GÉNÉRALITÉS. CONI'OKMATION INTÉRIEURE DES OS
pendant un long trajet, marchent parallèlement à la cavité médullaire, avec laquelle ils* communiquent par une foule d'ouvertures, à la manière des veines spléniques et sus-hépatiques, et vont transmettre les vaisseaux jusqu'aux extrémités de l'os.
On a supposé tour à tour, ou que la cavité des os n'existait usages du caque pour servir de récepiacle à la moelle, ou que la moelle "eiaiif" ^1" Jî'la n'existait que pour remplir la cavité des os.
Quels que soient les usages de la moelle, il est certain que l'existence d'une cavité au centre des os longs est une condition avantageuse pour la solidité, car on prouve en physique que de deux liges composées d'une même substance et d'une égale quantité de celle substance, celle qui sera creuse, et dont par conséquent les diamètres seront plus grands, aura plus de résistance que celle qui sera massive : donc, par l'artifice de la cavité médullaire, il y a augmentation de solidité sans augmentation de poids.
Il y a encore dans l'existence de la cavité centrale un autre 20 a laug-
, . . menlationduvo-
avantage : cest 1 augmentation de volume sans augmentation lume sans aug-
• i/-v • ** n« 1 -, «.-!• menlalion de
de poids. On conçoit en effet que les os devant offrir des inser poids. tions musculaires multipliées, il importait que leur surface ne fut pas réduite à de trop petites dimensions : or, c'est ce qui serait arrivé si les parois de la lige creuse s'étaient en quelque sorte rapprochées pour la formation d'une lige massive.
Il y a dans la moelle deux choses bien distinctes : 1° la membrane médullaire qui revêt les parois du canal; 2° le tissu adipeux proprement dit, ou le suc médullaire.
La membrane, toute vasculaire, est destinée à nourrir les sensibilité de
la membrane
couches intérieures de l'os; elle jouit d'une sensibilité et d'une médullaire. vitalité exquises. Le tissu adipeux, au contraire, est complète- insensibilité
du tissu adipeux.
ment insensible. Introduisez un stylet au centre de la moelle d'un os longsur un animal vivant; tantque l'instrument ne louchera pas les parois, l'animal ne donnera aucun signe de sensibilité ; la douleur deviendra au contraire excessive, et se manifestera par des cris aigus et une vive agitation, dès que les parois seront froissées.
proportion in» j)u reste. la proportion entre l'épaisseur des parois du cylin-
verse entre re- .11 r, j
paisseur des pa- (jre et le diamètre du canal médullaire, présente des variétés
rois du cylindre 7 *
et le diamètre qui s'observent non seulement chez les différents individus,
du canal médullaire, mais surtout dans les différents âges. Chez le vieillard, l'épaisseur des parois est proportionnellement beaucoup moindre que chez l'adulte : de là une cause de plus grande fragilité des os dans la vieillesse. On rencontre quelquefois chez l'adulte ces parois tellement minces, que l'os se brise par le plus léger effort ; il y a en quelque sorte hypertrophie de la moelle et atrophie de l'os. C'est dans des cas de celte espèce qu'on voit des fractures survenir par le simple effet de la contraction musculaire, ou même de mouvements exercés au lit.
C'est dans le canal central des os longs que se remarquent les filaments osseux très déliés qui forment, par leurs entrecroisements à larges mailles, la variété de tissu spongieux qu'on appelle tissu re'ticulaire, et qui semble destinée à supporter le
Tissu lèticu- tissu adipeux médullaire. A mesure qu'on avance vers les exaire. ,
tremites, on voit le tissu compacte diminuer, les cellules se
multiplier, de telle façon que les extrémités de l'os ne sont autre chose que du tissu spongieux revêtu par une lame mince de tissu compacte. Il semble que, pour former ces cellules des extrémités, le tissu compacte, qui constitue le corps de l'os, se soit divisé et subdivisé en lames et en lamelles, pourquoi les L'avantage de la disposition spongieuse dans les extrémités,
extrémités des
os longs sont toujours volumineuses , des os longs, est facile à saisir ; elles
spongieuses. , A ,.,,,,» *
naîtraient pu eire compactes, sans que le poids de los neut été considérablement augmenté; et l'excès de solidité dû à une pareille structure aurait existé en pure perle.
Du reste, les cellules du tissu spongieux sont remplies par tin tissu adipeux semi-liquide , tout à fait semblable à celui du corps des os longs.
B. Conformation intérieure des Os larges.
Si vous râpez la surface d'un os large, si vous le sciez per-
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pendiculairement ou obliquement, vous H'oiivcrez qu'il est composé de deux lames ou tables de tissu compacte, séparées par b!es?meS °u la~
une épaisseur plus ou moins considérable de tissu spongieux : Tissu spongieux intermède 15, isolement des deux lames, et possibilité des fêlures et des diaire.
éclats de l'une d'elles, l'autre restant intacte.
Du resle, l'épaisseur des lames compactes et du tissu spongieux n'est pas uniforme dans toute l'étendue d'un os large. A son centre, par exemple, à peine exisie-t-il une légère couche de lissu spongieux, d'où la transparence de l'os en ce point. Vers la circonférence, au contraire, le tissu spongieux forme une couche très épaisse. (Ex., os coxaux.)
Aux os de la voûte du crâne, la substance spongieuse prend D'ploé. le nom de diploé (^wXooç, double), parce qu'elle est contenue dans l'intervalle des deux lames.
D'après ce qui vient d'être dit de la structure intérieure des os larges, on voit que les caractères distinctifs de ces os résident, pour le moins, autant dans la conformation intérieure que dans la conformation extérieure : aussi les côtes qui, sous le rapport de leurs attributs extérieurs, semblent appartenir aux os longs, ont-elles été rangées parmi les os larges, parce qu'elles offrent dans leur conformation intérieure les caractères de cette dernière espèce d'os.