‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 62 sur 140 · DU THORAX. 1>KS CÔTK · texte numérisé non relu

DU THORAX. 1>KS CÔTK

promeut dite; la portion cartilagineuse s'appelle cartilage

costal.

Les rôles sont au nombre de vingt-quatre , douze de chaque Nombre.

côté; ou en trouve quelquefois vingt-six, treize de chaque côté,

et alors les côtes surnuméraires sont formées tantôt aux décôtes gurnu-

pens des apophyses transverses de la septième vertèbre cervicale, méraire». tantôt aux dépens des apophyses transverses de la première lombaire , preuve bien manifeste de l'analogie qui existe entre les côtes et les apophyses transverses cervicales et lombaires. Quelquefois, mais plus rarement, il n'existe que vingt-deux côtes, anomalie indiquée par Galien. Dans ces cas, on trouve tantôt deux côtes continues dans une parlie ou dans la totalité de leur longueur, tantôt une première côte rudimenlaire qui est bien formée en arrière, mais qui, en devant, tantôt se perd dans l'épaisseur des muscles scalènes, tantôt s'articule ou se soude avec la deuxième côte, ou bien enfin va se fixer au sternum (l).

On divise les côtes en deux classes : 1° en celles qui s'étendent des vertèbres au sternum : ce sont les côtes vraies , côtes vraies c%s. sternales ou vertëbro-sternales ; 2° en celles qui ne se réunissent pas au sternum : ce sont les fausses côtes , asternales ou Faussescôtes

vertébrales. On nomme côtes flottantes les deux dernières Côtes flottai^-

tes.

fausses côtes, parce que leur extrémité antérieure est mobile dans l'épaisseur des parois du ventre. Les côtes se désignent par les noms numériques de première, seconde, etc. ; en comptant de haut en bas. Il faut noter cependant que, dans plusieurs traités de chirurgie, les côtes sont comptées de bas en haut, ce qui est plus facile sur le vivant (2). . Les côtes présentent des caractères généraux qui les dis-

(1) Sur un sujet préparé pour une de mes leçons, les deuxième, troisième et quatrième apophyses transverses lombaires constituaient de petites côies surnuméraires, tandis que les premières apophyses transverses lombaires présentaient la disposition accoutumée.

(2) Celte manière de compter les côtes trouve son application dans le cas d'infiltration des parois thoraciques et abdominales , elle permet d'arriver avec plus de précision sur tel ou tel espace intercostal»

210 OSTÉÔLOGIE.

tinguëht de tous les autres os, et des caractères propres qui les différencient les unes des autres.

Caractères généraux des côtes.

Forme. Les cotes représentent des ares osseux, aplatis, de trois à six

lignes de largeur, d'une ligne d'épaisseur, d'une longueur variable suivant le rang qu'occupe la côte, dont la courbure ne

Direction saurait être assujettie à aucune mesure géométrique. Leur direction,) voisiné de l'horizontale, est d'autant plus oblique de haut en bas et d'arrière en avant, qu'elles occupent un rang plus inférieur : il en résulte que les côtes forment , avec la colonne vertébrale , un angle variable , mais toujours obtus en haut et aigu eh bas;

Les côtes commencent, en arrière, par une extrémité plus volumineuse que le reste de l'os, creusée de deux demi - facettes , l'une supérieure, l'autre inférieure , que sépare une crête sail-

Tête des côtes, lante et qui s'articulent avec les deux demi-facettes correspondantes du Corps des vertèbres dorsales ; c'est la tête ou Y extrémité postérieure de la côte. A la tête succède une portion plus étroite , aplatie d'avant en arrière, très rugueuse dans ce der*

Coi. nier sens, où elle répond à l'apophyse transverse de la vertèbre

qui est au dessous : c'est le col de la côte, partie la plus faible de cet os, et qui se fracturerait avec la plus grande facilité, n'étaient l'apophyse transverse qui la soutient, et les liens puissants qui la fixent à cette apophyse.

En dehors du col est une tubérosité , articulaire en bas et en avant, non articulaire en haut et en arrière : c'est la tubérosité de la côte qui répond au sommet de l'apophyse transverse vertébrale. Dans tout ce trajet, la côte se porte de dedans en dehors, et un peu de haut en bas, pour atteindre le sommet de l'apophyse transverse de la vertèbre correspondante. En dehors de la tubérosité, elle suit encore la même direction, en commençant loutefoiaà présenter une légère courbure à concavité antérieure. Après un trajet variable suivant le rang qu'occupe la côte, et qui ne dépasse pas quinze lignes, la côte se porte brusquement

DU THORAX. DES CÔTES. 2ll

d'arrière en avant, en décrivant une courbe qui appartient à un

diamètre beaucoup plus petit que le reste de l'os. Le lieu de courbure pos-

celte courbure est marque, sur la surface convexe, par une

ligne saillante, oblique d'arrière en avant et de haut en bas; Angle des co-

c'est Xancjle de la côte qui donne insertion aux tendons du

sacro-lombaire. L'intervalle qui sépare la tubérosité de l'angle,

est la partie la plus épaisse et la plus résistante de l'os. Immé- courbure an-

, „ térieure.

diatement en dehors de 1 angle, la côte se porte ens élargissant et en s'amincissant d'arrière en avant, de telle manière que (suivant l'expression de Haller), l'arc qu'elle décrit représente, en quelque sorte, la tangente de la courbure postérieure. Elle finit ensuite brusquement à une certaine distance du sternum , Extrémité an-

? ., o ,..,/. térieure.

et est continuée par un cartilage, bon extrémité antérieure

ovalaire est creusée pour recevoir ce dernier. Indépendamment des particularités qui viennent d'être indiquées, on remarque près de l'extrémité antérieure de la côte une ligne oblique analogue à celle qui forme l'angle des côtes, mais beaucoup moins prononcée : celte ligne pourrait êire considérée . Angle anté-

. r rieur,

comme constituant l angle antérieur des cotes. De même que

l'angle postérieur, elle est destinée à des insertions musculaires.

Il suit de là que la côte présente : ]° une extrémité pos- Bésumé des , , , . , parties consti-

teneure ou tête qui est supportée par un col; 2° une extrémité tuantes de la

, , , côte.

antérieure destinée a l'articulation de la côle avec le cartilage ; 3° un corps divisé : en faee externe ou cutanée, convexe, gen corps, offrant çà et là des lignes plus on moins saillantes , à insertion musculaire , dont la plus postérieure constitue X angle postérieur, et la plus antérieure Xangle antérieur des côtes ; en face interne, pleurale ou pulmonaire concave, lisse , que ta- Diviséendeux pisse la plèvre, et qui répond aux poumons ; en bord supérieur, Deux tords, curviligne, épais, divisé en lèvre externe et lèvre interne pour l'insertion des muscles intercostaux ; en bord inférieur, appartenant à une courbe plus considérable que le bord supérieur, mince, comme tranchant, parce qu'il est creusé d'une gouttière ou sillon, qui empiète sur la face interne de l'os. C'est la goût- GouUière deg tièredes cotes, destinée à loger et à protéger les vaisseaux et côles>

nerfs intercostaux. Indépendamment de la courbure, suivant

les faces, la côte présente une courbure suivant ses bords , ou

Courbure de une courbure de torsion, comme si, pendant que les os étaient torsion. » .,, ,, , , ., , . , . . , , ,

encore flexibles, 1 extrémité antérieure avait ete portée de dehors en dedans et de haut en bas, et l'extrémité postérieure

Double cour- dans un sens opposé. Les côtes présentent donc une double bure des cotes.

courbure , dont 1 angle postérieur est le centre; mais je dois

faire observer, contradictoirement à l'opinion des auteurs, que l'angle des côtes ne résulte nullement de la courbure suivant les bords , ou de la torsion de ces os , car cet angle existe sur celles des côtes qui ne sont pas tordues.

Il résulte de la courbure suivant les bords qui est tout aussi peu régulière que celle suivant les faces, que la côte, placée sur un plan horizontal, ne porte jamais sur ce plan par toute la longueur de ses bords.

Résumé des connexions. Les côtes s'articulent en arrière avec les vertèbres dorsales, en avant avec les cartilages costaux. Conformation intérieure. A l'extérieur, les côtes représentes côtes ap- lent un os long; leur conformation intérieure est celle des os

oTiarges!'1* a°X larges : entre deux lames épaisses de substance compacte est contenue la substance spongieuse. Nous pouvons donc considérer les côtes comme des segments d'un os large , concave et convexe en sens opposé ; la disposition en segments est nécessitée par les usages de la cavité thoracique. La substance compacte l'emporte de beaucoup en quantité sur la substance spongieuse , et l'une et l'autre sont tellement réparties que ces os

etraas^fcitédes jouissent toujours d'une certaine flexibilité jointe à l'élasticité.

delefeures"ruc- ^nez 'es Jeunes sujets , la substance compacte domine sur la

ture- substance spongieuse; le contraire a lieu chez les vieillards:

dans certains cas de maladie , la substance compacte est convertie en substance spongieuse, à l'exception de la lame la plus superficielle, d'où l'extrême fragilité de ces os qui se brisent quelquefois par la moindre pression.

Développement des côtes. Les côtes doivent être rangées au nombre des os qui sont les premiers à se développer;

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