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zag de la surfa- réunis pas des plis obliques, en un mot des zigzags que Huber ce de la moelle. . ,, r __
comparait aux anneaux d un ver a soie, que Monro regardait comme autant de petites articulations. Ces plis, qui appartiennent au névrilème , sont tout à fait analogues à ceux que nous avons signalés sur les tendons pendant le relâchement de& muscles, à ceux que nous verrons sur les nerfs relâchés; ils s'effacent par l'extension de la moelle , et se reproduisent par son raccourcissement.
Leur présence prévient les effets de la distension de la moelle dans les divers mouvements qu'exécute la colonne vertébrale. Par eux, la moelle épinière jouit d'une certaine élasticité.
La moelle épinière offre à considérer une face antérieure,
une face postérieure et deux faces latérales.
Faces anté- 1° La face antérieure présente sur la ligne médiane une rieure et postérieure, bandelette fibreuse qui mesure toute la longueur de la moelle,
et qui masque le sillon médian antérieur.
2° La face postérieure n'offre pas, aujpremier abord, de trace de sillon médian : aussi ce sillon a-t-il été rejeté par plusieurs anatomistes , et nommément par Huber; mais, avec un peu d'attention, on reconnaît un trait linéaire très délié qui décelle la présence de ce sillon médian postérieur, sur lequel je vais revenir.
De chaque côté de la ligne médiane, sur l'une et l'autre faces de la moelle, se voit la série linéaire des racines des nerfs spinaux, racines divisées en antérieures et en postérieures. Les différences de nombre et de volume que présentent ces deux ordres de racines, différences que nous indiquerons ailleurs, permettent de distinguer, à la première vue, la face antérieure de la face postérieure de la moelle.
Si on arrache ces racines, on voit que le lieu de leur implantation est marqué par des points déprimés, dont la succession constitue sur chaque face deux sillons décrits avec beaucoup
de soin par Chaussier sous le nom de sillons collatéraux de la sillons collamoelle. On ne saurait rejeter le sillon collatéral postérieur , mais je crois ne devoir point admettre le sillon collatéral antérieur.
3° Les faces latérales de la moelle sont arrondies, plus Faces îatéétroiles que les faces antérieure et postérieure ; on y cherche ra es* en vain le sillon admis par quelques auteurs. C'est sur ces faces que s'attache le ligament dentelé.
La moelle épinière, étudiée dans sa structure, présente à considérer une gaine propre , appelée pie-mère rachidienne, que nous appellerons névrilème, à raison de son analogie avec le névrilème des nerfs, et un tissu propre.
Névrilème de la moelle (pie-mère rachidienne).
Préparation. La séparation de la gaîne rachidienne delà moelle, séparation du est difficile chez le plus grand nombre des sujets, à cause delà mol- n vri eme' lesse de la moelle, et de la facilité avec laquelle cet organe s'allère sur le cadavre. Pour que cette préparation réussisse parfaitement, il convient de choisir le corps d'un supplicié ou d'un individu mort par suite de maladie aiguë ou d'accident. La moelle des enfants nouveau-nés se prêle en général à celte préparation beaucoup mieux que celle de l'adulte, ce qui lient à la densité proportionnellement plus grande de la moelle et à l'adhérence moins intime de la membrane propre, à cetie époque de la vie.
Chez les enfants, on peut, après avoir divisé la membrane propre au niveau du bulbe rachidien, la renverser de haut en bas, delà même manière qu'on dépouille une anguille, ou qu'on ôte un bas en le renversant. Lorsque la moelle est plus cohérente, on divise longiludinalement la membrane propre, avec beaucoup de précaution, sur l'un des côtés du sillon médian, et on déiache, avec le manche d'un scalpel, cette membrane qui tient à la moelle par une suite de prolongements fibreux et vasculaires.
Tandis que l'enveloppe propre du cerveau (pie-mère céré- La pie-mère hralé) n'est autre chose qu'un lacis vasculaire, l'enveloppe un^'membrane propre de la moelle (pie-mère rachidienne) , est une mem- fibreusebrane fibreuse, et, par conséquent, résistante, qui soutient
316 NÉVROLOGIE.
et protège la moelle épinière à la manière du névrilème des nerfs.
Surface ex- La surface externe de celte membrane est entourée d'un
terne du nevri- *
îème de la ]acjs vasculaire remarquable par ses flexuosités, et dont une
moelle. n *
partie est contenue dans son épaisseur. La moelle apparaît à travers la demi-transparence de cette membrane, qui, par ellemême, est d'un blanc nacré, souvent terne, jaunâtre, noirâtre ou même pointillée de noir, surtout à la région cervicale. Ces Sa coloration diverses nuances, encore plus fréquentes chez certains ani-
chez quelques
sujets. maux, chez le mouton, par exemple, que chez 1 homme, sont
produites par le dépôt d'une matière colorante, tout à fait semblable au pigment cutané ou choroïdien, et ne sont nullement liées à un état morbide, soit actuel, soit antérieur.
La surface externe du névrilème rachidien est rugueuse, hérissée de petits filaments celluleux et fibreux qui flottent sous l'eau, et sont les débris de petits cordages fibreux qui vont de ce névrilème au feuillet viscéral de l'arachnoïde. Surface in- La surface interne de ce névrilème adhère à la moelle par une foule de prolongements fibreux et vasculaires, qui forment, dans son épaisseur, des aréoles ou mailles, bien décrites et figurées par Keuffel.
prolongement Au niveau du sillon médian antérieur, le névrilème envoie
médians du né~
vriieme, un prolongement qui s enfonce dans ce sillon pour en tapisser
l'une des parois, se réfléchit au fond de ce même sillon pour tapisser la paroi opposée, en sorte qu'il forme une duplicature dans l'épaisseur de laquelle pénètrent les vaisseaux sanguins. Un prolongement simple, d'une extrême ténuité, qu'accompa^ gnent des vaisseaux moins nombreux, pénètre le sillon postée rieur et établit la ligne de démarcation entre les deux moitiés, postérieures de la moelle.
Le névrilème se prolonge au dessous de l'extrémité inférieure, de la moelle, par un cordon fibreux bien décrit par Huber, et qui va s'insérer à la base du coccyx.
cordonfibreux Ce cordon, que les anciens anatomistes regardaient comme
terminal de la ' ^ a , , ..•
moelle, un nerfj qu'ils appelaient impair, est très résistant, eu égarai
à sa ténuité. Habituellement tendu, il semble destiné à maintenir l'extrémité inférieure de la moelle dans un état de fixité, et par conséquent est congénère sous ce point de vue du ligament dentelé. La partie supérieure de ce cordon est creuse et remplie par une substance grise, extrêmement molle.
De la surface externe du névrilème part le ligament dentelé, qu'on a considéré comme un prolongement de la membrane propre de la moelle. De cette même surface externe, partent les gaines névriléraatiques propres à chaque filet nerveux.
Monro a avancé qu'une couche molle de substance grise, recouvrait la substance blanche de la moelle et la séparait du névrilème ; mais cette couche n'existe pas (1).
Du reste, en opposition avec ce qui a lieu pour les autres Le névrilème
, , , ... • - i .se moule exac-
membranes de la moelle, qui ont une capacité beaucoup plus tement sur la grande que ne le comporte le volume de l'organe enveloppé, ie névrilème se moule exactement sur elle, et y exerce même une compression qui se manifeste par la hernie de la moelle, à travers une ponction faite à son enveloppe ; c'est à cette compression que la moelle, enveloppée de sa gaîne, doit son apparente consistance, qui contraste avec la mollesse de cet organe dépourvu de névrilème.
Cette compression, de même que l'inexlensibilité absolue du névrilème , explique : 1° la rareté des épanchements sanguins dans l'épaisseur de la moelle ; 2° les effets funestes des moindres épanchements.
Structure. La membrane propre de la moelle est essentiel- La structure
■ ^i ii . • . , i du névrilème est
lement fibreuse; elle ne mente nullement le nom de membrane fibreuse. vasculeuse(^?î/eaua5ew/o*a,Sœmmering)quilui a été donné. Les fibres qui la constituent s'entrecroisent sous toutes sortes de directions, mais le plus grand nombre affectent une direc-
(1) Sur plusieurs sujets, j'ai vu de la manière la plus manifeste au niveau du bulbe rachidien, une couche mince, jaunâtre, qui s'enfonçait entre les pyramides, et remplissait le sillon peu profond qui sépare les olives des pyramides.
218 NÉVROLOGIE.
tion longitudinale. Les vaisseaux qui rampent à sa superficie, et qui la traversent ensuite, sont évidemment étrangers à sa structure et essentiellement destinés à la moelle. Usages du Usages. Les usages du névrilème de la moelle épinière sont
névrilème. .
exclusivement relatils a la protection. C est la charpente de la moelle ; il sert en même temps de support aux vaisseaux nourriciers de cet organe, et c'est sous ce point de vue seulement qu'il a pu être comparé à la pie-mère du cerveau; il se continue avec le névrilème fibreux des racines des nerfs spinaux , névrilème dont il peut être considéré comme la commune origine. Le passage entre le névrilème de la moelle épinière et la pie-mère cérébrale, se fait par nuances insensibles. La partie fibreuse du névrilème de la moelle diminue sur le bulbe rachidien et sur la protubérance annulaire, et se termine sur les pédoncules ; la partie vasculaire se développe au contraire à mesure que de la moelle on s'élève vers le cerveau.
On a dit que le névrilème était l'organe sécréteur de la moelle: j'aimerais autant dire que le testicule est le résultat de la sécrétion de la tunique albuginée, le cœur un produit de sécrétion du péricarde.
A. Du corps de la moelle dépouillé de son névrilème.
Les news Dépouillée de son névrilème, la moelle épinière est en même iTnévdi!me!nl temps dépouillée des nerfs spinaux, lesquels ont suivi le névrilème. Devons-nous en conclure que les nerfs ne pénètrent pas dans le corps même de la moelle, et ne font qu'arriver au contact; cette question nous occupera à l'occasion de l'origine des nerfs spinaux. Nous ferons, toutefois, observer ici que les racines postérieures naissent suivant une ligne parfaitement régulière, tandis que les racines antérieures naissent irrégulièrement des divers points de la colonne médullaire correspondante (1).
(1) Cette disposition s'observe parfaitement sur la moelle du fœtus et de l'enfant nouveau-né: à celte époque, la colonne médullaire, d'où naissent les racines antérieures, est encore grise. Les racines, qui sont blanches,
CENTRE NERVEUX CÉPHALO-RACHIDIEN. MOELLE. 219 Du sillon médian antérieur et de la commissure. Le sil- Sillon médian
antérieur
lonmédian antérieur, mieux nommé scissure médiane antérieure, divise la moelle dans tome sa hauteur en deux moitiés parfaitement égales ; la profondeur de cette scissure peut être évaluée au tiers de l'épaisseur de la moelle. Au fond de cette scissure, que pénètrent le prolongement du névrilème déjà décrit, et un grand nombre de vaisseaux, se voit une lame blanche, criblée de trous, qui occupe touie la largeur de la moelle, et
qu'on appelle commissure antérieure de la moelle (commis- Commissure ^ antérieure de la
sure longitudinale, Chaussier). Les trous dont elle est criblée moelle. sont destinés au passage des pinceaux vasculaires qui pénètrent dans l'épaisseur de la moelle. La disposition alterne de ces trous, qu'agrandit singulièrement l'effort qu'on fait pour arracher les vaisseaux , donne à la commissure l'apparence d'un entrecroisement défibres; et, en effet, plusieurs anatomistes , se fondant sans doute sur l'analogie de ce qui se passe au collet du bulbe rachidien supérieur, ont admis cet entrecroisement, les uns d'une manière vague sans spécifier aux dépens de quelles parties; les autres, fondés sur l'adhérence intime de cette commissure avec les faisceaux antérieurs, ont limité l'entrecroisement aux faisceaux antérieurs; d'autres, enfin, ont spécifié que cet entrecroisement avait lieu aux dépens des racines prolongées des nerfs spinaux eux-mêmes (1).
Suivant Gall et Spurzheim, les faisceaux de celte commissure, transversalemant dirigés, s'engrèneraient à la manière des dents molaires; mais, je le répèle, l'examen le plus attentif ne
émergent de cette colonne grise, et se présentent sur une moelle dépouillée de son névrilème, sous l'aspect de petits tronçons blancs, qu'on peut suivre dans l'épaisseur de celte moelle.
(l) Aucun fait physiologique et pathologique ne démontre l'effet croisé des lésions de la moelle épinière. M. Foville, dans un ouvrage remarquable, dont la partie anatomique a seule paru (Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et delà pathologie du système nerveux, 1844) . admet comme infiniment 1 robable l'entrecroisement des deux faisceaux antérieurs de la moelle parl'iii* tcrraède de la commissure antérieure.
220 NÉVROLOGIE.
démontre, dans la commissure, rien autre chose qu'une lamelle blanche, perforée pour le passage des vaisseaux , lamelle dans laquelle il m'a été impossible de démontrer anaiomiquement ni disposition linéaire soit dans le sens longitudinal , soit dans le sens transversal, ni par conséquent le moindre entrecroisem en postér°ieur.édian SMon médian postérieur. Non seulement le sillon médian postérieur {scissure médiane postérieure) existe, mais encore il est plus profond que l'antérieur. Son étroitesse, la ténuité du prolongement névrilématique qui le remplit, ont pu seuls le dérober à l'investigation des anatomisies. On cherche en vain au fond de ce sillon la languette ou commissure blanche, analogue à celle du sillon médian antérieur, mais plus ténue, admise par plusieurs anatomisies ; on n'y voit que de la substance grise, que nous pouvons considérer comme une commissure grise.
il y a deux H suit de la présence des deux sillons médians, ou scissures
moelles , lune r
droite, l'autre médianes, qu'il existe véritablement deux moelles épinières,
gauche. 7 ' " .
parfaitement distinctes, l'une droite, l'autre gauche, réunies par une languette ou commissure, laquelle se compose de deux couches, d'une couche blanche et d'une couche grise , celle-ci postérieure à la première ; que la troisième couche ou lamelle blanche postérieure , extrêmement ténue, admise par plusieurs anatomistes, n'est pas démontrée.
Sillons laté- Sillons des racines postérieures ou sillons latéraux poste-
raux postérieurs • r
delà moelle, rieur s. Il existe, immédiatement en dehors du point d'insertion à la moelle, des racines postérieures des nerfs spinaux, une ligne ou sillon grisâtre qui règne dans toute la longueur de la moelle. Ce sillon, appelé sillon latéral ou collatéral postérieur, exîste-t-il indépendamment de toute préparation? ou bien se forme-t-il par le fait de la préparation, par l'arrachement successif des filaments radicaux des nerfs? Telle est la question en litige. Si, pour la résoudre, on projette un filet d'eau sur celte ligne, ou plutôt sur celte petite colonne grise, 1» continuité de ht moelle est bientôt détruite, et le filet pénètre jus-
qu'au centre de l'organe. Mais il resle évident qu'il n'existe pas chaque moi-
,.,,.,, , . ... tié de moelle se
là un véritable sillon quon puisse comparer aux sillons ou divise en deux
,,. M • . . , . , , .-. cordons.
scissures médianes antérieure et postérieure; que la séparation est une véritable solution de continuité aux dépens de la substance grise, qui envoie un prolongement jusqu'au voisinagede la surface de la moelle; de telle sorte que ce sillon est une simple apparence résultant et de la différence de couleur qui existe entre la substance grise et la substance blanche, et de la différence de consistance. C'est sous ce point de vue seulement que nous admettons ces sillons avec Sœnimeringet Rolando,qui divisent chaque moitié de moelle en deux cordons : un postérieur , formé par la portion de moelle comprise entre la scissure médianeposlérieure et les racines postérieures ; un antéro-latéral, qui comprend toute la portion de moelle placée entre la scissure médiane antérieure et le sillon des racines postérieures, c'est à dire, les deux tiers au moins de la circonférence de chaque moite de la moelle. On doit encore admettre , avec Haller, Chaussier, Gall et Rolando, comme dépendance du cordon postérieur, un troisième cordon qu'on peut appeler cordon du cordon médian postérieur, lequel fait suite à ces faisceaux renflés en rieur?" P°St " mamelon qui bordent le bec du calamus scriptorius , et qui sont limités en dehors par un sillon superficiel. Ces petits cordons, excessivement étroits, que plusieurs anatomistes n'admettent qu'à la région cervicale, se prolongent dans toute la longueur de la moelle en s'enfonçant dans la scissure médiane postérieure.
Une question se présente ici : la substance grise de la La substance
grise n'arrive
moelle arrive-t-elle jusqua la surface de la moelle au niveau pas jusqu'à la
i . , : „ .. • -iii i surface de la
des racines postérieures? ou bien existe-t-il en dehors de cette moelle, substance grise une couche très mince de substance blanche qui en voile à peine la couleur, qui établit la continuité entre tous les points de la surface de chaque moitié de la moelle, et qu'il faut diviser ou déchirer pour séparer le cordon postérieur du cordon antéro-laiéral? J'ai reconnu avec M. Foville celte dernière disposition.
222 NÈVROLOGIE.
Existe-t-il un sillon latéral antérieur qui diviserait le cordon antéro-latéral en deux grands faisceaux, l'un antérieur, limité en dehors par les racines antérieures, l'autre latéral, intermédiaire aux racines antérieures et aux racines postérieures? Si, pour décider celte question on examine attentivement la ligne qui est en dehors de l'insertion des racines antérieures, on voit une apparence de sillon qui régnerait tout il n'existe le long de la moelle. Mais si on fait tomber le filet d'eau sur celte
pas de sillon .. . ,. , . , .
latéral anté- ligne, on reconnaît qu il n existe pas de sillon proprement dit,
que le filet d'eau n'a pas plus de prise sur ce point que sur les
points environnants, et on est conduit à rejeter, avec Rolando,
Ce qu'il faut et ces sillons, et les faisceaux latéraux antérieurs indiqués par
penser des fais- . , '
ceaux latéraux. Cnaussier, lesquels seraient limites en avantpar le sillon des racines antérieures, et en arrière parle sillon des racines postérieures. Ces faisceaux latéraux antérieurs sont néanmoins devenus célèbres depuis que Charles Bell et Bellingeri leur ont fait jouer un si grand rôle, sous le nom de faisceaux latéraux.
De ce qui précède, il résulte que chaque moitié de moelle est composée de deux cordons, un postérieur, un antéro-latéral, et, comme appendice du cordon postérieur, d'un petit cordon qui borde le sillon médian postérieur.