‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 63 sur 140 · DU THORAX. DES CÔTES. 21S · texte numérisé non relu

DU THORAX. DES CÔTES. 21S

C'est en effet du quarantième au cinquantième jour de la Époque d'ap* conception que commence l'ossificaiion du corps. Les côtes se pari développent par trois points osseux : un primitif, deux épiphysaires.

Le point primitif constitue seul le corps. Des deux points épiphysaires, l'un est destiné à former la tête de la côte ; l'autre à former la tubérosité. Les deux points épiphysaires apparaissent de seize à vingt ans.

Les points épiphysaires se soudent avec le reste de l'os vers l'âge de vingt-cinq ans.

Ces points épiphysaires n'existent pas dans les deux côtes inférieures, qui n'ont par conséquent qu'un seul point d'ossification.

Caractères différentiels des côtes.

Les caractères différentiels des côtes se rapportent , 1° à caractère

différentiels.

la longueur qui va en augmentant depuis la première jusqua la septième, et en diminuant depuis celle-ci jusqu'à la douzième; 2° à la courbure qui appartient à des cercles d'un diamètre très variable, attendu que les côtes supérieures correspondent au sommet, les autres à la base du cône que représente la poitrine ; 3° enfin, à des particularités de conformation qui exigent une description spéciale pour la première , la deuxième, la troisième côte, ainsi que pour la onzième et la douzième.

Première côte. La première côte devait former en quelque sorte le couvercle incomplet de la boîte osseuse représentée par le thorax. Il suit de là qu'elle est la moins longue et pro- Brièveté. portionnellement la plus large de toutes les côtes. Elle est cour- Largeur. bée suivant ses bords et non point suivant ses faces, et la courbe yanuè^bords!"' qu'elle décrit, fait partie d'une circonférence beaucoup plus petite que celle dont les autres côtes sont des segments. Son extrémité postérieure représente une petite tête à facette unique et convexe, supportée par un col allongé, grêle et cylindrique. La tubérosité est très saillante : elle occupe le bord externe ,

et donne à la côte un aspect anguleux. L'extrémité antérieure est plus large que celle de toutes les côtes.

Des deux faces, l'une est dirigée en haut et un peu en de hors, l'autre en bas et un peu en dedans. La face supérieure vascuiairesSIOet Presente deux dépressions séparées par un tubercule. Ladé-

tubercuie de la pression antérieure répond à la veine sous-clavière ; la postéface supérieure. r ' ' l

rieure répond à l'artère du même nom. Le tubercule qui les sépare donne attache à un muscle appelé scalène antérieur. Ce tubercule, auquel on attache beaucoup trop d'importance dans la ligature de l'artère sous-clavière, puisqu'il manque souvent, avoisine le bord interne et souvent naît uniquement de ce bord.

Bords. Des deux bords, l'un est interne, concave (1) ; l'autre est ex-

terne, convexe et dépourvu de gouttière. La première côle ne présente ni courbure de torsion, ni angle; aussi louche-t-elle dans toute sa longueur le plan horizontal sur lequel on la pose. La face supérieure de la première côte présente encore près de son extrémité antérieure un enfoncement qui paraît le résultat Dépression de la pression exercée sur elle par la clavicule que j'ai vue, dans un très grand nombre de cas, articulée immédiatement avec cet os, et constituer une articulation coslo-claviculaire. Les deux premières côtes sont les soutiens principaux du sternum auquel les cartilages de ces deux os sont unis par continuité de tissu. Deuxième côte. Même forme que la précédente dont elle

caractèresdif- ne diffère que par sa longueur qui est au moins double. Elle

fércntifils dp là •

deuxième côte, appartient a un cercle concentrique beaucoup plus grand, et est à la fois courbée suivant ses faces et suivant ses bords. Point de courbure de torsion ; par conséquent elle repose tout entière sur un plan horizontal : point d'angle proprement dit; face externe dirigée en haut, présentant, vers le milieu de sa longueur, une emmenée raboteuse destinée à l'insertion du muscle grand dentelé. Faceinterne regardant en bas, offranten ar-

(\) Nous verrons ailleurs que le bord interne de la première côte répond à la portion du poumon qui dépasse en haut cette première côte el y imprime une rainure plus ou moins profonde.

Page 1