CONFORMATION INTÉRIEURE OC STRUCTURE DE LA MOELLE EPINIÈRE
Des divers Les résultats qui vont être exposés sur la structure de la
moyens d'étude , , , .
de la moelle, moelle, ont ele obtenus a 1 aide de plusieurs moyens d investigation, savoir : 1° les coupes; 2° le jet d'eau ; 3" le durcissement par l'alcool; 4° l'évolution de cet organe; 5° je terminerai par quelques détails d'anatomie comparée, qui m'ont paru nécessaires pour compléter les notions acquises par les autres moyens d'investigation, importance Je ferai remarquer que pour bien étudier la moelle, il faut
de faire cette , ,, .„. ... . ,P
étude sur une qu elle ne soit pas ramollie par une putréfaction commençante,
moe^e non a - ^ qU'i| n'eS[ peul-èire aucun organe de l'économie qui s'altère
plus facilement après la mort : d'où l'utilité de son étude par
une température froide, et son ablation immédiatement après
les vingt-quatre heures exigées par les règlements. Saine, la moelle est plus ferme que le cerveau, assez ferme pour qu'on puisse enlever son névrilème sans entamer le tissu propre. Cette ablaiion est d'ailleurs bien plus facile chez l'enfant que chez l'adulte; et c'est sans doute cette circonstance qui a fait dire à Chaussier que la moelle avait plus de consistance chez l'enfant naissant que chez l'homme adulte, et qu'elle s'altérait moins rapidement après la mort. Par les grandes chaleurs , et même par une chaleur moyenne , la moelle est ordinairement convertie en pulpe blanchâtre au bout de vingtquatre heures.
Coupes de la moelle.
Il résulte de l'étude de la conformation extérieure de la Résumé des moelle, que cet organe est formé de deux cylindres blancs juxta- ses par rétidê
, . . , /. t . de la confor-
poses, aplatis et coniigus par leurs faces correspondantes, unis mation exté-
,,. , j rieure de la
entre eux par une commissure médiane, et que chacun de ces moelle. cylindres peut être divisé en deux cordons : l'un postérieur plus petit, dont le cordon médian n'est qu'un appendice; l'autre anléro-latéral, qui forme les deux tiers de la circonférence du cylindre.
Coupes horizontales . Si on soumet la moelle à des coupes El,ude «le la
A r moelle par des
horizontales faites à diverses hauteurs, on voit que chaque coupes horizonmoitié de moelle représente un cylindre de substance blanche, rempli par de la substance grise ; que la commissure médiane est formée par une lamelle blanche {commissure blanche), doublée d'une lamelle grise {commissure grisé); que sur chaque coupe transversale de la totalité de la moelle,- la substance grise représente assez bien la lettre W\ dont les deux moitiés Figure en x ou demi-lunes seraient réunies par un trait horizontal, et dont grise vue sur les
, , , ..... , . . coupes.
les branches ou cornes se dirigeraient, les antérieures, vers les racines antérieures des nerfs rachidiens,et par conséquent vers les sillons latéraux antérieurs; les postérieures, vers les racines postérieures, c'est à dire, vers les sillons latéraux postérieurs. Les branches postérieures, plus longues et plus effilées
224 NÉVROLOGIE.
que les antérieures, arrivent presque jusqu'à la superficie de la moelle : et c'est à elles qu'est due cette ligne grise que nous avons décrite à la surface de la moelle, le long des racines postérieures. On voit en outre, sur ces diverses coupes, que la circonférence de la moelle n'est pas parfaitement régulière, mais forme des sinuosités légères dont nous parlerons plus bas. Différences Au reste, le volume de la masse grise centrale, dans chaque
de figure de la . . , , .. , . ., , ,
substance grise moitié de moelle, la longueur et 1 épaisseur des prolongements
sur les coupes. , .. . . .
ou cornes qu elle envoie au niveau des racines antérieures et postérieures , l'épaisseur de la commissure grise, présentent beaucoup de variétés, suivant le lieu de la coupe (1) : de là naît la divergence des auteurs, relativement à la forme de cette coupe. Ainsi Huber comparait la coupe de la substance grise de la moelle, à un os hyoïde, Monro, à une croix, Keuffer, à quatre rayons qui convergent vers une partie centrale.
Rolando, qui a repris ce travail, a figuré les diverses coupes de la moelle, dans tous les points de sa longueur. Dans la moei- Les coupes de la moelle établissent ce fait général : 1° que blanche est ex- la moelle est composée de deux substances, l'une blanche, substance grise! l'autre grise ; 2° que la substance blanche forme un cylindre rempli par la substance grise, et par conséquent, contrairement à ce qui a lieu pour le cerveau, c'est la substance blanche de la moelle qui mérite le nom de substance corticale, et la substance grise le nom de substance médullaire. Cette situation respective des deux substances, a dû fixer l'attention des physiologistes qui ont donné de ce fait des interprétations plus ou moins ingénieuses, mais entièrement hypothétiques. Quant à la couche mince de substance grise périphérique, admise par
(1) Je conseille de faire à la moelle cinq coupes, qui me paraissent donner une idée fort exacte de sa conformation intérieure : la première coupe se fera immédiatement au dessous de l'entrecroisement des pyramides ; la deuxième au milieu du renflement brachial ; la troisième au milieu du renflement dorsal ; la quatrième au milieu du renflement crural ; la cinquième près du sommet du cône que forme le renflement crural. ;
Monro, sur toute la surface delà moelle, elle a été, à juste litre, rejetée par tous les anaiomisles.
Il y aurait, suivant Rolando, deux espèces de substance grise dans la moelle : l'une qui formerait la moitié antérieure, l'autre qui constituerait la moitié postérieure. Ces deux moitiés s'engrèneraient l'une avec l'autre par des espèces de dentelures, à la manière des os du crâne,
Je n'ai pu constater l'existence de ces deux espèces de sub- n n'y a dans
. -, • n .. i7 . j ,. , - , . la moelle qu'une
stance grise, mais j ai parfaitement vu 1 aspect denticule delà espèce de subcirconférence de la substance grise, disposition telle, qu'il y a, slancegnSfc en quelque sorte, pénétration réciproque de la substance grise et de la substance blanche.
La substance grise présente beaucoup de variétés sous le Nuances de rapport de la nuance de coloration. Chez quelques sujets, et plus sub°swncegdrîse! particulièrement chez les vieillards, elle est blanchâtre, et ne peut être distinguée de la substance blanche que par sa mollesse, par sa vascularité et par le défaut de disposition linéaire. Plus l'individu est jeune, plus la couleur grise tranche sur la couleur blanche.
Les deux substances m'ont paru également différer entre Proportion elles sous le rapport de leur proportion chez les divers indivi- sub^nceSdeux dus. Keuffel a établi, avec beaucoup de vérité, que chez l'homme la substance grise est plus abondante que chez les animaux : fait qui rendrait raison de la prééminence de l'homme, sous le rapport de la sensibilité, d'après la théorie de Bellingeri, qui place la sensibilité dans la substance grise.
Les coupes horizontales permettent, non seulement d'établir Profondeur
des sillons vus
les rapports de position et les proportions entre la substance sur les coupes, blanche et la substance grise, mais encore de distinguer les sillons sui perficiels des sillons qui pénètrent toute l'épaisseur de la moelle, et justifient pleinement la distinction des faisceaux précédemment établis.
Coupes verticales. La plus importante de toutes est une coupes vercoupe verticale antéro-postérieure, pratiquée sur la ligne mé- mol\\l. de ,a diane, et par laquelle on sépare les deux moitiés de moelle 4. \b
226 NÉVROLOGIE.
l'une ^de l'autre. On peut, alors, dérouler chaque moitié de moelle à la manière d'un ruban , à la surface interne duquel la substance grise forme une couche mince.
Une coupe verticale, faite transversalement, et qui passe par la partie centrale de la moelle, permet de voir le mode d'origine des racines antérieures et des racines postérieures.
Un fait général qui résulte de ces diverses coupes, comme aussi de tous les moyens d'étude de la moelle , c'est qu'il y a deux moelles épinières, réunies en une seule à l'aide d'une commissure : dualité et néanmoins unité , telle est la loi du système nerveux central.
Étude de la moelle par le jet d'eau.
Les diverses coupes que je viens d'indiquer mettent en lumière la conformation intérieure de la moelle, bien plus que sa structure proprement dite.
La substance Jusque dans ces derniers temps, les auteurs avaient consi-
moeîieeestî fi- déré la moelle comme une sorte de pulpe demi- fluide, qui s'écoulait lorsque son névrilème avait été divisé. Plusieurs avaient dit, comme en passant, et sans établir aucune distinction entre la substance blanche et la substance grise, que la moelle avait une structure fibreuse, et que ses fibres étaient longitudinalement dirigées. Gall regardait la moelle comme formée par des ganglions superposés; mais, aujourd'hui, il est généralement admis que la substance blanche de la moelle est fibreuse, que ses fibres sont linéairement disposées, et c'est ce que démontre parfaitement la dissection de cet organe, à l'aide d'an filet d'eau, dont on varie à volonté la force et le diamètre. Sous ■ l'action Projeté sur la coupe verticale et médiane antéro-postérieure,
chaque mouié le filet d'eau pénètre dans l'épaisseur de la moelle à travers la
développe en un commissure grise, brise la substance grise centrale, et étale la .
laire. " moelle en un ruban médullaire qu'il est bien difficile de dé-
pouiller complètement de substance grise. La disposition pultacée, comme grenue, de la substance grise, apparaît alors dans tout son jour, et l'on ne comprend pas comment on a pu
admettre la disposition linéaire ou filamenteuse dans cette substance grise. Ainsi attaquée de dedans en dehors, chaque Division de moitié de moelle se divise presque immédiatement en deux deu/co^dons?" cordons: le cordon postérieur et le cordon antéro-latéral; et si on porte le jet d'eau sur la face interne de ces cordons euxmêmes , ils ne tardent pas à se décomposer en un grand nombre de segments verticaux prismatiques et triangulaires, régulièrement disposés autour de l'axe de chaque moitié de la moelle. La coupe de chaque segment est un triangle isocèle, dont la base répond à la circonférence de la moelle, et dont le sommet , très aigu, répond au centre ou axe de la moelle. Ces Division des segments sont en rapport immédiat les uns avec les autres moreNeSendesegapar leurs faces latérales. Des prolongements vasculaires et {^1 eTIrlanfibro-celluleux , détachés du névrilème , établissent la ligne de paires, démarcation entre eux. La substance grise entoure les arêtes ou bords tranchants que chaque segment présente du côté du centre de la moelle : de là l'aspect denticulé de la circonférence de la substance grise ; de là l'erreur de Rolando, qui dit Rapports des que la substance blanche de la moelle est formée par une luf^Y^vecTfa lame médullaire, repliée un très grand nombre de fois sur substaDCesrise« elle-même (1). Cet aspect denticulé que présente la circonférence de la substance grise, s'observe également, mais moins prononcé, à la surface de la moelle , une dépression légère existant sur toute cette surface , au niveau de l'intervalle de deux segments.
Il résulte de mes observations que chaque segment de la indépendance moelle est complètement indépendant des segments voisins $ et les" unseféTau-
Ires.
(1) Rolando a porté l'exactitude jusqu'à compter le nombre de ces replis, qui seraient de cinquante dans la moelle épinière du bœuf, aU niveau de l'origine de la sixième paire des nerfs sacrés ; de trente, au niveau de la troisième paire sacrée, et cela pour les cordons antérieurs de la moelle seulement ; car, d'après lès deux figures qui représentent cette disposition, les cordons postérieurs ne seraient pas plissés. Rolando faisait ses observations sur des moelles qui avaient mucéré soit dans l'eau pure, soit dans l'eau salée.
228 NÉVROLOGIE.
l'anatomie pathologique confirme pleinement cette observation, en montrant qu'un seul segment peut êire lésé , atrophié au milieu des autres segments parfaitement intacts. Cette indépendance des segments de la moelle diminue singulièrement de l'importance anatomique qu'on accorde au nombre des sillons, et par conséquent des faisceaux de la moelle. Décomposition Si on prolonge l'action du jet d'eau, les segments médullaires fi?amenïs?nlS e° sont décomposés eux-mêmes en filaments très ténus, juxtaposés , lesquels mesurent toute la longueur de la moelle : ces filaments sont tous indépendants les uns des autres, liés seulement entre eux par du tissu cellulaire et des vaisseaux. La structure La structure de la substance blanche de la moelle est donc biealichebdean<ia filamenteuse ou fasciculée : il y a identité presque complète moeue estfasci- entre ]eg fllamenls <je ja nioeile et les filaments longs et paral-
lèleé qui constituent la substance propre des nerfs. Chaque fibre de la moelle en parcourt toute la longueur, comme chaque fibre nerveuse parcourt toute la longueur du nerf auquel elle appartient. La loi de continuité s'applique parfaitement à la moelle épinière comme à toutes les parties du système nerveux.
indépendance La conséquence très importante de ces recherches, c'est Tin-
de chaque blâment de la dépendance, non seulement de chaque segment, mais encore
moelle.
de chaque fibre de la moelle, identité d'as- rju reste, l'identité la plus complète d'aspect existe entre les
pt?ci cntrG les
segments et les segments et fibres médullaires appartenant aux coi dons postéfibres medullai- ° r res. rieurs et les segments et fibres médullaires appartenant aux
cordons anléro-latéraux ; en sorte que, sous ce rapport, l'anatomie toute seule n'aurait jamais conduit le physiologiste à la différence d'usages de ces cordons de la moelle, identité de Celte identité entre les fibres blanches de la moelle s'apnliaue
consistance. v ri i
à leur consistance comme à toutes leurs autres propriétés physiques. Les fibres appartenant aux couches les plus profondes m'ont paru tout aussi denses que les fibres appartenant aux couches les plus superficielles ; et si le contraire a été avancé, si on a admis que la couche fibreuse circonférencielle
avait une consistance notablement plus grande par suite du rapprochement plus intime de ses fibres , c'est qu'on a fait ces observations sur des moelles durcies par l'alcool (1) ou par tout autre moyen , et qu'on n'a pas soumis ces observations au contrôle d'un examen fait sur des moelles fraîches; or, le jet d'eau dissocie les fibres de la profondeur de la moelle avec la même facilité que les fibres de la circonférence. Il s'agirait, maintenant, de déterminer comment les filets Le mode de
, , . connexion des
nerveux qui constituent les racines antérieures et postérieures nerfs raciudiens
i p ,•.„,,'■ ■'■■.v'i.i., ii - i avec ,a "'«elle
des neris spinaux, se comportent a 1 égard de la moelle ; si les n'est pas encore
n > * vi n !-. . v , ,. , déterminé.
nerfs s arrêtent a la surface ou s ils pénètrent dans l'épaisseur de la moelle; s'ils vont jusqu'à la substance grise, ou bien si ces filets nerveux ne sont autre chose que des fibres nerveuses de la moelle détachées de la surface ou de la profondeur de cet organe, et s'entourant immédiatement d'un névrilème. Celte question relative au mode de connexion des nerfs spinaux et de la moelle n'est pas encore complètement déterminée.
Étude de la moelle durcie par l'alcool. Privée de son humidité par l'alcool, la moelle épinière de- Le durcisse-
, .., ,, . o m ment par l'al-
vient très dense, extensible et élastique. Sa texture filamen- cooi démo tre teuse apparaît alors dans tout son jour, et à l'aide du manche menteuse de la
, , , ,, . , , > il.. m subslance blan-
du scalpel ou d une traction légère, on la divise en filaments che de ïamoeijuxta-posés, légèrement flexueux, à cause du retrait qu'elle a subi. Je n'ai point vu, dans les fibres de la moelle, cet entrelacement, qui est figuré sur lesbelles planches de Herbert Mayo, entrelacement qui n'est, à mon avis, qu'une simple apparence, produite par la traction en sens opposé des parties soumises à l'examen.
l'I) On conçoit que l'action de l'alcool s'exerçant d'abord sur la couche superficielle de la moelle épinière, doive lui donner une consistance bien plus grande qu'aux couches profondes, sur lesquelles l'alcool n'agit que lorsqu'il a été préalablement affaibli.
230 NÉVROLOGIE.
Des cavités ou ventricules de la moelle. Faits reiatirs Plusieurs anatomistes ont admis que chaque moitié de moelle
à l'existence des . . , ,, , i /.\
ventricules de était creusée a un canal central (1).
Morgagni (2) a parlé un peu légèrement de ce canal, qu'il
(i) Le canal central unique, admis au centre de la moelle par quelques auteurs, me paraît incompatible avec 1'organisalion de la moelle. Cependant un auteur digne de toute confiance, M. Calmeil, rapporte qu'il a vu la moelle épinière d'un aliéné, mort dans un état profond de démence, coupée à un pouce environ de la protubérance, présenter trois cunaux, un médian et deux latéraux ; en sorte que la coupe représentait trois tubes de la grosseur d'une petite plume, placés de cbamp l'un à côté de l'autre.
M. Foville (ouvrage cité, page 286) admet comme constant un ventricule central médian, creusé aux dépens de la commissure de la moelle, et plus particulièrement de la commissure de la substance grise.
Ce ventricule central, « ordinairement unique, est quelquefois triple, unmé- « dian, séparé des deux latéraux par des cloisons très minces; il est constant « chez les animaux vertébrés, il ne l'est pas moins chez l'homme en bas âge. On « le rencontre accidentellement à toutes les autres époques de la vie humaine; i mais, dans bien des cas, sa démonstration est difficile chez l'adulte, tandis « quejamais elle ne l'est chez les nouveaux nés, pour peu qu'on procède à sou « examen avec les précautions convenables. »
D'après cet auteur, ce ventricule commencerait vers la pointe du renflement lombaire, et se prolongerait jusqu'au bec du calamus , au dessus duquel il s'évaserait pour former le ventricule cérébelleux, bientôt rétréci en un entonnoir qui se prolongerait dans l'aqueduc de Siivius. Je n'ai point été assez heureux pour démontrer anatomiquement la présence de ce ventricule central. Je suis loin d'être convaincu parles procédés qu'indique M. Foville pour arriver à celte démonstration ; ces procédés sont : Ie l'étude d'une tranche fort mince de moelle étalée sur un corps uni : « en moins d'une heure d'exposition à l'air, l'é- « vaporation des parties humides détermine le rapprochement des solides, et « l'ouverture du ventricule se prononce. » 2° L'élude de moelles d'enfants nouveaux-nés endurcies par l'alcool : il suffit de pratiquer une coupe transversale « pour voir de suite la lumière de ce petit ventricule, et comme il est rempli « d'alcool, on peut, en pressant la moelle très loin de la coupe, faire sourdre « l'alcool par le petit orifice ventriçulaire. »
(2) Adversarla Anat. VI, p. 17. Morgagni raconte qu'ayant séparé, par une section horizontale, la moelle allongée de la moelle proprement dite, il vit,
n'eut pas le temps de suivre au delà d'une étendue de cinq travers de doigts.
Gall rapporte qu'en examinant le corps d'un enfant affecté de spina-bifida , il coupa transversalement la moelle, et vit qu'elle était creusée de deux canaux qu'il suivit jusque dans l'épaisseur du bulbe rachidien, et de la protubérance annulaire, sous les tubercules quadrijumeaux, et jusqu'aux couches optiques, où ils se terminaient par une poche qui avait le volume d'une amande (1).
Il est certain que jusqu'au quatrième mois de la vie intra- Les canaux
... . . , , ,, u i . ^ > de chaque moi-
utenne, chaque moitié de moelle est pourvue d un canal tout a ué de la moeiie
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fait semblable à celui des poissons; mais, après cette époque, qu'au quainele liquide gélatiniforme qui remplissait le canal est remplacé ™| fœtale. e par la substance grise. Cependant j'ai vu dans un cas ce canal persister après la naissance.