‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 64 sur 136 · EXTRÉMITÉ CENTRALE DES NERFS CRANIENS · texte numérisé non relu

EXTRÉMITÉ CENTRALE DES NERFS CRANIENS

Préparation. Deux pièces sont nécessaires, (le sont : Ie un cerveau extrait du crâne avec des précautions telles, que l'origine des nerfs soit parfaitement intacte ; 2° une base du crâne avec conservation des parties du cerveau quiavoisinent l'origine dss nerfs. La première pièce servira à l'étude de l'extrémité centrale en elle-même. La seconde servira à l'étude du trajet crânien des nerfs.

L'extrémiié Tandis que l'origine de tous les nerfs spinaux se fait d'une

centrale des . , . , A

nerfs crâniens manière uniforme et régulière , 1 origine des nerfs crâniens

semble échap— , ! , , «a

per à toute rè- semble échapper a toute règle, de telle sorte que les nerfs crâniens diffèrent autant les uns des autres , sous le point de vue de leur origine, qu'ils diffèrent en masse des nerfs spinaux. Nous verrons cependant plus tard qu'en faisant le départ des nerfs spéciaux de la tête , savoir : les nerfs olfactif , optique et acoustique; les autres nerfs peuvent être, jusqu'à un certain point, rattachés à la loi des doubles racines (dont l'une ganglionnaire) que nous avons vue présider à l'origine des nerfs spinaux; et que la grande différence qui existe entre les nerfs crâniens et les nerfs spinaux, tient à ce que les racines sensitives et les racines motrices des nerfs spinaux s'unissent intimement entre elles en dehors du ganglion , tandis qu'elles restent en général séparées dans les nerfs crâniens. Quant aux tentatives qui ont été faites pour rattacher les nerfs crâniens sensilifs aux prolongements crâniens des faisceaux postérieurs de la moelle, et les nerfs crâniens moteurs, aux prolongements crâniens des faisceaux antéro-latéraux de cette même moelle . ces tentatives n'ont encore conduit à aucun résultat satisfaisant, parce qu'elles sont prématurées. On ne saurait assez se dire : dans l'état actuel de la science, la détermination de l'extrémité centrale réelle des nerfs est entièrement à faire.

Extrémité centrale et trajet crânien du nerf olfactif.

Les nerfs olfactifs ou première paire crânienne (nerfs Disposition géethmoïdaux, Chauss.) sont deux rubans blancs et gris qui oUactîfs.es nerfS naissent de la circonvolution la plus reculée du lobe antérieur du cerveau, marchent, d'arrière en avant, dans l'anfractuosité que nous avons décrite sous le nom d'anfractuosité des nerfs olfactifs, et se renflent dans la gouttière ethmoïdale pour constituer une espèce de ganglion ou de bulbe , d'où partent les filets qui vont se distribuer à la membrane pituitaire (1).

Sous le rapport de leur extrémité centrale et de leur trajet Les nerfs oi-

, , factîfs sont des

crânien, les nerfs olfactifs sont des nerfs a part , et leur dispo- nerfs à part, sition justifie l'incertitude qui a longtemps régné et qui règne encore sur leur véritable caracière. Les anciens les regardaient non comme des nerfs, mais comme des prolongements du cerveau, prolongements qu'ils désignaient sous le nom de caronculœ, processus mamillares olfactorii, et qu'ils considéraient comme destinés à servir de couloir aux mucosités de cet organe : Massa, d'après Sprengel; Zerbi, d'après Haller, les ont, les premiers , rattachés aux nerfs crâniens sous le litre de première paire. L'analomie comparée, qui avait probablement ils sont ie

„ • . v. ■ . ' • -i vestige des lobes

suggère aux anciens 1 opinion quils avaient émise au sujet de olfactifs. ces nerfs, est venue encore de nos jours inspirer des doutes sur leur qualité de nerfs, et les a fait considérer comme une dépendance de l'encéphale , comme le vestige des lobes olfactifs (2) des animaux. D'après les mêmes anatomistes, et je me '

(1) Sur une femme morte hémiplégique, le ruban olfactif d'un côté, était notablement moins considérable que le ruban olfactif du côté opposé. Je n'ai pas noté si c'était du côté de l'hémiplégie.

Il y avait absence complète de l'un des rubans olfactifs et de l'anfractuosité antéro-postérieure correspondante sur le cerveau d'un enfant âgé de 8 à 9 ans, sur une pièce anatomique qui m'a été montrée par M. Bonamy.

(2) Nous avons vu, à l'occasion de Fanatomie comparée du cerveau, que chez un grand nombre d'animaux, au devant des lobes ou hémisphères cérébraux, se voyait une paire de lobes (lobes olfactifs) continue avec les nerfs qui

594 NÉVR0L0SIE.

rangerais volontiers de celte opinion , le nom de nerfs olfactifs serait réservé aux filets nerveux , qui, émanés du bulbe elhmoïdal, s'épanouissent dans la pituitaire. Sans entrer ici dans des discussions qui appartiennent à l'analomie philosophique, voici les circonstances les pius remarquables que présentent l'origine et le trajet crânien de ce nerf. Orifirne appa- Origine apparente. i° Les nerfs olfactifs proviennent du

rente des nerfs , . , , . , ,

olfactifs. cerveau , et cest la un caractère qui leur est exclusivement

propre : c'est le seul nerf cérébral proprement dit.

2° lis naissent de la circonvolution la plus reculée du lobe

antérieur, au devant de la substance perforée de Vicq-d'Azyr,

Renflementou qui limite cette circonvolution en arrière. Cette origine a lieu

bulbe d'origine. . , . ,

par un mamelon ou renflement pyramidal , pyramide grise , qu'on considère comme la racine grise du nerf olfactif. Ce ren* flement ou bulbe grisâtre, qu'on voit très bien en renversant le nerf d'avant en arrière, se prolonge, comme une traînée linéaire de substance grise, sur la face supérieure du nerf. 3° Indépendamment du renflement d'origine, si bien décrit stries bian- par Scarpa, il existe encore deux ou trois racines blanches, ou

ches ou racines . - „,' ...

blanches d'ori- plutôt des stries pariaiiement figurées par Vicq-d Azyr, savoir : la racine externe ou longue, cachée dans la scissure de Sylvius, et qui m'a paru provenir du lobe postérieur du cerveau, ou, plus exactement, de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius; la racine interne ou courte, qui naît de la circonvolution la plus interne du lobe antérieur, et vient s'unir à angle aigu avec la racine longue ; souvent, entre ces racines, se voient une, deux, et même trois stries, qui viennent de la portion la plus reculée du même lobe antérieur. Il serait inutile et fastidieux tout à la fois de décrire toutes les variétés de cette oriarine.

vont se distribuer dans la piluitaire, augmentant et diminuant avec ces nerfs et avec les facultés olfactives. Dans plusieurs espèces animales, les lobes olfactifs sont aussi volumineux, et même plus volumineux que les hémisphères cérébraux proprement dits.

Origine réelle. Les anatomisles n'ont pas borné leurs re- origine réelle

, , x,,.. -. n . /../..i des nerfs olfac-

cherches a 1 origine apparente des neris olfactifs, ils ont encore ufs. essayé d'en déterminer l'origine profonde ou réelle. Willis les faisait provenir de la moelle allongée, Ridley du corps calleux, Vieussens, Winslow elMonro, des corps striés (1) ; Tréviranus faisait naître la racine blanche externe delà corne d'Ammon. Si, à l'exemple de Scarpa, on divise le cerveau par une Racines bian-

,.,.,.., . . ., ches profondes.

coupe perpendiculaire dirigée transversalement au niveau du point de réunion des racines olfactives ; si on projette le jet d'eau sur le mamelon pyramidal d'origine ; si , enfin , comme Herbert-Mayo , on étudie celte origine sur un cerveau durci par l'alcool, on verra qu'indépendamment des stries blanches superficielles, il existe un grand nombre de racines blanches, profondes, divergentes , lesquelles m'ont paru provenir de la Leurs rapports

, . avec la commis-

commissure antérieure, et nullement du corps strie (2), idée sure antérieure, déjà émise par Malacarne, et adoptée par Meckel.

Il suivrait delà que les nerfs olfactifs naîtraient par une commissure, à la manière des nerfs optiques.

Trajet crânien. Né de cette manière par une sorte de bulbe Trajet crâou renflement gris (renflement ou bulbe d'origine) , le nerf olfaciif se rétrécit, s'effile immédiatement, est reçu dans le sillon cérébral antéro-postérieur qui lui est destiné, et qui le conduit

(1) Chaussier, qui avait adopté celte dernière, opinion, désigne les corps striés sous le nom de lobes olfactifs, par opposition avec les couches des nerfs optiques qu'il appelait lobes optiques. Mais l'anatomie comparée établit qu'il n'y a aucune relation de développement entre les corps striés et les nerfs olfactifs, et que les dauphins, par exemple, dont les nerfs olfactifs rudimentaires sont tellement grêles, que leur existence a été révoquée en doute, ont des corps striés très volumineux.

(2) Searpa dit que les racines profondes viennent d'un cordon blanc, placé en avant et au dessous des corps striés. Herbert Mayo, dans ses belles planches, a représenté ces racines comme provenant des corps striés. Voir, à ce sujet, l'excellente dissertation de M. Pressât, thèses de Paris, 18 décembre 1837. Observation sur un cas d'absence du nerf olfactif : dans cet intéressant travail, on trouve consignées et classées toutes les opinions des auteurs sur l'origine profonde du nerf olfactif.

jusque dans la gouttière on fosse ethmoïdale, où il présente un renflement ou bulbe, bulbe ethmoïdal, analogue, à beaucoup d'égards, au renflement ou bulbe d'origine. Aspect soye»x Vu inférieurement , le nerf olfactif se présente sous l'aspect

et sillonné du

ruban olfactif, d'un ruban soyeux, sillonné longitudinalement à sa partie moyenne (1).

sa forme pris- Mais si on le renverse d'avant en arrière, on voit que ce nerf

maiique et tri-

angulaire. est prismatique et triangulaire , que ses deux faces latérales, concaves, répondent à l'une et à l'autre circonvolutions qui limitent le sillon antéro-postérïeur, que son arête supérieure est formée par une traînée linéaire de substance grise qui unit la substance grise du renflement d'origine à la substance grise ' du renflement ethmoïdal.

Disposition de L'arachnoïde se comporte , à l'égard de ce nerf, d'une made la pie-mère, nière particulière : au lieu de lui former tout d'abord une gaîne, elle passe au dessous de lui , et le maintient appliqué contre . son sillon protecteur, tandis que la pie-mère passe au dessus , pour aller tapisser l'anfractuosité correspondante. Ce n'est qu'à quelques lignes en deçà du renflement ethmoïdal que le nerf se détache entièrement du cerveau.

Le ruban oi- Le ruban olfactif de l'homme n'est d'ailleurs nullement canaiicùîé.1 paS creusé à son centre, comme chez les mammifères ; durci par l'alcool, ce nerf se décompose en filaments blancs parallèles, tout à fait semblables aux fibres de la substance médullaire du cerveau. Sœmmerring et Tiedemann, qui rejettent ce canal chez l'adulte , l'admettent dans le fœtus humain , qui présenterait ainsi transitoirement la disposition permanente des ani-

(1) Willis et Santorini ont noté ce sillon. Scarpa a noté trois sillons, qu'il considère comme répondant à autant de lignes cendrées. M. Hipp. Cloquet [Anatom. descrip., t. 2, p. 88) renchérit encore sur Scarpa , et admet sept stries longitudinales, dont trois cendrées et quatre blanches. Scarpa a remarqué que la proportion de la substance cendrée ou grise est beaucoup plus considérable chez le fœtus, qu'elle diminue chez l'adulte, et que c'est à peine si la substance grise existe chez le vieillard.

maux. Mais jusqu'à présent , mes recherches pour la démons- Iration de ce canal n'ont pas été plus heureuses chez le fœtus que chez l'adulte.

Bulbe ou renflement ethmoïdal. Parvenus au niveau des Bulbe ethmoï-

dal

gouttières elhmoïdales, les nerfs olfactifs, qui ont convergé l'un vers l'autre, se renflent immédiatement en un bulbe olivaire, cendré ( iuberculus cinereus , Sœmmerring), d'une consistance extrêmement molle , auquel Malacarne , le premier, a donné le nom de ganglion, qui remplit la gouttière ethmoïdale, et qui est composé de la manière suivante : au moment où ils vont plonger dans le bulbe, les filaments blancs qui constituent le ruban , ou mieux le prisme olfactif , s'écartent à la manière d'une palme, et plongent dans l'épaisseur d'une substance grise ou cendrée qui remplit également leurs intervalles : cette substance est tout à fait analogue à la substance grise du cer- structure de veau, mais moins consistante ; elle n'est pas moins analogue à la ce bulbe' substance des ganglions : aussi Scarpa , à l'exemple de Malacarne, n'hésite-t-il pas à considérer le renflement ethmoïdal comme un ganglion. C'est de ce renflement que partent les nerfs olfactifs proprement dits, qui s'expriment pour ainsi dire à travers les trous de la lame criblée de l'ethmoïde. On a dit que la substance cendrée envoyait des prolongements à travers ces trous; mais la chose n'est nullement démontrée.

Extrémité centrale de la 2e paire ou des nerfs optiques.

Les nerfs optiques , deuxième paire , présentent dans leur origine , dans leur trajet crânien et dans leur texture , des particularités qui les différencient de tous les autres nerfs.

Ils offrent ce caractère propre, qu'ils naissent par une com- . Ees nerfs op-

r r 7 ^ r tiques naissent

missure (la commissure optique) ; ou plutôt, par une exception par une comtoute spéciale , les deux nerfs optiques se réunissent avant de se rendre à leur destination respective. Si on renverse d'arrière en avant le cervelet, on voit que les IIs font suite

' ^* aux corps ge—

nerfs optiques font suite aux corps genouillés externes, et con- "ouiiiés cxier-

° ' nés.

sequemment tirent leur origine des couches optiques, dont le

598 wévrologïe:

Le nerf opti- corps genouillé externe est une dépendance. Chez quelques ne^iem pasdes sujets , la lame blanche rubanée, qui constitue l'origine des drijumeaux?ua" nerfs optiques, fait également suite au corps genouillé interne. Jamais , chez l'homme , le nerf optique ne provient directement ni en totalité, ni en partie, des tubercules quadrijumeaux antérieurs ; ce n'est que par induction qu'on a admis cette origine dans l'espèce humaine (1).

Ainsi, né du corps genouillé externe, auquel il fait suite, sans autre ligne de démarcation que la différence de couleur, le nerf

(1) L'origine des nerfs optiques varie dans les diverses espèces d'animaux. Chez les oiseaux, qui présentent ces nerfs à leur maximum de développement, ils naissent, en totalité, des tubercules quadrijumeaux, devenus lobes optiques, chez ces animaux, et transposés du côté de la base du cerveau. Les couches optiques ne concourent en rien à l'origine de ces nerfs. Chez les rongeurs, un petit nombre de fibres provenant des couches optiques, viennent s'associer à la masse de celles qui proviennent des tubercules quadrijumeaux antérieurs. Chez les carnassiers, il y a, à peu de chose près, égalité entre les filets qui viennent des tubercules quadrijumeaux, et ceux qui émanent des couches optiques. Au reste, si l'on a égard à ce fait, que les tubercules quadrijumeaux, les corps genouillés externe et interne, et les couches optiques elles-mêmes, appartiennent au même système d'organes et font suite aux faisceaux innommés du bulbe rachidien; si l'on prend en considération cet autre fait confirmatif du précédent, savoir, qu'une bandelette blanche va du tubercule quadrijumal antérieur au corps genouillé externe, et une autre bandelette blanche du tuhercule quadrijumal postérieur au corps genouillé interne, on se rendra aisément compte de ces variétés d'origine, qu'il est facile de faire rentrer dans uu même type. Un fait important pour la question dont il s'agit, c'est que, dans un grand nombre de cas d'atrophie des nerfs optiques, que j'ai eu occasion d'examiner chez l'homme, l'atrophie portait sur le corps genouillé externe, et nullement sur les tubercules quadrijumeaux antérieurs.

Un fait d'anatomie pathologique semblerait établir que le corps genouillé externe et le ruban optique qui lui fait suite, sont indépendants de la couche optique proprement dite. Voici ce fait ; Sur une femme de 53 ans, complètement hémiplégique du mouvement à droite, j'ai trouvé la couche optique gauche entièrement détruite et remplacée p^.r du tissu cellulaire jaunâtre. Le corps genouillé externe était intact, ainsi que le ruban optique. Je n'ai point noté l'état de la vision ; mais il est certain que j'en aurais fait mention, si elle avait présenté quelque chose de particulier.

optique se présente sous l'aspect d'un ruban mince et large , Lenerfopiiqui contourne le pédoncule cérébral, parallèlement à la grande îTpédoncuiecéfente cérébrale, en dedans de laquelle il est situé. Dans ce re r trajet , il est appliqué contre le pédoncule cérébral , dont on le sépare facilement sans déchirure , sauf toutefois à son bord externe, où il adhère si intimement, qu'on a supposé que le pédoncule lui fournissait plusieurs racines. Aussitôt qu'il a franchi ce pédoncule, le nerf se condense en commissure

,..,,,,,, , . ou chiasma des

un cordon aplati, qui se détache du pédoncule , se projette en nerfs optiques, dedans et en avant, et s'unit à celui du côté opposé pour constituer le chiasma (espace carré de Zinn) , ou plutôt pour former, avec le nerf du côté opposé , une commissure dont la convexité est en avant et la concavité en arrière. A partir du chiasma, le nerf optique change complètement Trajetdunerf

i>.. ■ ■ • : optique à partir

de direction, et se porte en avant et en dehors, pour pénétrer ducniasma. presque aussitôt dans le trou de la base du crâne connu sous le nom de trou optique.

Dans son trajet au devant du pédoncule cérébral, il est en rapport : en arrière, avec le luber cinereum, dans l'épaisseur duquel semblent naître quelques filets blancs, qui vont se porter au chiasma ; en avant, avec la membrane qui forme le plancher antérieur du quatrième ventricule, et qui se prolonge sur la face supérieure du chiasma.

Une question importante se présente ici à résoudre. Y a-t-il Diverses hy

... „ . . pothèses sur la

entrecroisement total ou partiel des nerfs optiques dans le disposition <ies

,.„,,-.., . ,. nerfs optiqies

chiasma? Y a-t-il entrelacement sans entrecroisement, ou bien dans te chus-

, ma.

mélange intime des deux nerfs ? Y a-t-il simple juxta-position des nerfs optiques qui seraient unis par une bandelette transversale? Enfin, le chiasma conslitue-t-il une commissure, à laquelle aboutirait les deux nerfs optiques, ou qui serait le point d'origine de ces deux nerfs? Ces diverses opinions ont trouvé des partisans; des faits ont été invoqués à l'appui de chacune d'elles, ce qui indique, non point des variétés anatomiques dans la disposition du chiasma , mais une disposition complexe.

600 NÉVROLOGIE.

preuves pour II y a entrecroisement des nerfs optiques dans le chiasma ;

et contre l'en- ,, , . , ,

trecroisement. 1 anatomie comparée le prouve : chez les poissons, les deux nerfs se croisent, sans s'unir; des faits pathologiques le prouvent encore : dans un grand nombre de cas d'atrophie d'un œil, l'atrophie se propageait au delà du chiasma, du côté opposé.

D'un autre côté, dans un non moins grand nombre de cas d'atrophie d'un œil , l'atrophie se propageait au delà du chiasma du même côté : d'où il semblerait résulter qu'il n'y a pas entrecroisement.

Enfin, dans tous les cas d'atrophie d'un œil, l'atrophie porte spécialement sur un des nerfs optiques au delà du chiasma , mais l'autre nerf m'a paru présenter constamment une diminution notable dans son volume.

Triple dispo- Si on cherche à résoudre ces questions anatomiquemenl, soit

silion des fibres ,

nerveuses au ni. sur des nerfs optiques durcis dans l'alcool , soit à l'aide du jet

veau du chiasma. d'eau, on verra qu'au niveau du chiasma les fibres présentent

une triple disposition : 1° que les fibres les plus externes du chiasma ne s'entrecroisent pas , 2° que les fibres les plus internes (et ce sont les plus nombreuses) s'entrecroisent, 3° que les fibres les plus postérieures se continuent d'un côté à l'autre à la manière d'une commissure, structure des Structure. Le nerf optique a une structure particulière.

nerfs optiques. ...

1 Son origine na point lieu par filaments ou filets distincts, comme celle des autres nerfs, mais il est constitué jusques et y compris le chiasma , par une bandelette médullaire, dont les fibres sont juxta-posées et parallèles, absolument comme pour le nerf olfactif , comme pour la substance cérébrale; 2° à partir du chiasma , le nerf optique est enveloppé par une gaîne névrilématique, de la face interne de laquelle partent des prolongements ou cloisons qui partagent l'intérieur du nerf en canaux longitudinaux, dans lesquels est contenue la substance Elle diffère de médullaire. Le nerf optique n'est donc point, comme les autres

de celle de tous „ , .„ , . ,

les autres nerfs, nerfs, un groupe plexiforme de filets ou cordons nerveux, mais une réunion de canaux accolés, ce qui lui donne un aspect semblable à la moelle du jonc : de là sans doute l'opinion d'Eus-

tachi et de quelques autres, qui croyaient le nerf optique creusé de canaux ; de là encore l'erreur de Reil , qui , ayant pris le nerf optique pour type de la structure des nerfs, regardait chaque filet nerveux comme creusé d'un canal central (1).

Extrémité centrale de la 3e paire ou du nerf moteur oculaire commun.

Le nerf moteur oculaire commun, troisième paire , a une origine appaorigine apparente pénicillée; il naît, par un groupe de filaments très déliés, des cordons intermédiaires aux pédoncules cérébraux, dans l'espèce de fossette intermédiaire à la protubérance et aux tubercules mamillaires. Quelques filets sembleraient émaner des pédoncules cérébraux eux-mêmes (2). Cette origine se fait dans une direction oblique en dedans et en avant, et dans l'étendue d'une ligne et demie environ. Les filets d'origine les plus internes avoisinent, sans l'atteindre jamais, la ligne médiane : c'est donc à tort que Varole et Vieussens ont admis qu'il y avait continuité entre le nerf moteur commun

(1) Chez le plus grand nombre des poissons, dont la vision s'exerce dans un milieu moins éclairé que le nôtre, le nerf optique est formé par une membrane plissée sur elle-même. Chez les oiseaux de proie, la membrane est plissée tantôt à la manière d'un éventail, tantôt à la manière d'un livre. Ces plis sont destinés à multiplier l'étendue de la surface et à augmenter l'intensité de la vision. Malpighi avait déjà fait cette observation sur le nerf optique de certains poissons. DesmouliDS, qui a beaucoup étudié cette disposition, a démontré qu'elle était en rapport avec la perfection de la vue. Cette loi s'observe encore dans la rétine : ainsi, dans l'aigle, la rétine présente deux, trois, quatre plis superposés ; en sorte que chaque rayon lumineux agit sur seize surfaces au lieu d'agir sur deux.

(2) On voit assez souvent, en effet, les filaments les plus exlernes naître du bord interne, et même de la face inférieure du pédoncule cérébral, à une certaine distance du bord interne ; dans ce cas, ils ne naissent pas des pédoncules, mais ils se bornent à les traverser. Il en est sans doute de même des filets d'origine que Ridley et Molinelli disent avoir vus provenir de la protubérance. Je n'ai jamais rencontré cette origine à la protubérance, ni ce nerf accessoire que Malacarne- dit venir de la partie supérieure des jambes du cervelet ou pédoncules cérébelleux moyens, et qui contournerait le bord de la protubérance pour aller grossir la 3e paire.

602 NÉYROLOGIE.

du côté droit et celui du côté gauche, et expliquent, par cette

disposition anatomique, la simultanéité d'action des deux yeux.

Origine réelle Origine réelle. Sur un cerveau durci par l'alcool, et mieux de la 3e paire. .

encore , sur un cerveau de fœtus , on suit assez bien ces filaments dans l'épaisseur des faisceaux médians intermédiaires aux pédoncules cérébraux, et nous avons vu que ces faisceaux médians étaient le prolongement des faisceaux innominés du bulbe. On voit les filaments d'origine du nerf traverser ces faisceaux, en divergeant, et se porter de haut en bas au niveau de la protubérance, où ils m'ont échappé à raison de leur ter nuité et de leur divergence. Je n'ai vu aucun de ces filets se diriger vers les tubercules mamillaires , et atteindre les parois du ventricule moyen ou la commissure antérieure , ainsi qu'on l'a dit. Je ne les ai pas vus se renforcer, d'après l'idée de Gall, dans la substance noirâtre (locus niger, de Sœmmerring) qui sépare les pédoncules cérébraux proprement dits du prolongement des faisceaux innominés du bulbe.

Trajet crâ- Trajet crânien. Nés de cette manière, les filets d'origine du nerf moteur commun convergent en un faisceau aplati qui passe entre l'artère cérébrale postérieure et l'artère cérébelleuse supérieure, sur laquelle il se réfléchit; aussitôt qu'il a franchi l'intervalle compris entre ces artères (1), il s'arrondit, se porte en haut , en dehors et en avant, plongé dans le tissu cellulaire réticulé sous-arachnoïdien de la base du cerveau , et gagne les côtés de la selle turcique pour s'engager dans un canal que lui fournit la dure-mère, dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus caverneux.

(1) Cetle disposition des artères et des nerfs avait fixé l'attention de Sabatier, qui croyait pouvoir expliquer par là la pesanteur des yeux aux approches du sommeil, et l'affaiblissement, porté jusqu'à la paralysie, des muscles auxquels se distribuent ces nerfs dans les congestions cérébrales.

Cette explication ne saurait être admise ; d'ailleurs la plupart des nerfs crâniens affectent des rapports analogues avec les gros troncs artériels de la base du crâne.

IŒRFS CRANIENS: EXTRÉMITÉ CENTRALE. 603

Extrémité centrale de la 4e paire ou nerf pathétique.

Le plus grêle des nerfs crâniens , le nerf pathétique , qua- Sa destination, trième paire, nerf du grand oblique de l'œil, nerf trochléateur, n'est pas moins remarquable par sa destination exclusive au muscle grand oblique de l'œil, que par son origine et par le long trajet qu'il parcourt dans le crâne. Le nom de nerf pathétique vient de ce qu'on a considéré le muscle grand oblique comme spécialement destiné à l'expression de l'amour et de la pitié. D'après Ch. Bell, ce nerf serait le nerf respiratoire de l'œil.

L'origine apparente de ce nerf a lieu immédiatement au son origine i t . , j •■ / • apparente.

dessous des tubercules quadrijumeaux {nervus qui prope natesorilur, Eustachi),de chaque côté de la valvule de Vieussens, tantôt par une , tantôt par deux , trois ou même quatre racines. Quelquefois les racines sont multiples d'un côté, tandis qu'il n'y en a qu'une seule du côté opposé. Souvent le nerf du côté droit et celui du côté gauche sont unis par des stries blanches qui constituent une sorte de commissure transversale; d'autres fois ils ne naissent pas au même niveau. On suppose, plutôt qu'on ne le démontre, que ce nerf, exclusivement moteur, émane du prolongement crânien du faisceau moteur (faisceau anléro-latéral) de la moelle (1).

Origine réelle: On a pensé que quelques filets venaient des son origine tubercules testes, que d'autres venaient du cervelet, que quelques uns avaient leur origine réelle bien plus bas que l'origine apparente : tout ce qu'on voit, c'est que ces nerfs se détachent de la valvule de Vieussens, à laquelle iis adhèrent si faiblement que la moindre traction suffit pour les détacher.

Trajet crânien. Immédiatement après leur origine, les

(1) M. Longet, considérant le faisceau triangulaire latéral de l'isthme comme le prolongement du faisceau antéro-latéral de la moelle, en fait naître le nerf pathétique, ainsi que la branche non ganglionnaire du trijumeau.

mu

NEVROLOGIE.

Trajet crânien nerfs pathétiques se contournent, d'arrière en avant et de

des nerfs palhé- , , , ... . , ., , , ,

tiques. haut en bas, autour de 1 isthme de 1 encéphale, au devant de

la circonférence antérieure du cervelet ; arrivent ainsi à la base du crâne, accompagnés par l'artère cérébelleuse supérieure, entre la 5e et la 3e paires, mais beaucoup plus rapprochés de la 5e, et se portent directement en avant, sur les côtés de la selle turcique, pour traverser la dure-mère, bien au dessous de la 3e paire, et pénétrer dans le sinus caverneux où nous les suivrons plus tard. Dans tout ce trajet, ils sont situés entre l'arachnoïde et la pie-mère, au milieu du tissu cellulaire réticulé qui se voit dans cette région.

Wrisberg dit que le nerf pathétique droit est plus volumineux que le nerf pathétique gauche. Ruysch dit avoir vu le nerf pathétique double, ce qui est bien difficile à croire, à moins que Ruysch n'ait voulu parler d'un nerf bifurqué à son origine. Vésale considérait ce nerf comme une racine de la 3e paire ; d'autres anatomistes l'ont regardé comme une dépendance de la 5".

Variétés.

Extrémité centrale de la 5e paire ou des nerfs trijumeaux.

Origine appa- Origine apparente. Le nerf trijumeau, 5e paire, nerf trijumeaux"" " trifacial, nerf sympathique moyen , est le plus volumineux des nerfs crâniens, après le nerf optique. Il naît des côtés de la protubérance sur la limite qui sépare ce renflement des pédoncules cérébelleux, précisément dans le lieu où les fibres moyennes de la protubérance viennent croiser, en se plaçant au devant d'elles, les fibres inférieures, pour constituer les pédoncules cérébelleux : en sorte que les nerfs trijumeaux semblent

Elle a Heu par sortir par une fente étroite du sein de la protubérance. Cette

origine est constituée par deux racines : l'une, grosse, l'autre,

1° Grosse ra- petite, que sépare un petit relief. 1° La grosse racine ou racine ou racine . ,. . ■ " „ . , ,

ganglionnaire; cine ganglionnaire, est une grosse masse iasciculee, qui est comme étranglée au point d'émergence, se renfle immédiatement, et s'aplatit en un gros faisceau, dans lequel on a pu compter jusqu'à 100 filets. Lorsqu'on arrache ce faisceau, la

déchirure des filets n'ayant pas lieu au même niveau, il en résulte une espèce de mamelon , que Bichat considérait comme un mamelon d'origine , appartenant à la protubérance , et ayant pour avantage, à raison de sa convexité, de multiplier les surfaces.

2° La petite racine, racine non qânqlionnaire, se com- 2°Peiiie ra-

r a o- ■* Clne ou raC]ne

pose de petits faisceaux, bien distincts les uns des autres, qui non gangiion-

r r 7 ■ naire.

naissent de la protubérance en haut et en arrière de la grosse racine, par plusieurs filets : ils émergent de la protubérance par une fente distincte de celle de la grosse racine, qu'ils croisent pour venir se placer le long de son bord supérieur.

On verra, plus tard, que la petite racine ne participe nulle- La Petite ra

' r ^ ■ r Clne représente

ment à la formation du plexus ^angliforme connu sous le nom 'a racine alUér

° : " rieure des nerfs

de ganglion semi-lunaire ou de Gasser, et va exclusivement spinaux, former le nerfcrotaphylo-buccal, branche du nerf maxillaire inférieur. Sœmmerring qui, le premier, a signalé cette disposition , en a compris toute la portée et a fort ingénieusement comparé cette petite racine aux racines antérieures des nerfs spinaux, petite racine qui, comme ces dernières, est complètement étrangère aux ganglions correspondants.

Origine réelle. Jusque dans ces derniers temps, l'origine Origine réelle, de la 5e paire n'avait pas été suivie au delà du point d'émergence (1). Les auteurs modernes ont donné sur celle origine réelle des détails qui laissent bien peu à désirer. Gall, en étudiant la 5e paire, chez les mammifères d'abord, puis chez l'homme, a très bien vu que, chez ce dernier, l'origine du nerf était masquée par des faisceaux transverses de la protubérance qui n'existent pas chez les animaux. Ayant suivi ce nerf en raclant à travers les fibres de la protubérance , il a cru voir que la grosse racine se divisait en trois faisceaux principaux, qu'il a fait naître successivement de la substance grise

(1) Il faut en excepter Santorini, qui avait suivi cette origine jusque dans la queue de la moelle allongée.

606 NÉVROLOGIE.

de la protubérance , et qu'il a pu suivre jusqu'au côté externe des corps olivaires (1).

Étude de l'o- Rolando , par des coupes successives faites de la prolubé-

rigine réelle : , > r , •

rancevers la moelle, a parfaitement démontre qu il n existe, pour la grosse racine de la 5e paire, qu'un seul faisceau; que i° Par des ce faisceau se porte de haut en bas et d'avant en arrière , sous la forme d'un gros cordon , dans l'épaisseur de la protubérance, ou plutôt sur les limites de la protubérance et du pédoncule cérébelleux correspondant , parallèlement aux faisceaux de la pyramide antérieure , et qu'il va progressivement en diminuant de volume jusqu'au niveau de l'angle inférieur du tf ventricule, où il disparaît. L'étude de cette origine sur un Cerveau durci par l'alcool, et mieux encore sur un cerveau de fœtus, confirme toutes ces données, et établit que la grosse racine de la 5e paire est indivise et qu'elle vient de la 2°sur un cer- partie postérieure du bulbe rachidien , dans l'épaisseur du

veau durci et „ . . . , , r ,, ^N r\ - i

sur un cerveau faisceau innomme du bulbe (2). Quant a la petite racine, on ne peut pas la suivre au delà de la surface de la protubérance, bien qu'il soit certain qu'elle naisse plus profondément. C'est par induction et non par démonstration que les physiologistes modernes ont admis que cette petite racine, que nous verrons être une racine motrice , naissait du prolongement du faisceau moteur ou anléro-latéral de la moelle , tandis que la grosse racine , ou racine sensilive , naissait du prolongement du faisceau sensilif ou postérieur de la moelle.

Trajet crânien Trajet crânien. Sortie de la protubérance, la 5e paire se paire" porte en haut , en dehors et en avant, sous la forme d'un fais-

(1) Chez l'homme, l'origine de ia 5e paire est aussi profondément placée que possible ; elle est moins profonde chez les carnassiers, moins encore chez les ruminants. Chez les ovipares, qui n'ont ni protubérance, ni lobes latéraux du cervelet, ni pyramides, ni olives, on voit à découvert, sans préparation, l'origine des nerfs de la 5° paire»

(2) Vicq-d'Azyr dit que les racines de ce nerf s'étendent jusqu'au cervelet ; mais cette assertion n'a pas été vérifiée. Le même anatomîste dit avoir vu souvent la 5e paire du côté droit plus volumineuse que celle du côté gauche.

ceau aplati , gagne le bord supérieur du rocher, qui lui présente une dépression convertie en canal par un repli de la dure-mère, se réfléchit sur ce bord supérieur, et se comporte comme je le dirai plus bas.

Extrémité centrale de la 6e paire ou des nerfs moteurs oculaires externes.

Exclusivement destiné au muscle droit externe ou abducteur de l'œil, le nerf moteur oculaire externe ou sixiètne paire, si remarquable par sa communication avec le système du grand sympathique, est la moins volumineuse de toutes les paires crâniennes , après le nerf pathétique.

Origine apparente. Les auteurs ont singulièrement varié au Ori8îne appasujet de cette origine : les uns, avec Morgagni. faisant provenir ce nerf à la fois de la protubérance et des pyramides antérieures; les autres, avec Vieussens, de la protubérance seulement, ou, avec Lieutaud, des pyramides antérieures. Winslow le faisait naître entre la protubérance annulaire et le corps olivaire , et Haller, du sillon de séparation de la pyramide antérieure et de la protubérance.

Le fait est que ce nerf, au milieu de quelques variétés , h présente présente deux faisceaux d'origine bien distincts : l'un interne, d'origine, plus petit , qui naît de la protubérance , soit au niveau de son bord inférieur, soit au voisinage de ce bord; l'autre externe, plus volumineux , qui semble émerger en dehors de la partie supérieure de la pyramide antérieure. Ces deux faisceaux sont composés de filets bien distincts : il n'est pas rare de voir quelques uns de ces filets naître de i'olive, ou du sillon qui sépare les deux pyramides.

Origine réelle. Plus facile à voir chez les mammifères que Origine réelle. chez l'homme. Chez les premiers , Gall l'a suivie le long et à côté des pyramides ; Herbert-Mayo lui fait traverser la protubérance pour se rendre à la partie postérieure de la moelle allongée. La ténuité des filets de ce nerf, la facilité avec laquelle ils se détachent du bulbe par la traction la plus légère, permettent difficilement de les suivre au delà de leur point d'émergence.

608 NÉVROLOGIE.

Mais en étudiant cette origine sur une pièce durcie par l'alcool concentré, il est facile de voir que ces filets ne s'enfoncent pas dans la pyramide antérieure, mais se portent horizontalement en dehors , en se moulant sur la convexité de celle pyramide , immédiatement au dessous du bord inférieur de la protubérance ; que, parvenu au côté externe de la pyramide, ce nerf semble s'épanouir en filets ascendants qui montent dans l'épaisseur de la protubérance , à côté des racines du nerf facial, et en filets descendants qui vont se porter dans le plan supérieur du bulbe.

Trajet crânien Trajet crânien. Ce nerf se porte de bas en haut , et un peu

de la 6e paire. '

de dedans en dehors, de chaque côté de la gouttière basilaire, et traverse la dure-mère au niveau et au dessus du sommet du rocher pour pénétrer dans le sinus caverneux : souvent les deux faisceaux d'origine du moteur oculaire externe se sont réunis avant de traverser la dure-mère ; plus souvent, ils la traversent isolément et ne se réunissent que dans le sinus.

Extrémité centrale de la 7e paire (nerf facial et nerf auditif ).

Nous étudierons successivement : 1° l'extrémité centrale du nerf facial on portion dure de la 7e paire, 2° l'extrémité centrale du nerf auditif ou portion molle.

1° Extrémité centrale du nerf facial, portion dure de la septième paire. Le nerf facial naît dans la fossette latérale du bulbe, immédiatement au dessous du bord inférieur du pédoncule cérébelleux, ou plutôt sur la limite qui sépare le pédoncule de la protubérance , en dedans des racines antérieures du nerf origine appa- auditif, au dessus du nerf de la 8e paire. Il émerge de la partie antérieure du corps restiforme sous l'aspect d'un ruban fascicule , dont quelques filets , d'abord situés à distance du ruban, viennent bientôt s'y rallier; contourne le bord inférieur du pédoncule auquel il est accolé, et sur la convexité duquel il se moule , et devient libre pour se porter en dehors et en haut. Il est complètement dépourvu de névrilème jusqu'au moment où il devient libre.

L'origine réelle de ce nerf est bien plus profonde ; on peut la Origine réelle, suivre, à travers le corps resti forme, jusque dans lepaisseur de la protubérance où on voit ce nerf s'épanouir en filaments dont les uns se portent en dedans, du côté de la ligne médiane de la protubérance, les autres en dehors du côté du cervelet. J'ai pu suivre quelques uns de ces filaments jusque dans l'épaisseur du faisceau innominé, au voisinage du sillon médian du calamus.

2° Extrémité centrale du nerf auditif. Le nerf auditif , origine de la

77 7 , ,.y . , p portion molle

portion molle de la septième paire , est rubane et non lasci- par deux ordres

, , > . . ., , . i • j- ,• . de racines.

cule a son origine; il naît par deux racines bien distinctes : l'une antérieure, l'autre postérieure : l'antérieure naît dans la même fossette que le nerf facial, et immédiatement en dehors de ce nerf et au dessous du pédoncule cérébelleux ; la racine postérieure contourne horizontalement la partie postérieure du corps resliforme, apparaît sur la face postérieure du bulbe rachidien, s'éparpille en filets qu'on suit jusqu'au sillon médian du calamus , et qui forment quelques unes des barbes de la plume du calamus scriplorius (1). On admet assez généralement pour les nerfs auditifs une commissure transversale, mais cette commissure en forme de bandelette ne me paraît nullement démontrée.

Trajet crânien. La portion dure et la portion molle, si rap- Trajet crânien, prochées à leur origine, ont un trajet crânien commun ; elles se détachent du bulbe au même niveau, se portent en dehors et en haut, au devant du lobule du cervelet qu'on appelle lobule du pneumo-gastrique, pour gagner le conduit auditif interne. Dans ce trajet, la portion dure est toujours située au devant de la portion molle.

Le nerf auditif est le plus mou de tous les nerfs : c'est en Mollesse du

nerf auditif.

(1) Il est certain que le nombre des filaments blancs de la paroi antérieure du 4" ventricule, est extrêmement variable, et que plusieurs ne se continuent pas avec le ruban olfactif. On dit même avoir vu les filets postérieurs d'origine du nerf auditif, manquer complètement,

610 NÉVROLOGIE.

grande partie à l'opposition qui existe sous ce point de vue entre le nerf facial et lui , que se rapporte la distinction des nerfs en mous ou sensitifs et en durs ou moteurs.

Extrémité centrale de la S' paire.

Destroisnerfs Des trois nerfs superposés qui, par leur réunion, constituent

qui consument .

la 8e paire. la 8e paire, le glosso-pharyngien est le plus élevé ; le pneumogastrique est au dessous, et, après lui, ^accessoire ou spinal. Ces trois nerfs naissent par une série non interrompue déracines rapprochées en haut, largement espacées en bas. Aucune ligne de démarcation réelle n'existant entre le glosso-pharyngien et le pneumo-gaslrique., j'étudierai simultanément les extrémités centrale de ces deux nerfs.

1° et 2° Extrémité centrale des nerfs glosso-pharyngien et

pneumo-gastrique. Les nerfs glosso-pharyngien et pneumo-

Origine com- gastrique ont une origine commune. Ils naissent à la manière

mune des nerfs , „ . ••!.-.,«,

giosso-pharyn- des nerts spinaux, par une série linéaire de filets qui se deta-

gienetpneumo- , . ... , , . ., ...

gastrique. chent, non point du sillon de séparation des corps ohvaires et des corps restiformes, mais des corps restiformes eux-mêmes, au niveau des nerfs auditifs. Sœmmerring dit avoir vu quelques uns de ces filets naître de la paroi antérieure du quatrième ventricule ; mais j'ai vainement cherché à constater ce fait , et je ne sache pas qu'aucun observateur ait été plus heureux.

Du reste , comme pour les nerfs spinaux , chaque filet nerveux résulte de la réunion de deux ou trois filaments convergents. Les filets du glosso-pharyngien , qui sont les plus élevés et qui naissent immédiatement au dessous du nerf auditif, ne sont nullement distincts à leur origine des filets du pneumogastrique; nous verrons, dans un instant, que les filets du pneumo-gastrique ne sont pas non plus distincts des filets de l'accessoire qui l'avoisinent. La distinction entre ces nerfs ne peut être établie qu'après leur groupement définitif.

Onnepeutpas On a avancé, mais sans preuve, que les filets des nerfs glosso-

suivre les filets

d'origine au- pharyngien et pneumo-gastrique pouvaient être suivis, à tra-

delà de la sur- , .„ . ,, , .. . , . ,

face du buib».j vers les corps restiformes, jusqua la partie postérieure du

bulbe. Ces filets qu'enveloppe le névrilème au moment où ils se détachent de la moelle, sont tellement grêles, que leur arrachement laisse à peine sur le lieu de l'implantation une trace sensible à l'œil armé de la loupe.

3° Extrémité centrale de l'accessoire de Willis ou spinal. . Origine du

r spinal ou acces-

Sous le rapport de l'origine, \ accessoire ou spinal est un nerf soiredeWiiiis,

à part, qui a singulièrement fixé l'attention des anatomistes

modernes ; et la divergence d'opinion des auteurs à cet égard

lient à des variétés anatoniiques très remarquables, non moins

qu'à des différences d'interprétation des connexions de ce

nerf avec la lre paire cervicale (l).

Il naît des parties latérales de la région cervicale de la

moelle, entre les racines antérieures et les racines postérieures

des nerfs cervicaux, derrière le ligament dentelé. Ch. Bell, idéedechar-

. . . . les Bell à cet

qm le classe parmi les nerfs respiratoires , insiste beaucoup égard. sur son origine du faisceau de la moelle, intermédiaire aux faisceaux antérieurs et aux faisceaux postérieurs, sur la même ligne que les nerfs pneumo-gastriqueet facial, faisceau moyen qu'il considère gratuitement comme consacré aux nerfs respiratoires.

Les racines du nerf accessoire ou spinal sont remarquables par leur nombre, par le long espace qu'elles occupent sur les côtés de la moelle, et par les variétés de nombre de ces racines.

On peut les diviser en deux groupes : 1° en celles qui naissent .0n ,Peut .d|-

r " ^ viser les origi-

au dessous de la lre paire cervicale (racines cervicales'). 2° et nes du spinal en

r r deux groupes.

en celles qui naissent dans l'intervalle qui sépare la lre paire cervicale du nerf pneumo-gastrique {racines bulbaires).

1° Les racines cervicales naissent immédiatement au de- cerv*caleSacindu vant des racines postérieures des nerfs du cou , à un quart de sp'nal« millimètre de ces racines. Leur origine va se rapprochant de

(1) Lisez à ce sujet les dissertations ex-professo de Lobstein, Scarpa et Bischoff sur ce nerf. Dans l'élude des origines de ce nerf, il importe de ne point considérer comme des filets d'origine, de petits tractus fibreux sous-» arachnoïdiens, qui se trouvent mêlés à ces filets d'origine.

612 NÉVROLOGIË.

plus en plus des racines postérieures à mesure qu'on s'élève vers la lre paire cervicale. Plusieurs auteurs ont noie , comme une disposition assez fréquente, un filet d'origine émané de la 2° paire cervicale. Je ne l'ai pas rencontré dans quatre pièces, et par conséquent dans huit nerfs spinaux que j'ai étudiés pour cet objet; mais chez un grand nombre de sujets, le nerf spinal reçoit des filets d'origine de la lre paire cervicale. Sur deux pièces que j'ai sous les yeux, et par conséquent sur quatre nerfs spinaux , une racine postérieure de la lre paire se bifurque : l'une des branches de bifurcation se réfléchit de bas en haut , pour aller s'ajouter au nerf spinal ; l'autre branche continue le trajet primitif du nerf, pour aller se rendre au ganglion de la lre paire cervicale.

Accoiement Chez le plus grand nombre des sujets, le petit cordon cylinau cordon for- droïde formé par le spinal, cordon verticalement dirigé , s'acpos&rhîuredèiacole à la face antérieure du cordon horizontal formé par les

lrc paire cervi- . . . , , , . re . • , . , ,. .

cale. racines postérieures reunies de la 1 paire , si bien qu on dirait

au premier abord qu'il y a anastomose ou fusion de ces deux cordons (1). C'est dans ce point de conjugaison cruciforme qu'on voit quelquefois un aplatissement, une espèce de renflement d'apparence ganglionnaire, bien décrit par Huber (in gan~ glion vix hordeaeeum intumescit nervus accessorius). Mais Variétés.; cette disposition gangliforme n'est qu'apparente, de même que l'anastomose ou fusion des racines postérieures avec le nerf spinal, dans le point de conjugaison de ces deux nerfs. Chez quelques sujets, la racine postérieure de la lre paire cervicale présente à ce point de jonction un renflement grisâtre ou nœud gangliforme, qui se prolonge jusqu'à la sortie du canal vertébral avec la même couleur et la même disposition , et semble n'être autre chose que le ganglion prolongé de cette lre paire.

(1) il n'est pas rare de voir le nerf spinal accolé aux racines postérieures de la 2e, de la 3° et de la 4e paires cervicales ; mais cet accoiement est moins intime pour la lre paire cervicale ; en sorte qu'il y a toujours possibilité de le séparer.

Pour terminer ce qui a trait à ces filets d'origine cervicaux Remarques

, e . . . ',. . „. sur les filets

du nerl spinal ou accessoire, je dirai que ces filets sont tous cervicaux d'o-

, . , , , „ . rig'me des nerfs

ascendants verticaux et très largement espaces ; que ces filets spinaux. naissent tous isolément ; que le filet le plus inférieur naît quelquefois au niveau de la 3e paire cervicale, plus souvent au niveau de la 4e ou de la 5e, rarement de la 6e ; je ne l'ai jamais vu naître au niveau de la 7e, disposition qui paraît normale chez le bœuf ; que, dans le cas où le nerf spinal naît au niveau de la 6e paire , le nombre des filets n'est pas plus considérable , mais les intervalles qui les séparent, beaucoup plus grands (1) ; que les filets inférieurs d'origine sont toujours distincts des racines postérieures, et naissent sur un plan antérieur, mais que les filets d'origine cervicaux supérieurs sont quelquefois sur la même ligne que les racines postérieures. J'ai vu celte disposition entre la lre et la 2e paires cervicales.

2° Les filets bulbaires d'origine du nerf spinal, qu'on 2? Racines pourrait encore appeler filets restiformes à raison du Heu nerf spinal, précis de leur origine, naissent dans toute la hauteur de l'intervalle qui sépare les racines du pneumo-gaslrique des racines postérieures de la lre paire cervicale , font suite aux unes et aux autres, et semblent établir la continuité entre ces deux ordres de racines. Voiià pourquoi on a pu croire que tous ou presque tous les filets postérieurs de la lre paire cervicale venaient s'ajouter au nerf accessoire, et que, dans ce cas, des filets émanés du nerf accessoire remplaçaient les filets postérieurs de la lre paire.

Les filets bulbaires du spinal naissent exactement sur la Lieuprécisde

a ■>• i m i • ii l'origine de ces

même ligne que les filets du pneumo-gastrique, et nullement filets bulbaires. sur un plan antérieur à ces derniers.

Les filets bulbaires inférieurs sont ascendants, les filets bulbaires supérieurs sont horizontalement dirigés : cesderniersont

(1) Dans un cas où l'origine la plus inférieure du spinal avait lieu au niveau de la 3e paire, cette origine qui ordinairement se fait par un seul filet, avait lieu à la même hauteur par deux filets inégaux.

614 nécrologie;

avec le pneumogastrique, des connexions intimes. Il est extrêmement fréquent de voir les filets bulbaires supérieurs former un petit groupe distinct du spinal, distinct du pneumo-gastrique , se porter horizontalement en dehors, recevoir, au moment où il s'engage dans le trou déchiré postérieur, un filet du pneumo-gastrique , et se jeter dans le spinal, ou bien rester distinct de ce dernier.

Trajet crâ- Trajet crânien 1° des nerfs qlosso-pharynaien etpneumonienl0 des nerfs ' a r a " r

giosso-pharyn- gastrique. Ils se portent horizontalement en dehors, accolés à

glenetpneumo-

gastrique; la lamelle fibreuse latérale du 4e ventricule , en formant deux

groupes à peine séparés par un léger intervalle. Les deux, trois

ouq uatre petits faisceaux qui constituent le glosso-pharyngien,

sortent de la partie supérieure du trou déchiré postérieur par

une ouverture particulière. Les filets qui constituent le pneu-

mo-gastrique, se rapprochent les uns des autres pour sortir par

le même trou déchiré postérieur, mais à travers une ouverture

distincte de celle qui appartient au précédent.

2° Du nerf 2° Le trajet crânien ou plutôt ver/éhrai f. du nerf accessoire accessoire. , „,„,, . , ~ „ , , , .,

de rrillis est remarquable. Le nerf , 1res tenu en bas, ou il est

formé par un filet, et rarement par deux filets, se pone verticalement en haut , sur les côtés de la région cervicale de la moelle à laquelle il est accolé , jusqu'au niveau de la lre paire cervicale. A partir de ce point, il s'éloigne de la moelle, se porte en haut , en dehors et un peu en arrière , va grossissant progressivement à mesure qu'il reçoit de nouveaux filets, gagne la partie latérale du trou occipital, croise perpendiculairement cette partie latérale, sur laquelle il se réfléchit en décrivant une courbe à concavité inférieure , pour s'enfoncer dans le trou déchiré postérieur, en dedans et en arrière du nerf pneumo-gastrique, avec lequel il sort du crâne.

Le nerf spinal , la moelle et le nerf pneumo-gaslrique constituent uni triangle rectangle dont le côté interne est formé par la moelle ; le côté externe est formé par le spinal, et la base par le nerf pneumo-gastrique.

Le nerf spinal, considéré à la fois dans sa portion intra-crâ-

NERFS CRANIENS. EXTRÉMITÉ CENTRALE. Cl 5

nienne etdans sa portion extra-crânienne , forme une courbe parabolique dont le sommet se trouve au trou déchiré postérieur. Il résulte de ce qui précède : 1° que si les filets d'origine du Les racines

. bulbaires du

nerf spinal qui répondent aux paires cervicales naissent du spinal font suite

, . , , ., . , . ^.N . aux racines pos-

cordon latéral de la moelle , au devant de ces racines (l), les térieures des

D6rfs râohidi6ns

filets bulbaires sont évidemment sur la même ligne que les racines postérieures des nerfs spinaux et que les filets d'origine du nerf pneumo-gastrique.

Il suit encore que , relativement à la portion bulbaire du spinal , l'anatomie est en opposition formelle avec cette opinion des physiologistes, qui tendrait à établir que le nerf spinal remplit , à l'égard du pneumo-gastrique , le rôle de racine motrice, tandis que le pneumo-gastrique remplirait celui de racine sensitive.

Extrémité centrale du grand hypoglosse ou 9e paire.

précis

Le grand hypoglosse ou neuvième paire naît du sillon qui lj6u sépare les éminences olivaires des éminences pyramidales, à la g?andrig'hypomanière des nerfs spinaux, c'est à dire, par une série linéaire nlossede filets superposés.

Le sillon d'origine des filets de la 9e paire fait suite à la ligne h fait suite

,, . . , . , . . „ n, aux racines an-

d origine des racines antérieures des nerfs spinaux : aucun filet térieures de*

.... . . , . , . nerfs spinaux.

ne vient de la ligne des racines postérieures ; plusieurs semblent naître de la partie externe des pyramides, de même que quelques autres semblent naître de la portion de l'olive qui avoisine le sillon. Aucun de ces filets n'atteinl la partie la plus élevée du sillon de séparation des olives et des pyramides. Les plus supérieurs émergent au niveau de la réunion des deux tiers supérieurs avec le tiers inférieur de l'olive.

Chaque filet commence par trois ou quatre filaments bien distincts, divergeant à leur origine à la manière d'une patte d'oie. On doit noter les rapports de ces filets d'origine avec

( ) Il ne serait pas impossible que, par leur origine réelle, ces filets intercervicaux du spinal, appartinssent aux racines postérieures.

G16 NÉVROLO&IE.

Rapports avec Fartère vertébrale qui passe au devant d'eux, et avec l'artère

les vaisseaux ar- ,,,„,,. . . . v

térieis. cérébelleuse inférieure interne qui passe derrière, et avec les

ramifications vascuîaires qui enlacent ces filets d'origine.

origine réelle. L 'origine réelle ne peut pas être suivie au-delà du point d'origine apparente. Il m'a semblé que ces filets pénétraient dans l'épaisseur des corps olivaires, où il n'est pas possible de les suivre profondément. Trajet crâ- Trajet crânien. Les nombreux filets d'origine du grand hypoglosse, qui commencent tous par trois ou quatre filaments, lesquels sont immédiatement revêtus par le névrilème, se groupent en deux ou trois faisceaux qui se portent horizontalement en dehors pour gagner le trou condylien antérieur, qu'ils traversent presque toujours séparément. Ainsi, on trouve deux, et quelquefois trois canaux fournis par la dure-mère pour le nerf grand hypoglosse.

nien.

DES NERFS CRANIENS

ÉTUDIÉS DEPUIS LEUR ENTRÉE DANS LES CANAUX ET LES TROUS DE LA BASE DU CRANE , JUSQU'A LEUR TERMINAISON.

Page 1