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GÉNÉRALITÉS. ÉMINENCES ET CAVITÉS DES OS

époques variables dans le cours du développement des os : ce sont les épiphyses : mais cette distinction , fondée sur une Epiphyses. observation incomplète, a perdu toute sa valeur depuis que les belles recherches de M. Serres sur l'ostéogénie ont fait voir que la plupart des éminences osseuses se développent par des points isolés; en sorte que, telle éminence qui est épiphyse jusqu'à une certaine époque, devient apophyse quelque temps après. Si donc la plupart des éminences se forment par des points osseux particuliers, il ne peut y avoir entre elles de différences que celles relatives à l'époque plus ou moins reculée de leur union avec le corps de l'os.

Une distinction bien autrement importante est celle qui divise les éminences en articulaires et non articulaires.

A. Les éminences articulaires ont reçu différen ts noms. 1° On arjjc^™resnces les appelle dentelures lorsqu'elles forment des saillies anguleuses analogues aux dents d'une scie : exemple, les dentelures Denteluresdes os du crâne. Cette forme d'éminences est exclusivement affectée aux articulations immobiles. Les autres éminences appartiennent aux articulations mobiles.

Les éminences qui servent aux articulations mobiles ont reçu différents noms.

1° On les appelle têtes quand elles représentent une portion Têtes, de sphère supportée par une partie plus étroite., à laquelle on donne le nom de col; exemple : tête et col du fémur.

2° Condyles, lorsqu'elles représentent une. tête allongée ou condyles. une portion d'ovoïde coupée parallèlement à son grand diamètre : exemple, condyles de la mâchoire inférieure.

B. Les éminences non articulaires sont pour la plupart des- b. Eminences tinées à des insertions musculaires. Elles ont reçu des noms qui non arliculairessont en général déduits de leur forme. On appelle :

1° Bosses, celles qui sont peu élevées, lisses, à peu près éga- Bosses. lement étendues dans tous les sens: exemple, bosses pariétales , bosses frontales.

2° Eminences mamillaires , celles qui forment de petits Eminences

^ v mamillaires.

Protubérances ou lubérosités.

Epines.

Lignes.

Crêtes.

Apophyses.

mamelons : exemple , éminences mamillaires de la surface interne ctes os du crâne.

S0 Protubérances ou tube'rosilés , celles qui sont d'un volume notable , arrondies , mais inégales : exemple , protubérance occipitale, tubérosité bicipitale du radius.

k° Epines ou apophyses épineuses , celles qui par leur forme aiguë, le plus souvent inégale, ont quelque analogie avec une épine : exemple, épine du tibia, apophyses épineuses des vertèbres.

5° Lignes, celles qui ont beaucoup d'étendue en longueur, très peu en largeur et en hauteur : telles sont les lignes demicirculaires de l'occipital. Quand ces lignes sont plus saillantes et parsemées d'aspérités, on leur donne le nom de lignes âpres: exemple, ligne âpre du fémur.

6° Crêtes , celles qui sont élevées et tranchantes : crête externe, crête interne de l'occipital; crête du tibia. On a donné à une de ces crêtes le nom ôi1 apophyse crista-galli, parce qu'on l'a comparée à une crête de coq.

7° On a conservé le nom d'apophyses aux éminences qui ont un certain volume, et semblent former comme un petit os surajouté à celui dont elles naissent, et on les a distinguées par différentes épithètes presque toutes déduites de leur forme. Ainsi , on appelle apophyses clinoïdes des apophyses de l'os sphénoïde qu'on a comparées aux quatre angles d'un lit (xA<v«?, lit; uâes, forme).

Apophyses plêrygoïdes, celles qu'on a crues ressembler à des ailes (wrepvf , aile).

Mastoïdes , celles qui ressemblent à une mamelle (p*<rros , mamelle).

Apophyses zygomatiques, celles qu'on a trouvées ressembler à un joug (Cu>"95', joug).

S/yloïdes, celles qui ressemblent à un stylet.

Coronoïdes. celles qui ressemblent à une dent de couronne.

OdontoïdesyCeWes qui ressemblent à une dent («efy? , cjetror, dent) : apophyse odonloïdc de lu deuxième vertèbre cervicale.

GÉNÉRALITÉS. ÉJIfîffENfiÈS F.T CAVITÉS DES OS. 29

Coracoules , celles qu'on a trouvées ressemblera un bec de corbeau (*«/>«««*•, corbeau) : apophyse coraeoïde de l'omoplate.

Apophyses mallêo la ires ou malléoles, celles qu'on a comparées à un marteau {maliens , marteau).

Quelques apophyses ont été désignées par des noms déduits, Hases de la v ' * * J i , dénomination de

1° des parties qu'elles concourent à former : apophyses orbi- cerianws apo-

/aN pliyses.

t aires , molaires , olecrane{aXsvf coude ; zp**0*, lele); 2 de leur direclion : exemple , apophyse montante du maxillaire supérieur; 8° de leurs usages : tels sont les trochanlers , dont le nom dérive de/rpo*»» (je tourne), parce que ces éminences servent d'insertion aux muscles qui font tourner la cuisse sur son axe.

Nulle part peut-êire le vice du langage osléologique n'est gJ^osléotoR1:poussé plus loin que dans la nomenclature des éminences. que- Ainsi, l'épine de l'omoplate peut-elle être comparée aux apophyses épineuses des vertèbres-, la longue apophyse styloïde du temporal à la petite apophyse dite styloïde du radius? Plusieurs éminences qui remplissent des usages analogues, ont reçu des noms différents; ainsi, la grosse et la petite lubérosité de l'humérus, qui donnent attache aux muscles rotateurs de l'humé-' rus, n'ont pas reçu la même dénomination que le grand et le petit trochanler du. fémur, qui donnent attache aux muscles rotateurs de cet os.

Aussi, tout en conservant les noms que l'usage a respectés, aurons-nous soin d'indiquer les noms plus rationnels que des analomisles modernes, et nommément Chaussier, ont cherché à substituer aux anciennes dénominations.

Le volume des éminences d'insertion est en généra! pro- ér^nences1d''!nporlionnel au nombre et à la force des muscles et des liga- serll0nments qui s'y implantent. Pour s'en convaincre , on n'a qu'à étudier comparativement le squelette de l'homme et celui de la femme, le squelette d'un homme de cabinet et celui d'un athlète.

Cette proportion remarquable entre le volume des saillies osseuses et la force des muscles qui s'y insèrent, a fait attribuer la formation des éminences à la traction musculaire.

Celte opinion est facile à réfuter; et, sans entrer ici dans des

détails qui appartiennent à l'anatomie générale, je me eon-

Leséminences tenterai d'établir par des faits que si les saillies osseuses sont

ne sont pas dues ,. , , •■ , , ,

à la traction mu- en rapport direct et nécessaire avec le développement du

sculâiro

système musculaire , elles n'entrent pas moins dans le plan primordial de l'organisation , si bien qu'elles existeraient lors même que les muscles n'auraient jamais exercé de tractions sur les os. J'ai eu occasion de disséquer deux fois l'extrémité thoracique d'individus qui, à la suite de convulsions éprouvées dans leur première enfance , avaient été frappés de paralysie complète de cette extrémité. Le membre avait à peine les proportions de celui d'un enfant de huit ou neuf ans, bien que celui de l'autre côté fût parfaitement développé. Eh bien! dans le membre atrophié les plus légères comme les plus fortes saillies étaient parfaitement marquées. D'ailleurs , ne voit-on pas des cavités servir à l'insertion de muscles très vigoureux, témoin la cavité ptérygoïde du sphénoïde?

B. Cavités des Os.

Cavités des os. Indépendamment des grandes cavités que présente le squelette , cavités à la formation desquelles concourent plusieurs os , et qui sont destinées à loger et à défendre les organes important à la vie , il est un grand nombre de cavités plus petites qui sont pratiquées dans la substance même des os.

Comme les éminences, ces cavités se divisent en deux grandes classes : en articulaires et en non articulaires .

A.cavitésar- A. Les cavités articulaires ont reçu différents noms :

Cot îoï'd *° Celui de cavilé cotyloïde désigne la cavité articulaire de

l'os coxal , parce qu'elle est profonde, circulaire , et semblable à une espèce de vase connu chez les anciens sous le nom de xervxn , cotyle , écuelle

Giénoïde. 2° Le nom de cavité glénoïde appartient à plusieurs cavités

articulaires peu profondes : exemple, cavité glénoïde de l'omoplate ; cavité glénoïde du temporal.

GÉNÉRALITÉS. ÉMtNENCES ET CAVITES DES OS. 31

3° La dénomination d'alvéoles a été consacrée aux espèces de cellules qui logent les racines des dents*, mais on ne doit point considérer comme une articulation le mode d'union des dents avec les os maxillaires, car nous verrons ailleurs que les dents ne sont point de véritables os.

B. Les cavités non articulaires doivent être envisagées sous le double rapport de leur forme et de leurs usages : sous le rapport de leur forme, on les a distinguées par les dénominations suivantes :

1° Les fosses sont des cavités largement excavées, plus évasées à leur entrée qu'à leur fond : exemple, fosses pariétales.

2° On appelle sinus les cavités dont l'ouverture d'entrée est étroite : sinus sphénoïdaux, maxillaires, etc.

-3° Cellules, celles qui sont peu considérables, multipliées, et qui communiquent entre elles : cellules ethmoïdales, etc.

k° Gouttières, celles qui représentent un demi-canal : telles sont au crâne les gouttières longitudinales, latérales, etc.

5° Celles-ci prennenj le nom de coulisses lorsqu'elles sont tapissées par une couche mince de cartilage, et laissent passer des tendons : exemple, coulisse bicipitale de l'humérus; elles preunent le nom de poulie, ou de trochle'e, lorsque les deux bords et le fond de la coulisse sont revêtus par une lame cartilagineuse.

6° Les sillons sont des impressions superficielles, longues, très étroites, destinées à loger des vaisseaux : ex., sillons de l'artère méningée moyenne.

7° Les rainures sont des impressions plus profondes que les sillons, anguleuses dans leur fond : telle est la rainure mastoïdienne.

8° L'échancrure est une dépression qui occupe un bord.

Les cavités que nous venons d'examiner n'existent que sur une des faces de l'os et ne le percent point d'outre en outre. Celles qui offrent ce dernier caractère portent généralement le nom de trous.

Alvéoles.

B. Cavités non articulaires.

Fosses.

Sinus.

Cellules.

Gouttières.

Coulisses.

Sillons.

Rainures.

Echancrure.

Trous.

32 OSTÉOIOGiE.

1° Quand l'ouverture est (aillée irrégulièrement et comme dé- Trou déchiré, chirée, on lui donne le nom de trou déchiré.

2° Quand l'ouverture est très petite, inégale, elle est appelée Hiatus. hiatus ; quand elle est longue, étroite et. ressemble à une frac- Fente, lure, on l'appelle fente, fissure .-fente sphénoïdale, fissure glénoïdale.

3° Si la perforation parcourt un trajet un peu étendu dans conduitouca- l'épaisseur de l'os, on lui donne le nom de conduit ou de canal : conduit vidien, canal carotidien.

Il existe des conduits qui logent les vaisseaux destinés à la Conduits nour- nutrition des os; on leur donne le nom de conduits nourri-

riciers. '

ci ers.

Divisés en trois Qn les divise en trois genres.

genres. °

A. Le premier genre, qui appartient exclusivement au corps i* conduits des os longs et à quelques os larges, pénètre très obliquement

nourriciers du , ° i m o » i m

corps des os dans l'épaisseur de l'os : ce sont les conduits nourriciers pro-

longs et des os

larges. -prement dits. Les analomisles ont soin de mentionner dans la

description de chaque os leur situation, leur capacité relative et leur direction.

B. Le second genre est affecté aux extrémités des os longs, aux bords ou au voisinage des bords dans les os larges, et à toute la portion non articulaire de la surface des os courts.

2° conduits Ces conduits avoisinent pour la plupart les surfaces articugieux.S laires. Leur nombre est toujours considérable; Bichat en a

compté cent quarante sur l'extrémité tibiale du fémur, vingt sur une vertèbre, cinquante sur le calcanéum.

3° conduits c. Le troisième genre de conduits nourriciers comprend des

capillaires.

canaux excessivement petits, qu'on pourrait appeler conduits capillaires des os. Ils occupent en nombre indéfini la surface de tous les os indistinctement. On les aperçoit très bien avec une forte loupe. Leur présence est encore indiquée par les gouttelettes de sang qui apparaissent à la surface d'un os frais dont on vient de détacher le périoste, par exemple à la surface interne des os du crâne après la séparation de la dure-mère. Le diamètre de ces petits conduits a été évalué à un vingtième de

généralités] éminencks et cavités des os. r33

ligue. Ces conduits sont çn quelque sorte précédés par des sillons creusés à'Ia surface de l'os dans lesquels rampent les petits vaisseaux nourriciers avant de pénétrer dans l'épaisseur de l'os.

Le trajet ultérieur de ces conduits est le suivant : les con- Trajet uité-

, . T . . . ,. rieur de ces con-

duits du premier genre qui appartiennent aux os longs, se di- duits.

visent bientôt en deux conduits secondaires, l'un ascendant, l'autre descendant, et vont communiquer avec la cavité centrale ou médullaire des os longs. Les conduits du premier genre qui appartiennent aux os larges, sont des espèces de canaux sinueux, qui parcourent un assez long trajet dans l'épaisseur de ces os.

Les conduits du deuxième genre traversent quelquefois l'os de part en part (Ex., ceux du corps des vertèbres), et communiquent avec les cellules du tissu spongieux. Quant aux conduits du troisième genre, leur terminaison a lieu à une profondeur plus ou moins considérable dans l'épaisseur de la substance compacte pour les os longs, et de la substance spongieuse pour les os courts.

Telles sont les formes et les dispositions générales de toutes les cavités qui s'aperçoivent à la superficie des os. Voici quels sont leurs usages :

1° Réception de certains organes, comme dans une enceinte protectrice : telles sont les fosses occipitales qui reçoivent une usages des ca-

viles des os»

portion du cervelet.

2° Insertions ou surfaces d'attache : telles sont celles où s'implantent des fibres musculaires, comme les fosses temporale et ptérygoïdienne, etc.

3° Transmission de certains organes qui, comme les vaisseaux et les nerfs, doivent sortir d'une cavité osseuse ou y pénétrer : tels sont les fentes, les conduits et les trous, etc.

k° Multiplication et accroissement des surfaces : tels sont les sinus et cellules qui sont spécialement affectés à L'organe de l'odorat, dont ils multiplient la surface par leurs anfractuosilés.

5° Glissement des tendons» et parfois réflexion telle, que la

direction primitive de la puissance est changée. A cette classe des cavités de glissement se rattachent la gouttière ou coulisse bicipitale de l'humérus, la gouttière de l'obturateur interne, etc. Ces gouttières ou coulisses sont généralement converties en canaux par la présence d'une gaine fibreuse, qui les complète.

6° Nutrition des os. C'est à celte classe que se rapportent les conduits nourriciers des trois ordres, impressions Nous devons rapprocher des cavités osseuses les empreintes desos. on impressions que présente la surface de plusieurs os ; par

exemple, l'impression ou fossette dès glandes sublinguale et maxillaire, les impressions dites digitales de la surface interne des os du crâne.

Les cavités ne De môme que le relief des éminences avait été attribué à f insont pas le pro- ,' . A

duit mécanique fluence toute mécanique des tractions musculaires, de même

d'une pression. . , , , ."/'.-. • -, ■

on a considère comme le résultat de pressions et de pulsations, les diverses empreintes et les sillons vasculaires que présente la face interne des os du crâne. Ce qu'il y a de certain, c'est que les impressions et les éminences de la surface interne des os du crâne répondent exactement aux saillies et aux enfoncements de la surface du cerveau, de même que les sillons osseux de l'artère méningée moyenne représentent parfaitement lesjraniificalions de cette artère.

Avant de procéder à l'élude de la conformation intérieure des os, nous rappellerons quelques préceptes qui doivent constamment servir de guide dans la description de leur conformation extérieure.

Préceptes im- 1° Il faut toujours diviser la surface d'un os de manière à

portants relatifs i . , , „ . , . . ,, , . ...

a la description n embrasser a la fois qu un petit nombre d objets. Ainsi, pour décrire un os large, on le divisera en deux faces, en angles et en bords, qu'on étudiera successivement.

2° L'os une fois divisé en régions, on examinera chacune d'elles, en ayant soin de procéder toujours par opposition, c'est à dire de passer de la face supérieure à l'inférieure, de l'antérieure à la postérieure : c'est le seul moyen, dans une descrip-

[GÉNÉRALITÉS. CONFORMATION INTÉRIEURE des os. 35

lion un peu prolongée, (Je n'omettre aucune circonstance d'organisation, et d'éviter les répétitions fastidieuses.

3° Il faut encore, dans l'examen de tous les objets que présente chaque région, chaque face par exemple, s'imposer une marche constante et régulièrement progressive. Ainsi, quand on a d'abord exposé les objets placés en devant, on continue l'examen sans interruption de devant en arrière.

4° Enfin, dans les os symétriques il faut toujours commencer la description par les objets situés sur la ligne médiane , pour passer ensuite à ceux qui sont placés sur les côtés.

De la conformation intérieure des Os.

Le tissu des os, comme celui de la plupart des organes, se présente sous l'aspect de fibres dont les propriétés sont partout identiques, mais qui, par de simples différences dans le mode de leur arrangement, donnent naissance à deux formes ou modifications du tissu osseux. Une de ces formes porte le nom de substance compacte,- l'autre forme est désignée sous le nom de substance spongieuse. A cette dernière forme se rattache une modification quia longtemps porté le nom de tissu réticulaire.

La substance spongieuse ou cellule-usé se présente sous l'as- Substance

spongieuse.

pect de cellules et d aréoles, de forme irregulière, de capacité variable, communiquant toutes entre elles, et dont les parois sont tantôt fibreuses, tantôt lamelleuses.

La substance compacte se présente sous l'aspect de fibres Substance

P , -, , compacte.

fortement pressées les unes contre les autres, de manière a constituer un tissu serré, compacte.

La substance compacte est à la fois fibreuse et aréolaire. Elle est fi- 1° Elle est fibreuse : l'inspection, le ramollissement dans -."l'acide nitrique, l'étude du développement des os, se réunissent pour prouver que dans les os longs les fibres sont dirigées suivant la longueur de l'os ; que, dans les os larges, elles semblent partir d'un centre pour s'étendre par rayons divergents vers tous les points de la circonférence ; que, dans les os courts, elles

sont irrégulièrement disposées pour former la couche superfi- Elle estaréo- cielle ou l'écorce de l'os. 2° Elle est aréolaire ou spongieuse,

iaire ou spon- r a '

gieuse. ainsi que l'a très bien indiqué Maipighi. L'élude des os ramol-

lis dans l'acide nitrique, celle des os du fœtus, prouvent en effet que le tissu compacte est un tissu aréolaire à mailles extrêmement serrées et très allongées. L'ossification accidentelle, les maladies des os, qui nous montrent si souvent le tissu compacte se convertissant en tissu spongieux, et le tissu spongieux devenant tissu compacte, complètent la démonstration.

Il s-uitde là qu'on pourrait, à la rigueur, n'admettre qu'une seule forme de tissu osseux, savoir, la forme aréolaire, laquelle se modifie, tantôt serrée, compacte et fasciculée ; tantôt spongieuse et celluleuse.

Les deux formes du tissu osseux étant connues, examinons leur distribution générale dans les différentes espèces d'os.

A. Conformation intérieure des Os longs.

Un os long scié verticalement présente dans son corps une cavité cylindrique qui, dans l'état frais, renferme une graisse molle qui a reçu le nom de moelle.

C'est au centre de l'os, et dans le voisinage de ce centre, que

Cana médui- celte cavité , qui a reçu le nom de canal médullaire des os longs, présente sesplus grands diamètres ; mais à mesure qu'on s'éloigne de la partie moyenne ou du cenlre, on trouve que ce canal se rétrécit et est entrecoupé d'espace en espace par des lamelles qui se détachent des parois et forment des espèces de cloisons incomplètes. Quelquefois cependant la cloison est complète : ainsi, j'ai vu le cylindre d'un fémur divisé en deux moitiés indépendantes l'une de l'autre, par une cloison horizontale qui occupait précisément la partie moyenne de l'os.

sa forme in- Le canai médullaire n'est pas régulièrement cylindrique, et

dépendante de r ° .."•,.,..•

celle de Fos. <}'un autre côlé sa forme ne représente nullement celle d* l'os à sa surface extérieure. Il communique au dehors de l'os au moyen des conduits nourriciers; quelquefois ces conduits vasculaires sont creusés dans l'épaisseur même des parois osseuses

Moelle.

laire

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