‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 65 sur 140 · DU THORAX. DUS COTES · texte numérisé non relu

DU THORAX. DUS COTES

en diminuant depuis le septième jusqu'au douzième. Cette diffé- Lon(Çucurcom.

renée de longueur résu-lte de ce que les premières côtes se ter- ^faeea^staux"

minent en avant, suivant une ligne oblique de haut en bas et

de dedans en dehors; en outre, le sternum n'ayant en hauteur

que la moitié environ de la paroi latérale du thorax, les quatre

ou cinq premiers cartilages s'articuleraient seuls avec lui si les

cartilages qui suivent le troisième ne s'infléchissaient de bas en inflexions des

° ^ cartilages qui

haut pour pouvoir trouver place sur les cotés du sternum, ou suivent le troipour venir s'appliquer contre le bord inférieur des cartilages qui précèdent : aussi n'y a-t-il que les trois premiers cartilages qui suivent la même direction que la côte osseuse.

Le premier cartilage est distinct de tous les autres par sa i>u premier , . , cartilage costal.

brièveté, par son épaisseur et sa largeur, surtout a son extrémité interne, et par sa tendance à l'ossification ; il est presque toujours osseux chez l'adulte : ordinairement continu avec le sternum, d'autres fois il ne lui est que contigu, et dans ce dernier cas, son articulation avec cet os présente beaucoup de différences sous le rapport de la mobilité.

Les deuxième et troisième cartilaqes costaux ne peuvent Deuxième et

troisième carti-

poinlêlre distingués l'un de l'autre; mais ils peuvent l'être de lages costaux. tous les autres ; ils ont un pouce de long, sont perpendiculaires au sternum, ne s'infléchissent nullement, et sont aussi larges à leur extrémité sternale qu'à leur extrémité costale.

Déjà le quatrième cartilage commence à s'infléchir de bas Quatrième caren haut, après avoir suivi pendant quelques lignes la direction de la côte.

L'inflexion et la longueur des cartilages de la cinquième, de cinquième,

. ., . > „ . sixième et sep-

la si xième et de la septième cote , vont toujours en augmen- tième cartila-

ges.

tant; le septième a trois pouces au moins de longueur, tandis

que le cinquième n'avait que de treize à quatorze lignes; leur extrémité interne se rétrécit de plus en plus pour répondre aux cavités articulaires, de plus en plus étroites, des bords du sternum, avec lesquels il forme un angle obtus en haut, aigu en bas ; les bords des cartilages des cinquième, sixième et sep-

tième côtes s'articulent entre eux et présentent pour cet objet des facettes articulaires supportées par des éminences.

Huitième, Les cartilages des huitième, neuvième et dixième côtes, dineuvième et , , '' ' , ., , .

dixième carii- minuent graduellement de longueur; en dehors, ils ont la largeur de la côte, et vont s'effilant de dehors en dedans, pour se terminer par une extrémité pointue qui s'applique contre le bord inférieur de la côte qui est au dessus. douziimemçarU- ^es carl''ages de la onzième et de la douzième cote sont lages. extrêmement courts, surtout celui de la douzième qui n'a que

quelques lignes : leur extrémité interne libre se perd pour ainsi dire dans l'épaisseur des parois de l'abdomen, en sorte qu'ils sont tout à fait indépendants des autres cartilages.

Le sternum, les côtes et toute la région dorsale de la colonne vertébrale constituent la charpente d'une grande cavité splanchnique, le thorax, destinée à contenir et à proléger les principaux organes de la respiration et de la circulation.

Situation.

Situation eé- Lethoraxoccupe la partie supérieure du tronc. Il est situé au néraie. dessous de la tête dont il est séparé par le cou, au dessus de

l'abdomen dont le sépare le diaphragme, entre les extrémités supérieures , nommées pour cela membres ou extrémités ihoraciques : il suit de là que la tête et les extrémités supérieures sont sous une influence plus immédiate des organes contenus dans le thorax et du cœur en particulier, que les extrémités inférieures ; d'où l'acuité plus grande des maladies qui affectent les premières, d'où l'influence de la brièveté du cou sur la production de l'apoplexie.

Limites du Les limites de la cavité thoracique sont bien tranchées supérieurement ; mais inférieurement il n'existe à l'extérieur aucune ligne de démarcation entre le thorax et l'abdomen, ou plutôt la cage thoracique est commune à la fois aux viscères ihoraciques et aux viscères abdominaux ; de là une foule d'er-

thorax.

reurs dans le langage médical et dans le diagnostic des maladies ; nous verrons plus tard que les deux cavités sont séparées l'une de l'autre par une cloison mobile et musculeuse qui porte le nom de diaphragme.

Dimensions, forme générale et direction.

La capacité du thorax est en général proportionnelle au vo- . capacité du

r y. ' ' thorax en rap-

lume des poumons pour lesquels celle cavilé splanchnique est pou avec le vo-

11 * lume des pou-

plus particulièrement destinée; aussi les animaux dépourvus mons. de poumons sont-ils également dépourvus du thorax, qui n'existe par conséquent que chez l'homme, les mammifères, les oiseaux et les reptiles; jamais vous ne trouverez des poumons grêles dans une vaste cavilé thoracique et réciproquement : et comme des poumons spacieux supposent unegrande activité dans la respiration et dans la circulation ; comme, d'une autre part, une grande activité dans la respiration et dans la circulation suppose des forces musculaires considérables , il en résulte qu'un thorax très développé est le cachet non équivoque d'une constitution vigoureuse.

Bien différente de la cavité abdominale qui est susceptible d'une extensibilité en quelque sorte illimitée, le thorax ne devait présenter que des alternatives très bornées de dilatation et th?rax.ablhlé du de resserrement. Aussi trouverons-nous réunies la double condition de solidité et de mobilité dans un mécanisme admirable, en vertu duquel le thorax remplit à la fois les fonctions de boîte prolectrice et celles de soufflet respirateur, Sous le rapport delà capacité comme sous celles de la protection et de la dilatabilité, on peut dire que le thorax lient le milieu entre le crâne complètement inextensible et l'abdomen éminemment dilatable.

On se ferait une idée aussi fausse des dimensions que de la figure du thorax, si on avait égard à sa forme extérieure, lors- F,sure# qu'il est encore revêtu des parties molles, entouré par l'espèce de ceinture que forme l'épaule autour de sa partie supérieure ; on dirait alors d'un cône tronqué dont la base est en haut et le

220 OSTKOLOGIE.

sommet en bas : dépouillé de tout son entourage, le thorax représente au contraire un cône dont la base est en bas et le sommet en haut.

Hauteur du La hauteur du thorax ne peut pas être exactement mesurée,

thorax. * * '

le diaphragme qui constitue sa paroi inférieure étant une cloison musculeuse éminemment contractile, et d'ailleurs diversement soulevé suivant le volume des viscères abdominaux, l'état de grossesse, d'hydropisie, etc. Aussi rien de plus difficile, dans quelques cas, que de déterminer si un instrument vulnérant a pénétré dans la poitrine ou dans l'abdomen. C'est donc à tort qu'on regarde le thorax osseux comme essentiellement affecté aux organes thoraciques; il appartient presque autant aux viscères abdominaux, ou plutôt il convient de diviser la charpente osseuse qui le constitue en deux parties: l'une supérieure susdiaphragmalique qui appartient à la poitrine proprement dite, aux poumons et au cœur ; l'autre inférieure sous-diaphragmatique qui appartient aux viscères abdominaux , et qui loge le foie, la rate, les reins, l'estomac, le duodénum et une partie du soù?rd?aSphUrâg* colon : 0I>> il est à remarquer que les portions sus- et sousmatiquesdutho- diaphragmatiques du thorax varient sans cesse dans leurs proportions respectives, et trop souvent la partie inférieure ou abdominale empiète sur la supérieure ou thoracique. Ces variations de hauteur portent principalement sur les parties latérales; car, au milieu, la hauteur du thorax est à peu près constamment la Diamètres même. Au demeurant, la hauteur de la paroi antérieure de la

verticaux des

parois thoraci- charpente thoraco-abdominale est de k pouces 1/2, celle delà

ques. v

paroi postérieure est de 9 pouces 1/2 ; celte hauteur est a peu près constante: celle des parois latérales est de 12 pouces 1/2, c'est à dire que la paroi antérieure esta la paroi latérale : : 1 : 2 et à la paroi postérieure : : 2/3:1. Mais rien de plus variable que la hauteur des parois latérales du thorax , d'où la différence qui existe entre les divers individus sous le rapport de l'espace qui sépare la dernière côte de la crête iliaque, espace connu sous le nom d'ilio-costal. Or la portion de cage thoracique qui appartient à la poitrine est limitée par un plan curvi-

liMie; qui, pariant de l'extrémité inférieure du slernuni, irait se lerminer en arrière aux dernières eôles.

Le diamètre antéro-postérieur et le diamètre iransverse Mesure des dia-

mètres trâtis—

du thorax peuvent êlre mesurés bien plus facilement; tous verse et amerodeux vont croissant d'une manière extrêmement rapide de la p partie supérieure à la partie inférieure du thorax. Le diamètre antéro-postérieur, mesuré de la colonne vertébrale au sternum, est de 2 pouces 2 lignes au sommet du thorax, de h pouces h lignes ou de 52 lignes à la base, ce qui fait le rapport de 1 à 2 i. Mesuré de la gouttière costale au sternum , ce même diamètre anléro-poslérieur a un pouce de plus. Cette brièveté du diamètre antéro-postérieur entre le sternum et la colonne vertébrale est en rapport avec le volume du cœur qui correspond à cette partie du thorax, et qui a desdimensionsbeaucoup moindres que les poumons, lesquels répondent aux parties latérales. Enfin, le diamètre transverse au sommet est de 3 pouces 9 lignes; à la base, il est de 9 pouces 9 lignes : rapport l à 3.

Au reste, la forme du thorax présente un grand nombre de différences, suivant les individus, les sexes elles âges. Aplati Aplatissement d avant en arrière chez les animaux clavicules, et par <qnse- rieur du thoraxquent chez l'homme, le thorax est au contraire aplati d'un côté à l'autre chez les animaux non clavicules : celte dernière disposition se rencontre quelquefois chez l'homme; alors le sternum est bombé en avant, les omoplates sont saillantes , la poitrine longue et étroite; c'est l'habitude du thorax des phlhisi- Aplatissement ques : la saillie des omoplates vient de ce que la longueur des latéraL clavicules ne diminuant pas en proportion du diamètre transverse de la cavité thoracique, il reste un espace entre les omoplates et les côtes. Du reste, pour une bonne ' conforma tion.de la poitrine humaine, il ne faut pas que l'aplatissement antéropostérieur soit trop considérable.

Les variétés individuelles dans la conformation du thorax Déformation reconnaissent souvent pour cause des compressions ou fréquent- parprtSS10ament réitérées ou permanentes sur cette boîte osseuse : j'ai vu des enfants dont le thorax était parfaitement conformé à la nais-

sance, et qui ont été rendus par leur nourrice avec un sternum

bombé en avant, supporté par des cartilages déprimés. A celle

époque de la vie, les moindres pressions extérieures peuvent

influence des déterminer des difformités durables. Voyez encore l'influence constriciions ; „ ,,,..,,

circulaires sur des corsets fortement serres sur la conformation du thorax.

le thorax»

Longtemps, la mode, docile aux conseils de la raison et de 1 hygiène, avait proscrit ce genre de vêlement, et nos dames se contentaient de corseis simples, qui se moulaient sur leur taille sans l'altérer ; mais aujourd'hui que la mode des tailles étranglées en guêpe est revenue, il n'est pas hors de propos ici de dire un mot des effets d'une conslriction circulaire forte et permanente, exercée sur la partie inférieure du thorax. Les dernières côtes sont refoulées en dedans et en avant; la pression porte principalement sur les sixième, septième, huitième, neuvième et dixième côtes. Le foie(l), la rate, l'estomac, sont refoulés en haut avec le diaphragme ; les poumons, comprimés dans le même sens, tendent à dépasser en haut la première côte; l'estomac devient plus oblique ; le diaphragme plissé sur lui-même ; l'arc du colon est souvent refoulé en bas ; l'utérus chargé du produit de la conception devient oblique. Chez une vieille femme dont le thorax en baril attestait l'habitude d'un corset très serré, le cartilage de la septième côte droite louchait celui de la même côte gauche et l'appendice xiphoïde déprimée était refoulée derrière les cartilages réunis des septième et huitième côles. influence des Quant aux déformations du thorax qui résultent des déviations

lésions des or~

ganes contenus de la colonne vertébrale, elles rentrent dans le domaine de l'a-

dansla poitrine. ., , , . . . T1

natomie pathologique et ne doivent pas nous occuper ici. Il en est de même des déformations qui tiennent aux lésions des organes contenus dans la poitrine, tels que les maladies du cœur, les épanchements dans les plèvres, etc. Il est bon de dire ici que, si les organes contenus dans ia cavité thoracique subissent

(l) Le foie est sourent étranglé au niveau du rebord cartilagineux des côtes, et divisé en deux parties ; l'une inférieure qui descend plus ou moins dans l'abdomen, et l'autre supérieure qui est comme étreinte dans rbypochondre.

des déformations de la part des parois de celle cavité, les parois ihoraciques subissent à leur tour l'influence des lésions des organes contenus dans leur cavité.

Le thorax ne formant pas un solide régulier, n'a pas une direction d'ensemble, un axe auquel on puisse rapporter toutes Axe du thorax, ses pariies; ainsi, lorsqu'on dit que l'axe du thorax est oblique de haut en bas, et d'arrière en avant, on n'a égard qu'à sa paroi antérieure ou slernale; les parois latérales et postérieures sont totalement étrangères à celle obliquité qui, en agrandissant l'espace qui sépare le sternum de la colonne vertébrale, a permis de loger les viscères contenus dans l'épaisseur du médiasiin.

Nous considérerons au thorax, comme à toutes les parois de cavité, une surface extérieure et une surface intérieure; sa forme en cône nous permet d'y ajouter une circonférence inférieure ou base, et une circonférence supérieure ou sommet.

A, Surface extérieure du thorax.

Elle présente une région antérieure, une région postérieure et deux régions latérales.

Là région antérieure ou sternale, beaucoup plus large en . Région anté» bas qu'en haut, forme un plan incliné de haut en bas et d'arrière en avant, plus ou moins proéminent, suivant la conformation générale du thorax.

Cette région présente : 1° au milieu, la face cutanée du sternum; 2° sur les côtés, la série des articulations des cartilages des côtes avec le sternum ; 3° les cartilages costaux , d'autant plus longs qu'ils appartiennent à des côles plus inférieures; U° entre les cartilages, des intervalles nommés espaces inter- Espaces intercostaux; 5° en dehors des cartilages se voit une ligne oblique costaux* de haut en bas et de dedans en dehors, ligne chondro-costale, Ligne choni qui indique la série des articulations des cartilages costaux ro"coslae' avec les côtes; 6° plus en dehors encore se voit une ligne oblique, formée par la série des angles antérieurs des côtes; elle Lîgne'desan- : . * , ,. . , . , . , , , gles costaux au«

présente la même obliquité que la ligne chondro-costale , et Prieurs, forme les limites de la région antérieure.

%'2k OSTÉOLOGJE.

Région posté- La région postérieure ou vertébrale présente sur la ligne rieurs. ,

médiane la série des apophyses épineuses dorsales; sur les côtés, 1° les gouttières vertébrales; 2° la série des apophyses Iransverses dorsales ; 3° leur articulation avec la tubérosité des côtes ; h" la partie postérieure des espaces intercostaux; 5° une série de surfaces d'autant plus larges qu'elles sont plus inférieures, et qui sont comprises entre l'angle et la tubérosité des Ligne des an- côtes; 6° enfin , une ligne oblique de haut en bas et de dedans

gle9 costaux pos- ° n

teneurs. en dehors, formée par la série des angles costaux postérieurs.

he$7'égions latérales ou costales représentent une espèce de gril curviligne, beaucoup plus convexe en arrière qu'en avant, offrant la série des côtes et des espaces intercostaux , de même

raksf°n$ lalé" nue les régions antérieure et postérieure. Les régions latérales vont en s'élargissant de haut en bas; elles constituent une sorte de plan incliné, à surface courbe, et qui est obliquement dirigé de haut en bas et de dedans en dehors. Les deux pre-

Largeur iné- . . < ; . , , .

pie des espaces miers espaces intercostaux sont a la fois les plus larges et les

intercostaux. , , . . , , . , , ,

plus courts; le troisième et le quatrième sont beaucoup plus larges en avant qu'en arrière; les suivants ont une largeur à peu près uniforme dans toute leur étendue : toutefois, la largeur des espaces diminue en bas, où, suivant la remarque de Berlin, peu s'en faut que quelques côtes inférieures ne se louchent par leurs bords. Il y a une exception pour les deux derniers espaces intercostaux, qui ont neuf lignes de largeur, tandis que les espaces intercostaux moyens n'ont que quatre lignes environ.

Du reste, il est à remarquer que les espaces intercostaux ont beaucoup plus de largeur en devant qu'en arrière : il suffit, pour s'en convaincre, de comparer l'intervalle qui sépare l'extrémité antérieure de la première côte de l'extrémité antérieure delà douzième avec celui qui sépare en arrière les extrémités postérieures de ces deux côtes.

La longueur des espaces intercostaux augmente depuis le premier jusqu'au sixième; elle diminue ensuite jusqu'aux deux derniers espaces, où elle est très peu considérable.

B. Surface intérieure du thorax.

Elle est divisée , comme la surface externe , en quatre régions.

La réaion antérieure est la représentation exacte de la ré- . Région anu1-

•' l ruure.

gion antérieure de la surface externe, avec celle seule différence quelle est concave au lieu d'être convexe.

La re'qion postérieure présente, 1° sur la ligne médiane, la Région pcsui-

'' r . . rieure.

colonne dorsale, qui, à la manière d'une cloison incomplète, fait relief dans l'intérieur de la cavité thoracique, et la divise en deux parties égales; 2° sur les côtés, deux gouttières profondes, qui, rétrécies en haut, vont en s'élargissanl de haut en bas. Ces gouttières qui répondent à la convexité postérieure des poumons, ne s'observent que chez l'homme; elles permettent a une partie du poids du corps d'être reportée en arrière , disposition très avantageuse à l'équilibre de la station , et qui atteste la destination de l'homme à l'attitude bipède.

Les régions latérales forment un plan incliné intérieur sem- Régions latéblable au plan incliné extérieur, avec cette différence qu'il pré- rale8, sente une concavité au lieu d'une convexité.

C, Circonférences.

1° Circonférence supérieure ou sommet . Elle est étroite prc- sa coupe obiiportionnellement à la circonférence inférieure, obliquement que' coupée de haut en bas et d'arrière en avant ; elle a plus d'étendue transversalement que d'avant en arrière, et représente la forme d'un cœur de carte à jouer. Le pourtour de cette ouverture est formé en avant par l'extrémité supérieure du sternum; en arrière , par la première vertèbre dorsale ; sur les côtés, par les deux premières côtes et leurs cartilages. Cette ouverture, que rétrécissent et que protègent les clavicules, donne passage

, , , , ,. , Organes aux-

aux organes suivants : la trachée artère, 1 œsophage, le cariai qoets etie donne thoracique , les artères et veines considérables qui appariien- P SSage' nent soit à la tête et au col , soit aux membres thoraciques, le, sommet des poumons , et plusieurs des muscles du col. 1, 15

Sonévasement. 2° La circonférence inférieure ou hase , très évasée, quadruple au moins de la précédente, est comme celle-ci plus étendue transversalement que d'avant en arrière. Elle présente :

ses échancru- lp en avant, une vaste échancrure, dont le pourtour est formé res. ,

par les cartilages des septième, huitième, neuvième et dixième

côtes, puis interrompu enlre la dixième et la onzième, ainsi qu'entre la onzième et la douzième. Au sommet de cette échancrure, se voit l'appendice xiphoïde ; 2° en arrière, on trouve de chaque côté de la colonne vertébrale, une échancrure beaucoup moins considérable que l'antérieure ; cette échancrure latérale est due à la grande obliquité de la douzième côte, qui forme avec la colonne vertébrale un angle aigu. Toute la circonférence inférieure du thorax répond à des insertions musculaires très multipliées. Mobilité de la La grande mobilité dont jouit l'ouverture thoracique infé-

circonférence

intérieure, rieure qu'on voit se prêter à des alternatives de dilatation et de resserrement, contraste avec l'immobilité presque absolue de l'ouverture thoracique supérieure. L'ouverture inférieure présente des variétés de dimensions qui s'observent surtout -peninvariabiiiié ^ant l'inspiration, ainsi que sous l'influence de causes de dilarenceswédeïrë lal'ons accidentelles, comme la grossesse ou des accumulations de liquides dans la cavité abdominale. Celte variabilité de dimensions est en rapport avec la compressibilité et la dilatabilité des viscères abdominaux. A l'ouverture thoracique supérieure, cette variabilité eût entraîné de graves inconvénients par la compression de la trachée-artère et des vaisseaux.

Développement général du thorax.

Le thorax présente aux différents âges de la vie de très grandes différences qui sont en rapport avec celles qu'offrent les organes contenus dans sa cavité. Cette relation doit être notée avec soin pour bien saisir le sens des changements qui s'opèrent, soit dans la forme, soit dans les dimensions du thorax.

Un des caractères les plus remarquables du thorax chez le

fœlus c'est la prédominance des dimensions antéro-posté- Prédominance-

,. „ ,, des dimensions

ricins sur les dimensions iransvcrses : on trouve en effet qua améro-posié-

, " ' ', ", ' ,, » • , c ., .... rieures chez lo

cet âge le sternum est 1res écarte de 1 épine , et lait une saillie fœtus, considérable en devant. Or, la prédominance des dimensions an^ téro-poslérieures coïncide avec le développement considérable du cœur, et d'un autre organe nommé thymus, qui tous deux sont situés à la partie moyenne du thorax ; et, d'un autre côté, l'infériorité relative des dimensions tranversales coïncide avec un volume très peu considérable des poumons , lesquels occupent les parties latérales.

Le deuxième caractère du thorax chez le foetus est l'absence, Absence des ou du moins le peu de profondeur des gouttières, que nous monaîres! PU~ avons dit être propres à l'homme , et destinées à loger le bord postérieur des poumons. L'absence des gouttières pulmonaires entraîne, comme conséquence nécessaire, l'absence à la surface extérieure du thorax , de ces reliefs qu'on observe en arrière chez l'adulte , et qui répondent aux gouttières de la surface intérieure. Les deux caractères qui viennent d'être indiqués, savoir, la prédominance des diamètres antéro-postérieurs et l'absence des gouttières, tiennent à la même cause, c'est à dire au faible degré de courbure des côtes chez le fœtus*

Lorsque, plus tard, les courbures s'accroissent, on voit peu Accroissement

„ , . , , . ... des courbures

a peu se former les gouttières postérieures, diminuer les dia- des côtes. mètres anléro-postérieurs, et augmenter les diamètres transverses ; de telle sorte qu'il y a dans la capacité absolue du thorax moins de différence qu'il ne le semble au premier abord; car les différences indiquées portent spécialement sur la prédominance comparative de tel ou tel diamètre. Nous devons remarquer aussi que chez le fœtus le diamètre vertical, princi- Brièveté du paiement sur les côtés, est beaucoup plus court en raison du caî,me're vertl" soulèvement du diaphragme par les viscères abdominaux et de l'état d'affaissement des poumons.

Les deux circonférences du thorax présentent des différences Etat des

. . ^. n n ,5 , . ™ circonférences

remarquables, Chez le fœlus , 1 ouverture supérieure offre plus chez le fœtus. d'étendue d'avant en arrière que transversalement , ce qui est

précisément l'inverse de ce qu'on observe chez l'adulle. Quant à l'ouverture inférieure, elle présente un évasemenl remarquable dans tous les sens ; ce qui est en rapport avec le volume considérable de plusieurs des viscères abdominaux à cet âge , et notamment du foie.

Ampiiation du A la naissance, il se fait une ampliation subite dans l'étendue

thorax à la nais- v.. ,....- . ,

sance. de la poitrine , parce que 1 accès de 1 air augmente du double

ou du triple les poumons qui jusqu'à cette époque étaient res- Aia puberté, serrés sur eux-mêmes. A l'époque de la puberté, le thorax participe au 'grand développement que prend l'appareil respiratoire. C'est aussi l'époque où se prononcent le plus souvent les déformations de cette cavité. Dans l'âge adulte, le thorax augmente encore, mais d'une manière peu sensible.

Duthoiaxchez Chez le vieillard, les différentes pièces du sternum sont soudées, sauf la première qui reste toujours distincte de la seconde ; les cartilages s'ossifient ; le thorax tend en quelque sorte à ne former qu'une seule pièce qui ne permet plus à ses diverses parties de se mouvoir les unes sur les autres.

Page 1