doute à cet égard , il faudrait râper un os d'adulte et un os de vieillard , et peser au irébuchet un égal volume de l'une et de l'autre poussière.
Ainsi se trouveraient conciliées les propositions contradictoires de certains auteurs à cet égard. Les uns avancent, en effet, que la densité des os est en raison directe de l'âge; les autres soutiennent que les os de l'adulte sont plus pesants que ceux du vieillard.
La fragilité croissante des os , et par conséquent la fréquence des fractures dans la vieillesse, s'explique facilement, puisqu'à os duvTèîfiardf8 l'accumulation du phosphate calcaire qui diminue l'élasticité de l'os et augmente sa fragilité, se joint une masse moins considérable, et conséquemment une moindre résistance. C'est uniquement sous le point de vue de la quantité de phosphate calcaire qu'on peut dire que le système osseux devient prépondérant dans la vieillesse.
Figure des Os.
La figure des os se détermine :
Comparaison «? par |a coniparaison , soit avec divers objets, soit avec les
des «s avet; les ^ j »
objets connus. formes géométriques. Sous le premier point de vue , on a comparé le coronal aux coquilles des pèlerins , le sphénoïde à une chauvesouris dont les ailes seraient étendues, etc. On conçoit que, malgré son inexaciiiude , ce mode de comparaison , si familier aux anciens, ne saurait être proscrit entièrement de la science.
Avec les for- Quant à la comparaison des os, dont les formes sont si peu
mes géoméuï- .., ,n Y !•■> 1 i-j j ■ > ,
ques. régulières , avec les formes régulières ces solides dont s oc-
cupe la géométrie, elle n'est pas moins infidèle que la précédente, et cependant nous continuerons de dire, avec tous les anatomistes, que les os courts sont cuboïdes, le corps des os longs prismatique et triangulaire , la mâchoire inférieure para-