NÉVROLOGIE
Usages de l 'arachnoïde et du liquide sous-arachnoïdien.
La sérosité Usages de V arachnoïde. Comme toutes les membranes sésmface^exteme reuses , l'arachnoïde a pour usage essentiel de lubréfier la Intime de' Ta- surface du cerveau et de la moelle , et d'en favoriser les mourachnoirfe. vements. Or, aucune membrane ne remplit cet usage à un plus
haut degré, puisqu'elle est à la fois lubréfiée par sa surface externe et par sa surface interne. Ce serait, en effet, une erreur de croire que la sérosité soit exclusivement fournie par la surface de l'arachnoïde qui regarde la pie-mère : elle est en même temps versée sur la surface interne de cette membrane, comme dans toutes les séreuses. Aussi rencontre-t-on quelquefois de la sérosité, du pus, des fausses membranes dans la cavité même de l'arachnoïde.
Le liquide Usages du liquide sous-arachnoïdien. Ce liquide forme au-
sous - araclinoï- ' , ,,,.., . . . ,
cjien protège la lour de la moelle epsmere comme une espèce de bain qui la
moelle. % v ~ , , ,. , ,
protège très efficacement dans les divers mouvements qu exécute la colonne vertébrale. On dirait que la moelle épinière se trouvant, à raison de sa délicatesse, dans des conditions analogues à celles du fœtus dans la caviîé utérine, avait besoin du même moyen de protection ; et le liquide sous arachnoïdien représente parfaitement , sous ce point de vue , les eaux de l'amnios.
Quant aux autres usages qui lui ont été attribués , ils sont tous plus ou moins hypothétiques.
Expériences Ouvrez le canal rachidien d'un chien, entre l'atlas et l'occi-
rejatives à la , . . '
soustraction du pital, aussitôt s écoule un flot de liquide; 1 air s y précipite, et s'échappe dans l'expiration sous forme de bulles , pour y pénétrer de nouveau dans l'inspiration. Si vous abandonnez ensuite l'animal, vous le verrez titubant à la manière d'un homme ivre. ï! va se blottir dans un coin, où il reste comme assoupi pendant plusieurs heures. Le lendemain, vous retrouverez l'animal sur pied, dans un état tout à fait normal. J'ai répété la même opération plusieurs fois sur le même animal, qui finit par s'y habituer, au moins sous le point de vue des effets phy-
siologiques de la soustraction du liquide, soustraction qui n'a peui-êire d'auire effet que celui de priver la moelle d'une compression légère à laquelle elle était accoutumée. Celte expérience a souvent pour résultat une inflammation très aiguë du tissu cellulaire sous-arachnoïdien.